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LES LIBANAIS DANS LE MONDE  ¤  2007

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Thème : Portraits                                                                                            
Index des noms : Asa Friberg, Roberto Khatlab, Amyr Klink, Jamil Klink, Laura Klink, Marina Klink, Marininha Klink, Tamara Klink              
Index des villes, pays et régions : BRÉSIL, Bahia, Parati, Rio de Janeiro, Salvador, Santa Catarina, Santos, São Francisco do Sul, São Paulo ; LIBAN ; AMÉRIQUE LATINE ; NAMIBIE, Luderitz
  SUCCESS STORY - "J'ai découvert le bonheur de transformer la distance en temps" 

Amyr Klink, grand navigateur en solitaire - par Roberto KHATLAB   Lundi 5 novembre 2007 - N°1

 

Navigateur, économiste et écrivain, Amyr Klink est né à São Paulo le 25 septembre 1955. Fils du Libanais Jamil Klink, qui a émigré au Brésil pendant la Seconde Guerre mondiale, et de la Suédoise Asa Friberg, il est diplômé en économie de l’Université de São Paulo (USP) et en administration d’entreprise de l’Université Mackenzie. Le navigateur est directeur de la société de planification et de recherche Amyr Klink Planejamento e Pesquisa. Il est également membre de la Royal Geographical Society et consultant d’expéditions du magazine National Geographic. Marié avec Marina, Il est père des jumelles Laura et Tamara, ainsi que de Marininha. Attaché à ses origines et fréquentant le club Monte Libano à São Paulo, il s’est rendu plusieurs fois au Liban.

 

Dès son enfance, Amyr séjourne à Parati, à Rio de Janeiro, une ville historique de la côte brésilienne, où il est tombé amoureux de la mer. Cela l’a poussé à voyager dans le monde, comme ses ancêtres les Phéniciens, et a fait de lui une personnalité internationalement connue pour ses voyages maritimes en solitaire et autres grandes expéditions. Collectionneur depuis 1965 de vieux canots, il participa plus tard à la fondation du Musée national de la mer à São Francisco do Sul, dans l’État de Santa Catarina. Sa première expérience date de 1978, avec la traversée Santos-Parati dans un petit bateau, puis il a entamé des recherches sur les courants maritimes, en préparation de son grand projet, la traversée de l’océan Atlantique.


Ainsi, en 1984, à l’âge de 29 ans, il réalisa son premier exploit, répertorié dans le Guinness et qui demeure unique à ce jour : la traversée de l’Atlantique Sud en solitaire, dans un petit bateau à rames de 5,94 mètres de longueur, de sa propre construction. Parti le 10 juin de Luderitz, en Namibie, il relia le sud de l’Afrique au Brésil, atteignant Salvador, dans l’État de Bahia, le 19 septembre. Il parcourut ainsi 7 000 km sans escale, en 100 jours, 6 heures et 20 minutes, se nourrissant d’une alimentation spéciale et transportant avec lui 275 litres d’eau douce, dont il lui en resta 8. Ce voyage exceptionnel a été rapporté dans son livre Cent jours entre ciel et mer.


Pour pouvoir réussir cette traversée, durant laquelle il a rencontré sur son passage baleines, requins et dauphins, ainsi qu’une multitude d’autres poissons, Amyr utilisa sa connaissance profonde des courants maritimes. Sans cette technique, il n’aurait jamais pu atteindre son objectif, car il fallait bien dormir et sortir des courants représentait un danger pour sa petite embarcation. Cette traversée ne serait-elle pas la preuve de la venue des Phéniciens au Brésil, eux qui contournaient toute l’Afrique dans leurs périples, à bord de grands bateaux de commerce ?


Le second grand exploit d’Amyr Klink fut réalisé en 1989. Avec un bateau du même type que le premier, il partit de l’Antarctique pour atteindre l’Arctique en 642 jours, parcourant 27 000 miles marins (Parati, entre deux pôles et Les fenêtres de Parati). Dix ans plus tard, le voilà parti en 1999 pour un troisième exploit, la circumnavigation de l’Antarctique, le continent froid, seul face aux mers les plus difficiles de la planète, avec des vagues de 12 mètres de haut, des basses températures, de la neige, des vents forts et beaucoup d’icebergs (Mer sans fin).


En plus des voyages en bateau, Amyr est fan des longs voyages à motocyclette, qui l’ont mené à travers toute l’Amérique latine. Parcourant son propre pays, après avoir navigué sur l’Amazone, il s’est dit très content d’avoir connu le peuple brésilien dans toutes ses diversités, assimilant ainsi les secrets de l’âme brésilienne.


Les voyages scientifiques d’Amyr Klink forment un cycle de voyages expérimentaux et ont l’appui de centres scientifiques navals au Brésil et dans le monde. De ces voyages, il dit : « J’ai découvert le bonheur de transformer la distance en temps. Un temps qui m’a appris à comprendre les choses de la mer, à parler avec les grandes vagues et à ne pas discuter avec le mauvais temps. À transformer la peur en respect et le respect en confiance. J’ai découvert combien c’est bon d’arriver quand on a la patience. Et pour arriver là où nous voulons, qu’il n’est pas nécessaire de dominer la force, mais la raison. Avant n’importe quoi, il est nécessaire de vouloir. »

 

Amyr Klink s'entretenant avec la presse

 

L'exploit de Klink en Antarctique

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

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