Gérard Bapt, Président du
Groupe d'Amitié de l'Assemblée
Nationale
"France-Syrie", a
salué hier le nouveau retrait
partiel des troupes syriennes
déployées au Liban,
notamment dans le Nord.
Depuis 1978, l’armée
syrienne cohabitait tant bien
que mal avec les habitants, à
majorité chrétiens, des
cazas de Batroun, du Koura et
de Zghorta. 25 ans plus tard, les
forces de Damas ont entamé,
le 19 février, un retrait
partiel de ces régions. Selon
des sources proches des
services de sécurité, ce
mouvement de troupes (le
troisième en deux ans)
concerne cette fois quelque
2.500 hommes et durera cinq
jours.
Officiellement, la Syrie et le
Liban ont inscrit ce mouvement
de troupes dans le cadre de
l’accord de Taëf, en vertu
duquel l’armée syrienne présente
au Liban devait se replier
dans la Békaa deux ans après
les réformes
constitutionnelles de 1990.
L’accord ne prévoit
pourtant aucune date butoir
pour le retrait du dernier
soldat syrien du pays.
En moins de deux ans, Damas a
procédé à des redéploiements
dont l’objectif et
l’ampleur restent jusqu’à
présent flous : en juin 2001,
le gros des forces syriennes
s’était retiré de Beyrouth
et de sa région, et un
nouveau retrait des forces de
la capitale et du Metn avait
eu lieu en avril 2002. Ces redéploiements avaient
ramené les effectifs syriens
au Liban de 35.000 à 20.000.
Le député français Gérard
Bapt a poursuivi : "Ce
retrait, le troisième depuis
juin 2001, se situe dans
l'application des accords de
Taëf et confirme les signes
précédemment donnés par les
autorités syriennes de leur
reconnaissance de l'indépendance
et de la souveraineté du
Liban."
"Les dirigeants de l'Etat
Libanais et tous les
responsables politiques
doivent désormais tout mettre
en œuvre pour assurer l'Etat
de droit et le plein exercice
du régime constitutionnel,
basé sur la démocratie
parlementaire et le respect
des libertés publiques, en
commençant par celle de
l'information."