Tous
les soirs au Liban, où sont
réfugiées un million de
personnes dans leur propre
pays, des messes sont célébrées
depuis le début du mois
d'août en l'honneur de la
Sainte-Vierge, en préparation
de la Fête de l'Assomption,
le 15 août. Ceci n'empêche
pas les massacres
quasi-quotidiens de l'armée
israélienne perpétrés à
l'encontre de la population
libanaise dans son ensemble.
Quant à l'opinion mondiale,
la dernière trouvaille des
bourreaux Bush-Blair, à
propos des "terroristes
fascistes islamistes"
voulant saboter les vols
dans le ciel de Londres, ne
saurait détourner son
attention des crimes israéliens
que les médias tentent
de reléguer en 2ème
position.
"Ô Notre-Dame du Liban, / Cèdre
à l'immense ombrage, / Fais de
tes rameaux verdoyants / Un toit
pour tes enfants.
Quand menace l'orage / Et que
Satan rugit, / Serrés sous ton
ombrage, / Nous sommes à
l'abri."
Charles
Corm (La montagne inspirée)
Liban,
le fief de la Vierge
par
Jacqueline Amidi
in
effedieffe.com,
19-7-2006
http://www.effedieffe.com/interventizeta.php?id=1299¶metro=esteri
L'auteur
est libanaise-arménienne
habitant à Rome
Aux
jours où la barbarie et
l’animalité israéliennes
tentent de submerger et de détruire
le Liban, peu de gens
connaissent la réalité et la
signification de ce pays.
Le
Liban, mon pays, est tout
petit: 10'452 km2.
Il se réduit à une chaîne côtière
de 200 km de longueur et 75 de
largeur et il culmine avec un
sommet toujours enneigé de
3'080 mètres. Tout un système
montagneux calcaire en somme,
qui descend vers le sud le
long du rivage de la Méditerranée,
séparé en deux murailles
parallèles par le
vallonnement de la Béqaa.
«Et
cette petite entité naturelle
de 200 km sur 75,
d’une parfaite homogénéité
et d’un merveilleux équilibre
géographique,
était providentiellement
destinée à fondre en un seul
petit peuple,
comme en une belle mosaïque,
toutes les races qui
viendraient y chercher refuge
au cours des siècles et se
mettre à l’écoute de la
Parole de Dieu,
au seuil de la Terre Sainte» (1).
C’est
donc un tout petit pays
qu’Israël pense pouvoir avaler
et digérer. Mais ne sait-il
pas encore assez
que, tout au long de son
histoire, tous ceux qui ont
cherché à bouffer du
Liban ont mal digéré et ont
péri?
1.
Israël
se souvient-il quel pays il
agresse?
Tout
petit pays, oui. Mais la force
redoutable de ce petit pays
– qu’Israël prenne bien
garde! – est celle qui lui
vient des prières, des bénédictions
et de la protection royale de
la Vierge, dont il est le fief
que Dieu lui a confié depuis
toujours et pour toujours.
À
la messe, dans ses lectures et
ses prières, combien de fois
le mot Liban
entend-on?
Le
Liban est mentionné dans
l’ancien et le nouveau
testament plus de cent fois.
Surtout dans les livres
historiques, dans les prophéties
et les psaumes.
Au
seuil de la véritable terre
promise – le ciel, où
sa mort prochaine allait
l’introduire – la prière
que Moïse adressa à Yahveh
traduit bien le désir et
l’amertume qu’il éprouva
en songeant à ce beau pays
qu’il n’aurait jamais pu
voir sur terre: «Seigneur,
Dieu [...]. Permets
que je passe de l’autre côté
et que je voie le beau pays
qui est au-delà du Jourdain,
cette bonne montagne et le
Liban!» (2).
Les
cimes neigeuses du Liban! Dans
l’exégèse juive et
talmudique, observe Pierre
Corcket, le Liban représente
métaphoriquement le Temple et
le peuple saint qui
l’habite, parce que le
Temple blanchit
et purifie
les fautes d’Israël.
Il
est dit par Isaïe: «Si
vos péchés sont comme l’écarlate,
ils deviendront blancs (laban)
comme
la neige» (3).
Toute
montagne, ou la montagne par
excellence, dans la Bible, est
le Liban: montagne du Liban
recouverte de neige une bonne
partie de l’année, dont
l’appellation Lebnaan
(Liban) signifiait la «blancheur
du lait».
Notre
drapeau ne pouvait avoir
d’autre emblème national
que le cèdre verdoyant sur
fond blanc de neige. Le Liban
est le cèdre et le cèdre est
le Liban: les deux termes
finissaient tant par se
confondre que la Bible les
utilise souvent l’un pour
l’autre. Le Cèdre du Liban,
planté par la main de Dieu, témoigne
de la majesté et de la
puissance du Créateur: «Les
arbres du Seigneur sont pleins
de sève et les cèdres du
Liban qu’Il a plantés»
(4).
Le
cèdre du Liban: «Arz
er Rab», «Cèdre
du Seigneur». C’est
ainsi que nous l’appelons,
nous.
C’est
de ce même cèdre que Salomon
construisit le Temple digne de
l’Arche, la maison du
Seigneur: «Hiram,
roi de Tyr,
répondit par écrit à
Salomon: “[...] Nous
couperons des arbres du Liban
selon tous tes besoins et nous
te les amènerons en radeaux
par mer à Jaffa; toi,
tu les feras monter à Jérusalem”»
(5).
Et
qu’est-ce que le Cèdre du
Liban? Un arbre qui enfonce
ses racines à une grande
profondeur dans les
interstices des rochers, ce
qui lui permet d’affronter
les plus violentes tempêtes.
Il a la particularité de
porter ses fruits élancés
au-dessus de ses branches,
dressés vers le ciel, et non
pas suspendus au-dessous,
comme en d’autres espèces.
Offre-t-il ses fruits au
Seigneur comme sur une main
tendue?, observe encore
Corcket.
Le
bois du cèdre est brillant.
En vieillissant il prend la
dureté de la pierre.
Sentez
le bois du cèdre: il exhale
une agréable odeur
d’encens. Le bois du cèdre
en se consumant dégage un
parfum si agréable qu’on
l’utilisait au même titre
que l’encens dans les cérémonies
religieuses.
Parfum
du Liban qu’exhalait le vêtement
de la fiancée dans le Cantique
des Cantiques: «[...]
la
senteur de tes vêtements est
comme la senteur du Liban» (6).
Isaïe
pouvait chanter: «La
gloire du Liban avait été
donnée au Temple du Seigneur [...].
On y verra la splendeur de
notre Dieu» (7). Déjà
le Liban, les Phéniciens et
leurs richesses naturelles ont
bien contribué à la gloire
de Salomon et aux anciennes
magnificences de Jérusalem.
2.
«Viens
du Liban,
ma fiancée» (Cantique des
Cantiques)
Dans
le Cantique
des Cantiques, dans
l’amour qui y est chanté
entre les deux fiancés nous
voyons le symbole de l’amour
de Dieu pour son peuple, mais
aussi l’image des noces
mystiques du Christ avec son
Église. Et il est certain que
l’auteur de ce Cantique
a puisé largement dans les
beautés du Liban, la fraîcheur
de ses vallons et le parfum de
ses forêts.
Et
pourquoi le Liban, encore le
Liban? Parce que pour le poète
inspiré et ses contemporains
tout ce qui était beau et
charmant ne pouvait provenir
que du Liban.
Et
n’est-ce pas une gloire pour
ce pays, que l’Église ait
choisi justement ces passages
du Cantique
des Cantiques pour
exprimer sa vénération
envers la Vierge immaculée?
«Tota
pulcra»,
«Tu
es toute belle,
ma bien aimée,
et sans tâche aucune! Viens
du Liban,
ô fiancée,
viens du Liban,
fais ton entrée [...]. Le
miel et le lait sont sous ta
langue; et le parfum de tes vêtements
est comme le parfum du Liban [...]».
À quoi répond la fiancée:
«Mon
bien-aimé est frais et
vermeil,
il se reconnaît entre mille [...].
Son
aspect est celui du Liban,
sans rival comme les cèdres»
(8).
Est-ce
en honneur à cette épouse
que Tyr et Sidon recevront un
jour la visite du Christ, époux
de l’Église et son chef
mystique?
Un
peuple qui veille farouchement
sur ces vérités n’aura
jamais peur de mourir.
3.
«Malheur
à eux! Car il sont eux-mêmes
les auteurs de leur perte»
(Isaïe)
Isaïe
n’a pas été très tendre
avec son peuple. Il les
connaissait bien, dirait-on. «Malheur
à eux! Car il sont eux-mêmes
les auteurs de leur perte» (9).
Et
nous voici en plein conflit
israélo-libanais.
Qui
agresse? Et qui est agressé?
Voici des faits.
L’Orient
- Le Jour,
14 juin 2006.
Titre:
«Le
réseau terroriste démantelé
se fournissait auprès
d’Israël».
Texte:
«L’armée
libanaise a présenté hier le
matériel de communication et
d’espionnage sophistiqué,
en provenance d’Israël,
retrouvé en majorité dans la
cave du domicile de Mahmoud
Rafeh à Hasbaya.
Selon
l’enquête des services de
renseignements de l’armée,
Rafeh faisait partie d’un réseau
travaillant depuis plusieurs
années pour le Mossad et qui
avait exécuté pour le compte
d’Israël l’attentat
contre les frères Majzoub à
Saïda en mai dernier,
ainsi que d’autres
assassinats qui avaient eu
pour cibles deux responsables
du Hezbollah ainsi que Jihad
Ahmad Gibril.
Les
membres de ce réseau
terroriste avaient effectué
des stages de formation en
Israël et avaient été
recrutés pour l’exécution
d’opérations et non pour la
collecte d’informations. Ils
recevaient leur matériel de
l’Etat hébreu par voie
terrestre via des points de
passage situés dans
l’ex-bande frontalière
entre Chebaa et Kfarkila».
Encore
L’Orient
- Le Jour du 14 juin 2006.
Un
autre article. Titre: «La
porte piégée du véhicule
ayant servi à l’attentat de
Saïda a été préparée en
Israël».
Texte:
«L’armée
a réussi à démanteler un réseau
terroriste lié aux services
de renseignements israéliens,
impliqué dans l’assassinat
du responsable du Jihad
islamique Mahmoud Majzoub et
de son frère Nidal,
le 26 mai dernier,
à Saïda.
Les
services de renseignements de
l’armée ont arrêté
Mahmoud Rafeh,
membre à la retraite des FSI,
originaire de Hasbaya,
impliqué dans l’assassinat
des frères Majzoub et dans
d’autres attentats qui
avaient notamment eu pour
cible des responsables du
Hezbollah.
Divers
objets et documents impliquant
Rafeh et son réseau
terroriste ont été retrouvés
dans sa maison à Hasbaya.
Dans
un communiqué publié hier,
l’armée a souligné que ses
services de renseignements ont
arrêté les principaux
membres du réseau.
Rafeh
a reconnu avoir participé à
l’exécution de plusieurs
attentats à la voiture piégée,
commandités par Israël au
cours de ces dernières années
au Liban [...]».
Finalement,
L’Orient
- Le Jour du 10 juillet
2006.
Titre:
«Beyrouth
fortement conseillé,
pour éviter le veto Us,de
ne pas adresser de plainte
officielle à l’Onu»
Texte:
«Les
grandes puissances aiment et
aident le Liban,
certes,
mais elles ont aussi les pieds
sur terre. Beaucoup d’entre
elles ont ainsi fortement
conseillé à Beyrouth d’éviter
d’adresser une plainte
officielle au Conseil de sécurité
et lui demander de se réunir
au sujet du réseau de
renseignements israélien
implanté au Liban,
et auquel les services
libanais avaient porté un
coup sérieux en arrêtant
l’un de ses membres,
le Libanais Mahmoud Rafeh,
accusé de l’assassinat des
frères Majzoub à Saïda le
26 mai dernier.
Ces
pays amis ont demandé aux
autorités libanaises
d’informer simplement le
Conseil de sécurité et son
président des détails de
l’incident,
parce que sinon les États-Unis
seraient obligés d’utiliser
leur droit de veto pour
dynamiter les accusations
contre Israël et refuser
ainsi le contenu de l’enquête
menée par les autorités sécuritaires
libanaises. Et cela malgré
les résultats auxquels elle a
abouti: de l’aveu même de
Rafeh,
ce réseau israélien avait
assassiné plusieurs résistants
palestiniens et libanais.
Dans
tous les cas,
des sources diplomatiques bien
informées assurent que
Washington préfère «vraiment»
ne pas avoir à utiliser son
droit de veto. Il a ainsi été
clairement recommandé aux
responsables libanais que les
États-Unis soutiennent pour
l’instant sans ambages d’éviter
toute demande officielle à
l’adresse du Conseil de sécurité,
les Américains mettant en
exergue le fait que le réseau
israélien se contente
d’agir contre les activistes
pro-palestiniens,
et n’a strictement rien à
voir avec la série
d’assassinats,
de tentatives d’assassinat
et d’attentats commis durant
l’année écoulée contre
des personnalités notoirement
antisyriennes.
Les
autorités libanaises ont également
été conseillées de ne pas
tomber dans le piège de
l’expérience palestinienne
avec le gouvernement israélien
actuel; de se contenter juste
d’informer l’Onu,
de juger Rafeh et tous ceux
dont la culpabilité a été
prouvée,
et d’œuvrer activement au démantèlement
du réseau israélien,
en se souvenant bien qu’il
n’y a rien à gagner du côté
de New York contre Israël. Il
a d’ailleurs été rappelé
aux Libanais les échecs
patents des tentatives
palestiniennes et arabes
visant à faire en sorte que
le Conseil de sécurité
prenne position contre l’État
hébreu [...]».
Donc,
si nous avons bien compris:
Israël peut entrer en maître
au Liban, faire des attentats
terroristes très graves,
installer des réseaux de
terroristes; et le Liban doit
sagement garder bouche cousue.
Qui
a tué Hariri? Qui a tué
Hobeika? Ce dernier
n’avait-il pas dévoilé (naïvement)
son intention de se rendre à
Bruxelles pour témoigner et dévoiler
finalement la vraie identité
de Sharon l’éventreur, le
seul et véritable auteur des
massacres de Sabra et Chatila?
Résultat: un mystérieux réseau
se charge de le faire sauter
dans sa voiture, comme mystérieusement
un réseau analogue se charge
de faire sauter Hariri!
Peut-on
provoquer un provocateur?
Notre pauvre Israël, toujours
obligé à “se défendre”,
toujours victime des
“terroristes” fous qui
vaguent çà et là sur cette
terre, eh bien, qui l’aurait
dit, il a des dons de prévisions
prophétiques, quant aux
attaques futures des
“terroristes”!
Il
savait donc d’avance que
sous peu le Hezbollah
lui aurait fait cadeau du prétexte
souhaité: «La
nature de la provocation est
clarifiée grâce à un
article du Jerusalem Post,
où,
parmi l’habituelle
propagande,
on dit: “Il y a peu de
semaines une division entière
a été rappelée pour être
entraînée à une opération
comme celle que l’armée
israélienne est en train
d’accomplir en réponse à
l’attaque des Hezbollah du
jeudi matin [13 juillet]”»
(10). La prévision prophétique
israélienne, continue Blondet,
«celle-là,
oui,
que c’est une prévoyance:
des semaines à l’avance de
la provocation islamiste,
Israël se préparait à
envahir le Liban».
En
l’an 2000 Israël s’est
retiré officiellement du
Liban. Mais nous ne sommes pas
dupes au point de penser
qu’Israël n’était mû
que par un tendre désir de
paix. Et surtout personne
n’a jamais pensé qu’Israël
aurait retiré aussi du Liban
ses réseaux d’espions,
d’assassins, de terroristes
et de gangsters. Son rêve
n’est-il pas de détruire et
disloquer le Liban et d’empêcher
à tout prix qu’il soit uni,
fort, souverain? (11).
Nous
sommes le tourment d’Israël
pour deux premières raisons:
–
Tout d’abord, l’eau. Ça
peut paraître étonnant, la
guerre réelle future ne sera
plus seulement pour le pétrole,
mais aussi pour l’eau, la
vraie matière première du
Liban, celle dont manquera
toujours plus notre avide
voisin Israël.
–
En deuxième lieu, l’économie.
Un Liban économiquement fort,
comme il l’avait toujours été
et comme il l’est encore en
tout moment (malgré la dette
publique gigantesque accumulée
par Rafic Hariri), est un
Liban envié et jalousé.
Ajoutons
à celles-là d’autres et
plus profondes “raisons”,
qui président aux délires
homicides de cet Israël
national-sioniste – comme
quelqu’un pourrait bien
l’appeler, à juste titre
– et à sa boulimie de sang
humain, justement selon la
tradition de Caïn. Raisons à
l’égard desquelles des
pages décisives ont été écrites
par Israel Shahak, Norton
Mezvinsky et Israel Adam
Shamir, auteurs juifs
courageux et exemplaires,
auxquels
on peut bien se référer
(12).
De
ces plus profondes raisons découlent:
–
La cruelle volonté d’Israël
de faire exploser le témoignage
et l’exemple vivant d’un
État, le Liban, à l’intérieur
duquel plusieurs communautés
peuvent réussir une vie
commune.
–
Le farouche et ancien
programme israélien
d’expansion et de
domination, déjà ouvertement
exprimé entre autres par Oded
Yinon (13).
Le
prétexte souhaité pour
l’agression est arrivé:
Israël envahit et détruit le
Liban pour détruire l’«Axe
du Mal», comme le dit
Condoleezza Rice. À partir du
Hezbollah (voici le prétexte),
allonger ensuite les bras et
les tentacules vers la Syrie
et l’Iran. Vu que de toute
façon c’était au
programme, tous les moyens
sont bons, n’est-ce pas?
4.
«Malheur
au méchant! Mal lui arrivera,
car ce que ses mains ont fait
lui sera rendu» (Isaïe)
Mais
pourquoi cette attaque israélienne
barbare, bestiale, on dirait
presque animée par une haine kabbalistique
contre le Liban?
Écoute,
Israël, la voix de ton prophète
Habacuc: «Oui,
la violence faite au Liban te
submergera [...] à
cause du sang humain,
à cause de la violence faite
au pays [...].
Malheur [...]!»
(14).
Cinq
malédictions d’Habacuc.
Adressées à Nabuchodonosor?
Mais aujourd’hui c’est
bien toi, Israël, le
Nabuchodonosor, le Goliath, le
Caïn.
Qui
est donc le vrai peuple de
Dieu? Une nation qui porte le
poids de tant d’iniquités?
«Malheur
au méchant! Mal lui arrivera,
car ce que ses mains ont fait
lui sera rendu! [...]
Malheur à ceux qui tirent
l’iniquité avec des cordes
de mensonge! [...] Malheur
à ceux qui appellent le mal
bien,
et le bien mal» (15).
Combien
de fois le Liban dépérit
tout au long des siècles?
Combien d’occupations ont
foulé le sol libanais?
Combien de fois, nous dit
encore Isaïe, «le
Liban majestueux s’est écroulé»?