www.rjliban.com - Mercredi 27 décembre 2006
COMPTE-RENDU DU DÎNER DE FIN D'ANNÉE DU CLUB RJLIBAN AU RESTAURANT PINOCCHIO À BEYROUTH
* Intervention de Naji Farah : annonce du plan de redéploiement de l'association RJLiban
"Bonsoir tout le monde et merci de votre présence.
On
se croirait à Paris, aux premiers dîners de notre Club il y a 20 ans. De plus,
la température est ce soir bien parisienne. Une preuve de la confiance que nous
faisons tous à notre cher Liban, où nous sommes bien présents aujourd’hui,
que ce soit de passage ou pour un long séjour, malgré le climat de crise.
Je
vais donc dire juste deux mots pour commencer à propos de la situation au
Liban, car ce n’est ni le but de notre dîner, ni celui de notre association.
Les Libanais de l’intérieur et de l’extérieur doivent rester soudés et
solidaires face aux malheurs qui secouent notre région depuis des décennies.
Il est facile de voir comment notre pays est manipulé par des puissances étrangères
et ainsi d’éviter le suivisme politique de tous bords qu’on cherche à nous
imposer.
Notre
association, le Rassemblement de la Jeunesse
Libanaise
ou RJLiban, entre dans
sa phase de maturité. Nous commençons ainsi à mettre en œuvre un plan de redéploiement
permettant la réalisation de nos objectifs, à savoir la promotion du Liban et
de sa culture à travers tous les continents, au moyen du grand nombre de
descendants de Libanais et d’amis du Liban à travers le monde.
Notre
journal d’informations sur Internet continue de se développer, avec une liste
de 3.000 abonnés à laquelle s’ajoute toutes les semaines une vingtaine de
contacts d’importance. Nous comptons dans un premier temps atteindre le nombre
de 10.000 abonnés francophones, ce qui peut être très rapide. Nous établirons
ensuite des listes de lecteurs en anglais, en espagnol et en portugais, en développant
en parallèle un système d’informations dans ces trois langues touchant tous
les pays de l’émigration libanaise.
Ceci
ne pourra se faire sans une implication évidente et logique des membres de
notre association, avec les paiements des cotisations annuelles et des aides
ponctuelles en fonction de la disponibilité de chacun. Une carte de membre
libanaise sera remise aux cotisants avec une adaptation internationale en
fonction des pays de résidence.
Je
voudrais remercier de leur présence tous ceux d’entre vous qui ont contribué
jusqu’à présent au développement de notre association, et particulièrement
Hadi Antoun, qui a été directeur de notre Club dès sa fondation. Hadi est
toujours à Paris où il exerce en tant que brillant dentiste. Il nous parlera
de l’action de la nouvelle association Anti Akhi France qu’il a fondée il y
a deux ans et qui vient en aide à des handicapés au Liban.
Puis Roberto Katlab, Brésilien d’origine libanaise, nous parlera du nouveau centre de recherche sur l’émigration libanaise, le LERC, fondé à l'Université Notre-Dame de Louaizé au Liban. Roberto est accompagné de Jalusa Prestes Abaide, professeur d’université à Santa Maria au Brésil, également d’origine libanaise, qui effectue un séjour d'études au Liban.
Je voudrai aussi remercier vivement de sa présence le groupe libanais de Hiram Finance et son fondateur Hady Farah pour son action au sein de notre association. Egalement, nous avons de nouvelles personnes parmi nous, dont vous pourrez faire la connaissance au cours de la soirée.
Je vous souhaite une très Bonne Année 2007 à tous."
* Intervention de Hadi Antoun : rappel des objectifs de Anta Akhi France
"Bonsoir. Vous connaissez tous l'association Anta Akhi, pour ceux qui sont au Liban, qui est un peu l'émanation de l'association Sesobel, qui s'occupe d'handicapés qui n'ont pas de moyens, ou qui sont sans ressources, ou qui sont avec des familles qui ne peuvent pas les prendre en charge. Cette association libanaise s'est trouvée assez rapidement limitée par ses moyens parce que les besoins étaient très importants et parce que la situation libanaise aussi ne permettait pas un autofinancement permettant de subvenir à leurs besoins.
C'est vrai qu'on s'est senti un petit peu obligés de donner un coup de main. Il faut rendre hommage aussi à Hady Farah encore une fois parce qu'il a été un peu l'initiateur de la première action qu'on a menée il y a deux ans à travers un concert à l'Unesco avec Zad Moultaka et Fadia el-Hage. Et suite à ça on s'est dit que c'est un peu dommage de s'arrêter là et donc on a fondé l'association Anta Akhi France pour continuer de mener cette action et d'apporter une lumière à cette très belle action au Liban, qui est une action vraiment extraordinaire à travers un soutien quotidien à tous ces handicapés, des handicapés mentaux et physiques. Merci."
* Intervention de Roberto Katlab : lancement du LERC, centre de recherche sur l'émigration libanaise
"Bonsoir. Je parle aussi au nom de la directrice du LERC à l'Université Notre-Dame de Louaizé, Guita Hourani, qui malheureusement n'est pas là aujourd'hui. Dans ce centre de recherche sur l'émigration libanaise dans le monde, je fais partie du département sud Amérique Latine. Nous avons déjà une étude sur les Libanais en Australie et en Nouvelle-Zélande, moi-même j'ai écrit l'année passée une étude sur les Libanais au Brésil, bientôt va paraître une étude sur les Libanais aux Etats-Unis et après nous visons une recherche sur les Libanais en France.
Alors ce sont des études académiques qui ont pour but de présenter aussi auprès du gouvernement libanais des questions que nous discutons actuellement sur les élections, pourquoi les émigrés ne peuvent pas voter. C'est dans un but académique, pour arriver à une solution qui n'est pas facile, que vous connaissez bien. De 5 à 7 millions de Libanais et de descendants vivent au Brésil, il n'y a pas une statistique précise pour savoir combien ont la nationalité ou le passeport libanais, c'est toujours une statistique estimative que nous avons. Ce centre se trouve au sein de l'Université Notre-Dame à Beyrouth, ici à Louaizé, et nous sommes en train d'envoyer ce travail à toutes les universités pour aussi avoir des contacts avec les Libanais qui sont dans l'émigration, dans le secteur académique bien sûr. C'est une recherche à faire auprès de la communauté libanaise de chaque pays. Merci."
* Photos de la soirée