Un moment de pure magie avec Catherine Deneuve au
Liban
Prestigieux
dîner de gala à l’ « InterContinental
Phoenicia » de Beyrouth au profit
de l’association Skoun
par
CARLA HENOUD, publié dans l'Orient-le
Jour le 14 mai 2007
Samedi
12 mai au soir a eu lieu sans doute
« la » soirée de l’année,
organisée au profit de l’association
Skoun, qui se charge, depuis 2003, de la
prévention et du traitement de
l’addiction au Liban. De nombreux
ambassadeurs, à leur tête Bernard Émié,
et d’autres personnalités se sont
partagé la vedette avec la grande
Catherine Deneuve, au Liban depuis le 8
mai pour les besoins du tournage du
nouveau film de Joana Hadjithomas et
Khalil Joreige, Je veux voir.
"La production du film va profiter du
gala de Skoun pour tourner une scène du
court-métrage", a annoncé la
production. Et c’est ainsi avec
l’apparition de la reine Catherine
qu’a démarré un gala sans fausses
notes, auquel se sont joints la maison
Rabih Kayrouz, Nancy Ajram et plus de 400
invités.
Comme sur un plateau de cinéma
hollywoodien idéal où décor, acteurs,
figurants, sujet, image et son
s’accordent parfaitement et sans aucune
fausse note, le dîner de gala au profit
de l’association Skoun pour la prévention
et le traitement de l’addiction au Liban
a enveloppé la capitale, samedi soir,
d’un glamour qui lui va si bien.
L’apparition de Catherine Deneuve dans
le rôle principal, telle une étoile
filante dans le ciel nuageux de Beyrouth,
a insufflé à la soirée sa part de rêve.
Mêlée à un programme parfait, le défilé
de la collection printemps-été " En
attendant le printemps..." de la
maison Rabih Kayrouz, une prestation de la
chanteuse Nancy Ajram et une bonne cause,
cette soirée de gala ne pouvait qu’être
la soirée de l’année…
C’est une de ces nuits magiques qui fait
renaître le Liban de ses cendres
actuelles. Qui fait revivre la splendeur
passée, mise entre parenthèses par de
nombreux détracteurs. Qui fait penser et
croire que tout est possible. Et surtout
le bonheur. Dans le cadre immortel de
l’hôtel Phoenicia, autour de sa piscine
royale, plus de 400 personnes se sont réapproprié
la splendeur des années d’avant-
guerre. Robes longues et strass, élégance
et raffinement étaient au rendez-vous.
Et… la belle Catherine, au Liban depuis
quelques jours, pour participer au
tournage du film de Joana Hadjithomas et
Khalil Joreige Je veux voir. La
production a judicieusement profité du
gala pour tourner une scène du court-métrage
dans lequel "une femme très belle,
une icône mondiale, une grande actrice
viendrait au Liban".
Suspense et surprises
"Pour nous, cette femme, c’est
Catherine Deneuve. Elle sera présente au
gala uniquement pour les besoins du
tournage", a tenu à préciser le duo
Hadjithomas-Joreige. Soit… C’est déjà
un immense bonheur. Le plateau offert par
les organisateurs de la soirée est idéal
pour une rencontre avec la belle Deneuve.
Pas de parapluie de Cherbourg, ce soir, la
pluie de la veille s’est éclipsée
devant la beauté de la dame. A vingt
heures trente, " action !".
L’actrice, qui fait son entrée vêtue
d’une sublime robe du soir, sous l’œil
vigilant d’une foule impressionnée,
d’une caméra très mobile et de
photographes agglutinés autour d’elle,
est reçue par Sara Trad, directrice de
Skoun. Réalité et fiction s’emmêlent
un moment. La scène sera reprise quatre
fois.
Quatre fois, la Deneuve fera une
apparition magistrale puis ira
s’installer un moment à la table de
l’ambassadeur Émié, avant de disparaître
dans la nuit. La soirée de gala peut
continuer, avec un Ricardo Karam en maître
de cérémonie, qui n’a pas omis de
rendre un hommage appuyé à la regrettée
Alia el-Solh et à l’association Skoun,
qui œuvre depuis 2003, avec une équipe
de psychiatres et de psychologues, à prévenir
et traiter les dépendances aux drogues,
à l’alcool et au tabac. Pendant que se
fait sur grands écrans la projection de
deux documentaires truffés de témoignages,
un groupe de femmes s’agitent dans les
coulisses. Le défilé de la maison Rabih
Kayrouz, mis en scène par un
brillantissime Samer el-Ameen qui s’est
chargé de mettre en couleurs, saveur et
musique tout le dîner de gala, peut enfin
commencer.
Musique et tableaux
Autour de la piscine au bord de laquelle
quatre petits podiums ont été dressés,
quelques dames se sont improvisées
paparazzi d’un soir. Leurs filles font
partie du charmant casting du show. Après
le glamour, place à la mode. En attendant
le coup d’envoi, un homme fort élégant
arbore fièrement une chemise achetée le
matin même chez un grand couturier
italien et sur laquelle Catherine Deneuve
a apposé sa signature, « avec une
encre indélébile, précise-t-il. Elle
sera mise aux enchères au gala de Skoun
de l’an prochain ! » promet
l’admirateur encore en admiration,
brusquement interrompu par une première
chanson. Le bal des mannequins s’ouvre
avec l’apparition d’une femme en robe
blanche. Coquine, amusée, elle ira se
jeter à l’eau sous les applaudissements
d’un public ravi. Ainsi, durant un
moment de plaisir qui paraîtra trop
court, les tableaux vont s’enchaîner et
les robes se laisser découvrir, rythmés
par des musiques et des lumières qui
changent. Merci Skoun, merci Rabih, merci
Samer et merci Nancy Ajram, venue clore
cette belle soirée de gala en interprétant
trois de ses chansons dans une tonalité
juste. Celle de la gaieté.
"Le Liban, c’est ça !"
s’est alors écriée une cendrillon
d’un soir, au moment de partir, peu
avant minuit. De la générosité, du rêve,
du savoir-faire et du savoir-vivre. Et la
nostalgie d’un bonheur légitime.