يوم
الثلثاء،
23
اكتوبر-
اسقاط
كل
الملاحقات
القضائية
بحق
الأخوين
صفا
علمت
(الانوار)
ان
مدعي
عام
منطقة
باريس
رومان
فيكتور،
قد
أسقط
كل
لائحة
الادعاءات
على
رجلي
الأعمال
الأخوين
اسكندر
وأكرم
صفا،
وأسقط
بالتالي
أي
ملاحقة
قضائية
للأخوين
بدأت
قبل 8
سنوات.
وتُعدّ
هذه
القرارات
التي
أصدرها
المدعي
العام
الفرنسي
انتصاراً
قضائياً
في
هذه
القضية
التي
شغلت
الرأي
العام
الفرنسي
وأثارت
اهتماماً
في
العواصم
العربية،
وقد
تأكد
ان
لها
جوانب
سياسية.
Relaxe
des frères Safa dans
l'affaire de la Sofremi
- mardi 23 octobre
Le procureur général de
Paris, Romain Victor, a
demandé le lundi 22
octobre la relaxe des frères
Iskandar et Akram Safa,
considérant que
l'argent qu'ils ont perçu
dans le cadre de
contrats passés par
la Sofremi, société liée
au ministère de l’Intérieur
lors du passage de
Charles Pasqua en
1993-1995 et qui aidait
les entreprises françaises
à exporter leurs
armements et matériels
de sécurité, a payé
des prestations réelles.
Cette décision
constitue une victoire
dans cette affaire
judiciaire d'importance
à connotation
politique, qui suscite
depuis 8 ans l'intérêt
de l'opinion publique
française et des
capitales arabes.
Pour
avoir été les
principaux agents dans
la libération des
otages français au
Liban en 1988 et également
les sauveurs des
chantiers navals CMN de
Cherbourg en 1992,
Iskandar Safa et son frère
Akram, tous deux
franco-libanais, se sont
vus délivrer par la
justice française, en
2001, un mandat d'arrêt
international, sous prétexte
de détournement de rançon.
Il est apparu par la
suite qu'il n'y avait
pas eu de rançon dans
la libération des
otages, et donc pas de détournement,
mais le mandat d'arrêt
a été maintenu, depuis
2002, pour
"abus de biens
sociaux". Parmi
les accusations, le fait
qu'ils aient utilisé
leurs avions et autres
propres moyens de
transport lors de la libération
des otages puis
qu'ils aient mangé de
juin à octobre dans
leur propre restaurant
à Saint-Tropez, le tout
sans facturation, et
donc sans payer de taxes
à l'Etat français !!! Aujourd'hui
tout est en train de
rentrer dans l'ordre, et
les frères Safa
contre-attaquent en
ouvrant un procès
contre la DST.
Libérés,
Roger Auque et
Jean-Louis Normandin ont
atterri à Larnaca
(Chypre), dans la nuit
du 27 au 28 novembre
1987. Marcel Carton,
Marcel Fontaine et
Jean-Paul Kauffmann ont
été relâchés le 4
mai 1988, quatre jours
avant l'élection présidentielle,
et accueillis par le président
Chirac le lendemain à
l'aéroport de
Villacoublay.
Le
juge Courroye et les
revenants
par
HERVE GATTEGNO, publié
dans le Point du 4
octobre 2007
Après le retour
inattendu de Pierre
Pasqua, celui des frères
Safa, qui se sont présentés
devant la justice le 1er
octobre au terme de
plusieurs années
d'exil, donne le signal
d'une relecture critique
des enquêtes du juge
Courroye. Aujourd'hui
procureur de Nanterre,
l'ex-juge d'instruction
était l'auteur des
mandats d'arrêt
internationaux émis à
leur encontre en 2001
dans le cadre d'une enquête
initialement ouverte sur
le soupçon d'un détournement
de la rançon des otages
français au Liban libérés
en 1988. Or le parquet
de Paris a, depuis,
abandonné l'essentiel
des charges retenues par
Courroye contre Iskandar
et Akram Safa, sous les
qualifications de
"corruption",
"trafic
d'influence" et
"blanchiment"
: brièvement reçus par
le nouveau juge chargé
du dossier,
Jean-Christophe Hullin,
ils ont été mis en
examen pour des "abus
de biens sociaux"
d'environ 3 millions
d'euros au préjudice de
leurs sociétés, dont
les chantiers navals CMN,
à Cherbourg, qui ne
vivent depuis dix ans
que grâce à leurs
contributions massives.
Détail significatif :
alors que Courroye réclamait
leur arrestation, il ne
leur a été demandé
qu'une caution (250.000
euros chacun) et ils
restent libres de
voyager. Dès mercredi,
ils étaient à Abou
Dhabi pour négocier
d'importants contrats.
Iskandar
Safa l'insaisissable
Pour
les juges, il appartient
aux sulfureux "réseaux
Pasqua". Son
arrestation est réclamée.
Dans le même temps,
avec l’appui de l’Etat,
il négocie d’énormes
contrats pour
l’armement français.
Rencontre avec un
fugitif entre deux eaux
par
HERVE GATTEGNO, publié
il y a deux ans
dans le Monde du 8
octobre 2005