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BIBLIO
RJLIBAN N°12 du 28
juin 2004
Le
Liban Ancien,
Pouvoir et Peuple
par
FRERE ILDEFONSE
SARKIS, Beyrouth,
avril 2004, 245 p.
Introduction
de l'auteur
Le Libanais,
aujourd'hui, comme
hier, comme
toujours, a cherché
et recherché la
liberté et l'indépendance
et les a placés
dans les gènes de
ses enfants. Bien
qu'envahi à
travers
l'histoire, ce
peuple qui s'est
accordé à toutes
les situations
politiques, a
toujours rêvé et
recherché la
liberté et l'indépendance
comme l'air qu'il
respire. Quand il
avait des
difficultés sur
place, qu'il
n'arrivait pas à
les surmonter, il
montait sur son
fragile esquif, pour
aller respirer ailleurs,
un air de liberté,
ou attendait sur
place des jours
meilleurs... Il
continue !
Le Pouvoir
au Liban était,
durant plus de 2
mille ans, entre
les mains d'un
roi. La royauté a
revêtu plus d'un
aspect, selon l'époque,
la situation
politique, les événements
régionaux :
Royauté absolue,
vassalité, royauté
démocratique avec
Sénat, Parlement,
Conseils... La
Constitution de
Carthage fille de
Tyr, était considérée
par Aristote parmi
les 3 meilleures
constitutions de
tous les Etats de
l'époque, sinon
la meilleure...
Nous le verrons !
Le Peuple a
toujours aimé la
liberté, l'esprit
d'initiative,
celui de
l'aventure. Il n'a
jamais compté sur
le pouvoir, même
dans des
circonstances
difficiles, comme
on va le voir.
Aujourd'hui, au
XXIe siècle, le
Liban compte parmi
les rares pays
d'Orient qui possèdent,
peut-on dire, un
pouvoir démocratique
permettant à ses
citoyens d'agir et
de s'exprimer
librement par la
parole, l'écrit,
l'image, d'exposer
sa pensée, son désir,
son vouloir. Les
exemples ne
manquent pas.
C'est sa nature.
C'est un atavisme.
Il est visible à
travers l'histoire
:
Flavius Josèphe
raconte que chaque
fois qu'une ville
importante était
occupée par l'armée
romaine,
l'insatiable Cléopâtre
l'exigeait
d'Antonio. Après
la prise de Tyr et
de Sidon,
l'Empereur met un
frein au désir
de la Reine :
"Il lui a
accordé toutes
les villes, sauf
Tyr et Sidon qu'il
savait avoir toujours été
libres
." Toujours
libres ! Quel témoignage
!
Liban
d'aujourd'hui,
Liban de toujours,
Tu es l'alpha et
l'oméga de nos
amours,
Pour toi l'on vit,
pour toi l'on
meurt
Pour que libre,
indépendant et créateur,
tu demeures !
Les pages que nous
allons parcourir
se divisent en 2
parties. La première
est consacrée au POUVOIR
qui a régi
cette côte créatrice
avec ses Cités-Etats
qui ont marqué le
monde. La seconde
partie est consarée
au PEUPLE qui,
malgré ses défauts,
a possédé des
qualités
exceptionnelles :
d'accueil, de tolérance,
d'esprit
religieux, de créativité,
d'initiatives, de
fraternité, de
liberté, d'héroïsme.
Grâce à ces
qualités, le
peuple a agi, réalisé,
découvert, créé,
inventé dans le
domaine de
l'architecture, de
la navigation, de
l'industrie, du
textile, de la métallurgie.
Il s'est enrichi
et a enrichi le
monde et
l'histoire.
Au niveau de
l'esprit, son
alphabet phonétique
n'a cessé, à
travers les siècles,
de transformer la
Terre. Les
principes mathématiques,
scientifiques,
philosophiques posés
par Thalès,
Pythagore, Zénon,
Euclide ont été
à la base de la
science dans notre
monde. C'est une vérité
historique que
beaucoup de
Libanais
malheureusement
ignorent. Pourtant
c'est notre
gloire.
Ce petit Liban, à
peine visible sur
une mappemonde, a
joué un rôle
civilisateur à
travers le monde
et l'histoire,
jamais dépassé
par aucun pays.
Oui par aucun pays
! Et ce qui est
beau, c'est que ce
peuple n'a pas
cessé sa mission
civilisatrice dans
le monde. Il la
contiue... Nous le
verrons !
I - LE
POUVOIR
II - LE
PEUPLE
-
Un
peuple de
techniciens
supérieurs,
un peuple
inventeur
-
Les Phéniciens,
des
techniciens
supérieurs
-
La
navigation
fut
inventée
sur la côte
du Liban
-
Les Phéniciens,
techniciens
créateurs,
inventent
le
verre,
inventent
le
pourpre,
excellent
dans le
textile,
excellent
dans la
métallurgie
et l'orfèvrerie
-
Qualités
et vertus de
ce peuple
-
Qualités
et
vertus,
Esprit
religieux,
Honnêteté,
Fraternité,
La
patrie
prime
tout,
Amour de
la
liberté,
Mort héroïque
-
Peuple
créateur
dans le
domaine
intellectuel
-
L'alphabet
phénicien
et son
miracle
-
Témoignage
des
Anciens
-
Des
chiffres
qui
parlent
-
Le
Livre
-
L'Ecole
:
Sidon,
Milet,
Crotone
-
Le
Maître :
Cadmos
de Tyr,
Mochos
de Sidon
-
Thalès,
Pythagore,
Zénon,
Martin
de Tyr,
Euclide,
Papinien,
Ulpien
-
Les
descendants
des Phéniciens
ont continué
leurs
initiatives
créatrices
-
L'Ecole
maronite
de Rome,
En
France,
En
Italie,
A
Madrid,
Au
Liban...,
Ecrivains
et poètes,
Savants,
Conclusion,
Poème.
BIBLIOGRAPHIE
TABLEAU
CHRONOLOGIQUE
DE L'AUTEUR
-
Le Liban
Panorama d'une
civilisation
-
Je choisis le
Liban
-
Le Liban, son
rôle
civilisateur
-
Le Liban dans
les écrits
des Anciens
-
Tyr
-
Jbeil (Byblos)
-
Sidon
-
Le Liban et
les
sarcophages
-
Les Phéniciens
et leur empire
-
Le Liban
Ancien :
Pouvoir et
Peuple
L'Enlèvement
d'Europe
Depuis
quelques années,
nous assistons
sur la scène de
l'échiquier
mondial, à l'émergence
d'une nouvelle
identité
commune, la
Communauté
Européenne,
plus communément
appelée
l'Europe. Avec
le lancement de
la monnaie européenne,
la Grèce a
choisi de
marquer
l'historicité
de l'événement
en frappant la
pièce de 2
Euros à
l'effigie de la
princesse Europe
enlevée par
Zeus métamorphosé
en taureau. Mais
qui était
Europe ?
Quel est son
rapport avec la
Grèce ?
La légende
raconte
qu'Europe,
princesse phénicienne,
fille d'Agénor
roi de Tyr, se
promenant un
jour au bord de
la mer avec ses
compagnes, fut
remarquée par
Zeus. Enflammé
par sa beauté,
il se métamorphosa
en taureau aux
cornes
semblables à un
croissant de
lune et vînt se
coucher aux
pieds de la
jeune fille.
Celle-ci d'abord
effrayée,
s'enhardit,
caressa l'animal
et s'assit sur
son dos. Aussitôt
le taureau se
releva et s'élança
vers la mer.
Malgré les cris
d'Europe, qui se
cramponnait à
ses cornes, le
taureau pénétra
dans les flots
et s'éloigna du
rivage. Tous
deux parvinrent
ainsi jusqu'en
Crète où Zeus
s'unit à la
jeune fille. De
ces amours naîtront
trois fils :
Minos, Sarpédon
et Rhadamante.
La suite de
cette légende
fut la recherche
entreprise par
les frères
d'Europe. Agénor
ordonna alors à
son fils Cadmos
de partir à la
recherche de sa
sœur, avec défense
formelle de
revenir tant
qu'il ne l'a pas
retrouvée. La mère
de Cadmos, Téléphassa,
et ses deux frères,
Thassos et
Cilix,
l'accompagnèrent ;
seul Phœnix
resta au pays
auprès de son père.
Les recherches
de Téléphassa
et de ses fils
furent vaines. Téléphassa
mourut de
chagrin et ses
trois fils, en
raison du
serment prêté
à leur père,
n'osèrent pas
retourner à Tyr :
Thassos
s'installa alors
dans les îles
de Thrace,
auxquelles il
s'identifia ;
Cilix se fixa en
Cilicie, dont il
fut le fondateur
légendaire ;
quant à Cadmos,
il débarqua en
Grèce où il
interrogea
l'oracle de
Delphes.
L'oracle lui
conseilla de se
laisser guider
par une génisse
errante, qu'il
croiserait à sa
sortie du
temple, et de
fonder une ville
à l'endroit même
où elle se
coucherait épuisée.
L'animal
conduisit Cadmos
au site de Thèbes,
où il éleva la
citadelle de
Cadmée.
Toujours dans
l'espoir de
retrouver sa
soeur, Cadmos
offrit aux Grecs
l'alphabet
inventé à
Byblos par les
Phéniciens.
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