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COMMUNIQUÉ  RJLIBAN  N°18  du 21 février 2003 

 

Retrait syrien partiel du Liban

 

Gérard Bapt, Président du Groupe d'Amitié de l'Assemblée Nationale "France-Syrie", a salué hier le nouveau retrait partiel des troupes syriennes déployées au Liban, notamment dans le Nord.
 
Depuis 1978, l’armée syrienne cohabitait tant bien que mal avec les habitants, à majorité chrétiens, des cazas de Batroun, du Koura et de Zghorta. 25 ans plus tard, les forces de Damas ont entamé, le 19 février, un retrait partiel de ces régions. Selon des sources proches des services de sécurité, ce mouvement de troupes (le troisième en deux ans) concerne cette fois quelque 2.500 hommes et durera cinq jours.

Officiellement, la Syrie et le Liban ont inscrit ce mouvement de troupes dans le cadre de l’accord de Taëf, en vertu duquel l’armée syrienne présente au Liban devait se replier dans la Békaa deux ans après les réformes constitutionnelles de 1990. L’accord ne prévoit pourtant aucune date butoir pour le retrait du dernier soldat syrien du pays.

En moins de deux ans, Damas a procédé à des redéploiements dont l’objectif et l’ampleur restent jusqu’à présent flous : en juin 2001, le gros des forces syriennes s’était retiré de Beyrouth et de sa région, et un nouveau retrait des forces de la capitale et du Metn avait eu lieu en avril 2002. Ces redéploiements avaient ramené les effectifs syriens au Liban de 35.000 à 20.000.
 
Le député français Gérard Bapt a poursuivi : "Ce retrait, le troisième depuis juin 2001, se situe dans l'application des accords de Taëf et confirme les signes précédemment donnés par les autorités syriennes de leur reconnaissance de l'indépendance et de la souveraineté du Liban."

"Les dirigeants de l'Etat Libanais et tous les responsables politiques doivent désormais tout mettre en œuvre pour assurer l'Etat de droit et le plein exercice du régime constitutionnel, basé sur la démocratie parlementaire et le respect des libertés publiques, en commençant par celle de l'information."
 
 
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