Tristesse
infinie et rage d'indépendance ont
dominé le cortège funèbre qui a
accompagné, le mercredi 16 février,
le père de la reconstruction Rafic
Hariri et ses compagnons, assassinés
deux jours auparavant dans le centre
de Beyrouth par les forces obscures.
Une nouvelle tentative d'enflammer
le Liban, en plein essor économique
et sur la voie de la libération à
la lumière des efforts de paix
fournis par les grandes puissances
dans cette région du monde très
agitée.
Près
d'un million de Libanais, venus de
toutes les régions du Liban, ont
versé des larmes au cours de cette
procession grandiose en hommage à
Rafic Hariri qui marquera l'Histoire
du Liban, parcourant Beyrouth entre
le domicile du Premier ministre défunt,
à Qoraytem, et la place des
Martyrs, où la grande mosquée
el-Amine est devenue un haut lieu de
pèlerinage rassemblant le Liban
dans toutes ses composantes.
Pour
les Libanais, après la disparition
de ce compatriote exceptionnel dont
le charisme local et international
n'avait d'égal que sa générosité,
il s'agit maintenant de laver
l'affront qui leur a été fait, en
se montrant à la hauteur d'une
nation digne et souveraine.
Conscients des dangers qui les
entourent, la chaîne d'amis tissée
à travers les pays de l'émigration
libanaise dans le monde leur est nécessaire,
pour continuer de bâtir un Etat
solide et durable.
A
suivre