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INTERVIEW  RJLIBAN  N°2  du 21 décembre 2001 

 
La paix et la stabilité au Moyen-Orient : nouvelles approches          (in English)
 
Conférence donnée à Paris par Georges Corm le 14 juin 2001 au Centre de la Presse étrangère à la Maison de la Radio sur invitation du Club de la Presse arabe
 
Georges Corm, ancien ministre libanais des Finances (1998-2000), économiste et politologue de renom, est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le Moyen-Orient. Il aborde ici un thème d'actualité, alors que le conflit israélo-palestinien prend une nouvelle dimension, avec une violence rarement atteinte jusque-là. Pendant ce temps, l'armée américaine renforce son contrôle des derniers bastions talibans en Afghanistan, résultant d'une action militaire de grande envergure faisant suite aux attentats anti-américains de New York et de Washington survenus il y a trois mois. 
 
Le thème en question est l'efficacité des actions internationales américaines, européennes, arabes et des Nations-Unies au Proche-Orient. Ces actions contribuent-elles à limiter l'embrasement de la région après les centaines de morts de l'Intifada palestinienne ? Au-delà des efforts menés pour parer au plus urgent, le conférencier constate que la situation au Proche et au Moyen-Orient reste figée.
 
PALESTINE-MOYEN-ORIENT : "L'OSSIFICATION" DE LA STRATEGIE OCCIDENTALE

La violence qui monte en Palestine de façon insupportable est un sujet qui nous préoccupe tous et demande réflexion. Je fais partie de ceux qui avaient dit que les accords israélo-palestiniens d'Oslo (1993) ne marcheraient pas et qu'au contraire, cela allait amener un regain de violence spectaculaire au Moyen-Orient. A l'époque, je me suis fait malmener par tout le monde, y compris par des parlementaires européens, auprès desquels j'avais été invité à m'expliquer sur cette critique. Je crois qu'aujourd'hui on peut analyser un peu plus sereinement ce qui s'est passé et ce que l'on peut faire.

Depuis la fin de la Guerre Froide, il y a une ossification de ce que l'Occident considère comme ses intérêts stratégiques au Proche-Orient. J'entends par là qu'il y a un certain nombre de dogmes, de croyances à l'égard de cette région, qui sont devenus totalement rigides, qui ne tiennent pas compte des évolutions. Au centre de cette doctrine, pour ce qui est du Moyen-Orient, se trouvent la sécurité de l'Etat d'Israël et celle des approvisionnements pétroliers. Nous verrons qu'il y règne en outre un économisme naïf, qui ne fait qu'aggraver la situation actuelle. Il existe des espoirs complètement irrationnels, que j'ai d’ailleurs dénoncés dans le tome deux du "Proche-Orient éclaté".

A l’issue de la guerre du Golfe et de la libération du Koweït (1991), le Proche-Orient devait être en principe le nouveau modèle d'un ordre international meilleur, où le droit et la justice allaient enfin régner, où les agresseurs seraient et étaient punis, où les droits des opprimés allaient pouvoir être enfin reconnus par le système international. Il existe un contraste énorme entre ces espoirs et cette ossification massive des intérêts dits "stratégiques" de l’Occident, qui prennent maintenant une couleur coloniale. Dix ans plus tard, nous sommes ainsi face à une doctrine stratégique américaine sur laquelle l'Europe est de plus en plus alignée. En effet, la différence française, puisque la différence européenne était essentiellement française, s'estompe totalement. Nous sommes tous prisonniers de vocabulaires, de concepts, dans lesquels nous finissons par tourner en rond, risquant de ne pas comprendre ce qui se passe actuellement sur le terrain et de ne pas voir grandir l'instabilité, la violence et le non-droit. Cela n'avait plus eu lieu depuis le début du 19e siècle, c'est-à-dire depuis la domination anglo-française sur le Proche-Orient.

L'UTILISATION DE L'IDENTITAIRE RELIGIEUX

Il existe de grandes traditions dans lesquelles tout le monde peut se retrouver, notamment celle du droit naturel, qui a fondé le droit international moderne. Si l'on quitte ces traditions et que l'on se réfère au Coran, à la Bible ou à l'Evangile, il n'y a pas d'ordre international possible. C'est alors que la théorie à la mode de Huntington sur la guerre des civilisations devient une prophétie auto-réalisatrice, puisque les gérants du système international continuent d'employer le religieux dans la gestion de ce système, créant ainsi les conditions de guerre de religions. Je cite un exemple de cet investissement du religieux avec les mouvements islamiques qui, au départ, ont été largement financés par les Etats-Unis. Nous avons vu comment ces mouvements islamiques pouvaient être à la fois dans l'orbite américaine et, dans un même mouvement de conscience historique, être anti-américains.

C'est ainsi le cas de ce mélange explosif dans la révolution iranienne avec la convergence d'intérêts à abattre le communisme et l'Union Soviétique, et à développer un anti-occidentalisme, qui est en fait un anti-colonialisme, dont le retentissement a été extrêmement fort dans l'ensemble du monde arabe. Cet emploi du religieux a continué en Bosnie, de même en Tchétchénie, où tout en ne condamnant pas la Russie, l'Occident n'empêche pas la mobilisation islamique. Je persiste sur ce plan à dénoncer la thèse intellectuelle dominante, aux Etats-Unis comme en France, selon laquelle on ne peut moderniser les pays musulmans que par l'islam et qu'il ne faut pas chercher à crédibiliser, à étendre les principes démocratiques et laïcs qui seraient réservés à la zone blanche, à la zone noble du monde.

L'INVESTISSEMENT DU JUDAISME

L'investissement dans le renforcement du judaïsme a été tout aussi fort que celui fait pour l’islam. Par exemple, pour négocier la clause de la nation la plus favorisée, du temps où l'Union Soviétique existait encore, les Américains avaient posé comme condition le départ des dissidents juifs soviétiques. On a vu progressivement un investissement massif par les Etats-Unis dans la sacralisation de la mémoire de l'Holocauste, qui devient la mémoire du 20e siècle. Cette sacralisation fait complètement tomber la distinction entre sionisme et judaïsme, qui avait permis à beaucoup de gens de continuer à refuser ce que faisait l'Etat d'Israël en matière de violation du droit international, sans être taxé d'anti-sémitisme. Nous constatons de plus en plus comment, sous le parapluie de la culture américaine, l'Holocauste est installé comme élément central de la culture occidentale. Cet événement légitime la création de l'Etat d'Israël et, bien plus, permet de continuer la colonisation sans que cela ne soulève vraiment d’indignation en Occident.

Je voudrais rappeler à ce propos que la colonisation vient principalement des Etats-Unis. Ce sont des citoyens américains, le plus souvent des Juifs de New York, qui sont les militants religieux qui colonisent. Les Juifs d'Union Soviétique n'ont pas constitué le flux le plus important de la colonisation des territoires occupés ; ceux-ci sont prudemment restés dans les territoires acquis en 1948. C'est un phénomène que j'ai décrit dans mon ouvrage "Le Proche-Orient éclaté" et qui semble être accepté comme un fait normal. Les protestations ne vont pas plus loin qu'un petit froncement de sourcil. Israël est donc un espace sacré et central de la mémoire occidentale. Par conséquent, il est au-dessus des lois et l'ensemble de la région doit être au service de sa sécurité, quelles que soient les infractions que commet cet Etat par rapport aux principes établis du droit international. C'est au fond ce qui a justifié la Guerre du Golfe et le maintien de l'embargo sur l'Iraq, ainsi que toute la politique de containment dont je vais parler.

Le grand problème aujourd'hui est que l'Occident voudrait que le monde arabe ait vis-à-vis des communautés juives, notamment israéliennes, le même type de sensibilité que les Américains ou les Européens. Ce qui est parfaitement impossible pour des raisons historiques et objectives : les Arabes n'ont pas vécu les expériences traumatisantes de l'anti-sémitisme, de l'Holocauste et des horribles massacres commis à l'encontre des Juifs. Nous sommes en plein colonialisme et il ne faut pas avoir peur de le dire. Seul le colonialisme peut arriver à ce degré de surréalisme. Nous aurions donc pu croire qu'avec la fin de la Guerre Froide et du communisme, l'investissement dans le religieux aurait cessé. Nous voyons au contraire que c'est un mouvement ascendant, qui est encouragé dans les cercles académiques, dans les universités.

LES VIOLATIONS DU DROIT INTERNATIONAL

Le deuxième phénomène observable est l'abus du droit international. Depuis la Guerre du Golfe, le droit international est décrédibilisé par les Etats-Unis, avec le consentement plus ou moins tacite de l'Europe. Cette évolution est de nature à totalement dégoûter les peuples de la région de toute idée de démocratie pouvant provenir de l'Occident. Cela est extrêmement grave, puisque cela crédibilise ce que j'appelle le "millénarisme" des mouvements islamiques ou la croyance naïve qu’il suffirait de rétablir les conditions socio-politiques existant à la naissance du Prophète pour que la "nation" islamique redevienne puissante et respectée. Le principe des "deux poids, deux mesures" qu’appliquent les puissances occidentales au Moyen-Orient est de nature à décrédibiliser les valeurs de droit, de justice dans lesquelles l'on peut trouver un terrain commun où communiquer.

Les théories telles que celle du Hezbollah libanais, qui affirment que seule la lutte armée pourra libérer les peuples de la région de cette violence exercée sur eux, acquièrent de la crédibilité du fait de l’attitude occidentale qui n’applique pas les principes du droit international de façon égale entre tous les Etats de la région. C'est en effet une des première fois qu'un Etat arabe, le Liban, a obtenu une évacuation inconditionnelle de son territoire par l'armée israélienne (mai 2000), et ce grâce au soutien de l'Etat, de l'armée et de la population. Pour moi, il ne faisait aucun doute que l'exemple du Hezbollah allait se répandre en Palestine, si les Israéliens ne se décidaient pas, sept ans après les accords d'Oslo, à enfin permettre la création d'un Etat palestinien.

Ne parlons pas des droits de l'homme, qui servent de prétexte à l'Occident lorsqu'un régime lui est inamical. Quand cela leur convient, les Occidentaux accusent ces régimes de ne pas respecter les droits de l'homme. Par contre, quand un régime est ami, on a beau regarder à la loupe les différents rapports des organisations de droits de l'homme, on ne voit absolument rien. Là encore, c'est une farce, celle des colonialismes. Je pense donc que pour changer cet état de fait, il va falloir puiser dans le passé des luttes anti-coloniales, qui sont d'ailleurs des parties de l'Europe elle-même. C'est l'Europe qui a développé l'anti-colonialisme. La rencontre de la lutte des peuples colonisés avec la pensée libératrice anti-coloniale de l'Europe a permis la décolonisation. Il serait donc temps que nous revenions à cette littérature pour essayer de se défaire de cette prison intellectuelle dans laquelle nous sommes enfermés aujourd'hui.

LA SECURITE D'ISRAEL ET LE PETROLE

La conception des intérêts stratégiques des Occidentaux est donc très simple : tout le monde est censé travailler à la sécurité de l'Etat d'Israël. Aujourd'hui, ce que l'on reproche à Arafat est qu'il ne fait pas bien la police. L'Etat libanais a subi des représailles colossales entre 1978 et aujourd'hui, c'est-à-dire pendant 22 ans, tout simplement parce que l'on n'assurait pas la sécurité de l'Etat d'Israël. Israël a donc à la fois une valeur sentimentale dans la psychologie occidentale, et il est la sentinelle des intérêts de l'Occident au Moyen-Orient. Si vous lisez les mémoires de Chaïm Weizmann, le premier président de l’Etat d’Israël, vous verrez qu'Israël a toujours réussi à "vendre" sa cause aux puissances occidentales. Le sionisme a fait la promotion de sa cause, en disant que la création d’un Etat juif au Proche-Orient en ferait la sentinelle naturelle des intérêts occidentaux. La seule chose qui, récemment, a réduit l'importance stratégique de l'Etat d'Israël, est la présence militaire américaine directe au Moyen-Orient suite à la Guerre du Golfe.

Le pétrole constitue le deuxième intérêt stratégique au Moyen-Orient. Les Occidentaux ont cette peur lointaine de se voir couper l'accès aux puits de pétrole. Et cet embargo, tout à fait éphémère, de 1973, a évidemment alimenté les affabulations occidentales. Du temps de Kissinger, on avait formé une force d'intervention rapide pour pouvoir débarquer dans le Golfe. Le régime iraqien a malheureusement fourni le prétexte aux Etats-Unis pour enfin installer leur présence militaire directe dans la région. Elle continue tant et si bien qu'alors que l'on attendait un geste ferme pour stopper l'effusion de sang déclenchée par l'Intifada, le président américain nouvellement élu a ordonné des raids aériens sur Bagdad. Ce fut son premier geste hautement symbolique : c'est la preuve d'un surréalisme total, celui de toutes les gestions coloniales.

UN ECONOMISME NAIF

Le troisième objectif stratégique, qui intéresse plus l'Europe que les Etats-unis, est le contrôle des flux de migration vers les pays européens. C'est ce qui pousse à cet économisme naïf qui est le troisième facteur dont je vais parler, et dont les piliers sont : réforme économique classique, privatisations, ouverture du marché, baisse des droits de douane, adhésion à l'Organisation Mondiale du Commerce et à la zone de libre échange méditerranéenne. Or, dans cette région du monde où le secteur privé n'est ni compétitif, ni puissant et n'est pas entré dans le cercle vertueux de l'industrialisation, ce programme économique est complètement saugrenu. Il contredit en outre le désir de stopper les flux migratoires, puisqu'en réalité il provoque encore plus de chômage et de demandes d'émigration. Malgré cela, on continue à faire comme si l'adhésion à la zone méditerranéenne de libre-échange allait arrêter le chômage, comme si la privatisation était le remède miracle à tous les maux, et comme s'il y avait au Moyen-Orient un secteur privé d'un dynamisme fantastique. Ce n'est cependant pas du tout le cas.

Nous sommes au contraire en présence d'une gestion privée de type oligopolistique, qui vit sur des rentes et sur la corruption. Cette situation est un frein énorme au développement. Il suffirait d'aller dans des hôtels de luxe à Qatar, à Marrakech, au Caire et de "faire du business", et tout serait réglé, la paix serait là. Bien sûr, cela n'a fait qu'aviver les tensions, et sur le terrain la violence est plus grande que jamais. Il faut vraiment se poser la question de savoir comment ce surréalisme peut passer, comment les journalistes, qui ont cette vocation de pouvoir intellectuel et moral, peuvent rentrer dans le jeu. Et il ne s'agit pas seulement des journalistes : intellectuels et écrivains sont aussi concernés.

LA DOCTRINE DU CONTAINMENT

Le dispositif des intérêts stratégiques a été prolongé avec la doctrine du containment et des Rogue States ou Etats hostiles. Un exemple nous a été donné par l'affrontement entre l'Iraq et l'Iran (1980-1988), que l'on a opposés l'un à l'autre puis que l'on a mis en quarantaine à des degrés divers. Ces Etats servent de repoussoir très pratique. Au Liban, on a confirmé l'emprise de la Syrie. On est en fait resté dans le sillage de l'accord sur les lignes rouges de 1976. Evidemment, le retrait israélien déséquilibre un peu l'équation de ces lignes, mais l'on sent très bien que les Etats-Unis n'ont aucune envie de toucher à ce statu quo qui existe au Liban. De toute façon, les accords de Taëf (1989) ont été conçus de telle manière que les pouvoirs constitutionnels libanais ne peuvent pas fonctionner sans un arbitre extérieur.

On constate aujourd'hui que la politique menée est tout à fait rigide, qu'elle ne veut pas bouger d'un cran. C'est pour cette raison que je dis qu'il y a une ossification extrêmement forte de la conception que l'Occident se fait de ses propres intérêts stratégiques. Toucher au statut exceptionnel de l'Etat d'Israël, qui est aussi une puissance nucléaire, semble impossible. On continue cependant à dire que l'on ne permettra pas les armes de destruction massive en Iraq et en Iran, alors que la possession de l'arme nucléaire par Israël est considérée comme normale. Il est impensable de quitter militairement le Golfe arabo-persique, de lever l'embargo sur l'Iraq et l'Iran. C'est tout le prestige des Etats-Unis qui est derrière cette opération. Ce qui est malheureux aujourd'hui, c’est que cela est devenu une partie intégrante de l'ossification de la doctrine stratégique occidentale. Comment y toucher ? Comment demander à la Syrie de quitter le Liban ? Comment imaginer un développement économique dans la région ? Comment lever l’embargo sur l’Iraq ?

LA NECESSITE D'UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DANS LA REGION

Au fond, on peut se demander pourquoi ces ressources énergétiques colossales n'ont pas servi à mettre en route un véritable développement industriel dans la région, qui pourrait assurer un emploi aux millions de jeunes Arabes, qui entrent chaque année dans la vie active, et qui ont cette fertilité extraordinaire que tout le monde dénonce, qui font trop d'enfants. Le pétrole n'est pas du tout utilisé pour stimuler une véritable renaissance industrielle, dont ces pays ont besoin pour résoudre la crise démographique, la crise de l'emploi, sur lesquelles prospèrent tous les millénarismes. Les incohérences économiques sont donc de plus en plus grandes, et plus nous faisons du libre-échange, même entre nous Arabes, plus nous tuons les opportunités d'emploi. Si j'en avais eu la possibilité au Liban, j'aurais arrêté tous les accords avec les autres pays arabes, y compris avec la Syrie, jusqu'à ce que je puisse avoir une industrie et une agriculture quelque peu compétitives. Je crois que ce système ne peut pas éternellement durer.

En conclusion, je sais que le "dialogue des civilisations", le "dialogue des cultures", est le sujet de la Francophonie et des Nations-Unies pour l'année 2001, mais je vous conjure de ne pas  tomber dans le piège et de revenir au droit, à la morale, à la justice. Les religions n'ont rien à faire dans cette histoire de gestion du système international. Elles sont exploitées, manipulées, instrumentalisées, mais ce ne sont pas elles qui sont en cause. J'aurais plutôt proposé, comme sujet pour la Francophonie, la "fracture sociale" dans le Tiers-Monde ou à l'échelle du monde, qui est bien plus dans l'esprit impertinent de l'exception culturelle française. Cette histoire de "dialogue des civilisations" est une façon de ne pas aborder directement les problèmes politiques et de prolonger les souffrances que nous avons sur le terrain, que ce soit en Iraq, en Palestine ou au Liban. La presse a un rôle extrêmement important à jouer : elle ne doit pas être le prolongement des pouvoirs qui gèrent le système international, mais au contraire constituer un pouvoir moral qui doit dénoncer les écarts. Il faut refuser l'idée que la realpolitik, la raison d'Etat, est la seule approche sérieuse. Je vous remercie.

 

Dernières publications de l'auteur :
La Méditerranée, espace de conflit, espace de rêve , éditions l'Harmattan , Paris , octobre 2001
Le Proche-Orient éclaté (en un volume, édition mise à jour et augmentée) , éditions Gallimard , collection Folio histoire , Paris , avril 2001
 
 
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