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Le
Liban, "pays à
l’honneur" au
festival Paris-Cinéma
2007
par
ZENA ZALZAL, paru dans
l'Orient-le Jour le 12
janvier 2007
Directrice
de la programmation du
festival Paris-Cinéma,
Aude Hesbert est venue à
Beyrouth pour procéder à
une sélection de films
libanais qui seront présentés
dans le cadre de la cinquième
édition de ce festival
qui se tiendra du 4 au 14
juillet 2007 dans différentes
salles de la Ville lumière.
En effet, après le Brésil
et la Corée du Sud,
c’est la cinématographie
du pays du Cèdre qui sera
à l’honneur cette année.
Le choix du Liban, induit
par le maire de Paris, M.
Bertrand Delanoë, s’il
est, certes, un témoignage
de plus de la solidarité
française, est également
mû par une vraie curiosité
envers la culture et, plus
précisément, le cinéma
libanais. C’est ce
qu’affirme Aude Hesbert,
signalant que "les
années précédentes,
nous avions déjà dans
nos programmes des films
de Danielle Arbid ou de
Joanna Hajji Thomas et
Khalil Joreige".
"Il me semble
d’ailleurs y avoir une
cinématographie très
vivante et très riche au
Liban", relève la
jeune femme, qui espère
repartir avec une
trentaine de films réalisés
"ces dernières années",
entre longs et courts-métrages,
dans ses bagages.
Hommage au duo
Hajji Thomas-Joreige
L’idée est de montrer
un large éventail de la
production libanaise et
d’essayer ainsi de
"traverser le pays à
travers les caméras de
jeunes réalisateurs,
professionnels bien sûr,
mais aussi ceux qui ont
filmé spontanément les
événements de cet été",
indique Hesbert, qui a déjà
pratiquement sélectionné
Falafel de Michel
Kammoun, Bosta de
Philippe Aractingi ou
encore Le dernier
homme de Ghassan
Salhab. Par ailleurs,
Paris-Cinéma a décidé
de rendre hommage cette
année au couple Hajji
Thomas-Joreige en
programmant la totalité
de leur filmographie et en
organisant des débats et
tables rondes autour de
leur œuvre. "Le duo
de réalisateurs pourra également
inviter des plasticiens et
des artistes de la jeune
garde libanaise qu’il
aimerait faire connaître.
Lesquels pourront ainsi
avoir accès aux
plates-formes de
coproduction qui présentent
des films étrangers en développement
à la recherche de
financements français",
précise encore la
directrice de la
programmation. Laquelle
s’attelle pour sa part
à mettre au point la
liste des équipes des
films libanais qui seront
les invités présents aux
avant-premières de cette
édition.
Charlotte Rampling,
présidente
Présidé au départ
par Costa-Gavras qui a cédé
le relais l’année dernière
à Charlotte Rampling, le
festival Paris-Cinéma,
initié et soutenu par la
mairie de Paris, s’est
rapidement imposé comme
un événement cinématographique
à la fois populaire et
exigeant. Un festival qui
ne ressemble à aucun
autre. Se démarquant
nettement de celui de
Cannes, plus glamour et
paillettes, ce festival
parisien dans son esprit
se veut véritablement démocratique. A
cet effet, le seul prix
qu’il décerne est celui
du public pour le meilleur
long-métrage dans la catégorie
compétition
internationale. Et ce prix
est en fait "une aide
à la distribution".
Pas de jury de
professionnels donc, même
si ces derniers sont présents
à titre d’invités
(Nathalie Baye par exemple
sera l’invitée
d’honneur cette année)
pour des rencontres
conviviales et des échanges
avec le public et les
professionnels étrangers.
Car outre le
divertissement qu’il
offre, ce festival a une
vocation de défricheur de
cinématographies
lointaines, rares et peu
connues. Et présente
ainsi l’opportunité de
pouvoir faire découvrir
au public parisien une
grande diversité de films
provenant de tous horizons
ainsi que des œuvres inédites
en présence de leurs
auteurs. "Par
ailleurs, signale Aude
Hesbert, la dimension pédagogique
n’est pas oubliée :
Paris CinéCampus,
université d’été du
cinéma gratuit, offre, à
travers des ateliers et
des cours, des leçons aux
professionnels, étudiants
et cinéphiles soucieux
d’enrichir leurs
connaissances pour nourrir
leur passion. Et côté
patrimoine, une rétrospective
des films de Lusbich est
programmée pour cette
cinquième édition."
Accessible à tous les
publics (des films de tous
les genres et pour tous
les âges) grâce à un
tarif réduit de 4 euros
la séance ainsi qu’à
des projections dans une
vingtaine de salles réparties
dans tous les
arrondissements et des événements
en plein air (projections
sur le parvis de l’hôtel
de ville, ciné-concerts
dans les jardins du Sénat…),
Paris-Cinéma offrira
cette année encore aux
Parisiens deux semaines
d’évasion en été.
Dont une incursion au pays
du lait, du miel et
de...la guerre.
"Je S'appelle
YASS et je viens de
loin"
YASSER HACHEM est sur
la scène du Petit Palais
des Glaces à Paris à
partir du 16 janvier et jusqu'au
31 mars 2007, du mardi au
samedi à 20h, au 37, rue
du Faubourg du Temple,
Paris 10e, Mo République
ou Goncourt, Rés.
01.48.03.11.36 ou www.palaisdesglaces.com . Mise
en scène de CAROLINE
BRESARD, production par
Loj Productions.
Biographie
Yass a 37 ans. Il est
d'origine libanaise mais
il est né à Dakar, au Sénégal,
où il a vécu jusqu'à l'âge
de 18 ans. Après son bac,
il vient étudier
à Paris où
parallèlement à des études
de gestion il prend des
cours de théâtre (cours
Viriot). Une fois ses études
terminées, il part
s'installer en Côte
d'Ivoire où il a travaillé
pendant 10 ans. En marge
de ses activités
professionnelles, il a créé
une troupe de théâtre
(le Prêt à Jouer) avec
laquelle il monte chaque
année un spectacle différent.
Aujourd'hui Yass est de
nouveau installé à Paris
où il vient de monter son
premier one man show.
Le spectacle
C'est avec une énergie
contagieuse que Yass nous
transporte dans son
univers. De Dakar où il
est né à Paris où il a
fait ses études en
passant par le Liban dont
il est originaire et la Côte
d'Ivoire d'où il a été
rapatrié, il nous fait
voyager grâce à une
galerie de personnages à
la fois drôles et émouvants.
Une vraie performance
d'acteur pour un dépaysement
garanti.
Critiques
- Si naturel
"Yass"
et touchant de vérité et
d'humanité, qu'on a pas
envie de le quitter à la
fin du spectacle. Mais on
irait bien boire un pot
avec lui pour apprendre à
le connaître davantage.
J'ai beaucoup aimé son
spectacle. Il mérite d'être
connu. En tout cas, il
sera très prochainement
au Petit Palais des
Glaces. Alors n'hésitez
pas ! Prenez des places.
- Sympathique - On
sourit plus qu'on y rit,
c'est du moins mon point
de vue. Mais l'artiste
fait preuve d'un dynamisme
et d'une énergie sans
faille. L'ami qui m'a
accompagné a beaucoup aimé.
- Terrible - Franchement
un spectacle super mais
vraiment super, morte de
rire, un personnage
unique, il fait plusieurs
voix... Franchement il
faut y aller, c'est top.
- Waou quel talent
- Françaises, Français,
ce mec déchire sur scène,
son spectacle, c'est un
truc de ouf ! Cet artiste
a un talent monstre, vous
passerez sans doutes
aucuns une très agréable
soirée ! Petite, petit
qui sait à peine lire,
demande à tes parents de
te faire découvrir ce
monsieur, il est gentil
comme le père Noël. Waf
waf, waf ouaf ouaf ouaf !
Voilà, j'ai essayé de
viser un public le plus
large possible, parce que
c'est mérité !
- Top ! J'ai vu
Yass il a quelques temps
et j'ai été très touchée
par son spectacle : non
seulement il est très drôle,
dans tous ses personnages
qui sont d'une justesse
incroyable, mais en plus
il est particulièrement
émouvant... J'ai pleuré
en même temps que lui au
moment de la standing
ovation à laquelle il a
eu droit, et qui était
amplement méritée. Il se
donne à 200% sur scène !
Bravo.
- Super spectacle - Magnifique
spectacle très drôle et
très émouvant à la
fois. Toute la salle est
morte de rire. A faire
absolument !
- Hymne à la tolérance
avec beaucoup d'humour
- Yass partage son
histoire au travers des
pays où il a pu vivre. On
voyage d'Abidjan à Paris
en passant par Dakar, bercé
par l'émotion et l'humour
d'un spectacle
extraordinaire, au son
d'accents internationaux.
A voir absolument
!!!!!!!!!!
- Yass... on l'aime !
- J'ai connu Yass en
Côte d'Ivoire, je suis
allée le voir à son One
Man Show et le résultat
est extra !! Quelle
performance, je conseille
à tous, il me fait de
plus en plus rire !
- Super Yass - Nous
avons passé un moment
fort sympa en compagnie de
YASS... quel talent !!!!
Yass est un
"pro". Merci
encore !!!!!!!!!!
- Très bon - Excellent
spectacle ! Yass a une énergie
communicative et on passe
un très bon moment.
Le
Soldat Rose, de
Pierre-Dominique Burgaud
et Louis Chédid
Le
DVD du spectacle enregistré
au Grand Rex à Paris le
12 novembre 2006 vient de
sortir
Il était une fois un
chanteur qui s’appelait
Louis. Louis Chédid.
Quand il était plus
jeune, il avait été
raton laveur sur le très
joli ‘Emilie Jolie’ de
Philippe Chatel. Depuis,
l’idée lui trottait
dans la tête : écrire un
conte musical pour les
enfants. Mais attention,
pas que pour les petits
enfants ! Pour les enfants
moyens aussi. Et pour les
enfants grands, pour les
enfants immenses, pour les
enfants banquiers, pour
les enfants trapézistes,
pour les enfants mamans,
pour les enfants grands-pères,
pour tous les enfants
quoi. Comme Louis
n’avait pas envie de se
lancer tout seul dans
cette aventure, son éditrice
lui a présenté
Pierre-Dominique Burgaud.
Tous les deux se sont mis
d’accord là-dessus :
c’est Louis qui écrira
les musiques et
Pierre-Dominique
s’occupera des paroles.
C’est ainsi qu’est né
le Soldat Rose. Petit à
petit. Des bouts de textes
de Pierre-Dominique, des
bouts de musiques de
Louis, un début
d’histoire, des débuts
de chansons, des
personnages qui
apparaissent et
disparaissent, et, au bout
de quelques mois, un conte
complet, quatorze
chansons. L’épopée
d’un petit Joseph, déçu
par le monde des grands,
qui se laisse enfermer
dans un grand magasin pour
vivre avec des jouets.
Tous les personnages du
conte sont interprétés
par : CATHERINE JACOB
(la voix de grand
magasin), JEANNE CHERHAL
(Betty Quette), -M-
MATTHIEU CHEDID (Le
Soldat Rose),
SANSEVERINO (Le
Conducteur de Train),
SHIRLEY & DINO (Le
Roi & la Reine),
ALBIN DE LA SIMONE
(Cousin Puzzle), FRANCIS
CABREL (Le Gardien de
Nuit), VANESSA PARADIS
(Made in Asia), BENABAR
(Le Petit Chimiste),
LOUIS CHEDID (La panthère
noire en peluche), ALAIN
SOUCHON (L’Homme de ménage),
RAOUL LE PENNEC
(JOseph), CELINE BARY
(La fiancée du Soldat
Rose).
Un
concert pour la joie et la
paix avec maestro Robert
Lehrbaumer
Vendredi
12 janvier, au palais de
l’Unesco
par
EDGAR DAVIDIAN, publié
dans l'Orient-le Jour le
11 janvier 2007
Seconde
visite du maestro
autrichien Robert
Lehrbaumer à Beyrouth
pour diriger l’Orchestre
symphonique national
libanais. Dans ses
bagages, une fois de plus,
des partitions de Johann
Strauss fils. "Dans
le même esprit que le
concert donné l’an
dernier au Grand Sérail,
mais guère identique à
celui qui se donnera ce
vendredi 12 au palais de
l’Unesco", précise
Robert Lehrbaumer, un peu
pince-sans-rire. Rencontre
avec un chef d’orchestre
doublé d’un pianiste
concertiste, d’un
organiste inspiré et
d’un pédagogue pour qui
parler musique c’est
aussi naturel et vital que
respirer…Les cheveux châtain
clair légèrement annelés,
un peu longs, le teint
clair, les yeux d’un
bleu de porcelaine, Robert
Lehrbaumer s’exprime en
un anglais métissé
d’accent autrichien.
A quarante-six ans,
ce Viennois imbibé de la
culture de son pays compte
à son actif plus de 3.500
concerts (à neuf ans, il
faisait déjà partie du
monde de la musique et
assume son premier récital
à 16 ans) et plus de
douze CD dans les bacs.
"J’aime Bach,
Beethoven, Chopin,
Stravinsky, mais aussi
Strauss qui est ancré
dans l’esprit viennois,
dit maestro Lehrbaumer.
Strauss c’est un grand
éclat de vie, avec de la
joie. J’ai beaucoup apprécié
l’enthousiasme du public
libanais l’année dernière
devant le déploiement de
la musique à trois temps
! Réaction tonique partagée
aussi par l’orchestre.
Ce rythme des mesures à
trois temps c’est déjà
tout un art: à la fois régulier
et irrégulier, avec un
sens particulier pour
instaurer le rythme qui a
ses pulsations et ses
secrets… La musique de
Strauss, d’une grande
richesse sonore, est
typiquement viennoise.
Strauss était l’enfant
de son siècle. A une
époque, tout le monde
jouait du Schubert… Et
puis la moitié de Vienne
a dansé sur les airs de
Strauss ! Un vrai phénomène.
D’où, quand on parle de
Strauss, il faut évoquer
les racines des choses, ce
qui est une tradition…
Je dirais que la musique
de Strauss c’est une
maladie positive et
l’aimer c’est être
positivement infecté ! Sa
musique est une drogue
positive. Pour moi, il est
le compositeur le plus
positif qui ait vécu, le
plus aimé aussi… Quand
on aime la musique de
Strauss, on ne peut pas haïr,
on ne peut vouloir faire
la guerre, on aime la
vie… Ce concert est une
invitation à la joie, à
la paix…"
Mais revenons un peu à la
carrière de
musicien-interprète-soliste.
Maestro Lehrbaumer a-t-il
les mêmes préférences
musicales devant les
touches d’un clavier ou
celles d’un orgue ?
"Cela diffère évidemment,
répond Lehrbaumer. Comme
pianiste, j’aime surtout
Schubert et Liszt. Pour
l’orgue, il y a Bach,
Schmitt (un collègue à
Arnold Schonberg). Tenez,
pour mes CD où je joue en
soliste, j’ai interprété
des œuvres de Mozart,
Schumann, Tchaïkovsky,
Bach, Schubert, Liszt et
quelques compositeurs
contemporains… Et mon
dernier projet
d’enregistrement va à
la Rhapsody in Blue de
Gershwin, dans sa version
jazz band, avec en plus
des concertos pour piano
de Haydn et
Mozart…" Ses
impressions sur le pays du
Cèdre, maintenant qu’il
le connaît ? "Je me
sens bien ici, confie
Lehrbaumer, avec un
sourire de contentement.
Il y a des paysages
magnifiques et surtout je
suis charmé par la
reconstruction si
splendide du
centre-ville… Je suis
heureux aussi de renouer
avec les musiciens de
l’orchestre. J’aime
par ailleurs écouter la
langue arabe que je trouve
belle dans ses intonations
fortes… La musique reste
un symbole et une part de
la vie. Et c’est bon de
la partager avec les
autres.»
Ce vendredi se succéderont
au palais de l’Unesco,
valses, marches,
ouvertures, polkas…
Va-t-il instaurer, en ce
sens, une tradition de la
musique viennoise à
Beyrouth ? "S’il y
a intérêt, pourquoi pas
? Puisque cet amour pour
cette musique est aussi
bien partagé par le
public et les musiciens…
Mais cela n’exclut pas
aussi d’élargir le
cercle et de présenter
d’autres compositeurs…
Et pourquoi pas Strauss et
Wagner, Brahms ou Carl
Mikhael Ziehrer, un
musicien qui a donné
aussi dans le domaine des
marches et des polka et
que le public ne connaît
pas autant que les
Strauss…"
Rendez-vous donc sous la
houlette de maestro Robert
Lehrbaumer pour un vrai
feu d’artifice musical,
pour une soyeuse croisière
où la joie, la bonne
humeur et le rythme ont le
vent en poupe.
Fairouziyyat,
Hommage à Fairouz
Avec
l’ensemble Elie Achkar
et les chanteuses Naziha
Meftah et Madona Rouhana
les
vendredi 26 et samedi 27
janvier 2007 à 20h30
à
l'Institut du Monde Arabe
dans le cadre de "La
Méditerranée des
musiques"
Réservations
sur le site Internet de
l'IMA
Fairouz est sans conteste
la personnalité la plus
marquante de la musique
libanaise. Celle-ci
n’aurait pas connu une
telle vogue si elle
n’avait pas bénéficié
de la voix sublime de
cette chanteuse qui, même
du vivant d’Oum Kalthoum,
s’est imposée dans tout
le monde arabe, en
chantant non seulement le
Liban mais aussi la
Palestine, l’Egypte, la
Syrie et La Mecque…
L'art de Fairouz est
indissociable du talent
des deux frères Rahbâni.
Auteurs compositeurs hors
pair, ils ont une
connaissance parfaite de
la musique occidentale et
de la musique
traditionnelle libanaise.
Assi (époux de Fairouz)
et son frère Mansour Rahbâni
puisent leur inspiration
dans la riche et dense
musique populaire du Liban
et dans les chansons
populaires des pays
voisins (Syrie, Egypte),
tout en nourrissant une réelle
curiosité à l’égard
des autres musiques du
monde, ce qui explique la
qualité exceptionnelle de
leur travail.
Naziha Meftah, originaire
du Maroc, est l’une des
meilleures interprètes de
la chanson « fairouzienne
». Avec la Libanaise
Madona Rouhana, une belle
voix qui se fraye un
chemin sur les sentiers
esthétiques du chant
arabe, elles prêtent leur
voix aux couleurs de
l’arc-en-ciel à la diva
dont elles interpréteront
des chansons anciennes et
contemporaines. Portées
par des musiciens
remarquables dirigés par
Elie Achkar, virtuose du qânûn,
fin connaisseur de la
musique arabe qui a lui-même
accompagné Fairouz
plusieurs années durant,
Naziha et Madona nous
invitent à partager ce
vibrant hommage et
promettent de nous guider
au fil de leur émotion
teintée de nostalgie dans
les pas d’une femme qui
aura marqué l’histoire.
Naziha
Meftah et Madona Rouhana
(chant), Elie Achkar (qânûn
& direction), Hatem
Bedoui (derbouka), Georges
Daccache (clavier),Yassine
Ayari (flûte nây),
Jasser Haj-yousef
(violon).
"Une
diva illumine les
jours sombres de
Beyrouth"
Faiyrouz
dans le "New York
Times"
par
IRENE MOSALLI, publié
dans l'Orient-le Jour le 5
décembre 2006
L’art
au Liban l’a emporté
sur la politique dans l’édition
du dimanche du New York
Times qui a consacré
trois colonnes au
spectacle "Sah el-Nom",
alors que le sit-in de
l’opposition est relaté
en une colonne.
L’article intitulé
"Une diva illumine
les jours sombres de
Beyrouth" est illustré
d’une très belle photo
de Fairouz étalée sur
trois colonnes. On peut
notamment lire :
"Lorsqu’elle est
apparue sur scène vêtue
de soie couleur abricot,
il y a eu dans
l’audience des larmes,
de forts applaudissements
et des cris de joie.
Faiyrouz se produisait à
Beyrouth et son pays,
semble-t-il, n’a jamais
eu autant besoin
d’elle." Et
l’auteur de l’article,
Katherine Zoepf, de
rappeler que durant ces
derniers jours, des tanks
de l’armée avaient pris
position aux intersections
du centre-ville où se déroulait
la grande manifestation du
Hezbollah alors que les
rumeurs d’une nouvelle
guerre civile étaient sur
toutes les lèvres :
"Mais les Beyrouthins
de tous les quartiers étaient
d’accord pour que
Fairouz se produise comme
prévu." Et de
rappeler que notre
ambassadrice auprès des
étoiles devait à
l’origine se produire en
juillet dernier dans le
cadre du Festival
international de Baalbek,
mais dont le programme
avait été annulé à
cause de la guerre avec
Israël.
Ce
nouveau rendez-vous avec
le public a tenu malgré
tout. Et ce dernier y a répondu,
relate le New York Times :
"Les spectateurs ont
bravé la manifestation,
les routes bloquées et
les barrages de sécurité
pour s’installer sur des
chaises en plastique
blanc, alors que des
soldats patrouillaient
dans les environs. Ils étaient
venus de Beyrouth, de Saïda,
de la Békaa." La
journaliste américaine a
recueilli leurs témoignages.
"Fairouz est le rêve
de tous les Libanais. Elle
est majestueuse et mystérieuse,
et on la voit rarement.
Durant ce dernier
week-end, il y a eu des
rumeurs de coup d’Etat,
mais Fairouz a refusé
d’annuler le spectacle.
Ma sœur et moi sommes si
heureuses. Guerre civile
ou pas, c’est peut-être
la seule fois que je la
verrai", dit Rosine
Hajjar, 28 ans, originaire
de la Békaa et
psychologue. Pour Amal
Hachem (29 ans, avocate
beyrouthine), "le
fait que Fairouz ait tenu
bon est important, car
elle est le symbole du
Liban. Du Liban en guerre,
du Liban en paix et du
Liban en révolte. Elle
nous fédère." Le
mot de la fin est réservé
à la présidente du
Festival international de
Baalbek, May Arida, qui,
en voyant la salle se
remplir, a dit :
"Nous savions qu’il
y aurait une certaine
peur. C’est hier que
nous avons decidé que
“the show must go on”.
En ces temps difficiles,
nous avons besoin de
Fairouz."
A
Diva Brightens a Dark Time
in Beirut
By
KATHERINE ZOEPF, published
in The New York Times on
December 3, 2006
As
she stepped onto the
stage, a tiny figure in
apricot-colored silk, some
in the audience broke into
tears, while others
clapped and cheered. As
she lifted her lace
parasol, turned her famous
hooded eyes to the balcony,
and her song began,
ululations of joy erupted
from several elderly
Lebanese ladies in formal
evening dress seated near
the stage. Fayrouz was
performing in Beirut again
at last, and her country,
it seemed, had never
needed her more. In recent
days, armored personnel
carriers have moved into
position along highway
on-ramps, at major Beirut
intersections and on a
bridge overlooking the
Hezbollah demonstrators at
Martyrs’ Square, and
fears and rumors that
civil war might return
have swirled. All the
while, Beirutis of every
sectarian stripe seemed to
agree on this: Fayrouz
must sing as planned.
In
the Arab world, the
emotional resonance this
70ish diva commands is
difficult to overstate. Many
of the great anthems of
Palestinian and Lebanese
nationalism - not
factionalism - are her
songs. Passengers on cheap
overnight buses between
Syrian cities know that
morning has come and their
destination lies near when
the driver turns on Fayrouz.
From Damascus to Ramalla to
Amman, Fayrouz’s
unmistakable deep, quavering
tones echo from radios and
tape decks in cafes, shops
and taxi cabs, reminding
people of the long-lost
rhythms of village life and
the longer-lost, golden
years of peace. “Fayrouz
is the music of our lives,”
said a young Arab Israeli
man in Haifa last week, who
gave his name as Said.
“She plays from dawn till
midnight, every day,
everywhere we go. She is the
symbol of Lebanon and of
Palestine. We all love her.”
Just
how true that is in Lebanon
seemed clear on Friday
night, as she took the stage
before tens of thousands of
people at a convention
center on the Beirut
waterfront, to perform in
“Sah el Nom,” a musical
comedy. They had braved the
demonstrations, blocked
roads and multiple security
checks to occupy white
plastic chairs while scores
of soldiers with AK-47s
patrolled outside. Some came
from Beirut, some from
Saida, a mainly Sunni town
considered the gateway to
southern Lebanon. Rosine
Hajjar, 28, a
psychotherapist from the
Bekaa Valley, a
predominantly Shiite region,
said she had planned and
saved for months for this
night. “Fayrouz is a dream
for all Lebanese people,”
Ms. Hajjar said. “She is
majestic, she is mysterious,
and it is very rare to see
her. There were so many
rumors this weekend of a
coup d’état. But Fayrouz
refused to cancel, and my
sisters and I are so happy.
Whether there is a new civil
war or not, I feel sure that
this will be the first and
last time in my life that I
will ever see her.” Amal
Hachem, 29, a lawyer from a
Christian neighborhood in
Beirut, said: “The fact
that Fayrouz went ahead with
this means a lot for
Lebanese people. She is the
symbol of Lebanon. Lebanon
in war, Lebanon in peace,
and Lebanon in revolution.
She brings us together.”
“Sah
el Nom” concerns a
self-serving king who
demands impossible favors
when his people ask for
help, but who comes to
change his ways through the
intervention of a good,
brave village woman, played
by Fayrouz. But even
symbolism and inspiration
sometimes have to take a
back seat to age and the
sound requirements of a
convention center. As the
performance progressed,
there were hisses and
whispers - soon hushed
by diehard admirers -
as her lips occasionally
moved out of time to the
voice singing from the
speakers, or as she focused
on dancing, and the voice
sang on. Born more than 70
years ago - no one
seems certain just how many -
as Nouhad Haddad, she was
dubbed Fayrouz, or
Turquoise, by an early
musical mentor. For more
than 50 years, she and
several family members -
her husband, the composer
Assi Rahbani, his brother
Mansour, a lyricist, and a
son, Ziad - have been
the musical royal family of
the Levant. The Rahbani
brothers wrote most of the
material that Fayrouz has
regularly performed
throughout her career,
including “Sah el Nom.”
They
are the rarest of public
figures in Lebanon:
artists whose standing is
above politics. Throughout
the 15 years of
Lebanon’s civil war,
they never took sides.
Fayrouz was to sing in
“Sah el Nom” at the
ancient Roman acropolis in
Baalbeck, where an
international music,
theater and dance festival
is held each summer. But
the Israeli-Hezbollah war
began that very evening,
and the performance was
canceled. Throughout the
34-day war, Fayrouz’s
patriotic songs, including
“To Beirut” and “The
True Lebanon Is Coming,”
were everywhere. But she
never appeared. The
festival’s organizers
decided to move the
program to Beirut. Fayrouz
had not performed here
since 1994, and ticket
sales were frantic. May
Arida, the festival’s
president, watched as the
audience filed in on
Friday night. “We knew
there would be some fear,”
she said. “We didn’t
make the decision until
yesterday, but we finally
decided that the show must
go on. In a difficult
time, we need Fayrouz.”
The
Lebanese singer Fayrouz
performing Friday night
in the musical comedy
"Sah
el Nom" in Beirut
L’Espagne
fait chanter et danser le
"Bustan"
FESTIVAL
- Seize performances, du
21 février au 25 mars
paru
dans l'Orient-le Jour le
10 janvier 2007
C’est
d’un commun accord que
le comité du Festival
al-Bustan à Beit-Méry a
voulu maintenir la date prévue
des spectacles. Dans une
conférence de presse
tenue hier à
l’auditorium Emile
Boustany, le programme des
festivités a été présenté.
Thème : l’Espagne et
son soleil, qui
illuminerait l’hiver
libanais. "Les
difficultés étaient
grandes cette année et
nous avons eu beaucoup de
mal à convaincre les
artistes à venir au
Liban, avoue Myrna
Boustany avant
d’introduire le
programme. Mais le comité
m’a encouragée à
prendre cette décision et
à persévérer dans ce
travail que nous jugeons
plus que bénéfique pour
le pays." Un
programme réduit, regroupé
sur quatre semaines, mais
diversifié et riche
qualitativement.
"Car, par ailleurs,
comme l’a si bien précisé
Myrna Boustany, s’il
faut couvrir toute
l’Espagne, il faudrait
faire plus de cinq
festivals." Cette édition
2007 donc, majoritairement
hispanique, rassemblera
sous son chapiteau des
interprètes espagnols ou
vivant dans les villes
d’Espagne. Une soirée
consacrée à la France,
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