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>> FLASH >> ÉPUISÉS MAIS FIERS, LES SOLDATS ONT FAIT VIBRER LE COEUR DES LIBANAIS - Vendredi 28 septembre 2007

Reprise de la coopération académique entre le Brésil et le Liban

Le Liban poursuit son chemin vers l'inconnu
par NAJI FARAH
 

Sortie le 15 août 2007 du film "Caramel"de Nadine Labaki en France et au Liban

Il y a une semaine, en ce matin du vendredi 21 septembre 2007, nous descendons de la montagne libanaise sans les enfants, pour enterrer une fois de plus des citoyens libanais, nouvelles victimes de la folle guerre froide qui s’est installée dans le pays depuis octobre 2004, date du premier attentat contre une personnalité anti-syrienne après quatorze années de paix. La douceur de la lumière, qui couvre en ce début d’automne les jolis villages surplombant Beyrouth, contraste avec notre état d’âme. Antoine Ghanem, l’homme politique fidèle à son parti et à son pays, et ses compagnons Toni Daou et Nouhad Ghorayeb, et aussi Charles Chikhani, cadre de 28 ans de retour de Paris pour des vacances, et d’autres compatriotes, ont été fauchés dans l’attentat dévastant l’avant-veille dans l’après-midi le quartier de Sin-el-Fil, à l’entrée est de la capitale. Le répit accordé aux Libanais depuis le mois de juin est arrivé à terme, et la rentrée scolaire a brutalement été interrompue pour deux jours par cette reprise de la violence, avec comme toile de fond la rupture de l’unité des chrétiens garante de la souveraineté du Liban et le torpillage de la relance économique, à deux mois de l’échéance présidentielle. Depuis 1975, rien n’a vraiment changé, à part le renforcement de la coexistence islamo-chrétienne dans le pays, et la première victoire, fin août, de l’armée libanaise contre des activistes islamistes sévissant dans un camp palestinien, celui de Nahr-el-Bared, à Tripoli, dont les bases ont été détruites après trois mois d’âpres combats de rue causant la mort de près de 200 soldats. La guerre israélienne de l’été 2006 a provoqué un nouvel exode de milliers de jeunes, partis faire leur avenir dans les pays du Golfe et dans les continents de l’émigration libanaise. Le Liban demeure pris dans l’étau, entre le marteau israélien et l’enclume syrienne, avec d’un côté les Etats-Unis, l’Europe qui se communautarise et les pays arabes dépendants, et de l’autre l’Iran et la Russie qui poursuit son renforcement, seize années après le démantèlement de l’URSS. Ainsi, un émissaire soudanais de passage à Beyrouth, a affirmé il y a deux semaines :  "Le Liban est la boussole des développements régionaux".     

 

Interdiction de vivre au Liban ? Ces actes de violence découragent certes bon nombre de gens, mais quatre millions de Libanais demeurent dans le pays, soutenus par quinze millions de descendants de Libanais et un nombre incalculable d’amis du Liban à travers le monde. La vie continue au Liban, avec les fêtes, les mariages et les tracasseries quotidiennes, et pour se rendre compte du dynamisme de la population, de son accueil jovial et de sa diversité unique, rien ne vaut un petit voyage d’agrément à Beyrouth. A défaut de cela, et dans l’attente de circonstances meilleures, le film "Caramel" avec Nadine Labaki, qui a effectué le 15 août sa sortie internationale dans les salles de cinéma en France et au Liban, vous plongera bien agréablement dans la vie libanaise.

 


 

"Caramel", avis de Françaises et de Français

 

L'histoire : A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré et sensuel où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient. Layale aime Rabih, mais Rabih est marié. Nisrine est musulmane et son mariage prochain pose problème : elle n'est plus vierge. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes et vit au rythme des visites d'une belle cliente aux cheveux longs. Jamale refuse de vieillir. Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée. Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées, entre coupes de cheveux et épilation au caramel.

 

Comédie dramatique de Nadine Labaki (France/Liban)
avec Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, Joanna Moukarzel
Scénario : Nadine Labaki, Jihad Hojeily, Rodney Al Haddad
Durée : 1h36
Distribution : Bac Films
Sortie le 15 août 2007

 

Secrets de femmes au Liban

 

par SOPHIE LATIL, publié dans le Figaro le 22 mai 2007

 

Aujourd'hui, le Liban apparaît comme un exemple d'émancipation de la femme dans cette partie du monde. A 33 ans, la réalisatrice, Nadine Labaki, pourrait en être un symbole. Dans Caramel, son premier long-métrage, elle tente de faire comprendre que si les choses ont évolué, la femme souffre encore terriblement de l'hypocrisie du système traditionnel oriental face au modernisme occidental : "Je suis libre et je fais ce que je veux, mais je suis en permanence prise par les remords et les regrets. Chez nous, nous sommes toutes minées par la culpabilité."

 

Cinq femmes d'âges différents se croisent ainsi régulièrement dans un institut de beauté. Un lieu où elles se sentent protégées et qui leur permet de livrer leurs peurs, leurs projets, leurs interrogations. Layale a une relation avec un homme marié. Nisrine, musulmane, n'est plus vierge et doit se marier prochainement. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes. Jamale refuse de vieillir. Rose, chrétienne, tombe amoureuse à 65 ans. "Tous ces sujets sont tabous. D'une manière ou d'une autre, on parvient cahin-caha à surmonter les situations." Les thèmes traités sont graves et la comédie légère : "Les Libanais tournent tout en dérision, c'est une nécessité pour oublier la peine, la guerre." Justement, cette guerre qu'elle a connue enfant, elle a choisi de ne pas en parler. "Je voulais raconter un Liban différent, qui existe et qui avance. Je venais de terminer le tournage quand la guerre a éclaté l'été dernier. J'ai alors été prise par une culpabilité très forte. Et puis je me suis dit que ce film était ma révolte à moi, mon engagement."

 
Nadine Labaki : "Les Libanais tournent tout en dérision,

c'est une nécessité pour oublier la guerre"

 

Propos recueillis sur maville.com dans les régions de Cannes et d'Angers à la sortie du film

 

"Bon comme le caramel au beurre salé"
Un très très beau film plein de sensualité et d'amour de la vie. Malgré la guerre, malgré la lourdeur des traditions. Que du bonheur !

 

"Du bon cinéma sain de corps et d'esprit"
Un film comme on aimerait en voir plus souvent : bien joué et qui montre les choses simples de ce petit microcosme. Bonne humeur mais aussi tristesse car souvent les deux sont mêlées dans la vie ! A aucun moment je me suis ennuyé en suivant le film. Les prises de vues sont très belles et poétiques. 

"Abstraction volontaire de la guerre..."
Pour nous Français, Liban = guerre. Et quelques spectateurs en voudront à la splendide Nadine Labaki d'escamoter ce point et d'inonder l'écran de sensualité (schocking !), voire d'un certain luxe de midinette. Or, elle a choisi de dépeindre un microcosme de survivants. C'est au contraire un hymne à profiter de ce dont on peut encore disposer en période troublée, ce qui se passe au Liban depuis des lustres et qui n'est pas prêt de s'arrêter... C'est "faire avec la douleur", créer un coin communautaire respirable. Personnellement, je suis sortie de ce ballet envoûtant émerveillée par ce regard, à la fois innocent et diablement culotté... Car, attention, cinéaste non seulement ravissante (toutes voiles dehors, elle a l'allure de ces magnifiques créatures habituellement voilées...) et en plus, elle "ruse" : ce caramel rappelant le miel si suave, est à double fonction, l'une qui adoucit, l'autre qui décape, le comble est qu'on en sorte sans égratignures, qu'on soit homme ou femme !

 

"Super"
Allez le voir, c'est super.

 

"Quel régal !"
Très beau film, plein de tendresse & d'humour. On en sort ému & heureux. Film intimiste qui mérite une grande place. Un régal...

 

"Un bonheur simple"
Des personnages tout-amour en quête d'amour. Une fable vivante et tendre.

 

"Une explosion de sensation, une petite douceur..."
Un film intime, d'une beauté simple, entre un rêve qui unit chaque humain et une réalité prenante, au fil des chants et des rires, parfois même des larmes chaudes... brûlantes comme ces femmes dont le destin semble lié par l'amitié et l'amour. Ce film suit le rythme de leur coeur, de leur vie, de leur peine. Leurs paroles sont enivrantes, elles amènent les rires dans la salle, elles, Lili, Rose, Rima et toutes celles qui font de nous des personnes à l'innocence révélée, je dirai même que dans mon cas la beauté brute de ce film m'a rendu la joie et le sourire... Les dialogues sont si nature, et le rendu dépourvu d'esthétisme rend le film touchant et original bien que sa simplicité puisse déplaire... mais l'important reste l'émotion, les rires et le bonheur que nous transmet ce beau film qu'est Caramel.

 

"Savoureux Caramel"
Il y a de l'universel féminin dans ce singulier portrait de groupe où se dessine le visage du Liban d'aujourd'hui. Entre traditions, assumées ou subies jusque dans la contrainte, et modernité, cinq femmes attachantes animent cette chronique souvent drôle, toujours savoureuse.

 

"Epoustouflant"
Un film remplit de Fraîcheur, de réalisme, d'humour, de tendresse. Touchant, à voir absolument pour s'imprégner du Beyrouth d'aujourd'hui où modernisme et tradition se croisent.

 

"Bouleversant !"
A voir absolument, un film plein d'humour et de sincérité dans une société où la femme porte encore lourdement le poids des traditions. Il s'agit de plusieurs expressions d'amour.

 

"Aussi délicieux que du caramel...!!!"
Quel plaisir et quelle douceur nous offre Nadine Labaki avec ce film. Celui-ci permet également de nous faire part de la condition de la femme libanaise et de nous montrer comment elles en jouent.

 

"Plaisir sucré"
Merveilleux moment plein de délicatesse, de charme et d'humour !! On en redemande et on veut absolument devenir cliente de cet institut de beauté "Si Belle".

 

"Simplicité et subtilité"
Avec simplicité et subtilité, nous sommes plongés dans le quotidien des femmes libanaises.... Sans images chocs, sans sexe.. mais subtilité des scènes quotidiennes,  merci.

 

"A Voir absolument"
Merveilleux, sublime. 

 

"Un régal"
Un ravissement avec toute la sensibilité des femmes mise en avant dans une vie simple mais tellement vraie. Grâce, élégance, bonheur et tristesse. Très émouvant.

 


 

Les commandos de l’armée acclamés à leur retour de Nahr el-Bared
Épuisés mais fiers, les soldats ont fait vibrer le cœur des Libanais

 

par JEANINE JALKH, publié dans l'Orient-le Jour le 5 septembre 2007 

 

On aurait dit que le Liban est condamné à l’alternance entre le deuil et la renaissance, entre la défaite et la victoire. A la manière d’une fatalité, les circonstances malheureuses viennent précéder presque inéluctablement une conclusion heureuse, comme pour rappeler aux Libanais que le pays du Cèdre ne peut succomber, même après les épreuves les plus dures. Hier, le tour était au triomphe majestueux de l’armée libanaise à Nahr el-Bared, survenu après trois mois de batailles infernales qui ont épuisé les soldats, sans pour autant miner leur moral. Une journée historique que les citoyens ont célébrée à l’unisson, après avoir ressorti de leurs placards les drapeaux libanais et partisans. Dans une liesse populaire qui rappelait drôlement, en apparence du moins, la révolution de l’indépendance du 14 Mars, les gens ont réinvesti les rues, se dirigeant vers les points de ralliement qui les menaient à l’autoroute principale où devaient défiler les héros d’une bataille qui aura trop duré. La victoire de l’armée devait d’autant plus être savourée par les soldats que les combats acharnés menés contre les miliciens de Fateh el-Islam leur ont coûté un lourd tribut en termes de tués et de blessés. Un prix que la troupe a tenu à rappeler hier lors d’une spectaculaire parade au cours de laquelle les photos des soldats tués figuraient en premier plan sur chaque véhicule du convoi. Quelques drapeaux libanais qui flottaient sur les chars encore poussiéreux portaient les marques de sang desséchées des blessés et des martyrs, histoire de rappeler l’ampleur des sacrifices.


Peu avant 14h, une cinquantaine de véhicules de l’armée ayant participé aux combats ont commencé à quitter les lieux. Des hommes, des femmes et des enfants brandissaient des drapeaux libanais et dansaient la traditionnelle dabké, tandis que des dizaines d’habitants de Nahr el-Bared, chassés par les combats, se joignaient aux célébrations, agitant des drapeaux palestiniens. "Je suis venu avec ma femme et mes enfants pour célébrer la victoire de l’armée", explique Abdel Nasser al-Dannoun, 55 ans. "Mon frère a participé aux combats et, Dieu merci, il est sain et sauf. Que les morts reposent en paix !" Les enfants et les jeunes filles montaient sur les chars pour embrasser les soldats, et les femmes leur distribuaient des friandises, des fleurs et de l’eau. Baignés par une pluie de riz, les soldats tiraient en l’air et dansaient sur leurs véhicules en brandissant leur fusil et en faisant le "V" de la victoire. Sur la place du Chirah, à Tripoli, les feux d’artifice ont commencé à fuser bien avant l’arrivée de la troupe et les chansons patriotiques ont donné le ton. Sous un soleil de plomb, les véhicules militaires ont commencé à avancer vers la place, où ils ont été acclamés par une foule en délire. Les larmes aux yeux, Houssam, dont les deux frères ont combattu dans les rangs de l’armée, ne peut s’empêcher de penser à ceux qui sont morts au champ d’honneur. "Je suis triste pour tous ceux qui ne sont plus là pour célébrer cette victoire avec nous. Ils sont tous mes frères", dit-il. Dévorant des yeux les forces spéciales hissées sur le dos des tanks, les plus jeunes rêvent de rejoindre les rangs de l’armée, dans l’espoir de pouvoir partager un jour un tel moment de gloire. "Je ne crois plus aux partis encore moins aux hommes politiques. Ce sont eux qui nous divisent", affirme Hassan, 20 ans, qui soutient que seule l’armée incarne désormais ses aspirations.

 

Parallèlement à leur allégeance haririenne, les Tripolitains ne peuvent s’empêcher de se laisser emporter par un sentiment patriotique, "qui est plus fort que tout", comme le souligne Ahmad, 19 ans, qui se plaint des rares photos de Rafic Hariri brandies ici et là. "L’hommage est aujourd’hui à la seule armée libanaise et à son chef ", dit-il. Dans la capitale du Nord, dont plusieurs martyrs de l’armée sont originaires, on reste convaincu que c’est la Syrie qui est derrière le phénomène de Fateh el-Islam. "Aujourd’hui, nous célébrons l’indépendance véritable du Liban, affirme Hassan. Le triomphe de l’armée n’est autre qu’une mise en échec du plan syrien exécuté par les islamistes de Nahr el-Bared", dit-il. À Qalamoun, où les premiers soldats ont été massacrés de manière lâche par les islamistes, l’accueil du convoi se voulait d’autant plus exceptionnel que la ville a perdu un de ses fils, Ramy Hamzé, assassiné avec ses trois autres compagnons d’armes. Survolant le convoi, les hélicoptères de l’armée ont participé à la fête à quelques mètres d’altitude, tout en gardant un œil vigilant sur le déroulement de la célébration. Dans les régions chrétiennes, le sentiment patriotique n’a pas réussi à faire fusionner les drapeaux partisans.

 

Mobilisés en rangs serrés de part et d’autre de l’autoroute, les partisans des FL et du CPL ont acclamé les soldats de l’armée avec autant de ferveur, dans un face-à-face qui n’a pas manqué d’inspirer certaines remarques : "Quel pays ! s’exclame un quadragénaire. Comment peut-on partager une joie commune en se haïssant d’un trottoir à l’autre ?"  A Jbeil, ville natale du général Michel Sleimane, des centaines de civils ont rendu un hommage au commandant en chef de l’armée, digne de la victoire que ses troupes ont marquée. Derrière un immense portrait du général bordant l’autoroute, les chants patriotiques fusaient à partir d’une tribune installée pour l’occasion. De Nahr el-Bared à Batroun, le convoi s’est arrêté près de 15 fois au moins, mettant plusieurs heures pour se frayer un chemin dans la foule. Épuisés mais heureux, et surtout fiers comme on ne peut l’être, les soldats auront réussi, outre leur victoire militaire, un exploit gigantesque : la réunification des Libanais sous les couleurs de l’armée.

 

Bain de foule le 4 septembre 2007 pour les héros de Nahr el-Bared : des jeunes filles

prennent d'assaut l'un des véhicules du convoi des forces spéciales

 


 

Reprise de la coopération académique entre le Brésil et le Liban

 

La coopération académique entre le Brésil et le Liban prend un nouvel essor, suite à la convention signée en février 2006 à Beyrouth entre le ministre libanais de l’Education, Khaled Kabbani, et son homologue brésilien, Fernando Haddad, d'origine libanaise. Six professeurs libanais ont ainsi participé, les 27 et 28 août derniers à l’université de Brasilia, au premier séminaire d’échanges académiques entre les deux pays, sur invitation du gouvernement brésilien, et poursuivent leurs réunions de préparation au Liban. L’ouverture du séminaire s’était déroulée en présence de M. Fernando Haddad, de la chargée d’affaires à l’ambassade du Liban, Joumana Khaddage, ainsi que du secrétaire des affaires politiques au ministère brésilien des Affaires étrangères, Roberto Jaguaribe. Ce dernier a souligné que "cet événement est historique, l’apport de l’éducation transcendant les sphères économiques et politiques et devenant une base de compréhension entre le Liban et le Brésil".

 

Les professeurs libanais ont tour à tour présenté leurs travaux en langues française, anglaise ou portugaise. M. Boutros Labaki (USJ) a ainsi parlé de "L’économie et le développement du Liban". M. Mounir Bashshour (AUB) a évoqué la "Structure des universités libanaises : enseignement et recherche". A son tour, M. Melhem Chaoul (UL) a développé "L’organisation politique, sociale et religieuse du Liban", et le père Karam Rizk (USEK) le "Système de l’enseignement supérieur". M. Emile Maakaroun (UL) a insisté sur "La présence du Liban dans le développement académique, humain et scientifique de la civilisation". Quant à M. Roberto Khatlab (LERC, NDU), il a évoqué "Les relations entre le Brésil et Liban : histoire, émigration, culture et économie". Cette nouvelle coopération ouvre des opportunités d’échanges avec des bourses d’études en graduation et postgraduation pour les étudiants des deux pays, financées par le gouvernement brésilien. M. Khatlab a également présenté le Rassemblement de la Jeunesse Libanaise - RJLiban et son nouveau conseil scientifique composé de professeurs d’université à travers le monde, dont le rôle consistera à favoriser les échanges universitaires au sein de la diaspora libanaise. Le deuxième séminaire libano-brésilien devrait se tenir au printemps 2008 à Beyrouth.

 
 

De gauche à droite : MM. Chaoul, Labaki, Khatlab, le ministre Haddad, Maakaroun, Rizk

 

 
La flambée du brut réjouit les pays exportateurs
 
par RAM ETWAREEA, publié dans le Temps le 20 septembre 2007
 

Le brut a dépassé les 82,50 dollars mercredi. Quand le dollar baisse, le prix du pétrole prend l'ascenseur. Pourquoi ? Y a-t-il une corrélation entre le cours du dollar et le prix du brut ? L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) manipule-t-elle l'offre à la baisse pour maintenir le prix du baril à un haut niveau compensant ainsi la baisse du dollar ? Ces questions se posent dans la mesure où la spirale haussière se maintient alors même que les spécialistes estiment que le marché est certes tendu, mais qu'il n'y a pas de pénurie de pétrole en vue. Pour Philippe Cordonier, porte-parole de l'Union pétrolière suisse, l'organisation faîtière des importateurs, il est évident que les pays producteurs sont perdants lorsque les prix du pétrole baissent. "Ainsi ils veulent maintenir à tout prix le niveau de leurs revenus, dit-il. Ils n'ont certainement pas les mêmes intérêts que les pays consommateurs, raison pour laquelle, ils refusent d'augmenter la production de façon décisive." Et d'ajouter : "Le cartel a compris que les pays importateurs intègrent facilement les augmentations." 

 

Une déclaration faite mercredi par le porte-parole du gouvernement iranien est arrivée à point nommé. "La discussion selon laquelle l'OPEP est un fournisseur et un régulateur de prix et qu'elle peut donc faire l'objet de pressions pour augmenter la production n'est pas acceptable. Nombre de pays de l'OPEP comptent sur les revenus du pétrole et la flambée des cours est une bonne chose pour ces pays", a-t-il déclaré à AFP. En toile de fond, les cours ont battu un nouveau record historique mercredi à New York, atteignant 82,51 dollars le baril après que le Département d'Etat américain à l'énergie a confirmé la baisse des stocks de brut. Selon l'agence, ils ont diminué de 3,8 millions de barils la semaine dernière alors que les analystes prévoyaient un recul de seulement 2 millions de barils. Par la suite, les cours se sont repliés, et le pétrole a clôturé à 81,93 dollars suite à l'annonce que les stocks américains d'essence avaient augmenté de 400.000 barils. Les analystes tablaient sur une baisse d'un million de barils. Un analyste estime que la tendance haussière devrait se maintenir cet hiver en raison de la forte hausse de l'huile de chauffage dans l'hémisphère Nord, mais aussi à cause de la forte volatilité du marché.

 

 
Le ministre des Affaires étrangères a eu des débats animés jeudi au Congrès américain lors de sa première visite officielle aux Etats-Unis
Kouchner chahuté à Washington
 
paru dans Libération le 21 septembre 2007
 

Bernard Kouchner, qui effectue une visite officielle aux Etats-Unis, a été chahuté hier au cours d'un discours devant le Center for strategic and international studies (CSIS). Le ministre a été brièvement interrompu par des activistes antiguerre. "Non à la guerre en Iran !", ont crié deux femmes appartenant à l’association "Codepink : des femmes pour la paix", avant d’être rapidement expulsées de la salle. "Bush + Kouchner = va-t-en guerre sans frontières", pouvait-on lire sur une banderole faisant allusion aux récentes déclarations du ministre français des Affaires étrangères sur l'éventualité d'une "guerre" avec l'Iran. "Il incite à la peur et nous n’avons pas besoin de voir la France suivre la politique étrangère de Bush", a déclaré à l’AFP Gaëlle Murphy, 53 ans. "Dimanche, Kouchner a dépassé Bush." 

 

Le chef de la diplomatie française a par ailleurs eu des échanges animés jeudi au Congrès américain avec des parlementaires sur les sanctions contre Téhéran. "Sur la moitié des sujets, nous n’étions pas d’accord, donc la tonalité c’est la franchise", a déclaré Kouchner à l’issue d’un entretien avec le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, le démocrate Tom Lantos. Celui-ci, qui a qualifié d’ "excellente" la rencontre en quittant la salle, a fait adopter en commission une proposition de loi qui envisage de pénaliser sur le territoire américain toute entreprise intervenant en Iran. La France est très présente en Iran dans des secteurs comme les hydrocarbures ou l’automobile et ces mêmes entreprises sont souvent également présentes aux Etats-Unis. "Nous n’étions pas d’accord pour renforcer un certain nombre de sanctions proposées et qu’il y ait des mesures contre les entreprises", a souligné Kouchner. Kouchner doit être reçu aujourd'hui à la Maison Blanche par le conseiller présidentiel à la Sécurité nationale, Stephen Hadley, avant de retrouver au département d’Etat son homologue Condoleezza Rice.

 

 
La France et la Russie
 
paru dans le Monde du 22 septembre 2007
 

Avant même la visite officielle que Nicolas Sarkozy doit faire à Moscou au mois d'octobre, un constat s'impose : les relations ont changé entre la France et la Russie. L'heure n'est plus à l'amitié, voire à la complicité, qui liait Jacques Chirac et Vladimir Poutine. Ce changement tient à deux facteurs. D'abord, la relève politique à Paris. Le nouveau président de la République n'a pas pour la Russie la fascination, mélange d'admiration et de crainte, de son prédécesseur. Avant son élection, il avait annoncé vouloir mettre la défense des droits de l'homme au coeur de sa politique étrangère. Il avait semblé tempérer son ardeur après sa première rencontre avec M. Poutine, au sommet du G8, mais, devant les ambassadeurs français réunis à Paris, il n'a pas hésité à parler de la "brutalité" de l'attitude russe, en particulier dans le domaine énergétique."

 

Avant d'arriver au Quai d'Orsay, Bernard Kouchner était connu pour ses positions critiques à l'égard du pouvoir poutinien. Il n'a pas changé depuis qu'il est ministre. Lors de son récent passage à Moscou, il a rendu visite au journal Novaïa Gazeta, où travaillait Anna Politkovskaïa, assassinée l'année dernière, et il a reçu publiquement les ONG qui sont dans le collimateur du Kremlin. M. Kouchner a beau donner du "mon ami Sergueï" à M. Lavrov, son collègue russe, ces gestes tranchent avec la volonté affichée jusqu'alors par la diplomatie française de ne pas peiner - on disait "humilier" - les autorités russes. Le second facteur est dû à la multiplication des divergences de fond. Sur le Kosovo, dont les Russes rejettent l'indépendance, sur l'Iran, contre lequel Moscou refuse d'imposer de nouvelles sanctions, et sur beaucoup d'autres sujets, les positions se sont éloignées. Les petites ouvertures tentées par Paris n'ont pas été payées de retour. Un général russe vient même de ressortir une vieille revendication du temps de la guerre froide : l'inclusion de la force de dissuasion française dans l'arsenal occidental, en cas de nouvelles négociations sur la limitation des armements.

 

Il est cependant un domaine où les positions françaises pourraient trouver quelque écho favorable à Moscou. Il s'agit de l'élargissement de l'OTAN. Les Américains font pression pour que, après les Baltes, d'autres Etats de l'ex-URSS soient acceptés dans l'organisation militaire atlantique, et en premier lieu la Géorgie. La Russie juge cette perspective inacceptable et elle peut compter sur les réticences de la France - entre autres - pour freiner le processus d'adhésion. C'est un des rares points où les intérêts de Paris et de Moscou paraissent aujourd'hui converger. M. Sarkozy devra donc montrer une grande habileté pour mener avec M. Poutine un dialogue sans concession. L'exemple d'Angela Merkel devrait l'encourager.

 


 

La présidence annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) échoit au Liban
 
paru dans l'Orient-le Jour le 19 septembre 2007
 

Le représentant du Liban au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), M. Mouin Hamzé, secrétaire général du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), a été élu hier à Vienne à la présidence annuelle de l’agence et a immédiatement inauguré sa 51e session, en présence de représentants de 144 pays. Le directeur général de l’agence, Mohammad el-Baradei, la ministre autrichienne des Affaires étrangères ainsi que le vice-président iranien, Reda Agha Zadeh, assistaient à la séance. La délégation libanaise comprenait également l’ambassadeur du Liban en Autriche et auprès de l’AIEA, M. Kozhaya Khoury, ainsi que M. Bilal Nsouli, directeur de la commission libanaise de l’énergie atomique-CNRS et le chargé d’affaires à Vienne, Bilal Kabalan. A l'ordre du jour de la session annuelle figurent des résolutions techniques et politiques, notamment une résolution relative à l’activité nucléaire israélienne. L’ambassadeur du Liban à Vienne, Kozhaya Khoury, a saisi l’occasion pour évoquer les difficultés rencontrées par le Liban pour reconstruire ce qu’Israël a détruit durant son agression de l’été 2006. Le diplomate a également réclamé qu’Israël s’engage explicitement à respecter les dispositions du traité de non-prolifération nucléaire.

 

 
Le prix Saint-Vincent de journalisme décerné à Mona Makki
 
paru dans l'Orient-le Jour le 28 septembre 2007

Mona Makki, rédactrice en chef du magazine Espace francophone (France 3), a reçu le prix Saint-Vincent de journalisme (décerné par la région de la Vallée d’Aoste), pour une émission du magazine Espace francophone, diffusée le 14 septembre sur France 3, et qui était consacrée au rôle assumé par le Lycée français de Habbouche-Nabatiyeh au Liban-Sud. C’est le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, qui a remis le prix à Mme Makki, lors d’une cérémonie organisée au palais du Quirinal à Rome. Le prix, destiné au journaliste auteur de la meilleure enquête en français, lui a été décerné avec la mention suivante : "Cet établissement de la Mission laïque française réunit dans une parfaite communion les enfants des différentes communautés vivant au Liban-Sud. Au milieu et en dépit des drames de la guerre, ces élèves, grâce à l’enseignement en langues arabe et française qui leur donne accès à une double culture, illustrent le vivant témoignage du Liban de demain : l’éducation, véritable passeport du dialogue des cultures."

 

 

Lever du soleil sur la plaine de la Békaa vu du sommet du Mont Hermon à 2830 m. Photo réalisée le 6 août 2007. Naji Farah

 
 

 

 

 

 

 

 

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