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>> FLASH >> LES ÉGLISES FRANÇAISES APPELLENT À SOUTENIR LES ÉGLISES DU LIBAN - Samedi 7 avril 2007

Israël et l'Iran se partagent une impopularité maximale
La méfiance israélo-palestinienne mine le plan de paix de la Ligue arabe
par RENAUD GIRARD, publié dans le Figaro le 31 mars 2007
 

La visite de la délégation de la Conférence des Evêques de France au Liban a commencé le dimanche 4 mars 2007 à Tyr, à l'église Saint Thomas des grecs melkites catholiques. Le cardinal Jean-Pierre Ricard et Mgr Stanislas Lalanne (resp. président et secrétaire général de la CEF), accompagnés du nonce apostolique Mgr Luigi Gatti et des évêques Mgr Georges Bacaouni (grec catholique) et Mgr Chucrallah Hajj (maronite) se sont ensuite rendus avec un groupe de fidèles en procession dans le vieux quartier chrétien à l'église Notre-Dame de la Mer des maronites, où a été célébrée une grande messe en rite latin. A l'issue du déjeuner dans le port phénicien, la délégation a été reçue par l'évêque grec orthodoxe Mgr Elias Kfoury dans les salons de sa paroisse. Photo : Arrivée à l'église Saint Thomas à Tyr. Au premier plan, de gauche à droite : Mgr Jean Haddad (ancien évêque grec catholique), le cardinal Jean-Pierre Ricard, Mgr Georges Bacaouni. Au second plan, de gauche à droite : Mgr Stanislas Lalanne, Mgr Luigi Gatti, Mgr Chucrallah Hajj 

Pourquoi, près de soixante ans après la création de l'État d'Israël et sa reconnaissance par l'ONU, la résolution du conflit israélo-palestinien est-elle toujours dans une impasse ? Le dossier était à l'ordre du jour du sommet de la Ligue arabe, organisé à Riyad les 28 et 29 mars. Ayant constaté l'échec de la feuille de route (un plan de paix international datant de juillet 2002, fondé sur une recherche de solution par étapes, et parrainé par un Quartette composé des États-Unis, de la Russie, de l'Union européenne et de l'ONU), l'organisation panarabe a réitéré son propre plan de paix, qu'elle avait, à l'initiative de l'Arabie saoudite, adopté à l'unanimité à Beyrouth en mars 2002. Ce plan prévoit le « retrait total » des territoires arabes occupés par Israël lors de la guerre des Six Jours de 1967 (Golan syrien, Cisjordanie, Gaza), une « solution juste » au problème des réfugiés palestiniens, conforme à la résolution 194 de l'ONU, et l'acceptation d'un État palestinien indépendant et souverain sur les territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie, avec Jérusalem-Est pour capitale. En échange, la Ligue arabe promet un accord de paix avec Israël, assorti de relations diplomatiques et commerciales normales. Le gouvernement israélien, qui avait repoussé ce plan sans autre forme de procès en 2002, a accepté de le réexaminer, à condition qu'il ne constitue qu'une simple base à de futures négociations. Sur un autre plan, les responsables des Églises de France - www.cef.fr , de retour d'un voyage effectué au Liban au mois de mars, ont appelé à soutenir les Églises du Liban, dont les responsables se sont déclarés soucieux de faire baisser la tension interne entre les différents camps et de freiner l'hémorragie des jeunes chrétiens. Par ailleurs, l’ambassade d’Italie au Liban a signé mercredi 4 avril un accord avec l’Unicef section Liban, lui allouant plus de 2 millions d'euros afin de financer la campagne actuellement en cours pour reconstruire les écoles et les établissements de santé détruits par l’offensive israélienne de juillet-août derniers dans le sud du Liban. A Lille, sur invitation de l’ancien Premier ministre français et actuel président de la communauté urbaine de Lille, Pierre Mauroy, le ministre libanais des Travaux publics, Mohammad Safadi, a conclu jeudi 5 avril un nombre important de protocoles de coopération entre le nord de la France et le nord du Liban, sur le plan administratif local mais aussi au niveau des collectivités élues au niveau local. Enfin, un récent sondage publié par la BBC début mars a classé Israël (56%) et l’Iran (54%) comme les deux premiers pays vus à travers le monde ayant l’influence la plus négative, suivis de près par les États-Unis (51%) et la Corée du Nord (48%).

 

Sur le fond, les obstacles à une résolution du conflit israélo-palestinien ne sont pas aussi insurmontables qu'on pourrait le croire à première vue. Israël a déjà accepté le principe de la constitution d'un État palestinien indépendant sur une partie de la Palestine mandataire (ancienne région ottomane placée sous autorité britannique par la Société des Nations à l'issue de la Première Guerre mondiale, et que l'ONU avait, en 1947, partagée en un État juif et un État arabe). 

 

Reste le problème des frontières. Les pays arabes considèrent que leur proposition actuelle est suffisamment généreuse à l'égard d'Israël, dans la mesure où l'État palestinien projeté ne s'étendrait que sur 22 % du territoire de la Palestine mandataire. Le plan de partage de l'ONU de 1947 accordait aux Palestiniens un territoire représentant 42 % de la Palestine mandataire. Mais les États arabes ne le reconnurent pas et ils attaquèrent Israël le lendemain de sa déclaration d'indépendance, le 15 mai 1948, persuadés qu'ils allaient gagner la guerre rapidement et pouvoir ainsi se partager les dépouilles. La grande majorité des Palestiniens fuirent la nouvelle armée israélienne. Ils se réfugièrent au Liban, en Jordanie et dans la bande de Gaza, alors sous administration égyptienne. Israël en profita pour agrandir son territoire, derrière une Ligne verte (ligne de cessez-le-feu de 1949), englobant 78 % de la Palestine mandataire. Depuis la résolution 242 de l'ONU, adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU juste après la guerre de 1967, cette Ligne verte constitue la « frontière internationalement reconnue » d'Israël.

 

Mais l'État hébreu lui-même n'a jamais dit jusqu'à présent quelles étaient ses frontières définitives. Aujourd'hui, il ne veut pas renoncer à trois grands blocs de colonies établies au-delà de la Ligne verte, en Cisjordanie, sur les territoires occupés en 1967. Cependant, en janvier 2001, aux négociations de Taba, le gouvernement israélien avait accepté le principe d'un échange de territoires sur la base d'un km² contre un km². Au sommet de Riyad, la Ligue arabe n'a pas exclu l'hypothèse de « légers aménagements territoriaux ».

 

En ce qui concerne le retour des réfugiés palestiniens, Israël ne veut pas en entendre parler, car cela remettrait en cause le caractère juif de l'État. Cet obstacle est lui aussi surmontable, dans la mesure où des compensations financières, assorties d'un simple droit au retour dans le futur État palestinien des réfugiés de 1948 et de leurs descendants, constituent une solution que Yasser Arafat avait lui-même officieusement acceptée. Quant au partage de Jérusalem, il n'avait, lors des négociations israélo-palestiniennes de Taba, achoppé que sur la question d'une minuscule zone où s'enchevêtrent à la fois le lieu le plus saint du judaïsme (les restes du temple de Salomon) et le troisième lieu saint de l'islam (l'esplanade des Mosquées).


Les obstacles de forme sont en réalité aujourd'hui beaucoup plus importants que les obstacles de fond. Les Israéliens refusent absolument de dialoguer avec le nouveau gouvernement d'union palestinien (édifié grâce à l'intermédiation saoudienne), tant que le Hamas, sa composante islamiste, n'aura pas officiellement accepté les trois pré-conditions posées par le Quartette : reconnaissance du droit d'Israël à exister, acceptation des accords israélo-palestiniens déjà signés, renonciation à la violence. Les Américains se distinguent légèrement de leurs alliés israéliens en acceptant un dialogue « individuel » avec les ministres palestiniens modérés. La France va beaucoup plus loin, en prônant la reprise du dialogue européen avec le gouvernement palestinien.

 

Pourquoi l'État juif refuse-t-il obstinément de dialoguer avec le Hamas ? Les Israéliens ne veulent pas se laisser piéger par une stratégie du grignotage, où leurs adversaires exigeraient aujourd'hui le retour aux frontières de 1967, pour réclamer demain de nouvelles concessions territoriales ou constitutionnelles. L'impasse israélo-palestinienne actuelle est fille de la méfiance. Comme en affaires, aucune négociation n'est possible sans un minimum de confiance. Le sommet de Riyad a eu le mérite de relancer un cadre concret. Mais il manque encore l'essentiel : le retour à une confiance israélo-palestinienne réciproque, telle que celle qui prévalait à Oslo, il y a déjà quatorze ans.

 


 

Dans un message au lendemain d’une visite à Beyrouth
Les Églises françaises appellent à soutenir les Églises du Liban
 
paru dans l'Orient-le Jour le 19 mars 2007 
 

Les responsables des Églises de France appellent à soutenir les Églises du Liban, indique un communiqué de la Conférence des évêques de France. De retour du Liban, les coprésidents du CEF, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, le cardinal Jean-Pierre Ricard et Mgr Emmanuel, respectivement président de la Fédération protestante de France, de la Conférence des évêques de France et de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, ont en effet été invités au Quai d’Orsay pour faire part de leur analyse de la situation.


« Venus au Liban pour manifester la solidarité des Églises chrétiennes de France à l’égard des chrétiens du Liban, dans la crise politique grave que connaît ce pays, les trois coprésidents ont été frappés par l’inquiétude des responsables chrétiens quant à la situation du pays et des Églises, indique le communiqué. Comment faire baisser la tension entre les camps qui s’affrontent afin d’éviter une véritable guerre civile ? Comment faire en sorte de freiner l’hémorragie des chrétiens, mettant en cause à court terme l’existence même des Églises du Liban ? »


« Les trois coprésidents sont rentrés porteurs d’un message pour les chrétiens de France afin qu’ils soutiennent les Églises du Liban dans la prière, la solidarité active, les contacts et les visites dès que cela est possible », ajoute la même source. S’adressant aux autorités françaises, le communiqué précise : « Un message aussi pour le gouvernement français qui doit savoir que les Églises ont besoin d’être soutenues pour préserver l’équilibre multiconfessionnel au Liban, spécificité du Liban et garant de la paix au Moyen-Orient. »


Le communiqué conclut : « Les coprésidents du CEF ont aussi partagé avec les représentants des Églises qu’ils ont rencontrés leur conviction que les Églises ont un rôle à jouer dans la situation présente au Liban, en manifestant plus visiblement leur unité, au-delà des fractures politiques, en faisant entendre une voix commune, en offrant aux Libanais une vision commune pour l’avenir, qui permettrait aux chrétiens de garder confiance en cet avenir. »

 


 

Selon la BBC, la Corée du Nord et les États-Unis sont fort mal considérés eux aussi par les opinions publiques mondiales

Israël et l'Iran se partagent une impopularité maximale

 

par FRANCOIS HAUTER, publié dans le Figaro le 6 mars 2007 

 

« L'Axe du Mal » vaut-il « l'axe du Bien » ? Pour les opinions publiques mondiales, le bien et le mal ne sont pas où on les attend. Ainsi, un agresseur ou un État menaçant la paix mondiale en vaudrait un autre. Et les dirigeants « va-t-en-guerre » de Jérusalem ou de Washington ne seraient pas plus respectables que ceux de Téhéran ou de Pyongyang...  C'est ce que révèle un sondage réalisé auprès de 28 389 personnes, dans 28 pays (1) pour la BBC. Les sondés devaient donner leurs avis sur l'influence jouée par douze nations dans le monde (Grande-Bretagne, Canada, Chine, Corée du Nord, États-Unis, France, Inde, Iran, Israël, Japon, Russie, Venezuela).

 

Israël, selon les personnes interrogées, est le plus mal considéré des pays recensés, avec 56 % de réponses négatives contre seulement 17 % d'opinions positives. L'Iran n'est pas loin derrière (54 % d'avis négatifs, 18 % positifs). Quant aux États-Unis (51 % négatifs, 30 % positifs), ils sont plus mal jugés encore que la Corée du Nord (48 % négatifs, 19 % positifs) ! Les regards sur la Russie de Poutine sont majoritairement négatifs. A contrario, le Canada emmène le peloton des nations favorablement jugées par les opinions publiques dans ces 27 pays (53 % d'avis positifs, 14 % négatifs). Il est suivi par le Japon (54 % positifs, 20 % négatifs), l'Union européenne (53 % positifs), et la France (50 % positifs et 21 % négatifs). Notre pays se classe en tête du nombre des nations citées plus favorablement que négativement (25 pays sur 27). Le Japon et l'UE (24 sur 27) restent dans ce peloton de tête de la popularité.


« La force vue négativement »

Au piquet encore, Israël se distingue par le nombre des pays qui le jugent défavorablement (23 sur 27), suivi par l'Iran (21 pays sur 27), les États-Unis et la Corée du Nord, à égalité (20 pays sur 27). Le sondage a été réalisé par l'Institut GlobeSan et par le « Programme sur les attitudes en politique internationale » de l'université du Maryland, qui publie tous les six mois ce genre de sondage. Le directeur de ce programme, Steven Kull, estime « que les populations à travers le monde tendent à porter un regard négatif sur des pays dont le profil est marqué par l'usage ou la poursuite de la force. Cela inclut Israël et les États-Unis, qui ont récemment utilisé leurs armées, et la Corée du Nord et l'Iran, qui sont mal perçus car ils tentent de développer leurs armes nucléaires. Les pays qui entretiennent une relation plus pacifique avec le monde, comme le Japon, la France et l'UE, sont perçus favorablement ».  

 

(1) Le sondage a été réalisé en Argentine, en Autriche, au Brésil, au Canada, au Chili, en Chine, en Égypte, dans les Émirats arabes unis, aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Grèce, en Hongrie, en Inde, en Indonésie, en Italie, au Kenya, au Liban, au Mexique, au Nigeria, aux Philippines, en Pologne, au Portugal, en Russie, en Corée du Sud et en Turquie. Marge d'erreur : plus ou moins 3,1 à 4,9 %.

 


 

Le retour des chrétiens sur les chemins de croix

 

par PIERRE TANGUY, publié dans Ouest-France le 7 avril 2007 

 

A l'occasion du Vendredi saint, des milliers de chrétiens dans le monde ont participé au traditionnel chemin de croix. Dimanche, ils fêteront Pâques.

 

Par le chemin de croix, les chrétiens commémorent les étapes de la passion du Christ depuis son arrestation jusqu'à sa mort sur la croix en l'an 30. Selon la tradition, sa crucifixion a eu lieu sur la colline du Golgotha à Jérusalem. Les 14 stations du chemin de croix scandent cette montée au supplice du Christ après qu'il a été jugé et flagellé. Le Vendredi saint précède de quarante-huit heures la fête de Pâques, jour où les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.

 

À Jérusalem, des dizaines de milliers de pèlerins venus du monde entier ont défilé, hier, dans la Vieille ville de Jérusalem sur la Via dolorosa, le chemin que Jésus-Christ, d'après la tradition chrétienne, a emprunté en portant une croix sur l'épaule. Plus de 8.000 chrétiens palestiniens de Cisjordanie et 500 autres venus de Gaza avaient été autorisés à venir à Jérusalem pour cette célébration. Des centaines de policiers israéliens avaient été dépêchés en renfort dans la mesure où se déroulait, parallèlement, la pâque juive. 1.100 pèlerins étaient également venus d'Egypte, la plupart des coptes, malgré l'interdiction du pape Chenouda III, le pape de l'Eglise orthodoxe copte d'Egypte. Ce dernier est un farouche défenseur de la cause palestinienne et dénonce les déplacements en Israël.

 

A Rome, Benoît XVI a présidé, en soirée, le traditionnel chemin de croix au Colisée. Il s'agit d'un lieu choisi symboliquement, en souvenir des nombreux chrétiens martyrisés à cause de leur foi sous le règne des empereurs romains.

 

A Paris, pas moins de 18 chemins de croix se sont déroulés cette année. On n'en dénombrait qu'une dizaine il y a dix ans. Loin, en tout cas, le temps où l'un des rares chemins de croix de la Capitale conduisait le cardinal Lustiger (portant une croix) en direction de la basilique du Sacré-coeur de Montmartre. Hier après-midi, le chemin de croix le plus médiatique s'est déroulé sur les Champs-Elysées. Encadré par les chevaliers de l'ordre de Malte, il a rassemblée 5.000 personnes. L'archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois, se trouvait, lui, au traditionnel rassemblement de Montmartre. À Notre-Dame de Paris, le chemin de croix s'est déroulé à l'intérieur de la cathédrale où étaient exposées des « reliques de la Passion du Christ ». Ce regain d'expression de la foi sur la place publique marque, incontestablement, le retour en force d'un christianisme « identitaire » qui n'hésite plus à s'affirmer. À Paris, mais aussi à Lyon et dans plusieurs grandes villes françaises, le Vendredi saint n'est pas passé inaperçu.

 


 

L’Italie alloue 2,7 millions d’euros à l’Unicef pour réhabiliter les secteurs de la santé et de l’éducation dans le sud du Liban

 

paru dans l'Orient-le Jour le 5 avril 2007

 

L’ambassade d’Italie au Liban a signé hier un accord dans la matinée avec l’Unicef section Liban, accord tendant à financer la campagne actuellement en cours pour reconstruire les écoles ainsi que les établissements de santé détruits par l’offensive de juillet-août derniers dans le sud du Liban. L’ambassadeur d’Italie, Gabriele Checchia, et le représentant de l’Unicef au Liban, Roberto Laurenti, ont ainsi signé l’accord d’une valeur de 2,7 millions d’euros.


« Le gouvernement italien est fier de continuer à soutenir les efforts fournis par l’Unicef pour aider les enfants du Liban », a indiqué à cette occasion M. Checchia. « Les enfants sont ceux qui sont les plus affectés par le conflit et ces fonds leur sont destinés. Les secteurs de l’éducation et de la santé sont les deux domaines dans lesquels nous pouvons faire la différence pour les enfants et leurs familles afin de les aider à retrouver une vie normale. »

 

L’ambassadeur italien a rappelé à cet égard que le gouvernement italien a assuré dès la fin de la guerre les besoins de première nécessité et d’urgence. L’aide accordée hier à l’Unicef est la suite de ce processus de soutien. Concernant le domaine de la santé, une partie de la somme allouée servira à améliorer les besoins primaires en matière de santé, et à assister plus particulièrement les femmes et les enfants dans les régions affectées par la guerre et qui n’ont pas accès aux soins de base. Quelque 200 centres de vaccination vont ainsi être équipés dans les régions du sud du pays pour permettre la lutte contre les épidémies d’hépatite, rubéole et autres maladies infantiles contagieuses.

 

D’autre part, l’Unicef envisage de développer une politique nutritionnelle à l’échelle nationale ainsi que des campagnes sanitaires et d’hygiène qui seront organisées dans les écoles. Dans le secteur de l’éducation, il s’agit pour l’Unicef de mettre en place des activités parascolaires de loisirs tant pour les élèves que pour les parents et les communautés locales. Ce programme prévoit aussi une formation pour les enseignants et les administrateurs dans les écoles pour les aider à identifier et à soutenir les élèves en difficulté. Dans le domaine de l’éducation, il convient de souligner que l’Unicef travaillera en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et le ministère de l’Éducation.


À cet égard, Roberto Laurenti souligne que, pour restaurer « la santé physique et mentale, ainsi que le bien-être des enfants », il faut du temps. Car la santé ne peut être « reconstruite aussi rapidement que les ponts ». Et M. Laurenti d’observer que les conséquences de l’offensive de juillet ont eu des effets désastreux sur les secteurs de la santé et de l’éducation ; c’est pour cela que l’Unicef s’attelle à les réhabiliter et à les améliorer. M. Laurenti a rappelé que cela était désormais possible grâce à la « générosité du gouvernement italien ».

 


 

Mohammad Safadi à Lille pour signer des accords de coopération entre la capitale du nord de la France et le nord du Liban

 

paru dans l'Orient-le Jour le 6 avril 2007

 

Répondant à une invitation de l’ancien Premier ministre français et actuel président de la communauté urbaine de Lille - Lille métropole, Pierre Mauroy, le ministre libanais des Travaux publics, Mohammad Safadi, s’est rendu à Lille dans le nord de la France, hier. Sa rencontre avec M. Mauroy lui a permis de signer un nombre important de protocoles de coopération entre le nord de la France et le nord du Liban, sur le plan administratif local mais aussi au niveau des collectivités élues au niveau local. Une série de réunions entre Pierre Mauroy et Mohammad Safadi ont eu lieu, réunions durant lesquelles le ministre des Travaux publics a pu prendre connaissance du développement économique et social de la ville de Lille, qui avait par ailleurs connu un nombre non négligeable de difficultés socio-économiques pendant les années 80.


M. Mauroy a en outre affirmé qu’il était prêt à mettre en place des projets de développement avec le nord du Liban, en premier lieu avec la ville de Tripoli qui, par son emplacement géographique et son importance économique, est amenée à jouer un rôle comparable à celui de Lille. Sur le plan administratif, M. Mauroy a indiqué que la décentralisation administrative adoptée par la région lilloise a pu mettre en marche le développement dans la région. Pour M. Safadi, il a surtout été question d’exposer les difficultés auxquelles sont confrontés les villes du nord du Liban, en particulier, et le Liban en général. Il a mis en relief l’importance de la conférence de soutien au Liban qui a eu lieu à Paris (Paris III).


Sur le plan pratique, Lille s’est engagée à adhérer au programme des Nations unies pour le développement et à prendre les rênes de la commission internationale du programme Art-Gold Liban qui vise à réunir les efforts internationaux au bénéfice du Liban. Cette ville va donc coordonner les projets locaux avec le gouvernement libanais pour en garantir l’efficacité et le succès sur le terrain. À terme, le but est de parvenir à une étroite coopération entre les municipalités du nord du Liban et celles du nord de la France, la fondation Safadi jouant le rôle de coordinateur entre les municipalités des deux pays afin de mettre en place « une décentralisation administrative juste et équilibrée », selon les propres termes de M. Safadi, décentralisation qui a d’ailleurs été à l’origine du développement des régions en France.

 


 

Le président iranien annonce la libération des 15 marins britanniques détenus depuis le 23 mars

Téhéran dénoue la crise

 

publié par l'AFP le 5 avril 2007

 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a offert hier au peuple britannique, en guise de «cadeau» à l'occasion de Pâques et de l'anniversaire du prophète Mahomet, la libération des 15 marins détenus depuis leur capture le 23 mars dans les eaux séparant l'Iran de l'Irak. Tant Téhéran, qui a parlé d'un geste unilatéral, que Londres et Washington ont exclu l'hypothèse voulant qu'elle ait fait l'objet d'un marchandage.

Les 15 militaires britanniques seront rapatriés aujourd'hui en Grande-Bretagne au terme d'une crise qui a fait flamber les cours du pétrole, mais a été in fine maîtrisée par les diplomaties de Londres et Téhéran. Ils ont rencontré pour la première fois hier soir l'ambassadeur britannique à Téhéran, Geoffrey Adams, selon le Foreign Office. Leur libération a été présentée hier par le président Mahmoud Ahmadinejad comme un «cadeau au peuple britannique» en dépit de l'«absence de courage» dont le gouvernement de Londres a fait preuve en refusant de reconnaître l'«erreur» qui a, selon lui, consisté à violer les eaux iraniennes, ce que le Royaume-Uni a toujours nié.

M. Ahmadinejad a fait cette annonce au cours d'une conférence de presse tenue au palais présidentiel et au terme de laquelle il a serré la main à certains des marins, vêtus pour l'occasion de costumes civils. «Je suis content de vous rencontrer. Nous sommes très reconnaissants pour cette grâce», a déclaré l'un des militaires britanniques dont on ignore le grade et l'identité. L'annonce a d'autant plus surpris que M. Ahmadinejad avait commencé son intervention en critiquant le Royaume-Uni et les États-Unis et en remettant une décoration au commandant de l'unité de marine des Gardiens de la révolution ayant capturé les marins.

La capture et la détention des marins avaient provoqué une grave crise entre l'Iran et la Grande-Bretagne, au moment où la république islamique est sous le coup de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU en raison de son programme nucléaire. M. Ahmadinejad n'a fait aucune allusion hier à des excuses des autorités britanniques. Selon lui, le «gouvernement britannique, dans une lettre, s'est [cependant] engagé à ne pas recommencer de tels incidents». Il a aussi démenti toute rumeur de tractations mettant en jeu les cinq Iraniens capturés dans le nord de l'Irak le 11 janvier par les forces américaines.

Les marins «ont été graciés par la république islamique et cela n'a rien à voir avec les analyses des médias, et il a été décidé de les libérer de manière unilatérale», a indiqué le président. Dans sa conférence télévisée, Mahmoud Ahmadinejad a reproché à Tony Blair d'«avoir envoyé le dossier au Conseil de sécurité [de l'ONU] «Ce conseil, sans accepter toutes les demandes britanniques, a publié une déclaration et l'Union européenne a condamné l'Iran et a demandé la libération» des marins. Les 15 matelots et fusiliers marins, dont une femme, avaient été capturés dans le Chatt al-Arab, confluent du Tigre et de l'Euphrate où court la limite mal établie entre les eaux territoriales iraniennes et irakiennes.

Selon Londres, les 15 militaires venaient de contrôler un navire marchand dans les eaux irakiennes en vertu d'un mandat de l'ONU quand ils ont été encerclés par les Gardiens de la révolution. Il semble que ce soit un contact entre Nigel Sheinwald, conseiller de Tony Blair, spécialiste du Moyen-Orient et futur ambassadeur à Washington, et Ali Larijani, chef du conseil de sécurité nationale iranien et négociateur de son pays dans le dossier nucléaire, qui a permis mardi soir de dénouer la crise, selon l'agence de presse Irna. Le premier ministre Tony Blair a déclaré hier à l'adresse du peuple iranien: «Nous ne vous en voulons pas.» «Tout au long [de cette affaire], nous avons adopté une approche mesurée, ferme mais sereine, sans négocier mais non plus sans chercher la confrontation», a-t-il dit à des journalistes.

Le président américain George W. Bush, qui avait auparavant dénoncé une «prise d'otages inexcusable», a «salué la nouvelle», alors que l'Union européenne y a vu «un début» qui permet d'envisager «d'autres coopérations» entre la république islamique et la communauté internationale. Les États-Unis sont restés très évasifs sur le sort de cinq Iraniens arrêtés en janvier en Irak par les forces américaines. Washington a pris grand soin d'écarter tout lien entre les soldats britanniques et ces derniers. Pourtant, l'annonce de la prochaine libération des marins britanniques a été précédée de deux événements en Irak qui répondaient à des demandes répétées de Téhéran.

D'abord, Jalal Sharafi, second secrétaire de l'ambassade d'Iran à Bagdad, kidnappé en février par quatre hommes armés portant des uniformes de l'armée irakienne à Karrada, quartier à majorité chiite du centre-ville, a été libéré lundi. Sa libération a été confirmée mardi par Téhéran. Ensuite, l'Iran a obtenu hier, selon l'agence Irna, un accès consulaire à ses cinq ressortissants détenus en Irak, accès qui leur était jusque-là refusé. Selon le département d'État américain, une demande en ce sens est encore à l'étude.

Le président iranien a réussi un joli coup en montrant que l'Iran est un acteur diplomatique régional avec lequel il faut compter, selon des experts. M. Ahmadinejad, qui d'habitude ne manque pas une occasion de critiquer l'Occident et affiche sa volonté de rayer Israël de la carte, a présenté hier un visage de conciliation. D'une certaine manière, l'Iran peut sortir aujourd'hui de cette [crise] et dire qu'il a gagné», a estimé Mehdi Varzi, ancien diplomate iranien aujourd'hui consultant en énergie à Londres.

L'Iran a «montré ses muscles» pour faire savoir qu'il est «un pouvoir avec lequel il faut compter», a pour sa part déclaré Mansour Farhang, ancien ambassadeur d'Iran aux Nations unies. «Je pense qu'ils [les Iraniens] veulent tourner une nouvelle page», a suggéré Lord David Owen, ancien ministre britannique des Affaires étrangères, estimant que des progrès étaient même possibles dans le bras de fer en cours au sujet du dossier nucléaire.

 


 

L'éthanol renforce le poids politique du Brésil, nouvelle puissance énergétique

Le Brésil et les Etats-Unis s'allient pour promouvoir le bioéthanol

 

par CHANTAL RAYES, publié dans le Temps le 9 mars 2007

 

A São Paulo, sa première escale latino-américaine, George W. Bush et son homologue brésilien Lula signent aujourd'hui un mémorandum pour stimuler la production et la consommation d'éthanol dans des pays tiers, notamment en Amérique latine. Selon Brasília, l'objectif est de créer des emplois dans les pays concernés, tout en réduisant leur dépendance au pétrole et le risque de réchauffement du climat. La coopération porte également sur la recherche, très avancée dans les deux pays, pour mettre au point le prometteur éthanol de cellulose, et sur l'établissement de standards internationaux pour le biocarburant, censés en faciliter le commerce.


Proposé par Lula à Bush dès 2003, ce partenariat devrait permettre, espère Washington, de contrer l'influence régionale acquise à coups de pétrodollars par le Vénézuélien Hugo Chavez. «Il ne faut pas exagérer la rivalité entre le Venezuela et le Brésil, nuance Rafael Villa, politologue de l'Université de São Paulo. L'influence de Chavez se limite à quelques pays andins sans poids politique, et le Brésil reste le seul pays en mesure d'assumer un leadership régional.» Selon Villa, «le partenariat sur l'éthanol avec la première puissance mondiale permet au Brésil de s'affirmer comme acteur politique global et confirme son importance dans le domaine de l'énergie».


Les atouts du Brésil

Le Brésil et les Etats-Unis sont responsables, quasiment à parts égales, de 72% de la production mondiale d'éthanol. C'est en 1975, à la suite du premier choc pétrolier, que le Brésil a commencé à fabriquer ce biocarburant, à partir de la canne à sucre, pour réduire sa facture énergétique. Aujourd'hui, le Brésil est, en termes relatifs,le plus grand consommateur mondial d'éthanol, qui représente 40% de sa consommation de carburants. Lancées en 2003, les voitures «flex fuel» roulent indifféremment à l'éthanol, à l'essence ou aux deux à la fois, dans n'importe quelle proportion. Ces voitures représentent plus de 80% des nouvelles immatriculations, un succès dû à ce que l'éthanol est ici moins cher que l'essence.


Contrairement à l'éthanol américain, issu du maïs, le brésilien n'est pas subventionné. Grâce à la productivité de la canne (près du double de celle du maïs), son prix de revient est le plus bas du monde (0,22 dollar le litre, contre 0,3 aux Etats-Unis et 0,55 dans l'UE). De plus, il est le plus écologique, l'énergie utilisée pour le produire venant de la combustion des déchets de la canne et non d'une source fossile. Enfin, à l'inverse des Etats-Unis, le Brésil a assez d'espace pour accroître sa production d'éthanol sans avoir à remplacer la culture d'aliments par la canne. Ces atouts expliquent le boom des investissements, nationaux et étrangers dans la production d'éthanol. 73 usines sont en cours d'installation, un investissement de 14, 6 milliards de dollars.


Néanmoins, «ce mémorandum n'est pas une opportunité d'accroître nos exportations, regrette Fernando Ribeiro, secrétaire général de l'Unica, le syndicat des producteurs, qui y voit surtout une initiative politique. Pour cela, il faudrait réduire les barrières douanières sur l'éthanol», comme le revendique Lula. Or, les Etats-Unis ont répété qu'ils n'avaient pas l'intention d'accéder à cette demande.

 


 

Terre ! Terre !

 

par BENOIT LACROIX, publié dans le Devoir le 7 avril 2007

 

L'on devine vite le bonheur qu'éprouve un voyageur au retour de longues randonnées à travers le monde lorsque tout à coup, sur la piste, son avion touche le sol. Enfin! Terre! Terre! Tel fut aussi, le 12 octobre 1492, le cri éperdu de joie des matelots de Christophe Colomb apercevant au fin fond de l'horizon une petite, toute petite tache brune, sur écran bleu-vert: «Terre ! Terre !»


Cette terre, nous l'aimons, nous l'aimerons toujours. Elle est notre mère, notre maison, notre forteresse, notre château, notre igloo. Grain de sable dans cet incommensurable univers d'étoiles et de galaxies. Chère petite planète bleue, dirait notre bien-aimée Julie Payette, astronaute de nos premières expéditions interplanétaires. Jacques Ferron l'a dit, à sa façon: «Notre coin de terre est bien petit, mais il porte un grand ciel.»

Il fut même un temps, pas si lointain -- c'était avant l'ère du pétrole -- où la richesse des pays et des nations était la terre. On le disait, on le redisait tout haut, par axiomes et proverbes: «On n'est un homme que lorsqu'on a tracé un sillon dans un champ. Tant vaut l'homme, tant vaut la terre.»

En plusieurs sens, ils sont privilégiés aujourd'hui les écologistes savants, les environnementalistes de métier et tous ceux qui croient fermement aux «divinités de la terre». De grandes inquiétudes ont remplacé les confiances antiques. Une vraie panique! «O terre aveugle, écrit la poétesse et sage philosophe Hélène Dorion, poussière entre les mains de Dieu / qui égrène l'immensité / Nous voici sur les bords fragiles des ténèbres!»

Dire que ces propos s'imposent encore à nous à la veille des vacances de Pâques tellement attendues. Un congé en surplus! Étrange coïncidence puisque, durant ces mêmes jours, et plus exactement le samedi 7 avril, plusieurs de nos frères et soeurs croyants ainsi que de nombreux jeunes et nouveaux baptisés célébreront la terre, dite la terre originelle, celle imaginée aux premières heures de l'humanité. Ils liront, ils chanteront les récits épiques de la Genèse quand l'homme, au sens traditionnel du mot, fut assigné jardinier écologiste: «Soyez féconds et prolifiques, dit Dieu, remplissez la terre et dominez-là.» On sait la suite. Adam et Ève veulent tout savoir, ils veulent tout posséder, ils veulent tout discuter et plus qu'ils n'en peuvent naturellement porter. Péché des esprits forts! Bris de solidarité entre l'homme et son créateur. Tout l'univers en est bouleversé. Depuis ce temps-là, légende ou pas, les humains s'entretuent, les loups dévorent les chèvres, les épines menacent les roses. Encore aujourd'hui, certains de mes amis les plus chers croient sérieusement que les hommes se sont donné le pouvoir de détruire la planète.

Mais non! Mais non! Malgré toutes nos conduites désordonnées de propriétaires fonciers et de révolutionnaires planétaires, le soleil préside encore nos vies, la pleine lune est au rendez-vous du mois, le printemps succède à l'hiver. Et caetera! Ni Washington, ni Bagdad, ni nos expériences nucléaires les plus sophistiquées n'arrêteront la marche de l'univers, la succession des saisons, la renaissance de la terre en ce mois béni d'avril. Non, l'éclatement de la planète n'est pas pour demain. Celle-ci ne nous appartient pas, elle ne nous appartiendra jamais.

En somme, voyant la terre refleurir, les outardes revenir et les hirondelles valser de nouveau autour de nos bâtiments, la croyance ferme en des cieux nouveaux et des terres nouvelles ainsi qu'en la résurrection personnelle des corps, comme le proclame glorieusement l'Apocalypse, est peut-être plus qu'un beau rêve d'amoureux en mal d'immortalité. Depuis si longtemps, l'âme populaire le croit: la vie, nos amours, nos amitiés surtout, n'ont de sens que si elles entrent dans l'univers de la continuité et de la fidélité des saisons.

C'est toujours le bienfait du printemps et de ses énergies créatrices de nous faire aimer la terre et ses résurrections et, par elle peut-être, revivre chacun à sa manière ce qu'un Saint-Denys Garneau appelait si élégamment l'habitation du paysage. Peut-être aussi d'invoquer l'Autre à la manière du chef amérindien Dan George:

Ô feu, pour la lumière de mes yeux,

je te remercie.

Ô soleil, pour la vie que tu m'as donnée,

je te remercie.

Ô terre, pour la force de mon coeur,

je te remercie.

Que la fête religieuse de Pâques survienne au printemps, au moment où s'impose à nos yeux la sagesse lente et patiente de la terre, n'y a-t-il pas là un symbole de la longévité de l'humanité? C'est si beau de retrouver tout à coup l'univers dans cet arbre en train de se refeuiller, dans cette tige prête à refleurir, dans cette jonquille égarée près du lac? D'où le sage avis retrouvé au livre de Job (12, 8), environ 450 ans avant notre ère: «Cause avec la terre, et elle t'instruira.»

Joyeuses Pâques!

 

 

 

Dans la vieille ville de Jérusalem, sur le trajet emprunté par le Christ, a eu lieu le traditionnel chemin de croix du Vendredi saint en direction du Saint-Sépulcre. AFP

 

 

Vue de la campagne au sud de Saïda, le 29 mars 2007, donnant sur le camp palestinien de Aïn el Héloué, ainsi que (à l'extrême gauche) sur la nouvelle basilique et la statue de Notre-Dame de l'Attente à Maghdouché, où la Vierge Marie a attendu durant trois jours dans une grotte son fils Jésus lors de sa visite dans la région

 

 
 

 

 

 

 

 

 

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