Beyrouth
célèbre la reconstruction
Depuis
le 25 mai 2000, au terme de 25 années
de guerres, Beyrouth ne dort plus.
Ville mondiale n°1 de la fête et
de la diversité, ses habitants et
visiteurs arabes et européens
s'adonnent par milliers aux
plaisirs de la vie nocturne, dans
une ambiance rencontrée nulle
part ailleurs. Personne, ni même
la tragédie que vient de connaître
le Liban, ne pourra arrêter la
marche de la reconstruction de ce
pays et de son peuple soutenue par
le sourire rayonnant de bonté de
feu Rafic Hariri.
Le
hasard a voulu que notre promenade
entre le Grand Sérail et la place
de l'Etoile se déroule le lundi
14 février à 12h, sous un soleil
radieux annonçant le printemps,
après dix jours de pluies ponctuées
par de la neige tombée sur
Beyrouth le 8 février. Comme tous
les ans depuis le grand élan de
reconstruction lancé par le
Premier ministre Rafic Hariri en
1992, c'est un véritable bonheur
que de photographier les grands
chantiers de la capitale, avec en
fond la montagne libanaise
recouverte de son manteau blanc.
A
quelques mètres de là, Rafic
Hariri prenait son dernier café
à la sortie de l'Assemblée, sûr
de son rôle conciliant la majorité
des Libanais voulant l'application
de la résolution 1559 de l'ONU et
leurs détracteurs qui, satisfaits
des occupations syrienne et
palestinienne, se cachent encore
derrière les accords de Taëf.
Une demi-heure plus tard, son cortège
atteignant le bord de mer se
transformait en un nuage de fumée,
montant dans le ciel de Beyrouth
avec un fracas assourdissant et
emportant avec lui celui dont
l'espoir demeurera à jamais ancré
en nous.
A
suivre : Beyrouth
célèbre la libération
Ce
reportage photographique a été réalisé
par Naji Farah. Les reproductions
des photos, portant la signature
de l'auteur, sont autorisées.

Le
16 décembre 2004 : Devant l'hôtel
Phoenicia, le plus grand ballon à
hélium au monde, fabriqué en
France par la société Aérophile,
pour un tour au-dessus du Liban

Le
6 janvier 2005 : Vue de la marina
de l'hôtel Saint Georges par un
beau soleil, alors que la tempête
se lève

Explosions
de vagues de l'autre côté de
la corniche, face aux grands hôtels,
annonçant le tsunami libanais

Le
lundi 14 février à 12h :
Promenade au coeur de Beyrouth
Accolée
à la cathédrale Saint Georges,
la mosquée Mohammed el-Amine en
construction,
à
la grandeur de l'événement qu'elle
va accueillir dans deux jours

La
cathédrale Saint Elie, construite
au 19e siècle, face aux récentes
fouilles archéologiques et au Mont
Sannine enneigé

La
mosquée de l'émir Mansour Assaf
donnant sur la rue du général
Foch, construite au 16e siècle à
l'emplacement d'une église
byzantine dédiée au Saint
Sauveur

A 13h : Direction le bord de mer de
Beyrouth, pour découvrir la
catastrophe avant d'en connaître la
réelle ampleur

Le
coucher du soleil du 6 février
2005 à Tyr, préludant à ce
qui allait suivre à Beyrouth