Beyrouth
en guerre... pour la paix
L'hiver qui
prend fin donne lieu à de très
beaux paysages printaniers. Rien
de tel qu'une promenade dans la
montagne libanaise encore bien
enneigée, qui nous amène à
croire que ce monde n'est pas
tellement mauvais. Mais le dur
retour à la réalité, à
Beyrouth, nous replonge dans ce
climat de guerre que les
Libanais connaissent bien depuis
30 ans déjà, en l'espace
desquels près de 200.000
habitants ont trouvé la mort,
et plus d'un million le chemin
de l'émigration.
La capitale
libanaise vibre en effet
aujourd'hui, une fois de plus,
au rythme de la tension régionale
et de la guerre annoncée en
Irak. Des milliers de
manifestants ont ainsi participé
à la marche pour la paix composée
d'une foule hétéroclite, comprenant
notamment des partisans du
mouvement chiite Amal et des miliciens du
Hezbollah. Deux jours
auparavant, le secrétaire général
de la milice pro-iranienne,
sayyed Hassan Nasrallah, avait
demandé aux dizaines de
milliers de fidèles rassemblés
à l'occasion de la commémoration
de la Achoura, d' "apprécier
et de respecter l’Eglise
dans le monde, en Orient comme
en Occident, le Vatican et les
patriarches en Syrie, au Liban
et dans la région", pour
leur opposition à la volonté
américaine d’entrer en guerre
contre l’Irak. Et de
proposer la mise en place d’un
"axe islamo-chrétien pour
faire face à l’axe américano-sioniste".
Pendant ce
temps, une bonne nouvelle
tombait à l'issue du congrès
des ministres francophones de la
Jeunesse et des Sports, réunis
durant trois jours à Beyrouth :
le Liban vient d'être choisi
pour accueillir les VIèmes Jeux
de la Francophonie, qui se dérouleront en
2009.
Ce
reportage photographique a été
réalisé par Naji Farah. Les
reproductions des photos,
portant la signature de
l'auteur, sont autorisées.
