Le
Liban, foyer du monde libre
: la banlieue sud de
Beyrouth
Où
sont les immeubles détruits, demandèrent
les enfants à leur retour à
Beyrouth, après un mois de séjour à
la montagne en raison des
bombardements commencés le 12
juillet ? Et nous voilà roulant
sur la route de l'aéroport en
direction de la banlieue sud,
passant à côté du premier pont détruit
à Ghobeiri, puis nous dirigeant
vers la gauche pour atteindre le
quartier de Haret Hreik. "Made
in USA, the divine victory",
lit-on sur une grande pancarte rouge
bien visible, posée au beau milieu
des immeubles aplatis, brûlés ou
partiellement détruits. Une vision
apocalyptique, témoignant de la
hargne israélo-américaine à
vouloir mettre fin au dialogue
interlibanais.
Nous prenons
quelques photos de la faillite
du monde libre et souhaitons bon
courage aux membres du Hezbollah
gardant les lieux, en leur proposant
notre aide. La solidarité libanaise
n'a jamais été aussi forte, et
nombreux sont ceux qui ont pleuré
lorsque les réfugiés sont partis
des écoles et des couvents pour reprendre
position dans leurs jolis villages
du Sud et de la Béqaa, sans
attendre pour reconstruire.
Prochains
reportages :
Ce
reportage photographique a été réalisé
par Naji Farah. Les reproductions
des photos, portant la signature de
l'auteur, sont autorisées.

Des
drapeaux libanais relient les deux
parties du pont de Ghobeiri
bombardé

"Avec
la patience des résistants"

"Made
in USA, the divine victory"
: Combien de corps sont-ils
ensevelis là ?

Les
instituts techniques n'ont pas été
épargnés

Promenade
au milieu des décombres

Des
tonnes de bombes ont été déversées
sur ces immeubles résidentiels

Il
reste encore des enfants au
Liban

Merci
pour votre visite, voisins du Sud !