Les
Libanais aiment la Vie
Les
Libanais aiment tellement la vie
qu'ils brûlent leur pays.
Corruption, manifestations,
connivence avec l'Occident et les
pays arabes ravageant la Palestine
et l'Irak, sans oublier la guerre de
juillet 2006 au Liban,
contre-manifestations, et
aujourd'hui-même, blocage du pays
par l'opposition qui ferme les
principaux points de passage de
Beyrouth, en brûlant des pneus et
des voitures à la casse, alors que
doit se tenir dans deux jours la 3e
conférence de Paris sur le Liban.
Il n'est pas loin le temps où les
Palestiniens provoquaient la
guerre dans la capitale libanaise en 1975,
et même si en ce moment ils ne
prennent pas part au conflit, leurs
camps étant encerclés par
l'armée libanaise toujours unie, il
est temps que la communauté
internationale règle leur
statut, seule solution durable pour
un Liban en paix.
Nous
avons profité de la journée d'hier
pour respirer l'air pur de la
montagne libanaise recouverte de son
manteau blanc, le soleil réapparaissant
après la tempête de fin de semaine
faisant le bonheur des skieurs. Aux
belles photos des villages enneigés
se sont ajoutées celles des
panneaux publicitaires envahissant
les routes sur le thème :
"J'aime la Vie" ! Eh
oui, à la campagne lancée par la
majorité en fin d'année avec
ce joli slogan qui veut tout
dire, a répondu la nouvelle
campagne de l'opposition complétant
la phrase : "J'aime la Vie...
en multicolore, la tête haute, avec
honneur, sans dettes..."
Ce
reportage photographique a été réalisé
par Naji Farah. Les reproductions
des photos, portant la signature de
l'auteur, sont autorisées.

Vue
de la montagne de Sannine
surplombant le village de
Dhour-Choueir


Panorama
à partir de la station de ski
de Zaarour

"J'aime
la Vie"
sur la route de
Broumana

"Nous
voulons vivre avec honneur"
sur l'autoroute Jounieh-Beyrouth

"J'aime
la Vie" dans le sens
Beyrouth-Jounieh

"J'aime
la Vie en multicolore" dans
le quartier de Badaro

Tout
rebascule le mardi 23 janvier
2007 à 8h du matin à
Tayouneh

Le
rond-point est pris
d'assaut à 10h par les
manifestants de l'opposition
sous le regard des soldats

Des
pneus et des voitures brûlés
ferment le passage vers l'aéroport
international et le centre de
Beyrouth

Les
manifestants sont sur le
qui-vive

Ils
foncent à 12h sur un magasin
ouvert à l'avenue Sami Solh où
une altercation blesse un des
leurs