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FLASH >> BACHAR EL-ASSAD SE RÉSOUT
À DIALOGUER AVEC LE LIBAN -
Vendredi
18 juillet 2008
www.rjliban.com
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Un
long dimanche de fiançailles
à Paris pour l’Union
pour la Méditerranée
Liban
: le triomphe et
l'humiliation
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Le
président
syrien,
Bachar
el-Assad,
et le président
libanais,
Michel
Sleiman,
le 12
juillet 2008,
sur le
perron de
l'Elysée
à Paris,
où ils
ont été
reçus par
le président
Nicolas
Sarkozy
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|
Article
de STEPHANE BUSSARD,
publié dans le
Temps L'image
n'est pas passée inaperçue.
Mercredi 16 juillet 2008, à
l'aéroport international
Rafic Hariri de Beyrouth, le
président libanais chrétien
Michel Sleiman, le premier
ministre sunnite Fouad
Siniora et le président
chiite du parlement Nabih
Berri ont reçu en grande
pompe les prisonniers du
Hezbollah libérés par Israël
en échange de la dépouille
de deux soldats israéliens
enlevés à la veille de la
guerre du Liban, en
juillet 2006. Une manière
de sceller une union
nationale toute fraîche et
de mettre un point final au
conflit qui avait fait 1.300
morts du côté libanais et
139 du côté israélien.
Cet événement a transcendé
les clivages politiques qui
avaient porté en mai
dernier le Pays du Cèdre au
bord de la guerre civile. Il
intervient à un moment où
le Liban connaît une période
de stabilisation presque
inespérée. Ironie du
calendrier : la veille, le
nouveau gouvernement tenait
sa première séance. Pour
le Parti de Dieu né de
l'invasion israélienne de
1982, la victoire est
double. Malgré les
pressions américaines, le
parti de Hassan Nasrallah a
conquis la minorité de
blocage à laquelle il
aspirait pour rallier le
gouvernement. De plus, en
obtenant de l'ennemi juré,
Israël, la libération de
cinq prisonniers, il accroît
encore sa légitimité de
mouvement de résistance.
C'est là le piège. Fort de
son «triomphe», le
Hezbollah peut décider sa
pleine intégration dans la
vie politique libanaise.
Mais il peut aussi continuer
à servir de levier à ses
mentors iranien et syrien.
Loin de se fondre dans l'armée
libanaise, le Parti de Dieu
s'est au contraire considérablement
réarmé depuis la guerre de
2006. Pour être viable à
terme, l'Etat libanais devra
donc reconquérir le contrôle
de zones qu'il avait
jusqu'ici abandonnées au
Hezbollah.
Le
Liban apparaît dès lors
comme le point névralgique
de mouvements tectoniques
majeurs au Moyen-Orient. A
Paris, au Sommet sur la Méditerranée,
Bachar el-Assad a montré
une volonté de coopérer
sur pied d'égalité avec
Beyrouth. Le président
syrien est aussi prêt à négocier
avec Israël, qui à son
tour n'exclut pas de négocier
avec le Hamas. Les
Etats-Unis, qui avaient préféré
la confrontation au dialogue
avec le Hezbollah, le Hamas,
la Syrie et l'Iran, font le
constat de leur échec au
point d'envoyer, samedi 19
juillet, un haut responsable
aux pourparlers de Genève
avec l'Iran. Quant à Israël,
fragilisé par un pouvoir
faible, il a accepté de
subir une humiliation en
trahissant un principe
fondateur selon lequel on ne
libère pas un terroriste.
L'Etat hébreu a
probablement saisi qu'une
dynamique nouvelle était en
marche.
Bachar
el-Assad se résout à
dialoguer avec le
Liban
par
GEORGES MALBRUNOT, publié
dans le Figaro le
13 juillet 2008
Le président
syrien reconnaît enfin
la souveraineté de son
voisin, mais ne s'engage
sur aucun calendrier
pour l'ouverture d'une
ambassade à Beyrouth. Tout
sourire, Bachar el-Assad
s'engouffre dans la
Peugeot 607 du président
libanais Michel Sleiman,
qui attend les deux
hommes dans la cour de
l'Élysée. Même si le
drapeau frappé du Cèdre
a été retiré, le
symbole est fort.
Quelques minutes
auparavant, le numéro
un syrien avait consenti
à rendre visite à son
homologue libanais au
Ritz, le palace parisien
où réside la délégation
venue de Beyrouth. Tout
au long du sommet de l'UPM,
qui marquait son grand
retour sur la scène
internationale, Assad a
multiplié les signes de
sa volonté de reconnaître
enfin la souveraineté
du Liban, un pays
longtemps considéré
par Damas comme son arrière-cour.
Certes, ce n'est pas le
président syrien qui
annonça haut et fort ce
virage, mais Nicolas
Sarkozy. «C'est un
progrès historique que
la volonté du président
Assad d'ouvrir une représentation
diplomatique au Liban et
que le Liban ouvre une
représentation
diplomatique en Syrie»,
s'est félicité le président
de la République,
samedi, lors d'une conférence
de presse avec ses
homologues syrien et
libanais et l'émir du
Qatar, cheikh Hamad
al-Thani. Ce dernier
parraine les négociations
qui ont permis une
sortie de la crise au
Liban.
Une
«feuille de route»
Depuis
l'indépendance des deux
pays dans les années
1940, la Syrie a
toujours refusé de
nommer un ambassadeur au
pays du Cèdre, où ses
troupes imposaient leur
loi, jusqu'à leur
retrait forcé au
printemps 2005, après
l'assassinat de l'ancien
premier ministre Rafic
Hariri. «Dans un avenir
très proche, nous
allons décider des détails
de cette décision», a
confirmé Assad. Il ne
s'est toutefois pas
engagé sur un
calendrier. Comme l'a
souligné Nicolas
Sarkozy, «des questions
juridiques doivent
encore être réglées»
par les deux parties. Dès
dimanche, ces sujets ont
été au centre d'une
nouvelle rencontre entre
les présidents Assad et
Sleiman, cette fois-ci
à l'hôtel parisien du
dirigeant syrien. Walid
Mouallem, le ministre
syrien des Affaires étrangères,
doit se rendre dans les
prochains jours à
Beyrouth pour inviter
Michel Sleiman à Damas.
Vraisemblablement sans
le premier ministre
Fouad Siniora, qui
appartient à la majorité
pro-occidentale au
Liban, qui va faire les
frais du rapprochement
franco-syrien.
À
Damas, Syriens et
Libanais devraient
convenir d'annuler le
traité de fraternité,
signé en 1991 entre les
deux pays, et décider
du sort d'un Haut
Conseil syro-libanais,
qui date également de
l'époque où la Syrie
dominait son voisin.
Au-delà, Syriens et
Libanais doivent établir
«une feuille de route»
jusqu'à l'ouverture
formelle d'une ambassade
syrienne à Beyrouth, et
vice versa. Pour quand ?
«Dans deux ou trois
mois», prédisent les
plus optimistes. «La
Syrie négociera pied à
pied tous les détails,
cela prendra du temps»,
rétorquent d'autres,
rappelant la vieille
tactique syrienne :
prendre sans rien céder.
Soutenu par la communauté
internationale, le Liban
a des exigences précises
concernant la démarcation
de sa frontière avec la
Syrie et surtout son
contrôle pour empêcher
que les armes du
Hezbollah continuent de
pénétrer à partir du
territoire syrien. Le
secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-moon, l'a
rappelé à Assad lors
de leur entretien,
dimanche matin. Mais
avec un gouvernement
libanais qui ne lui est
plus défavorable, Damas
dispose d'une marge de
manœuvre accrue. «Ce
sont les Syriens qui
vont nommer le prochain
ambassadeur libanais à
Damas !», sourit
un diplomate.
«Un
dialogue franc et lucide»
Les
Cassandre affirment qu'Assad
n'a fait qu'entériner
les progrès politiques
à Beyrouth. «Il a
toujours dit qu'une fois
un gouvernement d'union
nationale formé au
Liban, la Syrie
discuterait alors de l'établissement
de liens diplomatiques
avec Beyrouth», observe
un journaliste syrien.
D'où les pressions
exercées par la France
pour que ce cabinet soit
composé avant le
sommet. Paris entend
maintenir la pression.
Bernard Kouchner va se
rendre à Damas en août.
Début septembre, c'est
le président Nicolas
Sarkozy qui va effectuer
la première visite
officielle d'un chef d'État
français en Syrie
depuis six ans. Dans
l'immédiat, Paris va
recevoir, les 21 et 22 juillet,
le vice-premier ministre
syrien Abdallah Dardari.
Une page nouvelle a été
tournée ce week-end. «Un
dialogue franc et loyal»
a été instauré avec
Damas, a insisté
Nicolas Sarkozy. Vedette
du sommet, Bachar
el-Assad est sorti avec
éclat de son isolement,
offrant à son hôte le
geste tant attendu à l'égard
du Liban. En retour, le
dirigeant syrien a
demandé à la France de
coparrainer avec les États-Unis,
le moment venu, des négociations
directes entre son pays
et Israël. La première
phase du pari du président
Sarkozy a été remplie.
Un
long dimanche de fiançailles
pour l’Union pour la Méditerranée
par
ANTOINE GUIRAL et JEAN
QUATREMER, publié dans
Libération le 14 juillet
2008
Un
grand tapis bleu, comme la
Méditerranée et Nicolas
Sarkozy qui biche. Sur le
parvis du Grand Palais,
hier à Paris, le président
français accueille les
uns après les autres une
quarantaine de chefs d’Etat
et de gouvernement venus
participer au sommet de
lancement de l’Union
pour la Méditerranée (UPM).
Tous les pays de l’Union
européenne et du Sud de
la mare nostrum sont là,
avec le secrétaire général
de l’ONU, Ban Ki-moon,
et les «chefs» de l’UE.
Le Libyen Muammar
al-Kadhafi n’a
finalement envoyé aucun
représentant. Le roi du
Maroc s’est désisté à
la dernière minute. Autre
absent de marque, côté
européen, le Belge Yves
Leterme qui tente de
sauver son gouvernement.
Si le chef de l’Etat a
échoué à faire venir le
Premier ministre belge, il
a en revanche réussi
l’exploit de réunir
autour d’une même table
des frères ennemis d’un
tout autre calibre : le
Palestinien Mahmoud Abbas,
l’Israélien Ehud Olmert,
le Syrien Bachar el-Assad,
le Libanais Michel Sleiman,
l’Algérien Abdelaziz
Bouteflika, le Tunisien
Zine Ben Ali…
«Avenir»
Au
terme d’un casse-tête
protocolaire, tous ont
pris place autour d’une
même table ronde sous la
verrière du Grand Palais.
Pas simple. A côté des
deux coprésidents de l’UPM
(Nicolas Sarkozy et l’Egyptien
Hosni Moubarak), chaque
pays a été placé par
ordre alphabétique de
part et d’autre de la
table : à droite
l’Albanie, puis à
gauche l’Autriche, à
droite l’Algérie, puis
à gauche la Bosnie… Le
but étant d’éviter
toute proximité entre la
Syrie et Israël : de
toute façon, les
dirigeants syrien et
palestinien se sont éclipsés
discrètement au moment où
Olmert prenait la parole.
Aucun incident cependant
lors de ce sommet balisé
qui a pour ambition de
relancer la coopération
entre l’UE et le
pourtour méditerranéen
(débutée en 1995
par le «processus de
Barcelone», déjà une idée
française). Aucune décision
concrète non plus, le
message étant la réunion
elle-même. Mais, au-delà
du décorum, des à-côtés
diplomatiques marqueront
le sommet : rencontre
entre Olmert et Abbas à
l’Elysée, bilatérale
entre Sarkozy et el-Assad…
La limite de cet exercice,
qui s’est résumé à
trois heures de tour de
table, a été illustrée
par l’absence de toute
photo de famille. On
n’en est pas encore là.
Sarkozy
en a conscience. A
l’ouverture, il a déclaré
: «Pour que cet avenir soit
un avenir de paix, un avenir
de justice, un avenir de
progrès, il faudra que
chacun fasse un effort sur
lui-même comme les Européens
l’ont fait pour mettre un
terme à l’engrenage fatal
de la guerre et de la
violence […] Nous réussirons
ensemble ou nous échouerons
ensemble.» Un haut
fonctionnaire de la
Commission européenne
notait que cette réunion
lui «rappelait le lancement
de Barcelone, en 1995»
où tout le monde était
aussi là. «Mais, ensuite,
plus personne n’est venu
et le processus s’est
politiquement ensablé», même
si les projets de développement
ont continué à être
financés par l’UE. «Si
les Européens envoient au
prochain sommet de simples
hauts fonctionnaires,
l’Union pour la Méditerranée
connaîtra le même destin
que Barcelone.» Pour
l’heure, avant même
d’entrer dans le concret
(projets ou gouvernance),
les chefs d’Etat et de
gouvernement ont négocié
pied à pied les termes
d’une déclaration commune
qui se veut très politique.
Points les plus sensibles,
sans surprise : le processus
de paix au Proche-Orient, le
nucléaire et son contrôle
dans la région, ainsi que
la condamnation du «terrorisme
sous toutes ses formes».
Trois points qui figurent
bien dans la déclaration
finale. Aucun de ces sujets
n’a été contourné ou
passé sous silence. La
condamnation du terrorisme
sous toutes ses formes est
soulignée. De même sur le
nucléaire «les parties
s’emploient à établir au
Proche-Orient, une zone
exempte d’armes de
destruction massive, nucléaires,
chimiques et biologiques,
qui soit dotée d’un système
de vérification mutuelle
efficace».
Pari
La
déclaration finale apporte
aussi son soutien au
processus de paix israélo-palestinien
et se félicite «des
pourparlers de paix
indirects sous les hospices
de la Turquie entre la Syrie
et Israël». De bon augure
pour l’UPM, qui comme le
souhaite Sarkozy, peut
devenir une enceinte où se
discuteront les questions
politiques déchirant le sud
de la Méditerranée et le
Proche-Orient. Le pari
n’est pas pour autant gagné,
beaucoup d’incertitudes
demeurant sur le plan
pratique. Ainsi, la
gouvernance de l’UPM n’a
pu être tranchée : elle
devra l’être en novembre
à Marseille, lors d’un
sommet ministériel. Sur la
coprésidence, ni le Nord ni
le Sud ne sont d’accord,
hormis sur la désignation
pour un premier mandat dont
la durée n’est pas précisée
de Sarkozy et de Moubarak.
La France continue à réclamer
une présidence d’une durée
de deux années, pendant que
les autres pays de l’UE
souhaitent qu’elle suive
le rythme des présidences
semestrielles tournantes de
l’UE. Au Sud, c’est
encore pire : ni la durée,
ni l’ordre de succession,
ni les conditions de désignation
ne font l’objet d’un
consensus. Même désaccord
sur le siège du secrétariat
général de l’UPM : si
l’idée de le situer dans
un pays du Maghreb a les
faveurs de Paris, les
rivalités entre la Tunisie,
l’Algérie et le Maroc
risquent de profiter à
Barcelone ou à…
Bruxelles.
Paris
ouvert
par
ISSA GORAIEB, publié dans
l'Orient-le Jour le 15 juillet
2008
Peut-on
vraiment liquider, en
l’espace d’un week-end
euro-méditerranéen vécu au
pas de charge et qui a tourné
au happening, un rébus
historique aussi complexe que
la relation triangulaire
France-Liban-Syrie ? Bien sûr
que non. Mais si, pour toute
chose, il faut nécessairement
un début, c’est à sa juste
valeur - rien qu’un
premier pas, mais un bon pas
quand même - qu’il
convient d’évaluer
l’annonce faite à Paris
d’un prochain échange
d’ambassadeurs entre
Beyrouth et Damas. L’oeuvre
du temps, l’évolution des
idées, la greffe israélienne
et l’afflux de réfugiés
qu’elle a entraîné, le
choc des idéologies, mais
aussi les bouleversements démographiques,
les rééquilibrages
communautaires, les faits
accomplis qui se sont succédé
sur le terrain : avec tous ces
développements des dernières
décennies, on est bien loin
du contexte dans lequel la
puissance mandataire française
proclamait, en 1920, l’État
du Grand Liban. Ainsi, de là
où elle se posait en
protectrice des maronites,
la France
se veut désormais l’amie de
toutes les communautés
libanaises, de même qu’elle
revendique l’amitié de tous
les pays de la région. Et il
se trouve bien peu de Libanais
aujourd’hui pour réclamer
ouvertement, comme le firent
leurs aïeux, le rattachement
à
la Syrie
, encore qu’une vision
commune du Liban, de sa place
et de son rôle dans la région
reste plus que jamais hypothétique.
Reste
à savoir si
la Syrie
, qui s’est constamment
plainte d’avoir été
injustement amputée de sa
province libanaise, qui a
longtemps brandi le slogan
d’un seul peuple dans deux
États, a réellement changé.
Et si elle a changé d’assez
effective et perceptible manière
pour mériter tout ce flot de
médailles que le fonceur, le
briseur de tabous qu’est
Nicolas Sarkozy lui a généreusement
décernées. Généreusement,
avec prodigalité même, mais
non sans quelque gêne. La présence,
en effet, au premier rang de
la tribune officielle du 14
Juillet, du chef d’un régime
aussi notoirement répressif
que celui de Syrie a profondément
heurté les organisations de défense
des droits de l’homme, mais
aussi une armée française
qui a abondamment versé le
tribut du sang au Liban.
Incroyables de maladresse, à
cet égard, sont les précisions
qu’a cru bon de fournir une
source de l’Élysée en
soulignant que l’attentat du
Drakkar était imputable à
l’Iran, et non à
la Syrie
: cette dernière étant
(seulement ?) responsable, en
revanche, de l’assassinat de
l’ambassadeur Louis Delamare...
Pour
en revenir à la question des
rapports diplomatiques,
l’annonce de Paris, tenue
pour historique, n’entrera
effectivement dans
l’histoire que si elle est
assortie d’un changement
radical des mentalités, comme
des comportements. Car s’il
est vrai qu’on ne noue guère
de tels rapports avec une
entité qu’on ne reconnaît
pas, une telle procédure ne
met pas forcément un terme à
certaines espérances inavouées,
car inavouables. Que persiste
le flou, et une ambassade
syrienne à Beyrouth ne serait
rien d’autre en définitive
qu’une vaste officine de
moukhabarate (renseignements)
interférant dans les moindres
détails de la vie publique
comme du temps de
la République
arabe unie (syro-égyptienne)
; une machine à subversion
fonctionnant confortablement
du plus près ; une base
d’opérations on ne peut
plus centrale jouissant, de
surcroît, de cette immunité
diplomatique qui est
l’aubaine des espions affublés
du titre d’attachés
culturels !
Comme
naguère pour Henri IV qui
s’était soumis à la
contrainte d’une messe, la
consécration de Paris aurait
bien valu de solides garanties
de la part d’une Syrie émergeant
victorieusement d’un long
isolement international : la
garantie que la frontière
avec le Liban commencera par
être délimitée avant que
d’être respectée, et que
cesseront à tout jamais les
infiltrations de combattants
et d’armements ; la garantie
que
la Syrie
cessera de s’ingérer dans
nos affaires domestiques ; la
garantie que
la Syrie
, si elle est bel et bien
incontournable dans la
recherche de la paix régionale,
n’aura plus à gérer à son
gré la paix civile au Liban ;
la garantie enfin et surtout
que l’ère des violences est
révolue, et cela quelque sévère
ou indulgente que puisse
s’avérer la justice
internationale saisie des
attentats criminels perpétrés
contre notre pays. On ne
peut pas enterrer d’aussi
vieux contentieux, d’aussi
insolentes convoitises,
d’aussi tenaces aigreurs et
rancoeurs sous un tapis
d’ambiguïtés toutes fraîches.
Le
chef du Hezbollah triomphe
par
PIERRE VAUDAN, publié dans
le Temps le 17 juillet 2008
Hassan
Nasrallah capitalise les «victoires».
Toute la classe politique
libanaise a serré les
rangs. Décidément, ce mois
de juillet restera dans la mémoire
des vendeurs de drapeaux de
la banlieue sud de Beyrouth,
fief chiite du Hezbollah et
de son allié Amal. Après
avoir inondé le quartier de
fanions, banderoles et
affiches pour célébrer le
deuxième anniversaire de la
«victoire» de juillet 2006
contre l'«ennemi sioniste»,
c'est tout sourire qu'ils
poussaient à nouveau hier
leurs charrettes hérissées
cette fois de posters et étendards
à l'effigie des cinq
prisonniers libanais
attendus en héros ce
mercredi. «Après la libération
du Liban-Sud et la
victoire contre les armées
sionistes il y a deux ans,
notre chef Nasrallah fait
une fois de plus plier Israël,
proclame Fatima, le visage
cerclé d'un voile noir
endimanché de paillettes
colorées. Que l'un des
prisonniers libérés ait tué
une fillette de 4 ans à
coups de crosse ne jette
aucune ombre sur les réjouissances.
«C'est regrettable mais
c'est la guerre, justifie
Fatima. Savez-vous combien
de nos enfants Israël a tué
dans notre pays en 2006 ?»
L'heure est donc à la fête,
et à la fête seulement
dans cette banlieue sud
sinistrée où, plus que
nulle part ailleurs à
Beyrouth, les stigmates des
guerres successives sont
encore partout visibles.
Hier
pourtant, c'est comme un
seul homme que toute la
classe libanaise s'est déplacée
à l'aéroport pour
accueillir les héros du
jour. Le nouveau président,
Michel Sleiman, a prononcé
un vibrant discours en
l'honneur «des combattants,
des martyrs et des symboles
de la liberté». «Tout le
monde n'est peut-être pas
si enthousiaste que cela,
commente un diplomate européen.
Mais on ne pouvait pas
laisser le Hezbollah récolter
tous les fruits de l'événement.
Et puis nous sommes encore
dans l'esprit de l'Accord de
Doha, de la formation d'un
gouvernement d'union
nationale. Ne pas être là
aurait signifié se
marginaliser politiquement.»
En
position de force
Avec
ce nouveau coup d'éclat, le
Hezbollah consolide donc un
peu plus sa position sur l'échiquier
libanais. Les voix qui s'élevaient
avec fracas il y a quelques
semaines encore pour réclamer
le désarmement de la milice
se font de plus en plus
discrètes aujourd'hui. Même
une évacuation par Israël
des fermes de Chebaa, dernière
portion du Liban occupé par
l'Etat hébreu ne
signifierait pas forcément
son renoncement aux armes.
«Le Hezbollah a une fois de
plus démontré la légitimité
de son armement en suggérant
qu'avec Israël, seul le
langage de la force
fonctionne, analyse le
diplomate. Je crains qu'en
dehors d'un accord de paix
en bonne et due forme avec
l'Etat hébreu, le Hezbollah
ne désarmera pas.»
Relations
diplomatiques, processus de
paix, Chebaa, armes du
Hezbollah et détenus en
Syrie
Cinq
dossiers brûlants attendent
le sommet Sleiman-Assad
par
KHALIL FLEYHANE, publié
dans l'Orient-le Jour le 17
juillet 2008
Le
ministre syrien des Affaires
étrangères, Walid Moallem,
est attendu lundi prochain
au Liban où il doit
remettre au président de la
République, Michel Sleiman,
un message de son homologue
syrien, Bachar el-Assad, et
lui transmettre une
invitation à visiter Damas
pour y rencontrer M. Assad.
La date de cette rencontre
au sommet, la première
entre les deux hommes depuis
l’accession du général
Sleiman à la présidence,
n’est pas encore connue,
mais on apprend de bonne
source qu’elle serait
proche. Ce sommet revêt
naturellement une importance
unique dans la mesure où
l’on attend de lui qu’il
ouvre une nouvelle page dans
les relations
libano-syriennes qui
traversent une crise aiguë
depuis l’assassinat de
Rafic Hariri, en février
2005, et le retrait des
troupes syriennes du Liban,
en avril de la même année.
Cinq dossiers brûlants
domineront les discussions
entre les deux chefs d’État,
indique-t-on de sources bien
informées. Tout d’abord
l’établissement de
relations diplomatiques
formelles entre les deux
pays. Les deux hommes étudieront
le mécanisme qui devra être
adopté concrètement à cet
effet. On parle d’ores et
déjà d’une annonce
simultanée dans les deux
capitales qui suivrait un
accord bilatéral sur le
sort à réserver au Traité
de fraternité, de coopération
et de coordination, conclu
entre les deux pays en 1991.
Des amendements pourraient
être apportés à certains
articles de ce traité et il
est probable que le Conseil
supérieur syro-libanais,
qui avait été institué
par le traité, soit
purement et simplement aboli
ou remplacé par une
nouvelle instance. Certains
juristes considèrent en
effet que ce conseil,
d’une part, n’a jamais
servi à rien et, d’autre
part, qu’il ferait double
emploi en présence d’une
ambassade.
Le
deuxième sujet qui devra être
examiné par MM. Sleiman et
Assad est le processus de
paix. Le président Sleiman
est favorable à une reprise
des négociations avec Israël
sur la base de
l’initiative de paix arabe
adoptée lors du sommet
arabe de Beyrouth, en 2002.
Damas, de son côté, a déjà
repris ses pourparlers avec
l’État hébreu, qui se déroulent
actuellement de façon
indirecte par le biais du
gouvernement turc. Le troisième
dossier essentiel sera
l’application de la résolution
1701 et, en particulier, la
question des fermes de
Chebaa. Le sommet sera
l’occasion de savoir si la
Syrie va maintenir sa
position ambiguë à ce
sujet ou bien accepter de
procéder au tracé de cette
région pour en déterminer
officiellement la libanité,
comme le réclame Beyrouth.
Les deux hommes évoqueront
aussi la question des armes
du Hezbollah et le rôle que
la Syrie serait disposée à
jouer pour faciliter le
dialogue entre les diverses
parties libanaises au sujet
de la stratégie défensive.
Il sera aussi question des
armes des autres
organisations. Enfin, le
cinquième et dernier
dossier, l’un des plus pénibles
certainement, concerne les détenus
libanais en Syrie, un thème
que le président Sleiman a
déjà évoqué à Paris.
Jusqu’ici, Damas nie
officiellement la présence
de prisonniers ou de
disparus libanais en Syrie.
L’ordre du jour du sommet
pourrait également
comporter des discussions
sur la coordination bilatérale
en politique étrangère. Il
s’agirait de déterminer
s’il faudrait revenir ou
pas à ce qu’était cette
coordination avant le
retrait des troupes
syriennes du Liban.
Entre
Israël et le Hezbollah, un
échange mal partagé
par
DELPHINE METTHIEUSSENT et
ISABELLE DELLERBA, publié
dans Libération le 17
juillet 2008
Allégresse
contre tristesse : hier,
l’épilogue de la guerre
de 2006 entre Israël et le
Hezbollah au Liban a été vécu
différemment de part et
d’autre. Recueillement en
Israël, fête nationale au
Liban. L’échange, hier,
des restes de deux soldats
israéliens enlevés par le
Hezbollah en juillet 2006
contre cinq prisonniers
libanais et 200 dépouilles
de combattants arabes, a été
vécu de façon radicalement
différente dans les deux
pays.
En
Israël, toute la procédure
d’échange, opérée sous
l’égide du Comité
international de la
Croix-Rouge (CICR), a été
retransmise en direct à la
télévision. Les familles
des deux soldats attendaient
chez elles, à la maison,
entourées de proches,
voisins et inconnus, qui
avaient allumé des bougies.
Beaucoup ont éclaté en
sanglots à la vue des
cercueils. «C’était
horrible. J’ai demandé à
ce qu’on éteigne la télévision
car je ne voulais plus
regarder ça» , a affirmé
Zvi, le père d’Eldad
Regev, depuis sa maison de
Kiryat Motzkin. Malgré les
interrogations sur le prix
élevé payé par Israël
pour récupérer deux corps,
la grande majorité de
l’opinion se félicitait
que la règle d’airain de
l’armée israélienne - ne
jamais abandonner de soldat
à l’ennemi - ait été
respectée. Les célébrations
du retour au Liban de Samir
Kantar, le doyen des
prisonniers d’Israël, ont
suscité colère et
amertume. «Je constate
qu’au Liban, on célèbre
officiellement la victoire
pour accueillir Kantar, ce
meurtrier qui a fracassé à
coup de crosse le crâne
d’Einat, 4 ans, et n’a
jamais exprimé de regrets ,
s’est indigné Shimon Perès,
le président israélien. Où
est la victoire morale suprême?
Ici, avec les bougies du
souvenir, et non là-bas.
Honte au Liban.»
Samir
Kantar a été accueilli par
les autorités de l’Etat
libanais au complet - le
président, Sleiman, le
Premier ministre, Siniora, et
le président du Parlement,
Berri - et l’ensemble
de la classe politique à
l’aéroport de Beyrouth. Le
matin s’était tenue la
première réunion du nouveau
gouvernement et la journée, décrétée
fériée, a été présentée
par tous les médias comme un
symbole de l’«unité
nationale» retrouvée. Pour
le Hezbollah, cet échange est
une nouvelle victoire. Il a
accueilli les «héros» en
treillis avec tapis rouge,
cavaliers, etc. Le soir,
le parti de Dieu a organisé
un meeting géant dans la
banlieue sud de Beyrouth, et
son chef, Hassan Nasrallah,
est exceptionnellement sorti
de la clandestinité pour
accueillir Kantar et ses
compagnons. Ainsi trouve son
épilogue la guerre de l’été
2006, déclenchée par l’enlèvement
des soldats Regev et
Goldwasser.
Béatification
du frère Jacques Haddad à
Beyrouth
paru
dans La Croix le 22 juin 2008
Des
dizaines de milliers de
personnes ont assisté
dimanche 22 juin à la béatification
du frère Jacques Haddad,
capucin fondateur de l'Ordre
des Franciscaines de la Croix
du Liban, lors d'une cérémonie
dans le centre-ville de
Beyrouth. La célébration
eucharistique a été présidée
par le préfet de la congrégation
romaine des causes des
saints, le cardinal José
Saraiva Martins avec la
participation du patriarche
maronite, le cardinal
Nasrallah Sfeir. Evoquant la béatification
de Jacques Haddad, Benoît
XVI a exprimé dimanche, au
Vatican, à l'issue de la prière
de l'Angélus, ses "félicitations"
aux enfants spirituels du
religieux : "Je
souhaite de tout mon
coeur" que l'intercession
du frère capucin et des
autres saints libanais
"puisse permettre à ce
cher pays tourmenté et qui a
trop souffert, de progresser
finalement vers une paix
stable", a-t-il conclu.
"Nous
sommes là car le Liban est en
manque de tolérance"
Le
président libanais Michel
Sleiman, chrétien
maronite, le premier ministre
Fouad Siniora, musulman
sunnite et le président du
parlement, Nabih Berri,
chiite, étaient présents à
la cérémonie de béatification.
Une photo géante du
"bienheureux" a été
accrochée sur une plateforme
installée pour l'occasion.
Dans la foule, on brandissait
des drapeaux du Liban et du
Vatican, ainsi que des photos
de Jacques Haddad. "Nous
sommes là car le Liban est en
manque de tolérance, d'amour
et de foi. Dieu nous a envoyé
ce saint dans l'espoir que nos
leaders se réveillent et
cessent de se disputer",
affirme Hamid al-Chami, venu
avec une trentaine de membres
de sa famille dans un bus
depuis Byblos (38 km au nord
de Beyrouth). Il y a un mois,
un accord de paix a permis de
débloquer une longue crise
politique dans ce pays
multiconfessionnel qui avait dégénéré
en violents affrontements,
faisant 65 morts.
Trois
Libanais ont été canonisés
jusqu'à présent
Né
Khalil Haddad en 1875, il
entre dans l'Ordre des frères
mineurs capucins en 1893 pour
devenir le Frère Jacques de
Ghazir. Certains voient en lui
le saint Vincent de Paul du
Liban. Il est mort le 26 juin
1954. C'est Jean-Paul II qui,
en 1992 a signé le décret le
reconnaissant comme "vénérable"
en raison de ses vertus
humaines et chrétiennes. Benoît
XVI a reconnu officiellement
le 30 mai dernier le miracle
ouvrant la voie à sa béatification.
Trois Libanais ont été
canonisés jusqu'à présent :
saint Charbel Makhlouf
(1828-1898), sainte Rafqa
(1832-1914) et saint
Neemetallah Kassab Al-Hardini
(1808-1858).
Le
Rassemblement mondial de la
jeunesse maronite clôture ses
travaux
Plus
de 20.000 personnes assistent
à la messe dominicale présidée
par le patriarche Sfeir à
Sydney
par
HABIB CHLOUK,
publié dans l'Orient-le Jour
le 14 juillet 2008
Plus de
20.000 personnes ont assisté
hier à la messe présidée par
le patriarche maronite, le
cardinal Nasrallah Sfeir, dans
le stade de la ville de
Parramatta (près de Sydney),
qui peut accueillir 25.000
personnes. La cérémonie s'est
déroulée à l'occasion des
Journées mondiales de la
Jeunesse qui se tiennent à
Sydney du 15 au 20 juillet en présence
du pape Benoït XVI. Il
s’agit peut-être de la plus
grande messe maronite jamais
organisée dans un pays de l’émigration
et qui semblait s’inscrire
dans le prolongement de la cérémonie
de béatification du père
Jacques, le mois dernier. Un
tonnerre d’applaudissements,
qui a duré dix minutes, a
accueilli le patriarche au stade
où, en dépit de ses 88 ans,
Mgr Sfeir a grimpé à deux
reprises, seul, les marches
jusqu’à la tribune : la première
fois pour célébrer la messe et
la deuxième fois pour assister
à des spectacles en rapport
avec la communauté maronite. À
l’ouverture de la messe, l’évêque
maronite d’Australie, Mgr Aad
Abi Karam, a prononcé une
allocution dans laquelle il a
considéré comme « historique
» la visite du patriarche «
qui était présent pour
parrainer un événement mondial
sans précédent, à savoir, le
premier rassemblement mondial
de la jeunesse maronite qui a
mobilisé des jeunes des évêchés
maronites du monde entier ». «
Ils se sont retrouvés au cours
des trois derniers jours afin
d’échanger les accusations et
les soucis, et discuter du développement
de l’identité maronite, en
tentant de tracer une image de
ce que sera l’Église maronite
pour les générations futures,
dans son expansion horizontale,
dans les pays de l’émigration,
et verticale, dans son ancrage
historique et son aspiration à
de nouveaux horizons », a-t-il
ajouté.
Après
la lecture d’un passage de
l’Évangile, Mgr Sfeir a
prononcé l’homélie
dominicale qu’il a axée sur
le thème suivant :« Tout
royaume qui se divise est
condamné », tiré de l’Évangile
de Matthieu, avant de mettre
l’accent sur « l’entente,
la charité et la concorde qui
peuvent rassembler les gens ».Il
s’est ensuite exprimé en
anglais pour expliquer le sens
de la charité et féliciter les
émigrés libanais pour leurs réalisations,
avant de leur rendre hommage
parce qu’ils ont su préserver
les traditions et les valeurs de
leurs ancêtres. Au terme de la
messe, la cérémonie de la
Journée maronite a été
inaugurée. Plusieurs émissions
et spectacles ont été présentés
pour l’occasion. La veille,
Mgr Sfeir avait été l’hôte
d’honneur de la réception
donnée par le consul libanais
à Sydney, Robert Naoum, en présence
de la ministre australienne
d’origine libanaise, Barbara
Perry, du sénateur Richard
Obeid et du député Jean Ajjaka,
également d’origine
libanaise. Dans le discours
qu’il a prononcé pour
l’occasion, le patriarche
n’a pas manqué d’exprimer
sa satisfaction face à la
formation du gouvernement
libanais. Il a souligné les
difficultés auxquelles le Liban
est aujourd’hui confronté, précisant
que des obstacles se posent
devant les tentatives de
redressement du pays, se disant
persuadé qu’ils seront
surmontés.
Le
communiqué final souligne,
entre autres, que « la préservation
de l’identité maronite
collective est un des problèmes
actuels auxquels l’Église
doit faire face avec courage ».
« Les réunions des trois
derniers jours ont également
montré que l’émigration
constitue une des caractéristiques
des maronites, mais la question
est de savoir comment en faire
un facteur positif, vecteur de
salut », poursuit le texte, en
relevant que les discussions ont
« mis en relief le danger de la
fonte des maronites dans des
sociétés matérielles de
consommation qui distraient les
jeunes et les empêchent d’expérimenter
une relation profonde avec le
Christ ». Le communiqué
propose ensuite la création
d’une commission patriarcale
épiscopale pour les jeunes
maronites et la poursuite de
l’étude relative à
l’identité maronite en
association avec l’Université
catholique de Sydney et le
Centre maronite des études, de
la documentation et des
recherches. Il appelle, enfin,
les évêchés maronites à établir
des commissions épiscopales de
jeunes pour permettre à ces
derniers de contribuer à
l’action de l’Église
maronite.
Les
festivals de l'été 2008 au
Liban
La
situation au Liban est pour la
première fois depuis quatre
ans très favorable au
tourisme et aux festivals en cet
été 2008, durant lequel un
nombre record de Libanais de l'étranger
et d'amis arabes, européens et
autres continuent d'affluer
depuis début juillet. Des
manifestations culturelles se déroulent
dans tout le pays, comme à
Byblos, Beiteddine et Baalbek,
dont les festivals sont de
renommée internationale, et qui
présentent cette année :
Festival
de Byblos : Patti
Smith (8 juillet), la "Nuit
Blanche 2008" (12 juillet),
Vaya Con Dios (17 et 18
juillet), Barbatuques (25 et 26
juillet), Chucho Valdés et
Michel Legrand (28 juillet), ainsi
que "The Return of the
Phoenix" de Oussama
Rahbani (du 19 au 24 août)
Festival
de Beiteddine :
Karima Skalli (12 juillet),
Branford Marsalis Jazz Quartet
(15 juillet), Gilberto Gil (19
juillet), Carlos Gardel Esquina
Tango Tour (du 23 au 25
juillet), Mika (27 juillet, en
partenariat avec le Festival de
Baalbek, au centre-ville de
Beyrouth), Kazem as-Saher (1er
août), Magida al-Roumi (9 août),
Matteo (12 août) et Nassib
Ahmadieh (12 août)
Festival
de Baalbek :
Mika
(27 juillet, en partenariat avec
le Festival de Beiteddine, au
centre-ville de Beyrouth),
Astrid Haddad (2 août), Hasmik
Papian (9 août), Tania Maria
Quartet (16 août), Warda
al-Jazayria (21 août) et Abdel
Rahman el-Bacha (23 août).

Frontière
de Naqoura, le 16 juillet
2008 : le retour de
résistants libanais et
palestiniens morts au
combat contre Israël

"
Nhar Bé Salleh ", -
" une journée dans un
panier ", ou " une
journée amusante ",
dans le quartier de
Gemmayzé à Beyrouth, le 13
juillet 2008
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