Le
Liban, foyer du monde libre
: la route du Sud
Créer
aux portes du Liban un Etat factice,
qui ne survit que par la guerre et
donc voué à l'autodestruction : telle a
été la principale aberration
occidentale du 20ème siècle, qui a
coûté à notre cher pays 30 ans
d'instabilité durable. Les derniers
bombardements israéliens n'ont pas
eu raison de la ténacité des
Libanais à vivre et à se déplacer
dans toutes les régions. Nous avons
suivi le contingent de réfugiés
continuant d'affluer au Liban sud,
depuis le premier jour du
cessez-le-feu il y a une semaine.
Zigzagant
sur l'autoroute côtière perforée
et nous faufilant entre les ponts
disloqués, nous traversons la
localité de Jiyeh où la centrale
électrique a été bombardée,
ainsi que l'aéroport international
de Beyrouth, dès les premiers jours
de la guerre, provoquant une grande
marée noire vers le nord atteignant
la côte syrienne. Nous arrivons
ensuite à la la ville de Saïda, fief
de Rafic Hariri, qui elle aussi a
accueilli le festival israélien
de l'été 2006 à l'entrée
de son périphérique, autour duquel
s'affairent déjà les ouvriers
chargés de sa reconstruction. Et
nous voici enfin devant le pont de
Qasmiyeh qui surplombait le fleuve
Litani, à 10km au nord de Tyr.
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reportage :
Ce
reportage photographique a été réalisé
par Naji Farah. Les reproductions
des photos, portant la signature de
l'auteur, sont autorisées.

Nous
venons de prendre l'autoroute à
la sortie sud de Beyrouth

Par
où se rendre à Deir-el-Qamar
et Beiteddine ?

La
centrale électrique de Jiyeh donne
sur une très belle baie désormais
polluée

La
plage de Rmeileh n'ouvrira pas...

...et
Ragheb Alamé ne chantera pas

L'entrée
du périphérique de Saïda a été
dévastée par les bombes...

....ainsi
que les ponts de l'autoroute du
Sud

Le
pont de Qasmiyeh offre un bien
triste paysage

Le
Cèdre du Liban est brisé