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Un
long dimanche de fiançailles
à Paris pour l’Union
pour la Méditerranée
Liban
: le triomphe et
l'humiliation
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Le
président
syrien,
Bachar
el-Assad,
et le président
libanais,
Michel
Sleiman,
le 12
juillet 2008,
sur le
perron de
l'Elysée
à Paris,
où ils
ont été
reçus par
le président
Nicolas
Sarkozy
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Article
de STEPHANE BUSSARD, publié
dans le Temps L'image
n'est pas passée inaperçue.
Mercredi 16 juillet 2008, à l'aéroport
international Rafic Hariri de
Beyrouth, le président libanais
chrétien Michel Sleiman, le
premier ministre sunnite Fouad
Siniora et le président chiite
du parlement Nabih Berri ont reçu
en grande pompe les prisonniers
du Hezbollah libérés par Israël
en échange de la dépouille de
deux soldats israéliens enlevés
à la veille de la guerre du Liban,
en juillet 2006. Une manière de
sceller une union nationale
toute fraîche et de mettre un
point final au conflit qui avait
fait 1.300 morts du côté
libanais et 139 du côté israélien.
Cet événement a transcendé
les clivages politiques qui
avaient porté en mai dernier le
Pays du Cèdre au bord de la
guerre civile. Il intervient à
un moment où le Liban connaît
une période de stabilisation
presque inespérée. Ironie du
calendrier : la veille, le
nouveau gouvernement tenait sa
première séance. Pour le
Parti de Dieu né de l'invasion
israélienne de 1982, la
victoire est double. Malgré les
pressions américaines, le parti
de Hassan Nasrallah a conquis la
minorité de blocage à laquelle
il aspirait pour rallier le
gouvernement. De plus, en
obtenant de l'ennemi juré, Israël,
la libération de cinq
prisonniers, il accroît encore
sa légitimité de mouvement de
résistance. C'est là le piège.
Fort de son «triomphe», le
Hezbollah peut décider sa
pleine intégration dans la vie
politique libanaise. Mais il
peut aussi continuer à servir
de levier à ses mentors iranien
et syrien. Loin de se fondre
dans l'armée libanaise, le
Parti de Dieu s'est au contraire
considérablement réarmé
depuis la guerre de 2006. Pour
être viable à terme, l'Etat
libanais devra donc reconquérir
le contrôle de zones qu'il
avait jusqu'ici abandonnées au
Hezbollah.
Le
Liban apparaît dès lors comme
le point névralgique de
mouvements tectoniques majeurs
au Moyen-Orient. A Paris, au
Sommet sur la Méditerranée,
Bachar el-Assad a montré une
volonté de coopérer sur pied
d'égalité avec Beyrouth. Le président
syrien est aussi prêt à négocier
avec Israël, qui à son tour
n'exclut pas de négocier avec
le Hamas. Les Etats-Unis, qui
avaient préféré la
confrontation au dialogue avec
le Hezbollah, le Hamas, la Syrie
et l'Iran, font le constat de
leur échec au point d'envoyer,
samedi 19 juillet, un haut
responsable aux pourparlers de
Genève avec l'Iran. Quant à
Israël, fragilisé par un
pouvoir faible, il a accepté de
subir une humiliation en
trahissant un principe fondateur
selon lequel on ne libère pas
un terroriste. L'Etat hébreu a
probablement saisi qu'une
dynamique nouvelle était en
marche.
Bachar
el-Assad se résout à
dialoguer avec le Liban
par
GEORGES MALBRUNOT, publié
dans le Figaro le 13
juillet 2008
Le président
syrien reconnaît enfin la
souveraineté de son voisin,
mais ne s'engage sur aucun
calendrier pour l'ouverture
d'une ambassade à Beyrouth. Tout
sourire, Bachar el-Assad
s'engouffre dans la Peugeot 607
du président libanais
Michel Sleiman, qui attend
les deux hommes dans la cour
de l'Élysée. Même si le
drapeau frappé du Cèdre a
été retiré, le symbole
est fort. Quelques minutes
auparavant, le numéro un
syrien avait consenti à
rendre visite à son
homologue libanais au Ritz,
le palace parisien où réside
la délégation venue de
Beyrouth. Tout au long du
sommet de l'UPM, qui
marquait son grand retour
sur la scène
internationale, Assad a
multiplié les signes de sa
volonté de reconnaître
enfin la souveraineté du
Liban, un pays longtemps
considéré par Damas comme
son arrière-cour. Certes,
ce n'est pas le président
syrien qui annonça haut et
fort ce virage, mais Nicolas
Sarkozy. «C'est un progrès
historique que la volonté
du président Assad d'ouvrir
une représentation
diplomatique au Liban et que
le Liban ouvre une représentation
diplomatique en Syrie»,
s'est félicité le président
de la République, samedi,
lors d'une conférence de
presse avec ses homologues
syrien et libanais et l'émir
du Qatar, cheikh Hamad
al-Thani. Ce dernier
parraine les négociations
qui ont permis une sortie de
la crise au Liban.
Une
«feuille de route»
Depuis
l'indépendance des deux
pays dans les années 1940,
la Syrie a toujours refusé
de nommer un ambassadeur au
pays du Cèdre, où ses
troupes imposaient leur loi,
jusqu'à leur retrait forcé
au printemps 2005, après
l'assassinat de l'ancien
premier ministre Rafic
Hariri. «Dans un avenir très
proche, nous allons décider
des détails de cette décision»,
a confirmé Assad. Il ne
s'est toutefois pas engagé
sur un calendrier. Comme l'a
souligné Nicolas Sarkozy,
«des questions juridiques
doivent encore être réglées»
par les deux parties. Dès
dimanche, ces sujets ont été
au centre d'une nouvelle
rencontre entre les présidents
Assad et Sleiman, cette
fois-ci à l'hôtel parisien
du dirigeant syrien. Walid
Mouallem, le ministre syrien
des Affaires étrangères,
doit se rendre dans les
prochains jours à Beyrouth
pour inviter Michel Sleiman
à Damas. Vraisemblablement
sans le premier ministre
Fouad Siniora, qui
appartient à la majorité
pro-occidentale au Liban,
qui va faire les frais du
rapprochement franco-syrien.
À Damas, Syriens et Libanais
devraient convenir d'annuler
le traité de fraternité,
signé en 1991 entre les deux
pays, et décider du sort d'un
Haut Conseil syro-libanais,
qui date également de l'époque
où la Syrie dominait son
voisin. Au-delà, Syriens et
Libanais doivent établir «une
feuille de route» jusqu'à
l'ouverture formelle d'une
ambassade syrienne à
Beyrouth, et vice versa. Pour
quand ? «Dans deux ou
trois mois», prédisent les
plus optimistes. «La Syrie négociera
pied à pied tous les détails,
cela prendra du temps», rétorquent
d'autres, rappelant la vieille
tactique syrienne :
prendre sans rien céder.
Soutenu par la communauté
internationale, le Liban a des
exigences précises concernant
la démarcation de sa frontière
avec la Syrie et surtout son
contrôle pour empêcher que
les armes du Hezbollah
continuent de pénétrer à
partir du territoire syrien.
Le secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-moon, l'a rappelé
à Assad lors de leur
entretien, dimanche matin.
Mais avec un gouvernement
libanais qui ne lui est plus défavorable,
Damas dispose d'une marge de
manœuvre accrue. «Ce sont
les Syriens qui vont nommer le
prochain ambassadeur libanais
à Damas !», sourit un
diplomate.
«Un
dialogue franc et lucide»
Les Cassandre affirment qu'Assad
n'a fait qu'entériner les
progrès politiques à
Beyrouth. «Il a toujours dit
qu'une fois un gouvernement
d'union nationale formé au
Liban, la Syrie discuterait
alors de l'établissement de
liens diplomatiques avec
Beyrouth», observe un
journaliste syrien. D'où les
pressions exercées par la
France pour que ce cabinet
soit composé avant le sommet.
Paris entend maintenir la
pression. Bernard Kouchner va
se rendre à Damas en août. Début
septembre, c'est le président
Nicolas Sarkozy qui va
effectuer la première visite
officielle d'un chef d'État
français en Syrie depuis six
ans. Dans l'immédiat, Paris
va recevoir, les 21 et 22 juillet,
le vice-premier ministre
syrien Abdallah Dardari. Une
page nouvelle a été tournée
ce week-end. «Un dialogue
franc et loyal» a été
instauré avec Damas, a insisté
Nicolas Sarkozy. Vedette du
sommet, Bachar el-Assad est
sorti avec éclat de son
isolement, offrant à son hôte
le geste tant attendu à l'égard
du Liban. En retour, le
dirigeant syrien a demandé à
la France de coparrainer avec
les États-Unis, le moment
venu, des négociations
directes entre son pays et
Israël. La première phase du
pari du président Sarkozy a
été remplie.
Un
long dimanche de fiançailles
pour l’Union pour la Méditerranée
par
ANTOINE GUIRAL et JEAN
QUATREMER, publié dans Libération
le 14 juillet 2008
Un
grand tapis bleu, comme la Méditerranée
et Nicolas Sarkozy qui biche.
Sur le parvis du Grand Palais,
hier à Paris, le président
français accueille les uns
après les autres une
quarantaine de chefs d’Etat
et de gouvernement venus
participer au sommet de
lancement de l’Union pour la
Méditerranée (UPM). Tous les
pays de l’Union européenne
et du Sud de la mare
nostrum sont là, avec le
secrétaire général de
l’ONU, Ban Ki-moon, et les
«chefs» de l’UE. Le Libyen
Muammar al-Kadhafi n’a
finalement envoyé aucun représentant.
Le roi du Maroc s’est désisté
à la dernière minute. Autre
absent de marque, côté européen,
le Belge Yves Leterme qui
tente de sauver son
gouvernement. Si le chef de
l’Etat a échoué à faire
venir le Premier ministre
belge, il a en revanche réussi
l’exploit de réunir autour
d’une même table des frères
ennemis d’un tout autre
calibre : le Palestinien
Mahmoud Abbas, l’Israélien
Ehud Olmert, le Syrien Bachar
el-Assad, le Libanais Michel
Sleiman, l’Algérien
Abdelaziz Bouteflika, le
Tunisien Zine Ben Ali…
«Avenir»
Au terme d’un casse-tête
protocolaire, tous ont pris
place autour d’une même
table ronde sous la verrière
du Grand Palais. Pas simple.
A côté des deux coprésidents
de l’UPM (Nicolas Sarkozy
et l’Egyptien Hosni
Moubarak), chaque pays a été
placé par ordre alphabétique
de part et d’autre de la
table : à droite
l’Albanie, puis à gauche
l’Autriche, à droite
l’Algérie, puis à gauche
la Bosnie… Le but étant
d’éviter toute proximité
entre la Syrie et Israël :
de toute façon, les
dirigeants syrien et
palestinien se sont éclipsés
discrètement au moment où
Olmert prenait la parole.
Aucun incident cependant
lors de ce sommet balisé
qui a pour ambition de
relancer la coopération
entre l’UE et le pourtour
méditerranéen (débutée
en 1995 par le «processus
de Barcelone», déjà une
idée française). Aucune décision
concrète non plus, le
message étant la réunion
elle-même. Mais, au-delà
du décorum, des à-côtés
diplomatiques marqueront le
sommet : rencontre entre
Olmert et Abbas à l’Elysée,
bilatérale entre Sarkozy et
el-Assad… La limite de cet
exercice, qui s’est résumé
à trois heures de tour de
table, a été illustrée
par l’absence de toute
photo de famille. On n’en
est pas encore là.
Sarkozy
en a conscience. A
l’ouverture, il a déclaré
: «Pour que cet avenir
soit un avenir de paix, un
avenir de justice, un avenir
de progrès, il faudra que
chacun fasse un effort sur
lui-même comme les Européens
l’ont fait pour mettre un
terme à l’engrenage fatal
de la guerre et de la violence
[…] Nous réussirons
ensemble ou nous échouerons
ensemble.» Un haut
fonctionnaire de la Commission
européenne notait que cette réunion
lui «rappelait le
lancement de Barcelone, en 1995»
où tout le monde était aussi
là. «Mais, ensuite, plus
personne n’est venu et le
processus s’est
politiquement ensablé»,
même si les projets de développement
ont continué à être financés
par l’UE. «Si les Européens
envoient au prochain sommet de
simples hauts fonctionnaires,
l’Union pour la Méditerranée
connaîtra le même destin que
Barcelone.» Pour
l’heure, avant même
d’entrer dans le concret
(projets ou gouvernance), les
chefs d’Etat et de
gouvernement ont négocié
pied à pied les termes
d’une déclaration commune
qui se veut très politique.
Points les plus sensibles,
sans surprise : le processus
de paix au Proche-Orient, le
nucléaire et son contrôle
dans la région, ainsi que la
condamnation du «terrorisme
sous toutes ses formes». Trois
points qui figurent bien dans
la déclaration finale. Aucun
de ces sujets n’a été
contourné ou passé sous
silence. La condamnation du
terrorisme sous toutes ses
formes est soulignée. De même
sur le nucléaire «les
parties s’emploient à établir
au Proche-Orient, une zone
exempte d’armes de
destruction massive, nucléaires,
chimiques et biologiques, qui
soit dotée d’un système de
vérification mutuelle
efficace».
Pari
La déclaration finale
apporte aussi son soutien au
processus de paix israélo-palestinien
et se félicite «des
pourparlers de paix
indirects sous les hospices
de la Turquie entre la Syrie
et Israël». De bon
augure pour l’UPM, qui
comme le souhaite Sarkozy,
peut devenir une enceinte où
se discuteront les questions
politiques déchirant le sud
de la Méditerranée et le
Proche-Orient. Le pari
n’est pas pour autant gagné,
beaucoup d’incertitudes
demeurant sur le plan
pratique. Ainsi, la
gouvernance de l’UPM n’a
pu être tranchée : elle
devra l’être en novembre
à Marseille, lors d’un
sommet ministériel. Sur la
coprésidence, ni le Nord ni
le Sud ne sont d’accord,
hormis sur la désignation
pour un premier mandat dont
la durée n’est pas précisée
de Sarkozy et de Moubarak.
La France continue à réclamer
une présidence d’une durée
de deux années, pendant que
les autres pays de l’UE
souhaitent qu’elle suive
le rythme des présidences
semestrielles tournantes de
l’UE. Au Sud, c’est
encore pire : ni la durée,
ni l’ordre de succession,
ni les conditions de désignation
ne font l’objet d’un
consensus. Même désaccord
sur le siège du secrétariat
général de l’UPM : si
l’idée de le situer dans
un pays du Maghreb a les
faveurs de Paris, les
rivalités entre la Tunisie,
l’Algérie et le Maroc
risquent de profiter à
Barcelone ou à…
Bruxelles.
Paris
ouvert
par ISSA GORAIEB, publié
dans l'Orient-le Jour le 15 juillet
2008
Peut-on
vraiment liquider, en
l’espace d’un week-end
euro-méditerranéen vécu au
pas de charge et qui a tourné
au happening, un rébus
historique aussi complexe que
la relation triangulaire
France-Liban-Syrie ? Bien sûr
que non. Mais si, pour toute
chose, il faut nécessairement
un début, c’est à sa juste
valeur - rien qu’un
premier pas, mais un bon pas
quand même - qu’il
convient d’évaluer
l’annonce faite à Paris
d’un prochain échange
d’ambassadeurs entre
Beyrouth et Damas. L’oeuvre
du temps, l’évolution des
idées, la greffe israélienne
et l’afflux de réfugiés
qu’elle a entraîné, le
choc des idéologies, mais
aussi les bouleversements démographiques,
les rééquilibrages
communautaires, les faits
accomplis qui se sont succédé
sur le terrain : avec tous ces
développements des dernières
décennies, on est bien loin
du contexte dans lequel la
puissance mandataire française
proclamait, en 1920, l’État
du Grand Liban. Ainsi, de là
où elle se posait en
protectrice des maronites,
la France
se veut désormais l’amie de
toutes les communautés
libanaises, de même qu’elle
revendique l’amitié de tous
les pays de la région. Et il
se trouve bien peu de Libanais
aujourd’hui pour réclamer
ouvertement, comme le firent
leurs aïeux, le rattachement
à
la Syrie
, encore qu’une vision
commune du Liban, de sa place
et de son rôle dans la région
reste plus que jamais hypothétique.
Reste
à savoir si
la Syrie
, qui s’est constamment
plainte d’avoir été
injustement amputée de sa province
libanaise, qui
a longtemps brandi le slogan
d’un seul peuple dans deux
États, a réellement changé.
Et si elle a changé d’assez
effective et perceptible manière
pour mériter tout ce flot de
médailles que le fonceur, le
briseur de tabous qu’est
Nicolas Sarkozy lui a généreusement
décernées. Généreusement,
avec prodigalité même, mais
non sans quelque gêne. La présence,
en effet, au premier rang de
la tribune officielle du 14
Juillet, du chef d’un régime
aussi notoirement répressif
que celui de Syrie a profondément
heurté les organisations de défense
des droits de l’homme, mais
aussi une armée française
qui a abondamment versé le
tribut du sang au Liban.
Incroyables de maladresse, à
cet égard, sont les précisions
qu’a cru bon de fournir une
source de l’Élysée en
soulignant que l’attentat du
Drakkar était imputable à
l’Iran, et non à
la Syrie
: cette dernière étant
(seulement ?) responsable, en
revanche, de l’assassinat de
l’ambassadeur Louis Delamare...
Pour
en revenir à la question des
rapports diplomatiques,
l’annonce de Paris, tenue
pour historique, n’entrera
effectivement dans
l’histoire que si elle est
assortie d’un changement
radical des mentalités, comme
des comportements. Car s’il
est vrai qu’on ne noue guère
de tels rapports avec une
entité qu’on ne reconnaît
pas, une telle procédure ne
met pas forcément un terme à
certaines espérances inavouées,
car inavouables. Que persiste
le flou, et une ambassade
syrienne à Beyrouth ne serait
rien d’autre en définitive
qu’une vaste officine de moukhabarate
(renseignements) interférant
dans les moindres détails de
la vie publique comme du temps
de
la République
arabe unie (syro-égyptienne)
; une machine à subversion
fonctionnant confortablement
du plus près ; une base
d’opérations on ne peut
plus centrale jouissant, de
surcroît, de cette immunité
diplomatique qui est
l’aubaine des espions affublés
du titre d’attachés
culturels !
Comme
naguère pour Henri IV qui
s’était soumis à la
contrainte d’une messe, la
consécration de Paris aurait
bien valu de solides garanties
de la part d’une Syrie émergeant
victorieusement d’un long
isolement international : la
garantie que la frontière
avec le Liban commencera par
être délimitée avant que
d’être respectée, et que
cesseront à tout jamais les
infiltrations de combattants
et d’armements ; la garantie
que
la Syrie
cessera de s’ingérer dans
nos affaires domestiques ; la
garantie que
la Syrie
, si elle est bel et bien
incontournable dans la
recherche de la paix régionale,
n’aura plus à gérer à son
gré la paix civile au Liban ;
la garantie enfin et surtout
que l’ère des violences est
révolue, et cela quelque sévère
ou indulgente que puisse
s’avérer la justice
internationale saisie des
attentats criminels perpétrés
contre notre pays. On ne
peut pas enterrer d’aussi
vieux contentieux, d’aussi
insolentes convoitises,
d’aussi tenaces aigreurs et
rancoeurs sous un tapis
d’ambiguïtés toutes fraîches.
Le
chef du Hezbollah triomphe
par PIERRE VAUDAN, publié
dans le Temps le 17 juillet
2008
Hassan Nasrallah capitalise
les «victoires». Toute la
classe politique libanaise a
serré les rangs. Décidément,
ce mois de juillet restera
dans la mémoire des
vendeurs de drapeaux de la
banlieue sud de Beyrouth,
fief chiite du Hezbollah et
de son allié Amal. Après
avoir inondé le quartier de
fanions, banderoles et
affiches pour célébrer le
deuxième anniversaire de la
«victoire» de juillet 2006
contre l'«ennemi sioniste»,
c'est tout sourire qu'ils
poussaient à nouveau hier
leurs charrettes hérissées
cette fois de posters et étendards
à l'effigie des cinq
prisonniers libanais
attendus en héros ce
mercredi. «Après la libération
du Liban-Sud et la
victoire contre les armées
sionistes il y a deux ans,
notre chef Nasrallah fait
une fois de plus plier Israël,
proclame Fatima, le visage
cerclé d'un voile noir
endimanché de paillettes
colorées. Que l'un des
prisonniers libérés ait tué
une fillette de 4 ans à
coups de crosse ne jette
aucune ombre sur les réjouissances.
«C'est regrettable mais
c'est la guerre, justifie
Fatima. Savez-vous combien
de nos enfants Israël a tué
dans notre pays en 2006 ?»
L'heure est donc à la fête,
et à la fête seulement
dans cette banlieue sud
sinistrée où, plus que
nulle part ailleurs à
Beyrouth, les stigmates des
guerres successives sont
encore partout visibles.
Hier pourtant, c'est comme
un seul homme que toute la
classe libanaise s'est déplacée
à l'aéroport pour
accueillir les héros du
jour. Le nouveau président,
Michel Sleiman, a prononcé
un vibrant discours en
l'honneur «des combattants,
des martyrs et des symboles
de la liberté». «Tout le
monde n'est peut-être pas
si enthousiaste que cela,
commente un diplomate européen.
Mais on ne pouvait pas
laisser le Hezbollah récolter
tous les fruits de l'événement.
Et puis nous sommes encore
dans l'esprit de l'Accord de
Doha, de la formation d'un
gouvernement d'union
nationale. Ne pas être là
aurait signifié se
marginaliser politiquement.»
En position de force
Avec ce nouveau
coup d'éclat, le Hezbollah
consolide donc un peu plus
sa position sur l'échiquier
libanais. Les voix qui s'élevaient
avec fracas il y a quelques
semaines encore pour réclamer
le désarmement de la milice
se font de plus en plus
discrètes aujourd'hui. Même
une évacuation par Israël
des fermes de Chebaa, dernière
portion du Liban occupé par
l'Etat hébreu ne
signifierait pas forcément
son renoncement aux armes.
«Le Hezbollah a une fois de
plus démontré la légitimité
de son armement en suggérant
qu'avec Israël, seul le
langage de la force
fonctionne, analyse le
diplomate. Je crains qu'en
dehors d'un accord de paix
en bonne et due forme avec
l'Etat hébreu, le Hezbollah
ne désarmera pas.»
Relations
diplomatiques, processus de
paix, Chebaa, armes du
Hezbollah et détenus en
Syrie
Cinq
dossiers brûlants attendent
le sommet Sleiman-Assad
par
KHALIL FLEYHANE, publié
dans l'Orient-le Jour le 17
juillet 2008
Le ministre syrien des
Affaires étrangères, Walid
Moallem, est attendu lundi
prochain au Liban où il
doit remettre au président
de la République, Michel
Sleiman, un message de son
homologue syrien, Bachar
el-Assad, et lui transmettre
une invitation à visiter
Damas pour y rencontrer M.
Assad. La date de cette
rencontre au sommet, la
première entre les deux
hommes depuis l’accession
du général Sleiman à la
présidence, n’est pas
encore connue, mais on
apprend de bonne source
qu’elle serait proche. Ce
sommet revêt naturellement
une importance unique dans
la mesure où l’on attend
de lui qu’il ouvre une
nouvelle page dans les
relations libano-syriennes
qui traversent une crise
aiguë depuis l’assassinat
de Rafic Hariri, en février
2005, et le retrait des
troupes syriennes du Liban,
en avril de la même année.
Cinq dossiers brûlants
domineront les discussions
entre les deux chefs d’État,
indique-t-on de sources bien
informées. Tout d’abord
l’établissement de
relations diplomatiques
formelles entre les deux
pays. Les deux hommes étudieront
le mécanisme qui devra être
adopté concrètement à cet
effet. On parle d’ores et
déjà d’une annonce
simultanée dans les deux
capitales qui suivrait un
accord bilatéral sur le
sort à réserver au Traité
de fraternité, de coopération
et de coordination, conclu
entre les deux pays en 1991.
Des amendements pourraient
être apportés à certains
articles de ce traité et il
est probable que le Conseil
supérieur syro-libanais,
qui avait été institué
par le traité, soit
purement et simplement aboli
ou remplacé par une
nouvelle instance. Certains
juristes considèrent en
effet que ce conseil,
d’une part, n’a jamais
servi à rien et, d’autre
part, qu’il ferait double
emploi en présence d’une
ambassade.
Le deuxième sujet qui devra
être examiné par MM.
Sleiman et Assad est le
processus de paix. Le président
Sleiman est favorable à une
reprise des négociations
avec Israël sur la base de
l’initiative de paix arabe
adoptée lors du sommet
arabe de Beyrouth, en 2002.
Damas, de son côté, a déjà
repris ses pourparlers avec
l’État hébreu, qui se déroulent
actuellement de façon
indirecte par le biais du
gouvernement turc. Le troisième
dossier essentiel sera
l’application de la résolution
1701 et, en particulier, la
question des fermes de
Chebaa. Le sommet sera
l’occasion de savoir si la
Syrie va maintenir sa
position ambiguë à ce
sujet ou bien accepter de
procéder au tracé de cette
région pour en déterminer
officiellement la libanité,
comme le réclame Beyrouth.
Les deux hommes évoqueront
aussi la question des armes
du Hezbollah et le rôle que
la Syrie serait disposée à
jouer pour faciliter le
dialogue entre les diverses
parties libanaises au sujet
de la stratégie défensive.
Il sera aussi question des
armes des autres
organisations. Enfin, le
cinquième et dernier
dossier, l’un des plus pénibles
certainement, concerne les détenus
libanais en Syrie, un thème
que le président Sleiman a
déjà évoqué à Paris.
Jusqu’ici, Damas nie
officiellement la présence
de prisonniers ou de
disparus libanais en Syrie.
L’ordre du jour du sommet
pourrait également
comporter des discussions
sur la coordination bilatérale
en politique étrangère. Il
s’agirait de déterminer
s’il faudrait revenir ou
pas à ce qu’était cette
coordination avant le
retrait des troupes
syriennes du Liban.
Entre
Israël et le Hezbollah, un échange
mal partagé
par DELPHINE
METTHIEUSSENT et ISABELLE
DELLERBA, publié dans Libération
le 17 juillet 2008
Allégresse
contre tristesse : hier,
l’épilogue de la guerre
de 2006 entre Israël et le
Hezbollah au Liban a été vécu
différemment de part et
d’autre. Recueillement en
Israël, fête nationale au
Liban. L’échange, hier,
des restes de deux soldats
israéliens enlevés par le
Hezbollah en juillet 2006
contre cinq prisonniers
libanais et 200 dépouilles
de combattants arabes, a été
vécu de façon radicalement
différente dans les deux
pays.
En
Israël, toute la procédure
d’échange, opérée sous
l’égide du Comité
international de la
Croix-Rouge (CICR), a été
retransmise en direct à la
télévision. Les familles
des deux soldats attendaient
chez elles, à la maison,
entourées de proches,
voisins et inconnus, qui
avaient allumé des bougies.
Beaucoup ont éclaté en
sanglots à la vue des
cercueils. «C’était
horrible. J’ai demandé à
ce qu’on éteigne la télévision
car je ne voulais plus
regarder ça» ,
a affirmé Zvi, le père
d’Eldad Regev, depuis sa
maison de Kiryat Motzkin.
Malgré les interrogations
sur le prix élevé payé
par Israël pour récupérer
deux corps, la grande
majorité de l’opinion se
félicitait que la règle
d’airain de l’armée
israélienne - ne
jamais abandonner de soldat
à l’ennemi - ait été
respectée. Les célébrations
du retour au Liban de Samir
Kantar, le doyen des
prisonniers d’Israël, ont
suscité colère et
amertume. «Je constate
qu’au Liban, on célèbre
officiellement la victoire
pour accueillir Kantar, ce
meurtrier qui a fracassé à
coup de crosse le crâne
d’Einat, 4 ans, et n’a
jamais exprimé de regrets , s’est indigné
Shimon Perès, le président
israélien. Où est la
victoire morale suprême?
Ici, avec les bougies du
souvenir, et non là-bas.
Honte au Liban.»
Samir
Kantar a été accueilli par
les autorités de l’Etat
libanais au complet - le
président, Sleiman, le
Premier ministre, Siniora, et
le président du Parlement,
Berri - et l’ensemble
de la classe politique à
l’aéroport de Beyrouth. Le
matin s’était tenue la
première réunion du nouveau
gouvernement et la journée, décrétée
fériée, a été présentée
par tous les médias comme un
symbole de l’«unité
nationale» retrouvée.
Pour le Hezbollah, cet échange
est une nouvelle victoire. Il
a accueilli les «héros» en
treillis avec tapis rouge,
cavaliers, etc. Le soir,
le parti de Dieu a organisé
un meeting géant dans la
banlieue sud de Beyrouth, et
son chef, Hassan Nasrallah,
est exceptionnellement sorti
de la clandestinité pour
accueillir Kantar et ses
compagnons. Ainsi trouve son
épilogue la guerre de l’été
2006, déclenchée par l’enlèvement
des soldats Regev et
Goldwasser.
Béatification
du frère Jacques Haddad à
Beyrouth
paru
dans La Croix le 22 juin 2008
Des
dizaines de milliers de
personnes ont assisté
dimanche 22 juin à la béatification
du frère Jacques Haddad,
capucin fondateur de l'Ordre
des Franciscaines de la Croix
du Liban, lors d'une cérémonie
dans le centre-ville de
Beyrouth. La célébration
eucharistique a été présidée
par le préfet de la congrégation
romaine des causes des
saints, le cardinal José
Saraiva Martins avec la
participation du patriarche
maronite, le cardinal
Nasrallah Sfeir. Evoquant la béatification
de Jacques Haddad, Benoît
XVI a exprimé dimanche, au
Vatican, à l'issue de la prière
de l'Angélus, ses "félicitations"
aux enfants spirituels du
religieux : "Je
souhaite de tout mon
coeur" que l'intercession
du frère capucin et des
autres saints libanais
"puisse permettre à ce
cher pays tourmenté et qui a
trop souffert, de progresser
finalement vers une paix
stable", a-t-il conclu.
"Nous sommes là
car le Liban est en manque
de tolérance"
Le président libanais
Michel Sleiman, chrétien
maronite, le premier
ministre Fouad Siniora,
musulman sunnite et le président
du parlement, Nabih Berri,
chiite, étaient présents
à la cérémonie de béatification.
Une photo géante du
"bienheureux" a été
accrochée sur une
plateforme installée pour
l'occasion. Dans la foule,
on brandissait des drapeaux
du Liban et du Vatican,
ainsi que des photos de
Jacques Haddad. "Nous
sommes là car le Liban est
en manque de tolérance,
d'amour et de foi. Dieu nous
a envoyé ce saint dans
l'espoir que nos leaders se
réveillent et cessent de se
disputer", affirme
Hamid al-Chami, venu avec
une trentaine de membres de
sa famille dans un bus
depuis Byblos (38 km au nord
de Beyrouth). Il y a un
mois, un accord de paix a
permis de débloquer une
longue crise politique dans
ce pays multiconfessionnel
qui avait dégénéré en
violents affrontements,
faisant 65 morts.
Trois Libanais ont
été canonisés jusqu'à présent
Né Khalil Haddad en 1875,
il entre dans l'Ordre des frères
mineurs capucins en 1893
pour devenir le Frère
Jacques de Ghazir. Certains
voient en lui le saint
Vincent de Paul du Liban. Il
est mort le 26 juin 1954.
C'est Jean-Paul II qui, en
1992 a signé le décret le
reconnaissant comme "vénérable"
en raison de ses vertus
humaines et chrétiennes.
Benoît XVI a reconnu
officiellement le 30 mai
dernier le miracle ouvrant
la voie à sa béatification.
Trois Libanais ont été
canonisés jusqu'à présent
: saint Charbel Makhlouf
(1828-1898), sainte Rafqa
(1832-1914) et saint
Neemetallah Kassab
Al-Hardini (1808-1858).
Le
Rassemblement mondial de la
jeunesse maronite clôture
ses travaux
Plus
de 20.000 personnes
assistent à la messe
dominicale présidée par le
patriarche Sfeir à Sydney
par HABIB CHLOUK, publié dans
l'Orient-le Jour le 14
juillet 2008
Plus de
20.000 personnes ont assisté
hier à la messe présidée
par le patriarche maronite,
le cardinal Nasrallah Sfeir,
dans le stade de la ville de
Parramatta (près de
Sydney), qui peut accueillir
25.000 personnes. La cérémonie
s'est déroulée à
l'occasion des Journées
mondiales de la Jeunesse qui
se tiennent à Sydney du 15
au 20 juillet en présence
du pape Benoït XVI. Il
s’agit peut-être de la
plus grande messe maronite
jamais organisée dans un
pays de l’émigration et
qui semblait s’inscrire
dans le prolongement de la cérémonie
de béatification du père
Jacques, le mois dernier. Un
tonnerre
d’applaudissements, qui a
duré dix minutes, a
accueilli le patriarche au
stade où, en dépit de ses
88 ans, Mgr Sfeir a grimpé
à deux reprises, seul, les
marches jusqu’à la
tribune : la première
fois pour célébrer la
messe et la deuxième fois
pour assister à des
spectacles en rapport avec
la communauté maronite. À
l’ouverture de la messe,
l’évêque maronite
d’Australie, Mgr Aad Abi
Karam, a prononcé une
allocution dans laquelle il
a considéré comme «
historique » la visite du
patriarche « qui était présent
pour parrainer un événement
mondial sans précédent, à
savoir, le premier
rassemblement mondial
de la jeunesse maronite qui
a mobilisé des jeunes des
évêchés maronites du
monde entier ». « Ils se
sont retrouvés au cours des
trois derniers jours afin
d’échanger les
accusations et les soucis,
et discuter du développement
de l’identité maronite,
en tentant de tracer une
image de ce que sera l’Église
maronite pour les générations
futures, dans son expansion
horizontale, dans les pays
de l’émigration, et
verticale, dans son ancrage
historique et son aspiration
à de nouveaux horizons »,
a-t-il ajouté.
Après
la lecture d’un passage de
l’Évangile, Mgr Sfeir a
prononcé l’homélie
dominicale qu’il a axée sur
le thème suivant :« Tout
royaume qui se divise est
condamné », tiré de l’Évangile
de Matthieu, avant de mettre
l’accent sur « l’entente,
la charité et la concorde qui
peuvent rassembler les gens ».Il
s’est ensuite exprimé en
anglais pour expliquer le sens
de la charité et féliciter
les émigrés libanais pour
leurs réalisations, avant de
leur rendre hommage parce
qu’ils ont su préserver les
traditions et les valeurs de
leurs ancêtres. Au terme de
la messe, la cérémonie de la
Journée maronite a été
inaugurée. Plusieurs émissions
et spectacles ont été présentés
pour l’occasion. La veille,
Mgr Sfeir avait été l’hôte
d’honneur de la réception
donnée par le consul libanais
à Sydney, Robert Naoum, en présence
de la ministre australienne
d’origine libanaise, Barbara
Perry, du sénateur Richard
Obeid et du député Jean
Ajjaka, également d’origine
libanaise. Dans le discours
qu’il a prononcé pour
l’occasion, le patriarche
n’a pas manqué d’exprimer
sa satisfaction face à la
formation du gouvernement
libanais. Il a souligné les
difficultés auxquelles le
Liban est aujourd’hui
confronté, précisant que des
obstacles se posent devant les
tentatives de redressement du
pays, se disant persuadé
qu’ils seront surmontés.
Le
communiqué final souligne,
entre autres, que « la préservation
de l’identité maronite
collective est un des problèmes
actuels auxquels l’Église
doit faire face avec courage
». « Les réunions des trois
derniers jours ont également
montré que l’émigration
constitue une des caractéristiques
des maronites, mais la
question est de savoir comment
en faire un facteur positif,
vecteur de salut », poursuit
le texte, en relevant que les
discussions ont « mis en
relief le danger de la fonte
des maronites dans des sociétés
matérielles de consommation
qui distraient les jeunes et
les empêchent d’expérimenter
une relation profonde avec le
Christ ». Le communiqué
propose ensuite la création
d’une commission patriarcale
épiscopale pour les jeunes
maronites et la poursuite de
l’étude relative à
l’identité maronite en
association avec l’Université
catholique de Sydney et le
Centre maronite des études,
de la documentation et des
recherches. Il appelle, enfin,
les évêchés maronites à établir
des commissions épiscopales
de jeunes pour permettre à
ces derniers de contribuer à
l’action de l’Église
maronite.
Les
festivals de l'été 2008 au
Liban
La
situation au Liban est pour la
première fois depuis quatre
ans très favorable au
tourisme et aux festivals en
cet été 2008, durant lequel un
nombre record de Libanais de
l'étranger et d'amis arabes,
européens et autres continuent
d'affluer depuis début
juillet. Des manifestations
culturelles se déroulent dans
tout le pays, comme à
Byblos, Beiteddine et Baalbek,
dont les festivals sont de
renommée internationale, et
qui présentent cette année :
Festival
de Byblos : Patti Smith (8
juillet), la "Nuit
Blanche 2008" (12
juillet), Vaya Con Dios (17 et
18 juillet), Barbatuques (25
et 26 juillet), Chucho Valdés et
Michel Legrand (28 juillet), ainsi
que "The Return of the
Phoenix" de Oussama
Rahbani (du 19 au 24 août)
Festival
de Beiteddine : Karima
Skalli (12 juillet), Branford
Marsalis Jazz Quartet (15
juillet), Gilberto Gil (19
juillet), Carlos Gardel
Esquina Tango Tour (du 23 au
25 juillet), Mika (27 juillet,
en partenariat avec le
Festival de Baalbek, au
centre-ville de Beyrouth),
Kazem as-Saher (1er août),
Magida al-Roumi (9 août),
Matteo (12 août) et Nassib
Ahmadieh (12 août)
Festival
de Baalbek :
Mika (27 juillet, en
partenariat avec le Festival
de Beiteddine, au
centre-ville de Beyrouth),
Astrid Haddad (2 août),
Hasmik Papian (9 août),
Tania Maria Quartet (16 août),
Warda al-Jazayria (21 août)
et Abdel Rahman
el-Bacha (23 août).

Frontière
de Naqoura, le 16 juillet
2008 : le retour de
résistants libanais et
palestiniens morts au
combat contre Israël

"
Nhar Bé Salleh ", -
" une journée dans un
panier ", ou " une
journée amusante ",
dans le quartier de
Gemmayzé à Beyrouth, le 13
juillet 2008
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