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Le
Liban en vedette au
Sénat français
Journée
libanaise sur
"Les défis de
l'avenir"
paru
dans l'Orient-le
Jour le 26
septembre 2003
Longue
journée libanaise
hier jeudi dans la
salle Clemenceau du
Sénat français à
Paris où s’est
tenu un colloque sur
le thème "Le
Liban, les défis de
l’avenir", et
cela à
l’initiative et
sous la présidence
de M. Adrien
Gouteyron, sénateur
de la Haute-Loire,
vice-président du Sénat
et président du
groupe d’amitié
France-Liban. Les débats,
animés par le rédacteur
en chef de
"Valeurs
Actuelles" Frédéric
Pons et le rédacteur
en chef de
"l’Orient-le
Jour" Issa
Goraieb, et auxquels
ont participé de
nombreuses
personnalités
politiques, académiques
et autres, se sont déroulés
dans le cadre de
quatre tables rondes
et ont donné lieu
à des discussions
avec un public
nombreux. Cet événement
a été marqué par
une présence
substantielle de
l’opposition
libanaise, que
rendait plus évidente
encore l’absence -
demeurée inexpliquée -
des hommes
politiques proches
du pouvoir libanais,
qui avaient décliné
l’invitation.
Le
Liban, les défis
de l'avenir
Dans
ses deux
allocutions
d’ouverture et
de clôture, le sénateur
Gouteyron, sans
jamais minimiser
la gravité des défis
que se doit de
relever le modèle
libanais, a vu
dans les
interventions on
ne peut plus
directes et
explicites des
participants un réconfortant
signe de santé
ouvrant la porte
à tous les
espoirs. Et
c’est ce même
message d’espoir
qu’a tenu à dégager
le député de la
Meurthe-et-Moselle
Gérard Léonard
qui préside, lui,
le groupe
d’amitié
France-Liban à
l’Assemblée
nationale : espoir
de l’établissement
(et non rétablissement,
a-t-il précisé)
d’un Etat de
droit au Liban,
espoir aussi
d’un
recouvrement par
ce pays de sa
souveraineté. M.
Bernard Emié,
directeur de la
section Afrique du
Nord et
Moyen-Orient au
Quai d’Orsay, a
entrepris de rasséréner,
quant à lui, ceux
qui reprochent à
la France
d’avoir "lâché"
le Liban,
affirmant
notamment que
notre pays reste
un partenaire
d’exception de
l’Hexagone dans
le partenariat
euro-méditerranéen.
M. Emié a pressé
les Libanais
d’entreprendre
une réconciliation
en profondeur, les
appelant à façonner
ensemble leur
avenir commun,
formulant
l’espoir qu’ "aucune
entrave, aucune dérive"
ne viennent altérer
l’échéance de
l’élection présidentielle
de 2004 et celle
du scrutin législatif
de 2005. Il a également
recommandé que
soit mené à
terme le processus
de réforme économique,
administrative et
judiciaire,
soulignant qu’il
y allait de la crédibilité
du pays. Il a
enfin plaidé pour
une "redéfinition
progressive"
des relations
libano-syriennes,
ouvrant la voie à
un départ des
troupes de Damas
conformément à
l’accord de Taëf,
insistant par
ailleurs sur la nécessité,
pour l’Etat
libanais, de
restaurer son
autorité sur la
totalité du
territoire
national.
Un
modèle meurtri
Sur le thème
"Un modèle
meurtri", la
première table
ronde de la journée
avait débuté par
un exposé de M.
Bassem Jisr,
vice-président du
Mouvement du
renouveau démocratique,
qui a déploré
l’effet néfaste
des interférences
régionales sur
une formule
libanaise dont on
assiste
aujourd’hui à
la résurrection.
Le Dr Ghada
Abdallah Yafi, après
avoir dénoncé "les
vices de
structure",
notamment en matière
de représentation
nationale, a appelé
à une implication
réelle du citoyen
dans l’activité
politique,
demandant
notamment que des
ponts soient jetés
entre les systèmes
scolaires du pays.
M. Salah Honein, député
de Baabda, a dénoncé
les lacunes et
insuffisances de
l’accord de Taëf,
"qui, bien
que
constitutionnel,
ne concrétise pas
la foi
nationale" et
qui, de surcroît,
n’a pas été
convenablement
appliqué.
Proclamant son
attachement à la
démocratie
plurielle et
consensuelle, M.
Honein a reproché
à l’accord de
Taëf d’ "avoir
accentué
l’ancrage à un
confessionnalisme
pur et dur"
tout en prônant
l’abolition par
étapes du même
confessionnalisme.
Il a plaidé pour
l’institution du
mariage civil et
du suffrage
universel pour
l’élection du
président de la République,
doublée d’une
rotation
communautaire des
deux autres présidences.
Suivant à prendre
la parole, le
politologue Joseph
Maïla, doyen de
la faculté des
sciences sociales
et économiques de
l’Institut
catholique de
Paris, a mis en
relief "la
formidable résistance"
du système
libanais, évoquant
le communautarisme
de droit au Liban
et celui, de fait,
qui règne dans
maints pays
arabes. M. Séoud
al-Mawla,
professeur de
sociologie à l’Université
libanaise et
directeur du
centre du dialogue
à l’Université
Saint-Joseph, a
fait l’apologie
de la coexistence,
développant à
cette fin les thèses
de l’imam
Mohammed Mahdi
Chamseddine.
Les
scénarios géopolitiques
pour le futur
Lors de
la deuxième table
ronde, axée sur "Les
scénarios géopolitiques
pour le
futur", M. Frédéric
Encel, professeur
à l’Institut
des études
politiques de
Rennes, a fait
part de sa
conviction totale
que le Liban
redeviendra un
pays souverain, se
fondant pour cela
sur les
transformations
qui, selon lui,
attendent la région
du Proche-Orient.
M. Samir Frangié,
membre du
Rassemblement de
Kornet Chehwane, a
souligné que le
Liban, seul parmi
les pays du
Moyen-Orient dont
l’existence a
toujours été
contestée par ses
voisins, reste
paradoxalement,
malgré les
faiblesses inhérentes
à la nature de
son régime, le
seul modèle à
suivre. Il a estimé
que les Libanais
peuvent tirer
profit de ce
moment historique
pour recouvrer
leur indépendance
"à condition
qu’ils fassent
d’abord la
double preuve de
leur maturité et
de leur utilité".
Ce recouvrement
peut être facilité,
a-t-il poursuivi,
par trois facteurs
: l’unité
nationale, le
changement en
Syrie et
l’instauration
d’un nouvel
ordre régional.
M. Misbah Ahdab, député
de Tripoli, a
accusé le pouvoir
libanais
d’abuser de la
couverture
syrienne pour se
livrer à des
pratiques antidémocratiques,
rejetant par
ailleurs la notion
de pertes et de
profits en termes
communautaires,
car, a-t-il dit, "tout
ce qui est bon
pour le Liban fait
de tous des
gagnants",
l’inverse étant
vrai aussi. M.
Khattar Abou-Diab,
politologue spécialiste
du Moyen-Orient, a
vu dans le Liban "le
maillon faible de
toute une chaîne
d’intérêts régionaux",
s’attachant à
responsabiliser
les Libanais dans
l’entreprise de
réhabilitation de
leur pays :
"Pour mériter
leur terre, ils
doivent être
unis", a-t-il
notamment affirmé.
Le Dr Farès
Souhaid, député
de Jbeil, a fait
valoir qu’alors
qu’il convient
d’accorder des
droits aux
citoyens, c’est
des garanties
qu’il faut
offrir aux
communautés
libanaises. Il a
souligné que la
liberté est
gravement menacée
au Liban,
"car l’Etat
n’est pas
souverain et la
population n’est
pas en mesure de désigner
ses représentants".
M. Antoine Sfeir,
journaliste et
politologue, président
du Centre d’études
et de réflexions
sur le
Proche-Orient,
s’est demandé
s’il existe réellement
un modèle
libanais mettant
l’accent sur la
fâcheuse vitalité
des réflexes
communautaires et
déplorant que peu
d’efforts aient
été déployés
à ce jour, par
les uns et les
autres, pour mieux
se connaître. En
clôture de la
session du matin,
a été donnée
lecture du message
adressé à ce
colloque par le
patriarche
maronite, le
cardinal Sfeir,
actuellement en
visite à Paris,
puis de celui
envoyé par le
dignitaire chiite
sayyed Mohammed
Hussein Fadlallah
; après quoi le
président Amine
Gemayel a prononcé
une allocution
dans laquelle il a
évoqué la nécessité
d’un dialogue
serein avec la
Syrie (lire par
ailleurs des
extraits de toutes
ces
communications).
Prélèvements
syriens directs et
indirects
A la reprise,
après un déjeuner
typique libanais
servi dans les
salons De Boffrand
du Sénat par le
restaurant Fakhr
el-Dine, les
participants se
sont penchés sur
les difficultés
économiques et
financières que
connaît le Liban.
M. Ibrahim Maroun,
professeur de
sociologie économique
à l’Institut
des sciences
sociales de l’Université
libanaise, s’est
alarmé de la
diminution
continue de la
population
libanaise (de
l’ordre de
100.000 personnes
par an) due à
l’émigration, dénonçant
par ailleurs le
dumping de
produits syriens
qui a provoqué la
faillite de
milliers
d’entreprises
libanaises et
l’entente liant
les banques en
matière de
resserrement des
crédits. Il a prôné
un minimum de
protection pour
les produits
nationaux, la révision
des accords
commerciaux
"inégaux"
passés avec la
Syrie, une baisse
des taux d’intérêt,
une relance du bâtiment
et une réorganisation
du travail des étrangers.
M. Pierre Daher,
président-directeur
général de la
chaîne libanaise
LBC, a brossé un
tableau de la
situation des médias
audiovisuels au
Liban et au
Moyen-Orient. Il a
affirmé que la création
de la LBC en 1985
marquait la première
infraction à la règle
générale voulant
que la télévision
soit la chasse
gardée des
gouvernements. Il
a déploré la
"malheureuse
et
maladroite"
fermeture de la
station MTV l’an
dernier,
illustrant, a-t-il
dit, le fait que
la liberté
d’expression
reste relative et
soumise à
"des lois non
écrites mais plus
puissantes que les
textes".
Abordant la
question du
financement des
stations, M. Daher
a assuré que les
libertés
publiques, la démocratie,
l’égalité et
la justice font
partie d’un tout
garantissant aussi
bien le respect
des droits du
citoyen que la
bonne marche des
affaires. M.
Jean-Michel
Severino,
directeur général
de l’Agence française
de développement
(AFD), a exposé
les projets
d’assistance au
Liban dans les
domaines de
l’eau et de
l’aménagement
urbain. Il a
souligné la nécessité
d’une entente
politique pour
mettre en place
une action économique.
De son côté, M.
Olivier Imbavet,
vice-président du
groupe Méditerranée
et directeur général
d’Air Liquide, a
réclamé
l’institution
d’un service
normatif en matière
de livraison de
gaz aux industries
et hôpitaux
libanais, tandis
que M. Jean Jaujay,
directeur à l’EDF,
a relevé les
"fraudes et
tarifications inadéquates"
dans le réseau électrique
libanais.
M. Joe Faddoul, président
de BML Istisharat,
a vu dans
"les prélèvements
directs et
indirects"
dont se rendrait
coupable la Syrie,
l’une des
raisons du déficit
libanais. Au
nombre des
premiers, et sous
un tonnerre
d’applaudissements,
il a cité le détournement
du trafic téléphonique
international, le
racket frappant
les importations
de combustibles et
le Casino du
Liban, les
subventions dont bénéficient
des produits
importés de Syrie
et même le
trucage des
courses hippiques.
Quant aux prélèvements
indirects, ils
auraient trait à
des expropriations
de terrain
fictives et aux opérations
de l’EDL et de
la MEA. M. Ibrahim
Tabet, président-directeur
général de Stratégies-DDB,
a indiqué qu’en
plein processus de
mondialisation, le
Liban se trouvait
menacé de
marginalisation.
Il s’est dit
convaincu que le
principal atout
stratégique de
notre pays résidait
dans son potentiel
culturel
(industrie des
loisirs,
information, édition,
mode, musique,
etc.) M. Antoine
Messarra,
politologue,
sociologue et
professeur
d’universités,
a plaidé à son
tour pour "une
politique
citoyenne" où
tous les problèmes
sans exception
seraient soulevés
et traités sous
l’angle du
citoyen usager,
consommateur et bénéficiaire.
Il n’existe pas,
a-t-il affirmé,
de solutions par
la politique telle
qu’elle est
entendue et
pratiquée par la
plupart des
politiciens, mais
par une politique
réhabilitée.
Enfin M.
Jean-Claude Boulos,
président de l’Association
internationale de
la publicité
(IAA), a dégagé
les trois axes
d’espérance
suivants : le
potentiel considérable
des Libanais
expatriés, la création
d’une puissante
organisation des
publicitaires
arabes et le
caractère
francophone du
Liban, lequel
devrait être
consacré par la
création avec
l’aide de la
France d’une chaîne
libanaise
francophone.
Voici
des extraits des
deux messages du
patriarche
maronite, Mgr
Nasrallah Sfeir -
qui a rencontré
vendredi à déjeuner
le président
Jacques Chirac
dans le cadre de
la tournée européenne
qu'il vient
d'entamer -, et du
haut dignitaire
chiite, sayyed
Mohammed Hussein
Fadlallah. Ces messages, adressés
au président du
colloque, le sénateur
Gouteyron, ont été
lus hier au Sénat.
Sfeir
: "Le Liban
peut, pourvu
qu’on ne s’ingère
pas dans ses
affaires..."
"Après
avoir été le théâtre,
pendant dix-sept
ans, d’une
guerre des plus
meurtrières, le
Liban jouit
actuellement
d’une paix
relative. Mais les
séquelles de la
guerre dont il a
souffert
continuent de
l’affecter
dangereusement. Ce
pays n’a pas pu,
jusqu’ici,
retrouver son équilibre,
sur plus d’un
plan. Socialement,
il voit sa
jeunesse partir,
faute de travail,
et à cause d’un
climat politique
lourd, pour ne pas
dire hostile.
Financièrement,
il est endetté de
quelque 35
milliards de
dollars.
Politiquement, il
manque de
souveraineté,
d’indépendance
et de libre décision. De
l’aveu de plus
d’un homme
politique de
renommée
mondiale, le Liban
peut, malgré les
imperfections de
son système démocratique,
servir de modèle
aux pays de la région,
pourvu qu’on ne
s’ingère pas
dans ses propres
affaires et
qu’on lui laisse
la liberté
d’action.
Contrairement à
ce que d’aucuns
pensent, dans un
but inavoué, le
Liban peut se
gouverner par
lui-même. Sans
richesse pétrolière
ou minérale, il
compte sur la matière
grise de sa
jeunesse qui,
expatriée,
s’impose par son
dynamisme, son
savoir-faire et sa
droiture..."
Fadlallah
: "La
confession au
service de la
patrie et non
l’inverse..."
"La
vie quotidienne
des Libanais
montre une
cohabitation sans
équivoque : chrétiens
et musulmans se
rencontrent régulièrement
et vivent ensemble
leurs activités
culturelles,
sportives et
sociales sans que
les différences
puissent perturber
cet équilibre. Ce
brassage représente
un aspect marquant
de
l’enracinement
du sentiment
patriotique au
sein de la
conscience
collective. Et
cette diversité
existe aussi au
sein du même
parti politique,
et dans le même
camp, qu’il soit
loyaliste ou de
l’opposition. La
guerre du Liban
n’a nullement
reflété
l’identité
religieuse des
Libanais : c’était
la guerre
d’autrui sur
leur terre. Et
ceux qui ont mené
cette guerre par
procuration ne
représentaient ni
les chrétiens ni
les musulmans ;
ils ne représentaient
qu’une minorité.
Nous avons la
certitude que le
peuple libanais a
dialogué et récolté
les résultats de
ce dialogue. Et la
solution réside
dans la
transformation du
Liban, en faire un
pays dont
l’appartenance
à la patrie prime
sur
l’appartenance
à une confession.
Nous prônons un
pays au sein
duquel la
confession est au
service de la
patrie et non
l’inverse..."
Gemayel
prône un
"dialogue
serein" pour
réviser les
relations avec la
Syrie
Dans
son discours; le
président Amine
Gemayel a prôné
l’établissement
d’un "dialogue
serein et
constructif"
avec la Syrie en
vue d’une
"révision
des
relations"
avec Damas. Le président
Gemayel a souligné
qu’un tel
dialogue avec la
Syrie devrait déboucher
sur "le
retrait de l’armée
syrienne et la
cessation des ingérences
des services spéciaux
syriens dans les
affaires
libanaises".
Evoquant la
conjoncture dans
la région, le président
Gemayel a souligné
la nécessité
d’aboutir
à "une
véritable paix
qui garantisse à
tous les peuples
de la région,
notamment le
peuple palestinien
et ses dirigeants,
le droit de vivre
dans la liberté,
la dignité et la
sécurité". "Une
véritable paix
qui permette au
Liban de dépasser
les séquelles de
la guerre et de
pouvoir reprendre
sa place et son rôle
dans le concert
des nations, a déclaré
le président
Gemayel. Pour cela
une révision de
ses relations avec
la Syrie, que nous
envisageons à
travers un
dialogue serein et
constructif, est
indispensable. Ce
dialogue doit déboucher
sur le retrait de
l’armée
syrienne, la
cessation des ingérences
des services spéciaux
syriens dans les
affaires
libanaises et
l’affranchissement
des décisions
nationales
libanaises de
toutes
tutelles".
Et le président
Gemayel
d’ajouter :
"Pour plus de
30 ans, depuis les
années 40
jusqu’au début
des années 70, le
Liban était une démocratie
basée sur une
constitution laïque
et sur le
pluralisme
culturel. Ces deux
piliers, démocratie
et pluralisme, ont
forgé l’identité
nationale
libanaise et ont
constitué
l’essence de sa
raison d’être.
Aujourd’hui, le
Liban devrait
retrouver ces
valeurs démocratiques
et être en paix
et en harmonie
avec lui-même et
avec son
environnement. Il
devrait de nouveau
jouer son rôle de
trait d’union
entre l’Est et
l’Ouest, entre
le monde arabe et
l’Occident, et
entre les diverses
religions de la région.
Cette mission
devrait être la
nouvelle vocation
du Liban dans
cette ère de la
globalisation.
Ainsi le Liban, en
tant que société
traditionnellement
pluraliste,
pluriconfessionnelle
et pluriculturelle,
peut fournir au
monde arabe et à
tout le monde son
savoir-faire en ce
qui concerne le
dialogue entre les
diverses
croyances".
Le président
Gemayel a,
d’autre part,
souligné que le
Liban "mène
un combat réel
pour la réalisation
de lui-même,
contre
l’abdication
vers laquelle on
veut le
pousser". "C’est
un combat que mènent
tous les Libanais,
a déclaré
l’ancien chef de
l’Etat. Cette
lutte est menée
dans toutes les régions
du Liban. On
cherche à donner
l’impression
d’un pays divisé.
Cela est faux.
Cette division est
en fait forcée et
les Libanais
n’aspirent qu’à
se retrouver et à
bâtir ensemble
leur avenir. A
chaque fois
qu’une
initiative est
prise pour réconcilier
les Libanais de
tous bords, et les
engager dans une
dynamique
institutionnelle
et démocratique,
l’autorité en
place se sent
agressée et empêche
le processus de se
développer. Coups
sur coups, des
manifestants
pacifiques,
notamment des étudiants,
sont sauvagement
battus par des
agents de
l’ordre en
civil, des
responsables
politiques
emprisonnés à la
suite de simulacre
de procès qui
nous rappellent la
période
stalinienne, une
chaîne de télévision
de l’opposition
empêchée d’émettre,
un député privé
de son mandat
parlementaire par
une haute
juridiction inféodée
à l’autorité
et pour des motifs
politiques tout à
fait étrangers au
droit libanais, et
remplacé, par la
même décision,
par un candidat
n’ayant pas
obtenu plus de 1,7
% des voix sous le
motif déclaré
que la situation
dans le pays ne
permettait pas de
tenir des élections
législatives...". En
conclusion, le président
Gemayel s’est déclaré,
malgré tout,
optimiste
concernant
l’avenir,
soulignant que "les
Libanais n’ont
pas été
impressionnés par
la répression"
et que "notre
jeunesse reste
notre plus grande
fierté et notre
espoir".
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