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COMMUNIQUÉ
RJLIBAN N°43 du 8
avril 2004
"La
Passion" par
Gibson montre
l'amour infini de
Dieu
Relevant
le défi de la persécution,
des dizaines de
milliers de fidèles
chrétiens ont déjà
vu le film 'La Passion
du Christ",
depuis son lancement dans
les cinémas, le 31
mars, en France. Un
important débat s'est
ainsi établi sur le
site Internet du
journal La
Croix, dont nous
reproduisons quelques
extraits
significatifs,
accompagnés
d'articles de presse
sur le même sujet.
[Autres témoignages
sur le
portail des jeunes
catholiques de France]
Les
passions de la
Passion
par
MICHEL SCHIFRES, publié
dans le Figaro le 27 février
2004
Par
deux fois, la France,
terre chrétienne et
nation laïque, se
trouve confrontée à
la liberté
d'expression. D'une
part, un humoriste -
Dieudonné, dont la
finesse n'est pas la
qualité première -
n'a pu assurer une
représentation de son
spectacle. Non par
manque de public mais
par interdiction. De
l'autre, un film,
"La Passion du
Christ", ne peut
actuellement être
diffusé dans ce pays.
Non par indifférence
mais par défaut de
distribution. Il
importe peu, ici, de
juger la teneur des
propos, ne serait-ce
que parce que l'oeuvre
de Mel Gibson n'est,
pour le moment,
visible qu'en Amérique.
Ni de connaître la
part de provocation et
celle du marketing
dans la recherche des
polémiques, aussitôt
nées. D'ailleurs la véracité
des arrière-pensées
mercantiles fût-elle
démontrée qu'on ne
s'en plaindrait pas
forcément. Car le débat
est toujours
salutaire. C'est même
une des marques de la
démocratie - la
dictature et
l'autocratie, par définition,
s'en abstenant
soigneusement. On ne
peut à la fois déplorer
la tyrannie du
"politiquement
correct" et le réclamer
lorsque les
convictions adverses
ne conviennent pas. Il
est alors le refuge
autant des
conformismes ambiants
que des peurs inavouées.
Est-il besoin de
rappeler que la
confrontation avec des
idées, même stupides
ou choquantes, est un
enrichissement pour
soi et une marque de
respect pour l'autre ?
Encore
faut-il pouvoir juger
et donc voir le film
de Mel Gibson. Sans
doute parviendra-t-il
à être diffusé,
surtout s'il rencontre
le succès aux
Etats-Unis. Au pire,
un circuit de
distribution parallèle
sera mis en place. Il
n'en reste pas moins
que des distributeurs
hésitent encore,
redoutant des
incidents prévisibles
et se souvenant des
aventures de "La
Dernière Tentation du
Christ", deux des
cinémas le projetant
ayant été victimes
d'attentats. Alors que
la France est profondément
un pays de libertés,
force est de reconnaître
qu'elle est soumise,
ces temps-ci, à
l'influence insistante
des groupes de
pression et au
chantage des extrémismes.
Ceux-là usent de la
menace comme d'une
norme, déniant au
public les droits les
plus élémentaires,
tant celui de choisir
librement ses
occupations que celui
de juger par lui-même.
Le phénomène est
d'autant plus inquiétant
qu'il devient habituel
et aboutit à une véritable
censure. Ainsi un
spectacle de Dieudonné
a été interdit de
fait par ses
opposants. Ainsi la
diffusion d'un film
est compromise. Ainsi
il aura fallu des
semaines avant que
s'organise la défense
d'un professeur blâmé
par sa hiérarchie
pour avoir rappelé
quelques vérités sur
Mahomet. Ainsi, dans
des mosquées, nombre
de discours devraient
être sanctionnés par
la loi. Même s'il ne
faut pas crier au loup
quand se présente un
simple furet, il est nécessaire
de mettre rapidement
fin à cette dérive.
Personne ne sait
jusqu'où elle peut
aller. Mais chacun
sent qu'il souffle un
vent malsain.
Le
lundi de Pentecôte
et l'Eglise
par
JEAN-MARIE GUENOIS,
publié dans la
Croix le 14 janvier
2004
Marie-Caroline
de Marliave,
directrice de la
communication de la
Conférence des Evêques
de France, regrette
que les évêques
n'aient pas été
consultés sur la
suppression du lundi
de Pentecôte. Mercredi
14 janvier, le
conseil des
ministres a examiné
un projet de loi de
"solidarité
pour l’autonomie
des personnes âgées
et des personnes
handicapées"
qui comporte la
suppression du lundi
de Pentecôte dans
les entités
publiques, et le
choix d’un jour
pour le privé, de
façon à financer
le renforcement de
l’aide aux
personnes âgées.
"Les évêques
n’ont pas été
consultés sur la
suppression du
caractère férié
du Lundi de Pentecôte.
Or le projet étudié
ce mercredi au
conseil des
ministres confirme
le projet de
financer des actions
de solidarité
notamment par la
suppression de ce
caractère férié.
En novembre dernier,
lors de l’annonce
de ce projet de loi,
le Président de la
Conférence des évêques
de France, à
l’occasion de l’Assemblée
plénière à
Lourdes, avait déjà
regretté cette
absence de
consultation et
avait posé deux
questions très
claires : s’il
n’est pas question
de se dérober à un
devoir de solidarité,
la suppression
d’un jour férié
est-elle la bonne
solution pour créer
les conditions de
cette solidarité ?
Peut-on laisser
ainsi croire que la
question essentielle
de la solidarité
peut être résolue
de cette manière
?"
"Par
ailleurs, seconde
question déjà
exprimée à
d’autres
occasions, créer
une différence
entre le secteur
public et le secteur
privé, en laissant
un libre choix sur
le jour férié à
supprimer pour le
privé,
favorise-t-il le
vivre ensemble, le
lien social dans
notre société ?
Ces points ne sont
pas réglés. Le
lundi de Pentecôte
n’est certes pas
une fête
religieuse. Mais il
prolonge la fête de
la Pentecôte. Ces
trois jours
constituent "le"
long week-end par
excellence des
rassemblements.
C’est un des
points culminants,
pourrait-on dire, de
la vie dans de très
nombreux diocèses
et mouvements. En région
parisienne, le Frat
réunit plus de
15.000 jeunes. Sans
parler des familles,
dispersées aux
quatre coins de
l’hexagone ; elles
aussi, profitent
justement de ces
trois jours, le cas
échéant autour des
confirmations et des
communions, pour se
retrouver, toutes
les générations
ensemble. La
solidarité entre
les générations se
construit aussi à
ces occasions et de
la façon la plus
humaine qui soit. La
solidarité n’est
pas seulement une
affaire de
financement. Et les
occasions de créer
du lien social dans
notre société sont
suffisamment rares
pour ne pas
supprimer celles qui
existent."
"Il
n’y a rien
d’antisémite dans "La
Passion du
Christ" de Mel
Gibson",
affirme le Vatican
paru
dans l'Orient-le
Jour le 27 février
2004
"Il
n’y a rien
d’antisémite dans
le film La Passion
du Christ de Mel
Gibson", a déclaré
hier l’archevêque
américain John
Foley, président du
Conseil pontifical
pour les
communications
sociales et
conseiller de
Jean-Paul II pour
les médias. Le prélat
américain a eu
l’occasion de voir
le film inspiré du
martyr et de la mort
du Christ avec
l’ambassadeur des
Etats-Unis près le
Saint-Siège, James
Nicholson, lors
d’une projection
spéciale à Rome.
Mgr Foley a assuré
"ne pas avoir
le sentiment"
que ce film risquait
de provoquer une réaction
contre les juifs.
"Le film
n’est pas antisémite.
Je l’ai lu comme
une méditation sur
mes responsabilités
et sur nos
responsabilités
dans la passion du
Christ. Quant aux
juifs, il ne faut
pas oublier que Jésus,
la Vierge et les apôtres
étaient tous
juifs", a-t-il
déclaré.
Le
pape Jean-Paul II a
vu le film au mois
de janvier, mais
n’a pas exprimé
de jugements, a déclaré
le Vatican, pour
couper court à une
information prêtant
au pape une
approbation de l’œuvre.
Sorti mercredi aux
Etats-Unis, La
Passion du Christ a
déclenché une polémique
et de virulentes
critiques pour sa
violence et, selon
certaines organisations
juives, ses
connotations antisémites.
Plusieurs
organisations juives
américaines
accusent Gibson,
catholique
pratiquant, de
reprendre dans son
scénario
l’accusation "juifs,
peuple déicide"
formulée dans la
prière du Vendredi
Saint jusqu’à sa
suppression par l’Eglise
catholique lors du
Concile Vatican II
(1962-1965).
"La
Passion du
Christ" de Mel
Gibson : Ce qu’ils
en pensent
par
SCARLETT HADDAD,
publié dans
l'Orient-le Jour le
7 avril 2004
Controversé
aux Etats-Unis et en
Europe, le film de
Mel Gibson fait un
tabac au Liban. Par
groupes entiers, les
jeunes et les moins
jeunes se précipitent
pour le voir, venus
des quatre coins du
Liban et même de
Syrie et de
Jordanie. Et à la
sortie, tout le
monde a
invariablement les
larmes aux yeux,
remué par toute
cette souffrance
qu’on a souvent
occultée, du Fils
de Dieu. Certains y
voient une réalité
qui n’a pas
toujours été bonne
à dire, d’autres
un message politique
qui survient à
point nommé dans le
monde tourmenté
d’aujourd’hui.
Nous avons demandé
à l’archevêque
maronite de
Beyrouth, Mgr Boulos
Matar, et à un
chercheur et
journaliste chiite,
Ali Ismaïl Nassar,
ce qu’ils en
pensent.
Mgr
Boulos Matar, archevêque
maronite de Beyrouth
- Que
pensez-vous du film
La passion du Christ
de Mel Gibson ?
"Je l’ai vu
avec le patriarche,
dans une projection
en avant-première.
Sur le plan cinématographique,
c’est un très
beau film, avec une
mise en scène
sublime, une grande
recherche dans les
effets spéciaux et
une étude
approfondie des
personnages. Il
comporte aussi des
parallèles très
intéressants entre
le corps du Christ
et l’Eucharistie,
le sang versé et le
calice. Pour un
croyant qui entend
à la messe “Ceci
est mon corps livré
pour vous, ceci est
mon sang versé pour
vous”, ces paroles
prennent tout leur
sens. De plus, le
film est très fidèle
à l’Evangile et
à partir des douze
dernières heures de
la vie du Christ, il
parvient à retracer
tout son parcours,
à l’aide de
flash-back."
- Mais
n’y a-t-il pas un
trop grand étalage
de la souffrance ?
Et dans quel but,
selon vous ?
"Justement,
c’est là son
message profond. Le
film a voulu montrer
la grande souffrance
du Christ, sans
chercher à l’édulcorer,
dans la pure
tradition de l’école
artistique réaliste.
Après tout, le
Christ est un homme
qui a été assassiné,
un innocent livré
aux impies et malgré
tout, sur sa croix,
il est apparu
triomphant, dans
toute sa grandeur,
mettant en évidence
la petitesse de ceux
qui l’ont tué.
Certes, je crois
qu’il y a eu de
l’exagération
dans certaines scènes,
notamment celles où
l’on voit les
soldats romains en
train de frapper le
Christ, avec une
violence et un
acharnement extrêmes.
Pourtant, ils ne
devaient sans doute
pas agir sous
l’emprise de la
haine, puisqu’ils
étaient payés pour
accomplir cette
mission. Il y a donc
quelques débordements,
mais ce qui manque
au film, c’est la
méditation devant
la souffrance du
Christ, qui est
aussi morale. Cette
souffrance a pris
toute sa valeur
parce que c’est le
Fils de Dieu qui
l’a subie. Face à
elle, un chrétien
n’éprouve aucune
haine et
l’accepte, parce
qu’il croit que ce
sont toutes nos
fautes qui ont causé
la mort du Christ.
Cette souffrance est
pacificatrice, elle
suscite l’amour et
le pardon. Or tout
cela n’est pas
clair dans le
film."
- Estimez-vous
que la polémique
autour de ce film
est justifiée ?
"Non,
parce que le film
n’est dirigé
contre personne. Ni
contre les Romains,
qui sont de simples
exécutants, ni
contre les juifs,
auxquels le Christ a
pardonné, ni encore
contre Ponce Pilate,
symbole de la lâcheté,
puisqu’il y en a
tant dans le monde.
Il lui manque
simplement de
montrer la vraie
dimension de la
souffrance du
Christ, qui est la Rédemption
du monde. Mais cela
reste un très beau
film. Je n’ai pas
pleuré en le
voyant, mais il
m’a poussé à
adorer davantage le
Seigneur. On peut
toutefois arriver au
même résultat par
la méditation, car,
comme disait
Saint-Exupéry,
l’essentiel est
invisible pour les
yeux."
- En le
voyant, n’a-t-on
pas un peu
l’impression que
le christianisme
devient une religion
basée sur la
souffrance et le
martyre ?
"Non,
parce qu’à la
fin, lorsque le
Christ monte sur la
Croix, c’est toute
la grandeur du
christianisme qui
apparaît. C’est
un message
d’espoir,
d’amour et de
pardon. Toute la
religion chrétienne,
en somme."
Ali
Ismaïl Nassar,
chercheur et
journaliste chiite
-
Que pensez-vous du
film La passion du
Christ ?
"Pour moi, il
raconte la tragédie
vécue par le Christ
et qui a été causée
par les juifs.
C’est un récit
cruel de la
souffrance de tous
les opprimés dans
le monde et pour
moi, le Christ
apparaît comme le
Palestinien par
excellence. Il y a
eu plusieurs films
sur Jésus. Mais
celui-ci est considéré
comme un véritable
phénomène parce
qu’il est diffusé
à un moment
historique où, aux
Etats-Unis, les extrémistes
chrétiens tiennent
le pouvoir et où
les sionistes du
monde entier
commencent à sentir
qu’ils n’ont
plus le vent en
poupe, parce
qu’ils
apparaissent désormais
comme les bourreaux,
alors que pendant
longtemps, ils étaient
considérés comme
les victimes. Ce
sont ces parties qui
ont provoqué la polémique
sur le film, le
rendant encore plus
intéressant à mes
yeux et à ceux de
nombreux musulmans,
athées, laïcs,
etc."
- Il y a
eu pourtant des
critiques de la part
de certains milieux
musulmans...
"Oui,
certains ont estimé
qu’il ne tenait
absolument pas
compte de la version
musulmane et
d’autres se sont
opposés au fait
qu’il reproduit
des prophètes,
alors que c’est
interdit dans
l’islam. Mais ces
critiques n’ont
pas vraiment porté.
Ce qui compte,
c’est la réalité
de l’histoire et
des images montrées.
Ce film a le mérite
de montrer un
nouveau visage du
Christ, mais aussi
du judaïsme. Nous
autres, nous ne
pouvons le dissocier
de ce qui se passe
actuellement en
Palestine et du fait
qu’un récent
sondage en Europe a
désigné Israël
comme l’Etat qui
menace le plus la
paix dans le monde.
Ce n’est
d’ailleurs pas par
hasard si les juifs
sont les principaux
moteurs de la
campagne menée
contre le film. Or
le Vatican a jugé
qu’il n’est pas
antisémite et l’Eglise
catholique américaine,
qui est très
humaine et très
impliquée dans les
grandes causes du
monde, ne l’a pas
trouvé injuste.
Cela devrait suffire
à faire taire les détracteurs.
Pour moi, il reste
un très beau
film."
Mgr
Lustiger contre le
"sadisme"
du film de Gibson
par
HENRI TINCQ, publié
dans le Monde du 27
mars 2004
Ambiance
de veillée d'armes
avant la sortie en
France de La
Passion du Christ de
Mel Gibson mercredi
31 mars. Les
catholiques
traditionalistes
s'apprêtent à lui
faire un triomphe,
comme dans les
salles américaines
qui ne désemplissent
pas et où les
conversions sont dûment
enregistrées à la
sortie.
Réunions à la
Mutualité (près de
l'église
Saint-Nicolas du
Chardonnet),
journaux, livres, un
site Internet
orchestrent la
mobilisation. Des
lettres inondent le
courrier des évêques
pressés de
promouvoir le film.
Le cardinal
Jean-Marie Lustiger,
mercredi 24 mars sur
la chaîne de télévision
KTO, a donné le ton
de la riposte. Pas
de condamnation sans
avoir vu le film,
comme pour La
Dernière Tentation
du Christ, de
Martin Scorsese
(1988). Cette fois,
l'archevêque de
Paris a vu le
Gibson, mais il n'en
pense pas beaucoup
de bien. Se limitant
à la question de la
représentation du
Christ à l'écran,
il a pourfendu, en
quelques flèches,
la prétention de
Gibson à avoir représenté
une
"vraie"
Passion : "L'Evangile,
ce n'est pas la
guerre des Gaules,
ni les Mémoires de
Napoléon."
Rappelant
la discrétion des témoins
de la crucifixion de
Jésus dans les
Evangiles, il tempête
contre la foule,
qui, sur l'écran
comme dans la rue,
court voir Jésus
mourir et son sang
couler, comme pour "des
films d'horreur ou
des films gore".
L'amour de Dieu "ne
se mesure pas en
litres d'hémoglobine
et de sang versés",
dit-il. La foi chrétienne
maintient la
distance, le mystère
: "Pour
nous, le sang du
Christ, il est dans
le calice au moment
de la
liturgie." Bref,
Mgr Lustiger
reproche au film de
Gibson son absence
de "pudeur".
Plutôt que de "faire
du Hollywood"
ou un "reality-show"
biblique, le réalisateur
doit suggérer, et
non décrire, la
souffrance du
Christ, comme le
font les icônes
byzantines. Il rêve
d'un cinéma où "le
visage de Jésus ne
s'imposerait pas
avec la violence de
l'image de
l'acteur".
Pasolini, qui a filmé
le Christ "avec
les yeux de sa mère",
ou Kieslowski (Décalogue)
sont cités en
exemples. Au
demeurant, cette
violence ne surprend
pas l'archevêque de
Paris. Chaque époque
artistique fait émerger
son
"image" du
Christ. Et la
violence inouïe du
film de Gibson n'est
que le reflet de l'époque
actuelle de violence
et de "sadisme
collectif".
"La
Passion" par
Gibson montre
l'amour infini
de Dieu
Réflexions
de lecteurs publiées
sur le site Internet
de La Croix entre le 31
mars et le 6 avril
2004
"Nos
évêques sont-ils
catholiques ?"
"Les
réactions
nombreuses, y
compris sur ce
forum, ne manquent
pas au sujet de
l'attitude de nos Evêques.
Et si le film était
le révélateur ?
Pourquoi la chute de
la pratique
religieuse en France
? Pourquoi l'extrême
pénurie de
vocations
sacerdotales et
religieuses ? Où
sont les pasteurs ?
Et pourquoi se détournent-ils
du Christ
aujourd'hui ? Si
quelqu'un a une réponse
ou une piste à
me donner..."
JEAN
"J'ai
été surpris de la
recommandation
"officielle"
de l'Eglise de
France de "ne
pas voir La
Passion"... Bon
chrétien mais
soucieux de juger
par moi-même j'ai
vu le film... J'ai
eu un moment de colère
contre "ces évêques"
qui
"interdisent"
un film aussi bon et
qui donne envie d'en
savoir plus sur
cet homme et sa
religion... Après réflexion
cette expérience
m'incite non pas à
la rébellion ou à
la critique stérile
contre l'autorité,
mais à garder en mémoire
et dans le coeur que
la
"politique"
et les autorités
ont un rôle de
conseil mais qu'il
faut juger par soi-même
de ce qui est bon
pour nous. Très bon
film pour moi, avec
envie réellement de
changer ma vie après
avoir vu et réentendu
le message d'Amour
de Jésus."
LOUIS
"A
tous ceux qui n'ont
pas vu le film"
"Je
comprends que ce
film fasse peur à
certains. Ils
ont vu des extraits
sortis du contexte
à la télé, du
sang, et on leur a
dit beaucoup de mal
de ce film. Ce que
je peux vous dire
c'est que je suis très
sensible et que je
serais partie si c'était
insupportable parce
que je déteste voir
des scènes de
violence et qu'elles
me font hurler. Il y
a sans doute quand même
des gens plus
sensibles que moi,
mais si vous avez la
télé, il est fort
probable que vous
puissiez largement
rester. Cela est
IMPORTANT de voir le
film parce que c'est
un film sur l'AMOUR.
J'ai cheminé depuis
le 31/04/04 dans un
esprit d'amour et de
lumière et je
souhaite à tous les
chrétiens et aux
autres, s'ils le
souhaitent, de faire
de même. Je n'ai
pas fait de
cauchemar, je n'ai
pensé qu'à l'amour
infini de Jésus;
qu'à la douceur du
père, et ce, comme
jamais. JESUS nous a
enseigné la LIBERTE.
Il nous as dit de
nous aimer mais
aussi d'entendre et
de voir. Je pense
aujourd'hui que
quand il dit : vous
avez des yeux pour
voir et des oreilles
pour entendre, il
veut dire : jugez
donc par vous-même,
Dieu vous a donné
un corps, il vous a
fait à son image,
si vous êtes de
bonne volonté et
que vous écoutez la
Parole, vous reconnaîtrez
la VERITE. Nul ne
peut se substituer
à nous, le
discernement est
notre liberté et
notre responsabilité.
C'est nous qui
choisissons JESUS.
Pas nos parents ou
nos amis. C'est nous
qui devons le
reconnaître.
Nous
sommes assez grands
pour apprécier
seuls un film sur
celui que nous avons
choisi. Nous reconnaîtrons
JESUS. S'il est
travesti, sali, nous
le verrons car si
nous l'aimons, nous
ne pourrons pas
supporter qu'il soit
sali. Si au
contraire, il est
honoré, nous le
verrons aussi. Si
quelqu'un que vous
aimez est caricaturé
et rabaissé, vous
le voyez et vous
prenez en horreur
ces gens qui s'en
moquent. Si au
contraire, il est
bien représenté,
vous reconnaissez
aux artistes leur
valeur. Mais dans
tous les cas, la
relation à Dieu
passe par votre
coeur et pas celui
d'un autre, car vous
ne pouvez connaître
l'autre aussi bien
que vous vous
connaissez vous-même.
Nous sommes concernés
par l'image de JESUS.
Nous ne pouvons la
laisser aux mains
des autres. Il faut
donc choisir. Qui
pourrait nous empêcher
de chercher Dieu et
la vérité ? Les
prétextes que nous
pouvons trouver pour
ne pas savoir sont dérisoires
car il faut défendre
quelqu'un de la
calomnie. SOIT un de
nos frères chrétien,
Mel Gibson accusé
d'antisémitisme et
de sadisme. Soit
l'image de Jésus
lui-même que
certains disent voir
travestie. Dans les
deux cas, les chrétiens
sont appelés à
faire un choix et à
ne pas s'en laver
les mains. Courage
donc, ne dormons
pas, et ouvrons les
yeux sur notre époque.
Bien
à vous."
UNE LECTRICE
"La
Passion du
Christ"
"Je
voudrais faire part
de 3 réflexions
à propos
du film de Mel
Gibson que j'ai vu
mercredi :
1)
Ce film est fort,
violent, il n'est ni
parfait, ni raté ;
c'est l'oeuvre d'un
catholique
convaincu, intègre
(et non "intégriste"),
qui est lui même un
homme et
donc...imparfait.
Mais le mérite de
ce film pour un
spectateur chrétien
est de lui
donner..un coup de
pied à l'estomac :
force de
l'utilisation de
l'araméen, force du
message évangélique
présent tout au
long du film. De par
la violence filmée,
la Passion ne peut
pas s'adresser à un
public d'enfants ou
d'adolescents (de
mon point de vue), même
si ces derniers en
sont repus par des médias
qui curieusement
jouent les vierges
outragées à propos
de ce film...
2)
Il faut aller voir
ce film pour se
faire sa propre
opinion. En effet le
tir de barrage
intellectualo-médiatique
déclenché avant même
sa sortie en France
est une honte pour
notre pays de liberté.
La haine des propos
tout à fait
mensongers de
personnes comme
monsieur Karmitz est
déplorable et va à
l'encontre de l'honnêteté
: il n'y a pas
d'antisémitisme, à
moins de considérer
les Evangiles comme
antisémites !
3)
En tant que
catholique et chrétien
je me réjouis que
le Christ et son
message inspirent
l'art pour une fois
avec respect (cf.
tous les films ou
livres se moquant ou
traînant le
christianisme dans
la boue). En effet
ce qui domine à la
fin du film est bel
et bien la
responsabilité
collective de
l'humanité par
rapport au péché
mais aussi et
SURTOUT l'immense
miséricorde de Dieu
et le commandement
de Jésus :
Aimez-vous les uns
les autres... Y
COMPRIS VOS ENNEMIS..."
LOUIS
"Le
Christ est annoncé"
"C'est
regrettable de voir
autant de chrétiens
à l'unisson avec la
critique la plus
superficielle pour
critiquer ce film évènement.
Jamais on a été si
proche de la vérité
sur le Christ. En théologie,
on parle de langage
et d'herméneutique,
or ici ne voit-on
pas un film qui
parle un langage
actuel qu'on peut
comprendre tout
simplement. Le
message essentiel du
Christ est transmis
à des millions de
gens. J'ai vu une
salle remplie de
jeunes qui ont
applaudi à la fin.
Faut-il attendre que
la théologie soit
parfaite pour
annoncer Jésus ?
Alors ce serait être
presque être Janséniste.
La violence du film
est dépassée par
l'amour. Il faut
voir ce film pour éviter
de devenir des Chrétiens
peureux et frileux
qui veulent
accaparer une vérité
au nom d'une
perfection qui n'est
pas de ce monde. Bon
film !"
CINEFIL
"
'La Passion' par
Gibson montre
l'amour
infini
de Dieu"
"Je
suis en colère,
j'ai honte pour nos
évêques et nos médias
qui, comme les
spectateurs et les
acteurs du drame,
premiers chrétiens
comme Pierre ou
juifs religieux, ou
anonymes de la
foule, ou soldats
romains, sont frappés
de cécité à cause
de l'épaisseur de
leurs ténèbres par
manque de FOI, de
vision spirituelle
donnée d'En-Haut,
comme pour le songe
de l'épouse de
Pilate : il s'agit
de l'accomplissement
de l'oeuvre d'AMOUR,
du Salut, de la réparation
envers le PERE SOUS
la forme d'une
gloire cachée. Je
suis surpris de la
justesse de ce film
, je n'y ai vu que
les scènes des
Evangiles et entendu
que les paroles de
Notre Créateur. Le
Christ lutte contre
le DEMON tout au
long du film qui est
le responsable et
non contre des
Pharisiens ou contre
Hérode, tous accros
du pouvoir
terrestre. Au
contraire, loin des
combinaisons
humaines issues du péché
originel, le CHRIST
OFFRE son amour
infini, obsédé par
l'incendie d'une
charité divine qui
nous dépasse et
nous force au
silence de
l'oraison, à
genoux. Méditons :
"il n'y a pas
de plus grand amour
que de donner sa vie
pour ceux qu'on
aime'.
Que
voulez vous que le
Créateur donne
d'autre ? SEULE la
souffrance de DIEU
est INFINIE,
sublime, généreuse,
gratuite, droite,
vertueuse,
comparable aux
souffrances humaines
mais supérieure en
raison de Son
innocence. DIEU
n'est pas mort pour
rien, la grandeur de
son sacrifice était
à la hauteur de la
Rédemption du genre
humain. On est loin
des effets d'hémoglobine,
des calomnies , des
prétendues
allusions antisémites,
bassement
terrestres. Enfin je
suis inquiet pour
nous, car si nos
chefs spirituels
sont si aveugles, je
ne vois pas comment
ils vous nous défendre
contre la persécution
des idées puis des
personnes chrétiennes.
Elle arrive à
grands pas." JOEL
"La
Passion sans
passion..."
"Juste
une petite réponse à
toutes celles et ceux
qui critiquent très
fort le film de Gibson
que je n'ai pas vu
d'ailleurs. Le film
est censé représenter
la passion du Christ ;
ce film ne peut-être
que violent ; désolé
pour les âmes
sensibles mais je
crois que Jésus à
vraiment souffert...
Il est venu en
sacrifice s'offrir
pour nous. Le film est
certainement très
violent mais il est
aussi là pour nous
rappeler à tous que Jésus
à souffert pour nous
! Toutes choses égales
par ailleurs, il
s'agit de la vision de
la Passion du Christ
de Mel Gibson. Je
crois que ce film est
pour nous l'occasion
de parler de Jésus
autour de nous et ça
c'est une bonne chose
car ce n'est pas le
cas tous les
jours."
FRED
"Quand
j'ai décidé de voir
ce film de la Passion,
j'allais faire une
rencontre avec Jésus.
Elle m'a révélé
jusqu'où j'ai été
aimé par Jésus et
quel prix j'avais à
ses yeux. Chacun et
chacune peut très
bien en faire autant
et fera la même découverte
s'il a la foi en Dieu.
La création est une
oeuvre d'amour et je
suis partie prenante
de cette création. Réaction
: Si j'ai tant de prix
aux yeux de Dieu,
n'est-il pas normal
qu'il en ait autant de
ma part ? L'homme
moderne a perdu le
sens de Dieu et croit
pouvoir s'en passer.
Erreur monstrueuse !
Il suffit de jeter un
regard sur le désarroi
de l'humanité pour
s'en convaincre. La
foi est don de Dieu et
seule la prière
humble et sincère
peut l'obtenir. Voilà
!" JEAN
"Allez
voir ce
film et jugez par
vous-mêmes !"
"J'irai
sans doute voir le
film, bien que peu
attiré par les débauches
de violence. Mais dans
quelle hypocrisie
vivons nous avec les médias,
les jeux vidéo sont
des étalages de
meurtres qui tout
virtuels qu'ils soient
n'en sont pas moins
des meurtres en série.
Des jérémiades s'épanchent
dans les médias sur
les images du meurtre
de trois américains
à Bagdad. Il ne
faudrait pas montrer
parait-il. De même il
ne faut montrer que très
discrètement les
reportages sur le
Rwanda où la France,
tous présidents
confondus, porte une
bonne part de
responsabilités. Et
alors l'homme a-t-il
changé depuis deux
mille ans ? Pas le
moins du monde et le
dernier siècle en est
une belle démonstration.
Est-ce en cachant
pudiquement la
violence, la vraie,
celle de la vie de
notre monde, qu'on la
maîtrisera ?"
UN LECTEUR
"Je
suis Franciscain et je
vis à Rome. En deux
sessions spéciales,
plus d'une centaine de
Franciscains ont pu
voir le film. Des Frères
de tous âges, jeunes
et moins jeunes, des
étudiants de nombreux
pays différents, des
théologiens, les
responsables de
l'Ordre des Frères
Mineurs (Franciscains)
et je peux vous dire
que l'impression générale
a été plus que
favorable. Nous y
avons retrouvé de
nombreuses réminiscences
franciscaines, à
commencer par le thème
de la suite du Christ
pauvre et crucifié
qui a marqué toute la
vie de François
d'Assise, le partage
de l'abîme de la souffrance humaine
jusqu'à la mort. Et
en même temps une
infinie tendresse et
la figure admirable de
la Mère du Christ, de
la Stabat Mater. Je
sais que la
spiritualité de François
d'Assise, celle du
Chemin de croix,
Chemin de vie vers la
Résurrection est
peut-être un peu dépassée
aujourd'hui. Mais ce
que nos frères
franciscains vivent
actuellement dans les
lieux de fracture
sociale de notre
monde, en Terre
sainte, pays de Jésus,
par exemple, font
penser que la Passion
de Gibson est un grand
cri de foi et d'espoir
des hommes et des
femmes d'aujourd'hui,
un cri partagé par
les incroyants, les
chercheurs de Dieu et
les croyants
d'aujourd'hui."
UN LECTEUR
"Tout
au long de
l'histoire chrétienne
on a encouragé les
fidèles à méditer
la passion du Christ.
La spiritualité de
tous les grands saints
- les noms de saint
François, saint
Dominique, sainte
Catherine de Sienne,
viennent immédiatement
à l'esprit - a été
marquée par une dévotion
à la passion du
Christ. Pourquoi ?
Parce qu'on a reconnu
qu'il n'y avait aucun
chemin plus sûr pour
faire apparaître dans
le cœur de l'homme
l'amour qui commence
à répondre de manière
adéquate à l'amour
de Dieu qui a donné
son Fils pour nous. Je
crois que c'est ce
genre d'amour que le
film de Mel Gibson
fera naître dans les
cœurs. Il faudrait
avoir un cœur de
pierre pour ne pas se
laisser émouvoir par
ce film extraordinaire
et par la profondeur
inouïe d'amour de
Dieu qu'il tente de
transmettre à travers
l'écran." AUGUSTINE
DI NOIA, prêtre
dominicain
actuellement sous-secrétaire
de la Congrégation
pour la Doctrine de la
Foi dont le préfet
est le cardinal Joseph
Ratzinger
"J'ai
été bouleversée
par ce magnifique
film et fort
heureusement, j'y
suis allée sans a
priori négatif. Je
suis triste de voir
les autorités
religieuses de
France cracher sur
ce chef-d'oeuvre qui
ne peut qu'inspirer
foi et amour. Je
crois que l'attitude
de chacun face à ce
film est très révélatrice
de son rapport à Jésus
comme l'a écrit
quelqu'un sur un
autre forum. J'ai
envoyé un mot à
deux de mes amies
franciscaines pour
qu'elles aillent le
voir. J'ai peur
qu'elles en aient été
dissuadées mais grâce
à votre article en
provenance du
Vatican, que je vais
imprimer lundi,
elles vont peut-être
y aller. Vous avez
des yeux pour voir
et des oreilles pour
entendre, alors,
jugez par vous-même
et ne vous laissez
pas voler votre
liberté."
UNE
LECTRICE
"La
Passion de
Mel
Gibson !"
"Chers
amis, c’est sans
aucun esprit de polémique
que je vous écris
ce petit mot. Dans
la lettre du
Dimanche des Rameaux
de ma paroisse, ce
qui est
exceptionnel, j'ai
trouvé la déclaration
de la
"Commission
doctrinale de la
conférence des Evêques
de France" dont
le titre est clair :
"L’Episcopat
dénonce les erreurs
théologiques du
film" et que
vous avez jugé bon
de publier ! Hier
lundi, prenant mon
courage à deux
mains, j’ai voulu
voir ce film. J’ai
trouvé ce film
extraordinaire ainsi
que les personnes de
ma paroisse qui,
incités à le voir
par leurs grands
enfants, ont assisté
à la même séance
que moi. Il est
effectivement très
dur ! Très dur pour
nous et nos péchés
! Ce film est une
sublimation de l’Amour
donné pour le
rachat de nos fautes
et ne peut
engendrer, pour les
Chrétiens, que
regret de leurs
fautes et amour pour
Notre Seigneur Jésus
Christ et
certainement pas de
haine pour ceux qui
ne savent pas ce
qu’ils font.
J’ai été aussi
émerveillé par le
courage et la place
des femmes dans ce
film, qui seules
avec Saint Jean,
sont restées fidèles
jusqu’au bout.
Quel bel exemple !
Qui disait que l’Eglise
était machiste ?
Je
suis donc triste des
critiques que j’ai
pu lire dans de
nombreuses revues,
de la Commission
doctrinale... et
bien entendu de
votre journal ! Ce
film était et est
une magnifique
occasion de célébrer,
avec nos autres frères
Chrétiens, notre vénération
pour la Croix qui
nous sauve. Croix
mystérieuse,
toujours objet de
scandale, dont tous
les Chrétiens ont
fait leur symbole.
Je crois que le rôle
de journaliste
Catholique aurait été
de donner, au moins
à part égale (!)
la parole à ceux
qui sont favorables
à ce film... Notre
Saint Père le Pape
n'a-t-il pas reçu
et béni l'acteur
Jim Caviezel ; de
nombreux évêques
de par le monde
n'ont ils pas poussé
les chrétiens à
voir et méditer ce
film ? De nombreux
prêtres n'ont ils
pas, même en
France, organisé
des séances pour
leurs paroissiens.
Les acteurs
n'ont-ils pas fait
des déclarations
extraordinaires
qu'ils soient ch rétiens,
juifs ou musulmans ?
Votre journal ne
donne-t-il pas
grossièrement dans
le religieusement
correct en
participant à ce
lynchage médiatique
? En vous assurant,
plus que jamais, de
ma fidélité à
notre mère la
Sainte Eglise, je
vous prie de croire,
chers amis, à
l’assurance de mes
meilleurs sentiments
attristés." DANIEL
SALEFRAN
"Mon
avis"
"Je
ne suis pas
croyante. J'ai vu le
film la Passion.
Bien sûr il est
violent. Une chose
m'a quand même
touchée : c'est
l'humanité de Jésus-Christ,
quelque chose que je
n'avais jamais eu
l'occasion de sentir
auparavant. Voila.
Juste mon petit
avis." UNE
LECTRICE
"La
Passion du Christ :
un film
extraordinaire"
"L'Eglise
post-conciliaire
nous a peut-être
montré le Christ
ressuscité glorieux
et immortel. Les
crucifix ont cessé
de montrer la
douleur pour montrer
la lumière. Le
blanc ou le violet
ont remplacé le
noir comme couleur
des ornements
sacerdotaux... Et
pourtant, le Fils de
l'Homme, entièrement
Dieu, mais ausi entièrement
homme a souffert,
plus que tout autre
supplicié : par sa
préscience divine,
il savait ce qui
l'attendait et comme
homme, il a tout
accepté et souffert
depuis le Jardin des
Oliviers. Du :
"Père, éloigne
de moi ce calice de
sang" jusqu'à
"Père je
remets mon âme
entre tes
mains", il a
souffert pour nous
et la multitude une
souffrance atroce.
Si Mel Gibson a exagéré
sur les effets, il a
raison sur le fonds
: la douleur était
à la mesure du
sacrifice."
UN
LECTEUR
"Où
sont les cathos
?"
"Hommes
d'Eglise, théologiens
chrétiens et juifs,
journalistes sont très
critiques à l'égard
de "La
Passion" de Mel
Gibson. Ils ont réussi
à dissuader les
cathos d'aller voir
ce film
extraordinaire,
tandis que les
salles sont pleines
de jeunes (dont une
bonne partie de
musulmans) qui à la
fin se taisent ou
qui applaudissent.
Ils auraient mieux
fait d'essayer de
comprendre et
d'accompagner cet événement
qui a quand même un
rapport avec l'Evangile.
Question : "Les
hommes d'Eglise"
croient-ils encore
que Jésus a existé
et qu'il a souffert
sous Ponce-Pilate ?
Et que la Croix a
sauvé le monde
?"
ALBAN
"Les
"cathos"
dont je
suis sont là et
bien là. Il faut
que l'on parle de ce
film autour de nous.
Non pas pour faire
la pub de M.Gibson,
mais pour
transmettre ce
message que le
Christ est mort sur
la Croix pour
racheter tous nos péchés,
passés, présents
et à venir et
pour montrer par sa
souffrance infinie
(et c'est le message
que j'ai surtout reçu
de ce film) n'a d'égal
que l'amour infini
qu'il nous
donne."
VINCENT
"Bonjour,
ce n'est qu'en
France que les évêques
se sont ligués
contre le film, non
? Je sais qu'aux
Etats-Unis, il y a
des paroisses qui
ont loué des salles
entières de cinéma
pour la semaine
sainte... N'oublions
pas la prophétie de
1936, de Marthe
Robin, mystique qui
est restée malade
des dizaines d'années
au lit sans manger
sauf la Sainte
Communion, et dont
le processus de
demande de béatification
se poursuit :
"La France
tombera très bas,
plus bas que les
autres nations, à
cause de son orgueil
(...) Il n’y aura
plus rien. Mais dans
sa détresse, elle
se souviendra de
Dieu et criera vers
lui, et c’est la
Sainte Vierge qui
viendra la sauver.
La France retrouvera
alors sa vocation de
Fille Aînée de
l’Eglise, elle
sera le lieu de la
plus grande effusion
de l’Esprit Saint
et elle enverra à
nouveau des
missionnaires dans
le monde
entier." Voyez
comme ça
s'accomplit.
Spirituellement la
France est très très
basse. Encore on
voit cela quand les
évêques de France
(pas des autres pays
!) condamnent le
film La Passion du
Christ. Que le
Seigneur touche
leurs coeurs
endurcis..." CHRISTELLE
"La
Passion du
Christ"
"Un
très beau film de
foi et d’amour,
qui peut réévangéliser
nos pays. Nous
étions une dizaine
d’amis, dont une
toute jeune fille,
mercredi 31 mars, à
voir la Passion du
Christ, à Poitiers.
Ce film nous a tous
profondément touchés.
Nous tenons à dire
pourquoi nous avons
été si bouleversés
par ce film sur les
douze dernières
heures du Christ.
D'abord, c'est un
film de foi, fidèle
aux Evangiles. Ce
film arrive à
rendre compte du
message d'Amour du
Christ. Dès le début
du film, Jésus est
filmé de dos. La
nuit est déjà tombée.
Jésus connaît une
angoisse terrible -
il sait ce qui
l'attend - Satan est
là, pour l'empêcher
d'accepter cette
souffrance. Mais il
remporte dès le début
cette double
victoire : contre le
Tentateur, et contre
sa
propre angoisse
humaine. Il accepte
son sort en se
tournant vers son Père
du Ciel : "Père
je suis prêt".
Aucune ambiguïté
donc dès le départ.
Jésus a pris la décision
de nous sauver en
accomplissant la
volonté de son Père.
L’atmosphère est
bien lourde, mais
cette tension révèle
un mystère qui nous
dépasse, où le
Bien et le Mal
s’affrontent.
L’image de Satan,
mi-homme, mi-femme,
personnage ambigu et
présent tout au
long du film,
illustre avec
justesse la
Tentation à
laquelle est soumis
Jésus, celle
d’abandonner son
fardeau, donc d’éviter
la souffrance et la
mort qui
l’attendent. Jésus
n’a pas été épargné,
et le démon l’a
torturé moralement.
A une époque où
Satan et le péché
sont presque
totalement éclipsés,
il est salutaire de
voir de nouveau une
représentation très
personnifiée du
Mal. Mais le message
final qui demeure,
c’est celui de Jésus,
qui assume
jusqu’au bout la
souffrance pour la rémission
de nos péchés, et
qui ressuscite
ensuite. La dernière
image est celle de
la Résurrection. La
main trouée de Jésus
rappelle sa
Crucifixion. Mais le
visage est apaisé
et Jésus, tout
entier lumineux,
marche vers la Lumière,
hors du Tombeau.
Cette image, à nos
yeux, ouvre ce film
sur l’Espérance.
Que peut-elle dire
d’autre avec cette
symbolique si claire
?
Il
faut aussi évoquer
le guide catéchétique
et très clair édité
par Pierre Téqui : "100
questions sur "La
Passion du
Christ", le
film de Mel
Gibson",
remarquable, qui
permet d’éclaircir
toutes les questions
que l’on peut se
poser sur ce film :
les figures évoquées,
les flashes back,
l’évocation de la
dernière Cène à
la fin du film, etc.
Ensuite, le film "La
Passion du
Christ" ne
propose pas une
vision complaisante
de la souffrance.
Rien à voir avec
certains films qui
mettent en scène
une violence
totalement gratuite.
Si ces souffrances
sont effectivement
évoquées avec réalisme,
il n’est pas vrai
que le spectateur ne
puisse pas lui-même
méditer sur ces
souffrances, au
cours de ce film.
Des personnages dans
la foule retiennent
notre attention,
celui de Marie en
particulier, si
humaine et en même
temps si partie
prenante à la
souffrance de son
fils. Elle invite
non point à la révolte,
mais au pardon. Elle
souffre dans sa
chair et dans son âme
mais accepte
jusqu’au bout le
calvaire de son
Fils. Des
flashes-back sur
l’enfance de Jésus,
et sa vie avec
Marie, nous aident
aussi à méditer
sur l’amour
qu’une mère peut
porter à son fils.
Enfin et surtout,
les rappels du
ministère de Jésus,
en particulier celui
de la dernière Cène,
permet de situer ces
souffrances de la
Passion dans une
dimension ecclésiale.
Jésus a souffert et
a versé son sang
pour expier les péchés
des hommes. Dans
chaque Eucharistie,
ce sacrifice est
rendu présent. Le
lien est là aussi
établi sans ambiguïté
aucune. Pour nous,
ce film peut être
un signe d’un
renouveau de foi
dans notre Europe déchristianisée,
en particulier en
France. Il nous
apparaît faire
partie de ce que le
Saint Père appelle
le "printemps
de l’Eglise",
ou nouvelle évangélisation.
En
outre, il se trouve
que les jeunes perçoivent
bien ce film, et
qu’il peut même
contribuer à leur
cheminement de foi,
et pour certains, à
connaître mieux Jésus.
Nous avons des témoignages
qui vont dans ce
sens, et ces jeunes
de 17 et 18 ans ont
au moins la qualité
de la sincérité,
s’ils n’ont pas
celui, hélas, de la
culture religieuse.
Si ce film "La
Passion du
Christ" peut évangéliser -
ce qu’il fait déjà -
pourquoi alors
continuer à le dénoncer
dans l’Eglise de
France et dans les médias,
comme un film qui
finalement ne rend
pas compte du
message d’Amour du
Christ ? Je cite le
communiqué du COPIC,
consultable dans son
entier sur le site
de la Conférence
des évêques de
France : "Cette
violence qui
submerge le
spectateur, finit
par occulter le sens
de la Passion et
plus largement,
l’essentiel de la
personne et du
message du Christ :
l’amour porté à
sa perfection dans
le don de soi
consenti". Ce
que nous avons vu
mercredi dernier est
le contraire. Nous
dirions même que ce
film invite à la
prière."
Des
spectateurs
poitevins
MONIQUE
"Avec
le rosaire en main,
j'ai vu le
film"
MARIE
ANGE
"Comment
juger sur la rumeur
?
Sans s'être fait,
par soi-même une
opinion ? Ce film
que j'ai vu est une
sublimation de
l'Amour de Dieu,
pour nous qui sommes
pécheurs ! Il est
vrai que la Croix et
les souffrances
du
Christ sont toujours
un mystère et un
scandale pour le
monde ! Je n'ai pas
trouvé la moindre
trace de haine et la
seule violence est
celle de la foule,
toujours manipulée...
Ce qui devrait nous
donner à réfléchir
sur le lynchage médiatique
de ce film. Enfin,
quand Mel Gibson a
fait ce film, il n'a
pas trouvé de
producteurs... ni de
distributeurs en
France avant qu'un
musulman ait ce
courage. C'était
donc pour lui un
grand risque
financier. Tant
mieux si un bon film
fait gagner de
l'argent à son
producteur, cela
change de tous ceux
qui en gagnent avec
du sexe et de la
violence vraie ! Je
vous souhaite de
voir ce film sans
passion, il apaise
beaucoup de ceux qui
l'ont vu. Amicalement." UN
LECTEUR
Existe-t-il
encore des
descendants de la
famille de Jésus au
Liban-Sud ?
par
YVES CARIOU, publié
dans l'Orient-le
Jour le 31 décembre
2003
L'auteur
est ancien
professeur de
lettres,
d’histoire et de
religion dans
plusieurs collèges
du Liban et de
Syrie, de 1950 à
1995
Il
est difficile de répondre
par un
"oui" ou
un "non"
à une question si
subtile et si intéressante
aux cœurs des
Libanais. D’avance
je suis porté à répondre
: "peut-être",
ou par une autre
question en marge du
"oui" : "Et
pourquoi pas
?..." Mais
d’abord limitons
les abords du sujet.
Il ne s’agit pas
du tout de la Sainte
Famille de Jésus,
Marie et Joseph.
Prenons le sens du
mot "famille"
à la manière
orientale,
comprenant les
oncles et les
tantes, les cousins
et les cousines, les
ancêtres et les
descendants, un peu
comme on dit en
France,
"cousins à la
mode de
Bretagne"... Il
faut remarquer aussi
que les documents écrits
ont été perdus ou
détruits au hasard
des guerres et des
invasions dans cette
région du
Proche-Orient qui a
vu tant de métissages
des populations.
J’en suis donc réduit
à me baser sur les
textes évangéliques,
sur les traditions
orales ou tirées du
folklore, les
vestiges archéologiques,
et surtout sur la
psychologie
orientale qui
accorde une si
grande importance à
la famille, comprise
au sens large du
terme.
I-
Les textes évangéliques
a)
Les frères de Jésus.
Le sens du mot
"frères"
dans les Evangiles
est élargi aux
cousins, et les
"sœurs"
englobent aussi les
cousines. La famille
terrestre de Jésus
était bien connue
dans son village de
Nazareth où les
compatriotes "témoignent"
de Jésus. "N’est-ce
pas lui le fils du
charpentier ?
N’a-t-il pas pour
mère la nommée
Marie, et pour frères
Jacques, Joseph,
Simon et Jude ? Et
ses sœurs ne
sont-elles pas
toutes parmi nous
?... (Mt, XIII, 55
et 56). Saint Marc
écrit aussi dans le
même sens :
"N’est-ce pas
là le charpentier,
le fils de Marie, le
frère de Jacques,
de Joset, de Jude et
de Simon ?..."
(Mc, VI, 3).
b) Les fils de Zébédée.
Qui était Zébédée
?... Sans doute un
proche parent de Jésus,
car leur mère va
lui demander cette
chose étonnante
pour un esprit
occidental et
"démocrate"
: "Voici
mes deux fils.
Ordonne qu’ils siègent,
l’un à ta droite
et l’autre à ta
gauche dans ton
royaume." (Mt,
XX, 21). La
Tradition nous dit
que les fils de Zébédée
étaient saint Jean
et saint Jacques (le
majeur). Ce détail
est important pour
comprendre les rôles
futurs de ces deux
apôtres, "les
préférés de Jésus",
qui assistèrent
avec saint Pierre à
la Transfiguration
sur le Mont Thabor.
(Mt, XVII, 1 et 2).
c) Le disciple que Jésus
aimait (Jn, XIX,
26). C’est ainsi
que saint Jean se désigne
lui-même. Voilà
pourquoi il ne
mentionne que dans
son Evangile la
demande "prétentieuse"
de sa mère qui
avait choqué les
autres apôtres.
Cependant, à la Cène
du Jeudi-Saint et
durant la Passion de
Jésus, saint Jean
est au premier plan,
même avant saint
Pierre. Au repas
pascal, il était
placé tout près de
Jésus et pouvait
lui demander à voix
basse qui est-ce qui
allait le trahir. (Jn,
XII, 23)
Les
références
bibliques sont
celles de La Bible
de Jérusalem, éditions
du Cerf, 29
Boulevard
Latour-Maubourg -
Paris.
d)
Le premier miracle
de Jésus (Jn, II, 1
à 2). Ce récit des
noces de Cana est très
révélateur pour la
justification de ma
thèse :
l’importance du rôle
familial au temps de
Jésus et même
encore aujourd’hui
dans les rituels du
mariage à la
montagne libanaise
auxquels j’ai
participé. Relisons
attentivement le
texte de saint Jean,
témoin évident du
miracle de l’eau
changée en vin par
les détails très
précis qu’il
rapporte. "Il y
eut des noces à
Cana en Galilée. La
mère de Jésus y était,
Jésus aussi fut
invité à ces noces
ainsi que ses
disciples..."
Ce verset me
surprend
aujourd’hui.
D’abord, pourquoi
saint Jean
mentionne-t-il la
Vierge Marie avant
son fils Jésus ?
Les traditions
orientales, encore
aujourd’hui,
donnent le premier rôle
aux hommes dans les
cérémonies
officielles. Alors,
pourquoi saint Jean
mentionne-t-il
d’abord la Vierge
Marie ?... D’après
mon idée presque évidente
ici, c’est parce
que la Vierge Marie
était une proche
parente des jeunes
mariés. Si on
convient que Jésus
avait dans les
trente ans au début
de sa vie publique,
sa mère devait
avoir autour des
cinquante ans, l’âge
des matrones
familiales, et c’était
elle probablement
qui avait été
chargée
d’organiser le
festin de la noce
avec quelques autres
femmes de son âge,
selon la tradition
encore vivante dans
les montagnes du
Liban. C’est elle
la première qui
s’aperçut que le
vin allait manquer
et qui pria son
fils, d’une manière
discrète, de faire
quelque chose : "Ils
n’ont plus de
vin..." Et
malgré la réponse
évasive de Jésus,
Marie s’adressa
avec autorité,
directement, aux
serviteurs de la
noce, sans passer
par les parents des
nouveaux mariés :
"Tout ce
qu’il vous dira,
faites-le."
e) L’excursion
dans les parages de
Tyr et de Sidon (Mt,
XV, 21 à 28) (et
Mc, VII, 24 à 30).
Voici encore de
jolis extraits évangéliques
qui semblent presque
d’actualité avec
les querelles
libano-israéliennes,
mais laissons cela
aux médias, et
posons-nous la
question : "Pourquoi
Jésus est-il venu
en terre
aujourd’hui
libanaise, ou chananéenne
ou syro-phénicienne
dans les textes évangéliques
?" On peut
simplement supposer
que Jésus avait de
la famille dans
cette région.
II-
Preuves archéologiques
Le
village de Cana où
Jésus fit son
premier miracle était-il
au Liban ?...
Faisons remarquer
que les frontières
au temps de Jésus
n’étaient pas
exactement fixées
comme aujourd’hui
et délimitées par
des observateurs
onusiens. En réalité,
il existe deux
villages qui portent
ce nom : l’un en
territoire israélien,
l’autre au
Sud-Liban. Pour ma
part, je suis
presque persuadé
que c’est le
village libanais qui
fut le véritable
lieu du miracle.
III-
Les traditions
orales
Selon
une tradition orale,
au Liban-Sud
certaines familles
se disent encore
descendantes de
celle de Jésus et
que les prénoms de
Joachim (ou Youakim)
et d’Anne (ou d’Anna),
les parents charnels
de la Vierge Marie,
étaient encore très
répandus dans la région.
Nous ignorons si
saint Joachim et
sainte Anne avaient
d’autres enfants
que la Vierge Marie.
Conclusion
Oui, il est presque
probable, mais ce
n’est pas une vérité
de foi, qu’il
existe encore des
descendants de la
famille de Jésus au
Liban-Sud, issus de
la famille de
Joachim et de sainte
Anne, ou de celle de
Zébédée, ou de
Simon, de Joset et
Jude cités par
saint Marc (Mc, VI,
3) ou de personnages
féminins non
mentionnés dans nos
Evangiles, étant
donné qu’en
Orient les
descendants mâles
sont privilégiés
dans les écritures
officielles de
jadis.
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