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FLASH >> ÉPUISÉS MAIS FIERS, LES SOLDATS
ONT FAIT VIBRER LE COEUR DES LIBANAIS -
Vendredi 28 septembre 2007
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Reprise
de la coopération académique
entre le Brésil et le
Liban
Le
Liban poursuit son
chemin vers l'inconnu
par NAJI FARAH
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Sortie
le 15 août
2007 du film
"Caramel"de
Nadine Labaki en
France et au
Liban
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Il y a
une semaine, en ce matin du
vendredi 21 septembre 2007, nous
descendons de la montagne
libanaise sans les enfants, pour
enterrer une fois de plus des
citoyens libanais, nouvelles
victimes de la folle guerre
froide qui s’est installée
dans le pays depuis octobre
2004, date du premier attentat
contre une personnalité
anti-syrienne après quatorze
années de paix. La douceur de
la lumière, qui couvre en ce début
d’automne les jolis villages
surplombant Beyrouth, contraste
avec notre état d’âme.
Antoine Ghanem, l’homme
politique fidèle à son parti
et à son pays, et ses
compagnons Toni Daou et Nouhad
Ghorayeb, et aussi Charles
Chikhani, cadre de 28 ans de
retour de Paris pour des
vacances, et d’autres
compatriotes, ont été fauchés
dans l’attentat dévastant
l’avant-veille dans l’après-midi
le quartier de Sin-el-Fil, à
l’entrée est de la capitale.
Le répit accordé aux Libanais
depuis le mois de juin est arrivé
à terme, et la rentrée
scolaire a brutalement été
interrompue pour deux jours par
cette reprise de la violence,
avec comme toile de fond la
rupture de l’unité des chrétiens
garante de la souveraineté du
Liban et le torpillage de la
relance économique, à deux
mois de l’échéance présidentielle.
Depuis 1975, rien n’a vraiment
changé, à part le renforcement
de la coexistence islamo-chrétienne
dans le pays, et la première
victoire, fin août, de l’armée
libanaise contre des activistes
islamistes sévissant dans un
camp palestinien, celui de
Nahr-el-Bared, à Tripoli, dont
les bases ont été détruites
après trois mois d’âpres
combats de rue causant la mort
de près de 200 soldats. La
guerre israélienne de l’été
2006 a
provoqué un nouvel exode de
milliers de jeunes, partis faire
leur avenir dans les pays du
Golfe et dans les continents de
l’émigration libanaise. Le
Liban demeure pris dans l’étau,
entre le marteau israélien et
l’enclume syrienne, avec
d’un côté les Etats-Unis,
l’Europe qui se communautarise
et les pays arabes dépendants,
et de l’autre l’Iran et
la Russie
qui poursuit son renforcement,
seize années après le démantèlement
de l’URSS. Ainsi, un
émissaire soudanais de
passage à Beyrouth, a
affirmé il y a deux semaines :
"Le Liban est la
boussole des développements régionaux".
Interdiction
de vivre au Liban ? Ces
actes de violence découragent
certes bon nombre de gens, mais
quatre millions de Libanais
demeurent dans le pays, soutenus
par quinze millions de
descendants de Libanais et un
nombre incalculable d’amis du
Liban à travers le monde. La
vie continue au Liban, avec les
fêtes, les mariages et les
tracasseries quotidiennes, et pour
se rendre compte du dynamisme de
la population, de son accueil
jovial et de sa diversité
unique, rien ne vaut un petit
voyage d’agrément à
Beyrouth. A défaut de cela, et
dans l’attente de
circonstances meilleures, le
film "Caramel"
avec Nadine Labaki, qui a
effectué le 15 août sa
sortie internationale dans les
salles de cinéma en France et
au Liban, vous plongera bien agréablement
dans la vie libanaise.
"Caramel",
avis de Françaises et de Français
L'histoire
: A Beyrouth, cinq
femmes se croisent régulièrement
dans un institut de beauté,
microcosme coloré et sensuel
où plusieurs générations se
rencontrent, se parlent et se
confient. Layale aime Rabih,
mais Rabih est marié. Nisrine
est musulmane et son mariage
prochain pose problème : elle
n'est plus vierge. Rima est
tourmentée par son attirance
pour les femmes et vit au
rythme des visites d'une belle
cliente aux cheveux longs.
Jamale refuse de vieillir.
Rose a sacrifié sa vie pour
s'occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe
et la maternité sont au coeur
de leurs conversations intimes
et libérées, entre coupes de
cheveux et épilation au
caramel.
Comédie
dramatique de Nadine Labaki
(France/Liban)
avec Nadine Labaki, Yasmine Al
Masri, Joanna Moukarzel
Scénario : Nadine Labaki,
Jihad Hojeily, Rodney Al
Haddad
Durée : 1h36
Distribution : Bac Films
Sortie le 15 août 2007
Secrets
de femmes au Liban
par
SOPHIE LATIL, publié dans le
Figaro le 22 mai 2007
Aujourd'hui,
le Liban apparaît comme un
exemple d'émancipation de la
femme dans cette partie du
monde. A 33 ans, la réalisatrice,
Nadine Labaki, pourrait en être
un symbole. Dans Caramel,
son premier long-métrage,
elle tente de faire comprendre
que si les choses ont évolué,
la femme souffre encore
terriblement de l'hypocrisie
du système traditionnel
oriental face au modernisme
occidental : "Je
suis libre et je fais ce que
je veux, mais je suis en
permanence prise par les
remords et les regrets. Chez
nous, nous sommes toutes minées
par la culpabilité."
Cinq femmes
d'âges différents se
croisent ainsi régulièrement
dans un institut de beauté.
Un lieu où elles se sentent
protégées et qui leur permet
de livrer leurs peurs, leurs
projets, leurs interrogations.
Layale a une relation avec un
homme marié. Nisrine,
musulmane, n'est plus vierge
et doit se marier
prochainement. Rima est
tourmentée par son attirance
pour les femmes. Jamale refuse
de vieillir. Rose,
chrétienne, tombe amoureuse
à 65 ans. "Tous ces
sujets sont tabous. D'une
manière ou d'une autre, on
parvient cahin-caha à
surmonter les
situations." Les thèmes
traités sont graves et la
comédie légère :
"Les Libanais tournent
tout en dérision, c'est une
nécessité pour oublier la
peine, la guerre."
Justement, cette guerre
qu'elle a connue enfant, elle
a choisi de ne pas en parler.
"Je voulais raconter un
Liban différent, qui existe
et qui avance. Je venais de
terminer le tournage quand la
guerre a éclaté l'été
dernier. J'ai alors été
prise par une culpabilité
très forte. Et puis je me
suis dit que ce film était ma
révolte à moi, mon
engagement."
Nadine
Labaki : "Les Libanais
tournent tout en dérision,
c'est
une nécessité pour oublier
la guerre"
Propos recueillis
sur maville.com dans
les régions de Cannes et
d'Angers à la sortie du film
"Bon
comme le caramel au beurre salé"
Un très très beau
film plein de sensualité et
d'amour de la vie. Malgré la
guerre, malgré la lourdeur
des traditions. Que du bonheur
!
"Du
bon cinéma sain de corps et
d'esprit"
Un film comme on
aimerait en voir plus souvent
: bien joué et qui montre les
choses simples de ce petit
microcosme. Bonne humeur mais
aussi tristesse car souvent
les deux sont mêlées dans la
vie ! A aucun moment je me
suis ennuyé en suivant le
film. Les prises de vues sont
très belles et poétiques.
"Abstraction
volontaire de la
guerre..."
Pour nous Français,
Liban = guerre. Et quelques
spectateurs en voudront à la
splendide Nadine Labaki
d'escamoter ce point et
d'inonder l'écran de
sensualité (schocking !),
voire d'un certain luxe de
midinette. Or, elle a choisi
de dépeindre un microcosme de
survivants. C'est au contraire
un hymne à profiter de ce
dont on peut encore disposer
en période troublée, ce qui
se passe au Liban depuis des
lustres et qui n'est pas prêt
de s'arrêter... C'est
"faire avec la
douleur", créer un coin
communautaire respirable.
Personnellement, je suis
sortie de ce ballet envoûtant
émerveillée par ce regard,
à la fois innocent et
diablement culotté... Car,
attention, cinéaste non
seulement ravissante (toutes
voiles dehors, elle a l'allure
de ces magnifiques créatures
habituellement voilées...) et
en plus, elle "ruse"
: ce caramel rappelant le miel
si suave, est à double
fonction, l'une qui adoucit,
l'autre qui décape, le comble
est qu'on en sorte sans égratignures,
qu'on soit homme ou femme !
"Super"
Allez le voir, c'est
super.
"Quel
régal !"
Très beau film,
plein de tendresse &
d'humour. On en sort ému
& heureux. Film intimiste
qui mérite une grande place.
Un régal...
"Un
bonheur simple"
Des personnages
tout-amour en quête d'amour.
Une fable vivante et tendre.
"Une
explosion de sensation, une
petite douceur..."
Un film intime, d'une
beauté simple, entre un rêve
qui unit chaque humain et une
réalité prenante, au
fil des chants et des rires,
parfois même des larmes
chaudes... brûlantes comme
ces femmes dont le destin
semble lié par l'amitié et
l'amour. Ce film suit le
rythme de leur coeur, de leur
vie, de leur peine. Leurs
paroles sont enivrantes, elles
amènent les rires dans la
salle, elles, Lili, Rose, Rima
et toutes celles qui font de
nous des personnes à
l'innocence révélée, je
dirai même que dans mon cas
la beauté brute de ce film
m'a rendu la joie et le
sourire... Les dialogues sont
si nature, et le rendu dépourvu
d'esthétisme rend le film
touchant et original bien que
sa simplicité puisse déplaire...
mais l'important reste l'émotion,
les rires et le bonheur que
nous transmet ce beau film
qu'est Caramel.
"Savoureux
Caramel"
Il y a de l'universel
féminin dans ce singulier
portrait de groupe où se
dessine le visage du Liban
d'aujourd'hui. Entre
traditions, assumées ou
subies jusque dans la
contrainte, et modernité,
cinq femmes attachantes
animent cette chronique
souvent drôle, toujours
savoureuse.
"Epoustouflant"
Un film remplit de
Fraîcheur, de réalisme,
d'humour, de tendresse.
Touchant, à voir absolument
pour s'imprégner du Beyrouth
d'aujourd'hui où modernisme
et tradition se croisent.
"Bouleversant
!"
A voir absolument, un
film plein d'humour et de sincérité
dans une société où la
femme porte encore lourdement
le poids des traditions. Il
s'agit de plusieurs
expressions d'amour.
"Aussi
délicieux que du
caramel...!!!"
Quel plaisir et
quelle douceur nous offre
Nadine Labaki avec ce film.
Celui-ci permet également de
nous faire part de la
condition de la femme
libanaise et de nous montrer
comment elles en jouent.
"Plaisir
sucré"
Merveilleux moment
plein de délicatesse, de
charme et d'humour !! On en
redemande et on veut
absolument devenir cliente de
cet institut de beauté
"Si Belle".
"Simplicité
et subtilité"
Avec simplicité et
subtilité, nous sommes plongés
dans le quotidien des femmes
libanaises.... Sans images
chocs, sans sexe.. mais
subtilité des scènes
quotidiennes, merci.
"A
Voir absolument"
Merveilleux, sublime.
"Un
régal"
Un ravissement avec
toute la sensibilité des
femmes mise en avant dans une
vie simple mais tellement
vraie. Grâce, élégance,
bonheur et tristesse. Très émouvant.
Les
commandos de l’armée
acclamés à leur retour de
Nahr el-Bared
Épuisés
mais fiers, les soldats ont
fait vibrer le cœur des
Libanais
par
JEANINE JALKH, publié dans
l'Orient-le Jour le 5
septembre 2007
On
aurait dit que le Liban est
condamné à l’alternance
entre le deuil et la
renaissance, entre la défaite
et la victoire. A la manière
d’une fatalité, les
circonstances malheureuses
viennent précéder presque inéluctablement
une conclusion heureuse, comme
pour rappeler aux Libanais que
le pays du Cèdre ne peut
succomber, même après les épreuves
les plus dures. Hier, le tour
était au triomphe majestueux
de l’armée libanaise à
Nahr el-Bared, survenu après
trois mois de batailles
infernales qui ont épuisé
les soldats, sans pour autant
miner leur moral. Une journée
historique que les citoyens
ont célébrée à
l’unisson, après avoir
ressorti de leurs placards les
drapeaux libanais et
partisans. Dans une liesse
populaire qui rappelait drôlement,
en apparence du moins, la révolution
de l’indépendance du 14
Mars, les gens ont réinvesti
les rues, se dirigeant vers
les points de ralliement qui
les menaient à l’autoroute
principale où devaient défiler
les héros d’une bataille
qui aura trop duré. La
victoire de l’armée devait
d’autant plus être savourée
par les soldats que les
combats acharnés menés
contre les miliciens de Fateh
el-Islam leur ont coûté un
lourd tribut en termes de tués
et de blessés. Un prix que la
troupe a tenu à rappeler hier
lors d’une spectaculaire
parade au cours de laquelle
les photos des soldats tués
figuraient en premier plan sur
chaque véhicule du convoi.
Quelques drapeaux libanais qui
flottaient sur les chars
encore poussiéreux portaient
les marques de sang desséchées
des blessés et des martyrs,
histoire de rappeler
l’ampleur des sacrifices.
Peu
avant 14h, une cinquantaine de
véhicules de l’armée ayant
participé aux combats ont
commencé à quitter les
lieux. Des hommes, des femmes
et des enfants brandissaient
des drapeaux libanais et
dansaient la traditionnelle
dabké, tandis que des
dizaines d’habitants de Nahr
el-Bared, chassés par les
combats, se joignaient aux célébrations,
agitant des drapeaux
palestiniens. "Je
suis venu avec ma femme et mes
enfants pour célébrer la
victoire de l’armée",
explique Abdel Nasser
al-Dannoun, 55 ans. "Mon
frère a participé aux
combats et, Dieu merci, il est
sain et sauf. Que les morts
reposent en paix !" Les
enfants et les jeunes filles
montaient sur les chars pour
embrasser les soldats, et les
femmes leur distribuaient des
friandises, des fleurs et de
l’eau. Baignés par une
pluie de riz, les soldats
tiraient en l’air et
dansaient sur leurs véhicules
en brandissant leur fusil et
en faisant le "V" de
la victoire. Sur la place du
Chirah, à Tripoli, les feux
d’artifice ont commencé à
fuser bien avant l’arrivée
de la troupe et les chansons
patriotiques ont donné le
ton. Sous un soleil de plomb,
les véhicules militaires ont
commencé à avancer vers la
place, où ils ont été
acclamés par une foule en délire.
Les larmes aux yeux, Houssam,
dont les deux frères ont
combattu dans les rangs de
l’armée, ne peut s’empêcher
de penser à ceux qui sont
morts au champ d’honneur.
"Je suis triste pour tous
ceux qui ne sont plus là pour
célébrer cette victoire avec
nous. Ils sont tous mes frères",
dit-il. Dévorant des yeux les
forces spéciales hissées sur
le dos des tanks, les plus
jeunes rêvent de rejoindre
les rangs de l’armée, dans
l’espoir de pouvoir partager
un jour un tel moment de
gloire. "Je ne crois plus
aux partis encore moins aux
hommes politiques. Ce sont eux
qui nous divisent",
affirme Hassan, 20 ans, qui
soutient que seule l’armée
incarne désormais ses
aspirations.
Parallèlement
à leur allégeance haririenne,
les Tripolitains ne peuvent
s’empêcher de se laisser
emporter par un sentiment
patriotique, "qui est
plus fort que tout",
comme le souligne Ahmad, 19
ans, qui se plaint des rares
photos de Rafic Hariri
brandies ici et là.
"L’hommage est
aujourd’hui à la seule armée
libanaise et à son chef
", dit-il. Dans la
capitale du Nord, dont
plusieurs martyrs de l’armée
sont originaires, on reste
convaincu que c’est la Syrie
qui est derrière le phénomène
de Fateh el-Islam. "Aujourd’hui,
nous célébrons l’indépendance
véritable du Liban, affirme
Hassan. Le triomphe de l’armée
n’est autre qu’une mise en
échec du plan syrien exécuté
par les islamistes de Nahr
el-Bared", dit-il. À
Qalamoun, où les premiers
soldats ont été massacrés
de manière lâche par les
islamistes, l’accueil du
convoi se voulait d’autant
plus exceptionnel que la ville
a perdu un de ses fils, Ramy
Hamzé, assassiné avec ses
trois autres compagnons
d’armes. Survolant le
convoi, les hélicoptères de
l’armée ont participé à
la fête à quelques mètres
d’altitude, tout en gardant
un œil vigilant sur le déroulement
de la célébration. Dans les
régions chrétiennes, le
sentiment patriotique n’a
pas réussi à faire fusionner
les drapeaux partisans.
Mobilisés
en rangs serrés de part et
d’autre de l’autoroute,
les partisans des FL et du CPL
ont acclamé les soldats de
l’armée avec autant de
ferveur, dans un face-à-face
qui n’a pas manqué
d’inspirer certaines
remarques : "Quel pays !
s’exclame un quadragénaire.
Comment peut-on partager une
joie commune en se haïssant
d’un trottoir à l’autre
?" A Jbeil,
ville natale du général
Michel Sleimane, des centaines
de civils ont rendu un hommage
au commandant en chef de
l’armée, digne de la
victoire que ses troupes ont
marquée. Derrière un immense
portrait du général bordant
l’autoroute, les chants
patriotiques fusaient à
partir d’une tribune installée
pour l’occasion. De Nahr
el-Bared à Batroun, le convoi
s’est arrêté près de 15
fois au moins, mettant
plusieurs heures pour se
frayer un chemin dans la
foule. Épuisés mais heureux,
et surtout fiers comme on ne
peut l’être, les soldats
auront réussi, outre leur
victoire militaire, un exploit
gigantesque : la réunification
des Libanais sous les couleurs
de l’armée.

Bain
de foule le 4 septembre 2007
pour les héros de Nahr
el-Bared : des jeunes filles
prennent
d'assaut l'un des véhicules
du convoi des forces spéciales
Reprise
de la coopération académique
entre le Brésil et le Liban
La
coopération académique entre
le Brésil et le Liban prend
un nouvel essor, suite à la
convention signée en février
2006 à Beyrouth entre le
ministre libanais de l’Education,
Khaled Kabbani, et son
homologue brésilien, Fernando
Haddad, d'origine libanaise.
Six professeurs libanais ont
ainsi participé, les 27 et 28
août derniers à
l’université de Brasilia,
au premier séminaire d’échanges
académiques entre les deux
pays, sur invitation du
gouvernement brésilien, et
poursuivent leurs réunions de
préparation au Liban.
L’ouverture du séminaire
s’était déroulée en présence
de M. Fernando Haddad, de la
chargée d’affaires à
l’ambassade du Liban,
Joumana Khaddage, ainsi que du
secrétaire des affaires
politiques au ministère brésilien
des Affaires étrangères,
Roberto Jaguaribe. Ce dernier
a souligné que "cet événement
est historique, l’apport de
l’éducation transcendant
les sphères économiques et
politiques et devenant une
base de compréhension entre
le Liban et le Brésil".
Les
professeurs libanais ont tour
à tour présenté leurs
travaux en langues française,
anglaise ou portugaise. M.
Boutros Labaki (USJ) a ainsi
parlé de "L’économie
et le développement du
Liban". M. Mounir
Bashshour (AUB) a évoqué la
"Structure des universités
libanaises : enseignement et
recherche". A son
tour, M. Melhem Chaoul (UL) a
développé
"L’organisation
politique, sociale et
religieuse du Liban", et
le père Karam Rizk (USEK) le
"Système de
l’enseignement supérieur".
M. Emile Maakaroun (UL) a
insisté sur "La présence
du Liban dans le développement
académique, humain et
scientifique de la
civilisation". Quant à
M. Roberto Khatlab (LERC, NDU),
il a évoqué "Les
relations entre le Brésil et
Liban : histoire, émigration,
culture et économie".
Cette nouvelle coopération
ouvre des opportunités d’échanges
avec des bourses d’études
en graduation et
postgraduation pour les étudiants
des deux pays, financées par
le gouvernement brésilien. M.
Khatlab a également présenté
le Rassemblement de la Jeunesse
Libanaise -
RJLiban et son nouveau conseil
scientifique composé de
professeurs d’université à
travers le monde, dont le rôle
consistera à favoriser les échanges
universitaires au sein de la
diaspora libanaise. Le deuxième
séminaire libano-brésilien
devrait se tenir au printemps
2008 à Beyrouth.

De
gauche à droite : MM.
Chaoul, Labaki, Khatlab, le
ministre Haddad, Maakaroun,
Rizk
La flambée du
brut réjouit les pays
exportateurs
par RAM ETWAREEA,
publié dans le Temps le
20 septembre 2007
Le
brut a dépassé les 82,50 dollars
mercredi. Quand le dollar
baisse, le prix du pétrole
prend l'ascenseur. Pourquoi
? Y a-t-il une corrélation
entre le cours du dollar et
le prix du brut ?
L'Organisation des pays
exportateurs de pétrole
(OPEP) manipule-t-elle
l'offre à la baisse pour
maintenir le prix du baril
à un haut niveau compensant
ainsi la baisse du dollar ?
Ces questions se posent dans
la mesure où la spirale
haussière se maintient
alors même que les spécialistes
estiment que le marché est
certes tendu, mais qu'il n'y
a pas de pénurie de pétrole
en vue. Pour Philippe
Cordonier, porte-parole de
l'Union pétrolière suisse,
l'organisation faîtière
des importateurs, il est évident
que les pays producteurs
sont perdants lorsque les
prix du pétrole baissent.
"Ainsi ils veulent
maintenir à tout prix le
niveau de leurs revenus,
dit-il. Ils n'ont
certainement pas les mêmes
intérêts que les pays
consommateurs, raison pour
laquelle, ils refusent
d'augmenter la production de
façon décisive." Et
d'ajouter : "Le cartel
a compris que les pays
importateurs intègrent
facilement les
augmentations."
Une déclaration faite
mercredi par le porte-parole
du gouvernement iranien est
arrivée à point nommé.
"La discussion selon
laquelle l'OPEP est un
fournisseur et un régulateur
de prix et qu'elle peut donc
faire l'objet de pressions
pour augmenter la production
n'est pas acceptable. Nombre
de pays de l'OPEP comptent
sur les revenus du pétrole
et la flambée des cours est
une bonne chose pour ces
pays", a-t-il déclaré
à AFP. En toile de fond,
les cours ont battu un
nouveau record historique
mercredi à New York,
atteignant 82,51 dollars
le baril après que le Département
d'Etat américain à l'énergie
a confirmé la baisse des
stocks de brut. Selon
l'agence, ils ont diminué
de 3,8 millions de
barils la semaine dernière
alors que les analystes prévoyaient
un recul de seulement 2 millions
de barils. Par la suite, les
cours se sont repliés, et
le pétrole a clôturé à
81,93 dollars suite à
l'annonce que les stocks américains
d'essence avaient augmenté
de 400.000 barils. Les
analystes tablaient sur une
baisse d'un million de
barils. Un analyste estime
que la tendance haussière
devrait se maintenir cet
hiver en raison de la forte
hausse de l'huile de
chauffage dans l'hémisphère
Nord, mais aussi à cause de
la forte volatilité du
marché.
Le
ministre des Affaires étrangères
a eu des débats animés
jeudi au Congrès américain
lors de sa première visite
officielle aux Etats-Unis
Kouchner
chahuté à Washington
paru
dans Libération le 21
septembre 2007
Bernard
Kouchner, qui effectue une
visite officielle aux
Etats-Unis, a été chahuté
hier au cours d'un discours
devant le Center for
strategic and international
studies (CSIS). Le ministre
a été brièvement
interrompu par des
activistes antiguerre.
"Non à la guerre en
Iran !", ont crié deux
femmes appartenant à
l’association "Codepink
: des femmes pour la
paix", avant d’être
rapidement expulsées de la
salle. "Bush + Kouchner
= va-t-en guerre sans frontières",
pouvait-on lire sur une
banderole faisant allusion
aux récentes déclarations
du ministre français des
Affaires étrangères sur l'éventualité
d'une "guerre"
avec l'Iran. "Il incite
à la peur et nous n’avons
pas besoin de voir la France
suivre la politique étrangère
de Bush", a déclaré
à l’AFP Gaëlle Murphy,
53 ans. "Dimanche,
Kouchner a dépassé
Bush."
Le chef de la diplomatie
française a par ailleurs eu
des échanges animés jeudi
au Congrès américain avec
des parlementaires sur les
sanctions contre Téhéran.
"Sur la moitié des
sujets, nous n’étions pas
d’accord, donc la tonalité
c’est la franchise",
a déclaré Kouchner à
l’issue d’un entretien
avec le président de la
commission des Affaires étrangères
de la Chambre des représentants,
le démocrate Tom Lantos.
Celui-ci, qui a qualifié
d’ "excellente"
la rencontre en quittant la
salle, a fait adopter en
commission une proposition
de loi qui envisage de pénaliser
sur le territoire américain
toute entreprise intervenant
en Iran. La France est très
présente en Iran dans des
secteurs comme les
hydrocarbures ou
l’automobile et ces mêmes
entreprises sont souvent également
présentes aux Etats-Unis.
"Nous n’étions
pas d’accord pour
renforcer un certain nombre
de sanctions proposées et
qu’il y ait des mesures
contre les
entreprises", a
souligné Kouchner. Kouchner
doit être reçu aujourd'hui
à la Maison Blanche par le
conseiller présidentiel à
la Sécurité nationale,
Stephen Hadley, avant de
retrouver au département
d’Etat son homologue
Condoleezza Rice.
La
France et la Russie
paru
dans le Monde du 22
septembre 2007
Avant même
la visite officielle que
Nicolas Sarkozy doit faire
à Moscou au mois d'octobre,
un constat s'impose : les
relations ont changé entre
la France et la Russie.
L'heure n'est plus à
l'amitié, voire à la
complicité, qui liait
Jacques Chirac et Vladimir
Poutine. Ce changement tient
à deux facteurs. D'abord,
la relève politique à
Paris. Le nouveau président
de la République n'a pas
pour la Russie la
fascination, mélange
d'admiration et de crainte,
de son prédécesseur. Avant
son élection, il avait
annoncé vouloir mettre la défense
des droits de l'homme au
coeur de sa politique étrangère.
Il avait semblé tempérer
son ardeur après sa première
rencontre avec M. Poutine,
au sommet du G8, mais,
devant les ambassadeurs français
réunis à Paris, il n'a pas
hésité à parler de la "brutalité"
de l'attitude russe, en
particulier dans le domaine
énergétique."
Avant
d'arriver au Quai d'Orsay,
Bernard Kouchner était connu
pour ses positions critiques
à l'égard du pouvoir
poutinien. Il n'a pas changé
depuis qu'il est ministre.
Lors de son récent passage à
Moscou, il a rendu visite au
journal Novaïa Gazeta,
où travaillait Anna
Politkovskaïa, assassinée
l'année dernière, et il a reçu
publiquement les ONG qui sont
dans le collimateur du
Kremlin. M. Kouchner a beau
donner du "mon ami
Sergueï" à M.
Lavrov, son collègue russe,
ces gestes tranchent avec la
volonté affichée jusqu'alors
par la diplomatie française
de ne pas peiner - on disait "humilier"
- les autorités russes. Le
second facteur est dû à la
multiplication des divergences
de fond. Sur le Kosovo, dont
les Russes rejettent l'indépendance,
sur l'Iran, contre lequel
Moscou refuse d'imposer de
nouvelles sanctions, et sur
beaucoup d'autres sujets, les
positions se sont éloignées.
Les petites ouvertures tentées
par Paris n'ont pas été payées
de retour. Un général russe
vient même de ressortir une
vieille revendication du temps
de la guerre froide :
l'inclusion de la force de
dissuasion française dans
l'arsenal occidental, en cas
de nouvelles négociations sur
la limitation des armements.
Il
est cependant un domaine où
les positions françaises
pourraient trouver quelque écho
favorable à Moscou. Il s'agit
de l'élargissement de l'OTAN.
Les Américains font pression
pour que, après les Baltes,
d'autres Etats de l'ex-URSS
soient acceptés dans
l'organisation militaire
atlantique, et en premier lieu
la Géorgie. La Russie juge
cette perspective inacceptable
et elle peut compter sur les réticences
de la France - entre autres -
pour freiner le processus
d'adhésion. C'est un des
rares points où les intérêts
de Paris et de Moscou
paraissent aujourd'hui
converger. M. Sarkozy devra
donc montrer une grande
habileté pour mener avec M.
Poutine un dialogue sans
concession. L'exemple d'Angela
Merkel devrait l'encourager.
La
présidence annuelle de
l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA)
échoit au Liban
paru
dans l'Orient-le Jour le 19
septembre 2007
Le représentant
du Liban au sein de
l’Agence internationale de
l’énergie atomique
(AIEA), M. Mouin Hamzé,
secrétaire général du
Conseil national de la
recherche scientifique
(CNRS), a été élu hier à
Vienne à la présidence
annuelle de l’agence et a
immédiatement inauguré sa
51e session, en présence de
représentants de 144 pays.
Le directeur général de
l’agence, Mohammad
el-Baradei, la ministre
autrichienne des Affaires étrangères
ainsi que le vice-président
iranien, Reda Agha Zadeh,
assistaient à la séance.
La délégation libanaise
comprenait également
l’ambassadeur du Liban en
Autriche et auprès de
l’AIEA, M. Kozhaya Khoury,
ainsi que M. Bilal Nsouli,
directeur de la commission
libanaise de l’énergie
atomique-CNRS et le chargé
d’affaires à Vienne,
Bilal Kabalan. A
l'ordre du jour de la
session annuelle figurent
des résolutions techniques
et politiques, notamment une
résolution relative à
l’activité nucléaire
israélienne.
L’ambassadeur du Liban à
Vienne, Kozhaya Khoury, a
saisi l’occasion pour évoquer
les difficultés rencontrées
par le Liban pour
reconstruire ce qu’Israël
a détruit durant son
agression de l’été 2006.
Le diplomate a également réclamé
qu’Israël s’engage
explicitement à respecter
les dispositions du traité
de non-prolifération nucléaire.
Le
prix Saint-Vincent de
journalisme décerné à
Mona Makki
paru
dans l'Orient-le Jour le 28
septembre 2007
Mona Makki, rédactrice en
chef du magazine Espace
francophone (France 3), a reçu
le prix Saint-Vincent de
journalisme (décerné par
la région de la Vallée
d’Aoste), pour une émission
du magazine Espace
francophone, diffusée le 14
septembre sur France 3, et
qui était consacrée au rôle
assumé par le Lycée français
de Habbouche-Nabatiyeh au
Liban-Sud. C’est le président
de la République italienne,
Giorgio Napolitano, qui a
remis le prix à Mme Makki,
lors d’une cérémonie
organisée au palais du
Quirinal à Rome. Le prix,
destiné au journaliste
auteur de la meilleure enquête
en français, lui a été décerné
avec la mention suivante : "Cet
établissement de la Mission
laïque française réunit
dans une parfaite communion
les enfants des différentes
communautés vivant au
Liban-Sud. Au milieu et en dépit
des drames de la guerre, ces
élèves, grâce à
l’enseignement en langues
arabe et française qui leur
donne accès à une double
culture, illustrent le
vivant témoignage du Liban
de demain : l’éducation,
véritable passeport du
dialogue des cultures."

Lever
du soleil sur la plaine de
la Békaa vu du sommet du
Mont Hermon à 2830 m. Photo réalisée
le 6 août 2007. Naji Farah
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Copyright 2007 RJLiban
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