Arborant
les couleurs rouge et blanc de la
nouvelle indépendance du Liban,
plus de 100.000 Libanais ont défilé
le lundi 21 février à Beyrouth,
après avoir observé une minute de
silence à l'heure et au lieu exacts
de l'attentat qui a causé la mort,
le lundi 14 février, de l'ancien
Premier ministre Rafic Hariri.
De
la place des grands hôtels à la
place des Martyrs, des slogans opposés
à la Syrie et au pouvoir prosyrien
se sont ajoutés à ceux à la
gloire de l'armée libanaise appelée
à se déployer dans tout le Liban.
D'autres ont célébré la réunification
définitivement scellée du peuple
libanais, en ces moments qui font
remonter à la mémoire collective
les affres de la "guerre des
autres" dans notre pays.
Cette
manifestation rappelle celles qui s'étaient
déroulées à Baabda, jusqu'à la
chute du dernier bastion libre du
Liban tenu par l'ancien Premier
ministre le général Michel Aoun,
en octobre 1990. Les diplomaties
occidentales et arabes viennent de réaliser,
15 ans plus tard, que le Liban est
sous occupation syrienne. Souhaitons
que leurs intérêts aillent cette
fois dans le sens de celui du peuple
libanais, qui n'aspire qu'à
retrouver son indépendance perdue
il y a 30 ans.