Article
de NAJI FARAH
Dans une tablette découverte
lors des fouilles d'Ougarit,
cité disparue au XIIe siècle av.
J.-C., le Dieu El dit au roi
phénicien : « Parcourez la terre
et implantez la paix partout ».
De toute
son histoire, le Liban n'a
jamais été aussi fort et ses
hommes et femmes autant
impliqués dans les affaires
culturelles, économiques et
politiques de ce monde. En
effet, les guerres et autres
provocations successives ayant
secoué le Liban récemment,
jusqu'à l'année dernière, ont
entraîné un mouvement d'exode
vers toutes les contrées de la
planète, se superposant aux
grandes vagues précédentes
débutant il y a cent trente ans.
Notre rubrique sur les Libanais
dans le monde a ouvert la porte
à des échanges nouveaux de
connaissance, qui seront bientôt
répercutés dans tous les
continents. Le moment est venu
pour les citoyens libanais de
décupler leurs forces afin de
prendre en charge leur avenir,
aussi bien en lançant encore
plus d'initiatives individuelles
conformes à nos traditions
ancestrales, qu'en tentant de se
regrouper au sein d'entités
associatives œuvrant réellement
pour le Liban, sans
arrières-pensées négatives ni
financements occultes bloquant
toute indépendance.
Lors du voyage au Liban, il y a
un mois, d'une délégation de la
commission de l'Union européenne
pour le Machrek, notre grande
amie Béatrice Patrie, présidente
de cette commission, a tenu à
rappeler l'exemple unique de
coexistence et de vie pacifique
entre les communautés que
constitue notre pays. Nous
pouvons espérer ainsi que ce
modèle se transpose au monde
entier grâce à nos émigrés et à
leurs descendants. Car un peuple
qui a la foi comme le nôtre ne
peut pas être détruit par une
main d'homme, et les multiples
essais au cours de ces dernières
décennies, dont la dernière
vague de violence commencée en
octobre 2004, qui a pris
subitement fin il y a un an avec
l'élection du président Michel
Sleiman, se sont avérés vains.
Une nouvelle occasion se
présente pour le grand retour au
Liban avec, chose surprenante,
une campagne lancée par des
compagnies et des médias
américains et britanniques, que
nous avons enfin séduits. Et que
serait-ce lors de la
réouverture, que nous souhaitons
proche, de la frontière sud
bloquée par les intégrismes, qui
permettra de rétablir nos
relations ancestrales avec le
pays des Pharaons !
L'exemple du Liban a été clamé
haut et fort à l'Unesco à Paris
lors du dernier colloque, le 30
mars dernier, de l'Association
internationale pour la
sauvegarde de Tyr, au cours
duquel les intervenants
politiques, ministres et maires
européens, aux côtés de Mme Maha
Chalabi, ont mis en évidence
l'importance du souffle
phénicien pacificateur,
s'opposant aux derniers
événements de Gaza qui ont
failli saboter le processus de
l'Union pour la Méditerranée.
La Ligue des cités cananéennes,
phéniciennes et puniques a été
entérinée dans la solennité et
la joie de voir le Liban
retrouver son rôle phare en
Méditerranée.
Quelques jours auparavant, le 25
mars, la route des Phéniciens
nous menait au Brésil, au cœur
de l'Amérique Latine, où nos
ancêtres avaient déjà accosté.
C'est à l'initiative des
Libano-Brésiliens, aidés de
descendants de tous les pays
arabes, que ce jour a été
officiellement choisi pour
célébrer, pour la première fois,
la fête de la communauté
arabo-brésilienne. En ce jour
correspondant à la fête de
l'Annonciation, le Liban était
aussi en fête, « Ensemble autour
de Marie, Notre-Dame », pour
célébrer également pour la
première fois, par décret
ministériel, la Vierge vénérée
dans le christianisme et dans
l'islam, symbole d'unité. La
grâce divine a fait concorder
ces deux messages de paix, pour
rappeler aux Libanais et au
monde entier que le Liban, à
l'image du Cèdre qu'il a
enfanté, est un Trésor de Dieu.
« Et maintenant ?... » ou
l'histoire de Byblos
racontée à l'Unesco à Paris
« Et maintenant ?... », un grand
spectacle sur les 7.000 ans
d'existence du Liban, aura lieu le
24 mai 2009 au palais de l'Unesco à
Paris, salle I, sous le parrainage
du Sénat et de l'association Maires
de France - maires
d'Issy-les-Moulineaux, Vanves,
Boulogne Billancourt, Paris,
Marseille et Lyon. Deux
représentations sont prévues, à 16h
et à 19h30
Le texte de la pièce, écrit par le
père Jean Debruynne, retrace les
7.000 ans de l'histoire du Liban en
lançant un appel à la paix et à la
réconciliation. Une équipe
technique, dirigée par le metteur en
scène Françoise Parmentier, et
comprenant 432 acteurs français
bénévoles, a accepté de monter la
pièce pour soutenir le Liban.
La pièce retrace l'histoire de
Fadi, un émigré libanais de France
qui décide de partir à la découverte
du Liban avec, dans les yeux, des
images qui lui ont été transmises
par son grand-père, et dans le cœur
des valeurs qu'il retrouvera dans
ses pérégrinations à travers le
pays.
Les bénéfices de ce spectacle,
créé par Musea Charisma, seront
reversés à cinq associations de
développement local et humanitaire
au Liban (Fondation Raoul Follereau,
Caritas Liban, la Croix-Rouge
libanaise, le Marathon de Beyrouth,
SSCC Jbeil, le Grenier du village).
Pour plus d'informations,
consulter le site
www.gubal7000.com ou appeler au
06.34.48.37.59.

Concert à Paris "Ensemble
autour de Marie, Notre-Dame"
le 20 mai
Le 25 mars a été officiellement
décrété fête nationale
islamo-chrétienne au Liban, par
décision du Conseil des Ministres.
Cette initiative place le Liban au
cœur du dialogue des cultures et lui
confère sa place de pays symbole de
toutes les libertés, de toutes les
tolérances, multiconfessionnel, où
cohabitent 19 communautés.
La Vierge Marie, révérée dans
l'Islam « Ô Marie, certes Allah t’a
élue au-dessus des femmes des
mondes » (Sourate 3, Verset 42)
autant que dans le christianisme «
Je vous salue Marie pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous. Vous êtes
bénie entre toutes les femmes »
(Citation de Luc 1.28 et 1.42), est
- par conséquent - le lien entre
les peuples et les diverses
croyances.
Pour cela, nous organisons un
concert autour de la Vierge,
intitulé « Ensemble autour de
Marie». Cet événement est un
message.
Ce concert voudrait rassembler les
personnes dans leur diversité ;
promouvoir la coexistence entre les
ressortissants de différentes
confessions et encourager le
métissage cultuel. Cette
manifestation s’adresse à tous ceux
et celles qui croient que vivre
ensemble ne signifie pas vivre dans
l’uniformité collective et qui
pensent que la religion n’est pas
une identité mais une expression
personnelle de la foi.
Tania Kassis, titulaire de la
Médaille du Mérite Libanais, offrira
à cette occasion un programme très
varié en hommage à la Vierge Marie
allant de Beethoven aux Beatles en
passant par des chansons libanaises
qui évoquent la foi. Le clou de la
soirée sera son merveilleux Ave
Maria au son du Muezzin... Tout un
symbole!
Elle sera accompagnée par
Georges Daccache au piano, Olivier
Leclerc au violon, avec la
participation de la Chorale Fayha
(de passage du Liban) et de
plusieurs artistes et musiciens des
deux religions.
Venez nombreux l’écouter,
mercredi 20 Mai à 20h30 au Collège
des Bernardins, 20, rue Poissy,
75005 Paris, ancien collège
cistercien du XIIIème siècle devenu
un lieu de recherche et de débat sur
la question de l’homme et son
devenir, un joyau architectural de
premier ordre ! Le vendredi 12
septembre 2008, le pape Benoît XVI y
prononça un discours devant 700
personnalités de la culture dans le
cadre de son voyage apostolique en
France.
Célébrons ensemble cet événement
exceptionnel qui sera le premier
d’une chaîne de manifestations qui
devraient se reproduire dans
d’autres pays du monde.
L'Association des Hommes
d’Affaires Libanais de France
(HALFA), Tél.: 0609652473,
e-mail :
roger.hani@wlcu.com
L’Union Libanaise Culturelle
Mondiale (U.L.C.M.)
L’Amicale des Anciens Elèves de
Jamhour (Collège Jésuite)

Célébration
islamo-chrétienne au collège
Notre-Dame de Jamhour au
Liban de la fête de
l'Annonciation le 25 mars :
"Ensemble autour de Marie,
Notre-Dame"

La plaine de la Békaa et le
Mont Sannine vus du vignoble
de Massaya à Taanayel.
Photo
réalisée le 1er mai 2009 par Naji Farah