Accueil
Revue de presse
Communiqués
Interviews
Reportages
Bibliographie
Arts-spectacles
Portraits
Tourisme  
Archéologie  
Religion
Emigration
Météo
 
Liste                           Numéro suivant                           Numéro précédent                           Format impression

COMMUNIQUÉ  RJLIBAN  N°15  du 21 décembre 2002 

 

Visite de Jean-Marie Le Pen au Liban

 

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, est arrivé hier soir à Beyrouth, venant de Chypre, pour une visite de trois jours au Liban. M. Le Pen est invité, en tant que député européen, par la Fondation pour la francophonie de l’avocat franco-libanais Elie Hatem. Au cours d’une rencontre, ce matin, au siège de l’Ordre de la presse, M. Le Pen doit notamment, selon Elie Hatem, parler "de la situation actuelle en Irak, du conflit israélo-palestinien en appelant à l’arrêt des violences à la veille de Noël, et demandera aux Libanais d’être tous unis dans leur société fondée sur une coexistence communautaire, qui est l’antidote du régime autarcique, endogamique et racial d’autres pays voisins". M. Le Pen doit dîner ce soir avec l’ancien président Amine Gemayel, puis il assistera dimanche matin à la messe, au patriarcat maronite, à Bkerké, selon M. Hatem. Selon des indications de presse, M. Le Pen rencontrera dimanche le président du Parti national libéral, Dory Chamoun, dans sa résidence de Deir el-Qamar.

 

Cheikh Mohammed Hussein Fadlallah a indiqué qu’il recevrait le dirigeant du FN, "étant prêt à dialoguer avec tout le monde à l’exception de l’ennemi israélien". Cette rencontre doit normalement avoir lieu dimanche. "J’ai fait des demandes à tout le monde, au président Emile Lahoud, au Premier ministre Rafic Hariri, au président du Parlement libanais Nabih Berry, à tous les chefs spirituels, c’était mon intention de voir tout le monde", a déclaré M. Hatem. Mais à Beyrouth, les entourages de chacune de ces trois personnalités politiques ont indiqué qu’il n’y aurait pas d’entretien avec Jean-Marie Le Pen. Suite à une demande transmise par l’ambassade du Liban à Paris au ministère libanais des Affaires étrangères, M. Le Pen se verra accorder une protection rapprochée durant sa visite.

 

Jean-Marie Le Pen avait indiqué, dans une interview au quotidien arabe al-Hayat publiée mardi, qu’il se rendrait au Liban du vendredi 20 au lundi 23 décembre. "Je connais le Liban à travers les yeux du cœur et je nourris pour son peuple de l’amitié et de la sympathie", a-t-il affirmé. M. Le Pen a en outre précisé à la correspondante d’al-Hayat à Paris qu’il comptait aussi se rendre dans la localité de Qana, au Liban-Sud, où des bombardements israéliens durant l’opération "Raisins de la colère", en avril 1996, avaient fait plus de 100 tués parmi les Libanais qui s’étaient réfugiés au quartier général de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) dans cette ville. Le dirigeant français d’extrême droite, arrivé en deuxième position au premier tour de l’élection présidentielle, a également déclaré qu'il souhaitait réaffirmer son opposition à une intervention militaire américaine en Irak, et dénoncer "l’hégémonie américano-sioniste sur le monde, dont le peuple palestinien, victime d’un génocide, paie le prix à travers le silence des Etats-Unis, de l’Europe et du monde arabe".

 
Copyright 2002 RJLiban