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Les conditions économiques
difficiles et l’instabilité politique sont les
deux facteurs qui ont, depuis des siècles,
poussé les Libanais à partir aux quatre coins du
monde. La situation a-t-elle vraiment changé ?
Quoi qu’il en soit, l’un des premiers pays vers
lesquels les Libanais se sont tournés dès le
XVIIe siècle (après la disparition de
l’émir Fakhreddine) est un grand pays voisin, l’Égypte.
Pour cette première page des émigrés de l’année
2008, le chercheur
Roberto Khatlab retrace cette
toute première vague d’émigrés libanais qui
s’est étendue sur deux siècles, qui s’est
établie dans une Égypte que l’expédition de
Napoléon Bonaparte devait tirer de sa longue
léthargie. Les vagues d’émigration plus tardives
vers l’Égypte feront l’objet d’un second article
qui paraîtra dans la prochaine rubrique.
Les
pays d’émigration ne se trouvent cependant pas
tous aussi proches. Certains Libanais se sont
tournés vers des contrées bien plus lointaines,
comme la Colombie, où des milliers se sont
installés depuis le XIXe siècle. Dans une
interview accordée à L’Orient-Le Jour,
l’ambassadrice de Colombie au Liban,
Georgine Mallat, raconte cette émigration et explique
comment les Colombiens d’origine libanaise ont
gardé un lien affectif avec la terre de leurs
ancêtres. Dans cette page également,
l’association RJLiban rend un vibrant hommage à
l’esprit de créativité qui anime les Libanais à
travers le monde, se posant comme une
plate-forme pour tous les amis de ce pays
qu’elle invite à demander leur carte des Amis du
Liban via son site Internet. Et puis il n’y a
pas que les gens qui émigrent, certains mesurent
toujours leur chance d’être au Liban. Un
Français vivant à
Beyrouth raconte son histoire
d’amour pour ce pays, les avantages
professionnels et sociaux qu’il offre et le
potentiel touristique qui, selon lui, devrait
être exploité. Enfin, le point est fait sur la
création de l’Association Alsace-Liban à
Strasbourg, suite aux derniers feux de forêts
dévastateurs dans la montagne libanaise.
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