"Chers
membres, chers amis,
"Nous
nous sommes connus sur les bancs de l’ESIB
(Ecole Supérieure d'Ingénieurs de
Beyrouth) l’automne 1979, nous nous
sommes retrouvés sur les bancs du jardin
du Luxembourg l’automne 1986, et nous
voici sur les bancs du Mijana, 20 ans plus
tard. Habib Maaz et moi, c’est une
longue histoire d’amitié et d’amour
indéfectible pour notre Liban. Cette
histoire s’est traduite par la création
à Paris, en novembre 1986, d’une
association, le Rassemblement de
la Jeunesse
Libanaise
, ou RJLiban, dans le but de préserver et
promouvoir le patrimoine culturel
libanais, et de favoriser les échanges
entre Libanais et amis du Liban.
L’association n’aurait pu voir le jour
sans la contribution financière et morale
de nos parents et amis (citation de 60
noms). Il y a aussi la présence très
importante de nos chères épouses qui
nous supportent depuis plusieurs années.
Nous remercions tout ce monde, présents
parmi nous ou absents, pour tout cela.
"Notre
association a de tous temps été indépendante,
refusant de céder à telle offre ou telle
pression, et nombreux sont ceux qui
peuvent en témoigner aujourd’hui.
Militant pour un Liban uni et
pluriculturel, nous avons été confrontés
à de nombreuses difficultés, surtout que
nous commencions tout jeunes, sans aucune
vision d’avenir, avec un Liban en
guerre, et hors de notre pays. Nous
disposons aujourd’hui d’une expérience
à toutes épreuves dans les domaines de
l’organisation culturelle et touristique
et dans le domaine de l’information,
notre atout premier étant concrètement
le journal sur Internet, RJLiban.com, qui
est devenu une référence internationale
sur le Liban et le Proche-Orient pour son
contenu et ses idées diffusés à travers
le monde politique et culturel
francophone. Pour la petite histoire,
lorsque nous avions fondé à Paris, en
1987, dans le petit studio du 17 rue
Racine, notre serveur Minitel 3614 RJLiban,
suivi du 3615 RJLiban, nous étions les
premiers à diffuser des informations sur
un pays étranger sur le réseau français
du Minitel, précurseur de l’Internet ;
puis nous avons été suivis par les
ambassades du Canada, de Suisse, et
autres.
"Le
Liban est de nouveau tombé cet été 2006
subitement dans la guerre, et comme l’a
dit Jacques Chirac, 'il y a une volonté
de détruire le Liban', un fantasme qui
dure depuis des millénaires. Et donc
s’il n’y avait pas l’association
RJLiban, il aurait fallu la créer. Nous
avons ainsi vingt ans d’avance, qui nous
permettront d’entreprendre une nouvelle
série de mesures dans la continuité de
notre action, dont nous dresserons un
premier bilan dans cinq ans, soit début
2012. C’est ce que nous appellerons
RJLiban+, ou RJLiban II. Notre
action étant internationale, à la faveur
de l’étendue de l’émigration
libanaise, nous pouvons la mener de
n’importe quelle capitale, en temps de
paix comme en temps de guerre. Nous optons
maintenant, après Paris, pour Beyrouth, où
nous sommes installés, et où nous créerons
la fondation RJLiban, à caractère
culturel et social. Nous envisageons aussi
l’établissement, toujours sur Internet,
d’un super annuaire des Libanais dans le
monde, accompagné d’une chronique des
descendants de Libanais. Ceci nécessitera
l’adoption, en plus de la langue française,
de la langue anglaise et de la langue
espagnole. Là je vous conseille à tous
l’apprentissage de la langue espagnole,
à l’institut Cervantes par exemple, qui
est une langue d’avenir, proche de notre
culture, et qui vous permettra d’étendre
vos contacts aux millions d’émigrés
libanais en Amérique Latine. La langue
portugaise en découlera aussitôt, pour
une ouverture vers le Brésil, pays de la
plus grande émigration libanaise. Par ces
pays pourrait venir un salut pour notre
Liban. Les jeunes Libanais d’origine,
dont j’avais rencontré près de mille
en septembre 1986 à Montevideo, à Buenos
Aires et à São Paulo, dans le cadre du
Congrès de la jeunesse d’origine
libanaise organisé par l’Union
culturelle libanaise mondiale en Uruguay,
constituent une force effective et sont
toujours en attente de pareilles
initiatives.
"Pour
terminer, les notes joyeuses ne sont
jamais absentes du tableau libanais, et
plus spécialement franco-libanais :
nous avons parmi nous Philippe et Roula,
qui viennent de se marier à Paris, et
pour lesquels, ainsi que pour vous tous
ici réunis, nous levons notre verre.
"Vive
le message de beauté et de paix que
nous diffusons,
"Vive
le Liban !"