Accueil
Revue de presse
Communiqués
Interviews
Reportages
Bibliographie
Arts-spectacles
Portraits
Tourisme  
Archéologie  
Religion
Emigration
Météo
 
Liste                           Numéro suivant                           Numéro précédent                          Format impression

ARTS-SPECTACLES  RJLIBAN  N°17  du 19 octobre 2006 

 
V I V A T ! LIBAN
 
"Parce que nous sommes des artistes qui font face à la violence et à la destruction par la force des mots, de la pensée et de l'âme, qui résistent par le pouvoir des voix, des corps et de l'imagination, parce que nous voulons rebâtir les ponts de tous les possibles et reconstruire un Liban de toutes les utopies, des artistes du monde soutiennent notre cause et participent à notre événement."
 
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication,

  et sous le parrainage de l'Ambassade du Liban en France 

 

V I V A T ! LIBAN

 

Dimanche 22 octobre 2006 à 14h30

Théâtre national de Chaillot

1, place du Trocadéro, Paris 

 

Spectacle en mots, musique et images 

au profit de PREMIÈRE URGENCE

aide humanitaire internationale 

conçu par Hanane Hajj-Ali, Hanane Abboud-Achcar et Nabil El Azan 

 

Avec la gracieuse participation de :   

Chanteurs : Dominique Devals, Yasmine Hamdan, Souad Massi, Dick Rivers, Sapho 

Écrivains : Adonis, Etel Adnan, Elias Khoury, Amin Maalouf, Salah  Stétié 

Musiciens : Abdel Rahman El Bacha, Rony Barrak, Duo Fahïm (Ibrahim Maalouf), Zad Moultaka, 

Comédiens : Simon Abkarian, Roger Assaf, Dominique Blanc, Christiane Cohendy, Hanane Hajj-Ali 

Conteur : Nacer Khemir 

Danseurs : B3 Black Blanc Beur, Battezatto/Blandini CieTeatri Del Vento, Fabien Ruiz, Yalda Younés 

Et la contribution du Collectif des Cinéastes libanais.

 

*************************************************************

 

V I V A T !  LIBAN

 

Mise  en scène : Nabil El Azan

Lumières : Philippe Lacombe

Espace : Georges Vafias

Assistante à la mise en scène : Sara Sehnaoui

Collaboration technique : Thibaut Cavaillès

Relations de presse : Zeina Toutounji, Fatima Sissani

Relations publiques : Salwa Fathallah, Samar Sassine, Tarek Mounim

Relations avec les artistes : Christiane  Assaf

Chargée de production : Soumia Kanouni

Administration : Philippe Potier

 

*************************************************************

Comité de parrainage

Mohamed Berrada, John Berger, Simone Bitton, Georges Corm, Mahmoud Darwich, Marcel Khalifé, Farouk Mardam-bey,

 Jack Ralite, Elias Sanbar, Fawaz Traboulsi

 

*************************************************************

Les recettes de cet événement iront à

PREMIÈRE URGENCE Aide Humanitaire Internationale

Dons et Réservations au +33 1 44 01 54 24

ou sur  www.premiere-urgence.org 

 

*************************************************************

Opération à l’initiative de 

SHAMS, association culturelle des Jeunes du Théâtre et du Cinéma - Liban  www.assshams.org

et Al Mawred, fondation culturelle à vocation panarabe - Belgique  www.mawred.org

 

*************************************************************

Producteur délégué

La Barraca

Compagnie conventionnée Drac-Île de France.

Tel/fax +33 1 46 61 07 04

 
 

 

Présentation musicale du Liban à Madrid
 

La chanteuse libanaise Nayla a organisé un spectacle musical, le vendredi 6 octobre, à Madrid,  au Centro Cultural Alfredo Krauss, et se produira de nouveau au même lieu, 

le vendredi 20 octobre à 19h30.  

 
Presentación musical de Líbano
ese país mediterráneo tan desconocido.
 
El viernes 6 de octubre, a las 21h00, Nayla, la cantante libanesa en Madrid,
nos presentará su país natal, Líbano.
 
Viernes 20 de octubre 2006 a las 19h30
Con músicos en directo, proyección de fotos y imagenes y degustación de productos libaneses.
 
Centro Cultural Alfredo Krauss
Glorieta de pradera de vaquerizas, s/n
Madrid-metro La coma
 
Entrada libre hasta completar aforo
 
 
 

 
Les sons œcuméniques de Zad Moultaka
 
par MARIE-AUDE ROUX, publié dans le Monde du 12 octobre 2006
 
Après un an de fermeture pour parfaire sa sécurité et son confort, le Théâtre des Bouffes du Nord a rouvert son bel espace intimiste à la musique. Lundi 9 octobre, le premier des vingt concerts de la cinquième saison produite par Olivier Mantei (patron d'Instant Pluriel) dans le théâtre de Peter Brook était bien à l'image de ce lieu de rencontre et d'échange. Il accueillait le Festival d'Ile-de-France le temps d'un portrait en miroir du compositeur Zad Moultaka (né en 1967). Finement intitulé Ce qu'a vu le vent d'est, en référence à un des Préludes pour piano de Debussy (Ce qu'a vu le vent d'ouest...), le concert parcourait en six compositions le vaste désir oecuménique du Libanais, parisien d'adoption depuis vingt ans. Une musique soucieuse de sens puisque le compositeur convoquait successivement, dans Zirk, un hymne latin à la Vierge, le Livre des morts des anciens Egyptiens, en italien, dans La Scala del Cielo, des chants de guerre du poète russe Ivan Silinski pour Fanariki, tandis qu'Autre silence était extrait de Bâb al-Chams ("La Porte du soleil") d'Elias Khoury et que Nepsis mettait en "scène sonore" un poème d'Etel Adnan, Five Senses for One Death ("Cinq Sens pour une mort").
 
L'Orient rencontre l'Occident
 

De ses études musicales et pianistiques, Zad Moultaka a fait son miel. Son écriture instrumentale et son inspiration formelle, assez convenues, sont de nature éminemment occidentale. Mais il y mêle habilement des sonorités venues d'Orient (oud, percussions, cymbalum), compose avec les micro-intervalles et une ornementation mélismatique caractéristique. Le résultat est souvent prenant, comme dans Zirk, où la voix à l'"orientale" de Fadia Tomb el-Hage produit un bel effet poétique, de même dans Fanariki, le cymbalum joué par Cyril Dupuy. Associé au choeur de chambre toulousain Les Eléments fondé par Joël Suhubiette, l'Ensemble Ars Nova, que dirige Philippe Nahon, a développé depuis 2004 une subtile et puissante proximité avec la musique de Zad Moultaka. Et cela s'entend. 


 

Zad Moultaka à tous vents...

Echos du théâtre et de la musique

 

paru dans l'Orient-le Jour le 3 octobre 2006

 

Prolifique et ultracréatif, Zad Moultaka fait feu de tout bois. On l’avait applaudi, avec plaisir, plus d’une fois cette année au pays du Cèdre. D’abord au Festival al-Bustan pour l’année Mozart, ensuite à la commémoration du souvenir de Samir Kassir où en virtuose du clavier il a interprèté, en plein air sous un arbre plus que centenaire du centre-ville, des pages de Bach et de Chopin. Mais ce qui était une courte composition, dont il est seul à avoir le secret, avait retenu l’attention de l’auditoire ce jour-là, avec des bruits de mitraillettes et des bombardements en rythmiques musicales ! Musique ardente, brutale et nue, accompagnée d’une danse de talons claqués comme un douloureux flamenco… Il a apposé sa signature, à Avignon, au texte de Jon Fosse, dans la création de Quelqu’un va venir, mise en scène par Nabil el-Azan. Un "plus" au carnet surchargé du jeune compositeur, très sollicité et toujours à l’inspiration à tous vents… Avec un agenda qui commence le 5 octobre à Paris et s’achève le 9 février 2007 à Toulouse, le compositeur libanais Zad Moultaka s’est aligné sur la rentrée culturelle libanaise.


C’est en collaboration avec le Festival Île-de- France que l’Institut du monde arabe organise le 5 octobre une rencontre sur le thème "Créer entre Orient et Occident" avec la participation de grandes figures du monde arabe comme la poétesse Etel Adnan, l’architecte Jad Tabet, le poète et traducteur Issa Makhlouf, le producteur Jacques Polvorinos et le rédacteur en chef de la revue Qantara, François Zabal. Les 6 et 9 octobre, toujours dans le cadre du Festival Île-de-France, le compositeur libanais donne respectivement une répétition publique de Zikr à l’auditorium Saint-Germain, avec Fadia Tomb el-Hage, Ars Nova et le groupe Les Eléments puis un concert monographique comprenant Loubnan, Nepsis, Funariki, Zikr et deux autres créations. Le 22 octobre, deux programmes sont prévus entre 15h et 18h : "Liban Vivat", un hymne spectacle consacré au Liban et la représentation du spectacle "Non, hommage à Samir Kassir". Lequel sera repris le 10 novembre à Marseille à l’auditorium du Palais des Congrès, dans le cadre des "Rencontres d’Averroès". Le 3 décembre, à 17h, Moultaka présente la Déclaration d’innocence, avec les chœurs d’enfants et les instrumentistes de l’école de musique de Gonesse à Paris. 7 décembre à Marseille, à 19h30, Cadavre exquis avec l’ensemble vocal Musicatreize, sous la direction de Roland Hayrabedian. Enfin le 9 février, à 21h à Toulouse, le compositeur donnera dans le cadre du Festival d’Odyssud un concert avec, au programme, La scala del cielo, Enluminures et Zikr.

 

 

Le pianiste et compositeur libanais Zad Moultaka


 
"Quelqu’un va venir" de Jon Fosse, une création en Avignon de Nabil El Azan
 

paru dans l'Orient-le Jour le 3 octobre 2006

 
Nabil El Azan, que les Libanais connaissent fort bien pour avoir monté plusieurs œuvres dramaturgiques à Beyrouth, notamment Le Renard du Nord de Renaud, Le collier d’Hélène de Frechette et L’Emigré de Brisbane de Schéhadé à Baalbek, a toujours le vent en poupe. En France où il réside, son activité est toujours soutenue avec deux pièces qui ont rempli deux salles de l’Hexagone durant la saison d’été. Tout d’abord, du 21 septembre au 30 décembre prochain, une reprise au théâtre Mouffetard d’un succès antérieur, Le soir de la générale de Claire Beclet avec Any Romand. Par ailleurs, la compagnie La Barraca, dont El Azan dirige les travaux, a donné, du 6 au 29 juillet au théâtre Gilgamesh, la place des Carmes à Avignon, la création Quelqu’un va venir de Jon Fosse avec Federic Gustaed, Nathalie Pivain et Marc Susini. Avec une mise en scène signée bien entendu Nabil El Azan.
 

 
Le 7e Festival du monde arabe de Montréal (FMA) met les prophètes rebelles à l'honneur
Place aux créateurs de sens
 

par LOUISE-MAUDE SOUCY, publié dans le Devoir le 3 octobre 2006

 

Il y a maintenant sept ans que le Festival du monde arabe de Montréal (FMA) travaille à entretenir le tissu communautaire montréalais au moyen de dialogues et de rencontres entre les cultures québécoise et arabe. Cette année, la tâche revient plus particulièrement aux prophètes rebelles, ces "créateurs de sens" capables d'inventer un nous collectif qui dépasse "l'ici et le maintenant". Le thème des prophètes rebelles s'est imposé naturellement au directeur général et artistique du FMA, Joseph Nakhlé. "Les prophètes rebelles sont ces artistes qui résistent à l'effondrement de l'humain et tentent d'ajouter de la chaleur et de la vie à notre monde désenchanté." Dans un monde de plus en plus désincarné, ils proposent une "réponse québécoise à la confusion du monde", poursuit la directrice de la programmation, Sofia Benyahia. La 7e édition de cette manifestation multidisciplinaire alliant musique, arts de la scène et cinéma a été façonnée à leur image, sans compromis. "Il faut dépasser la tolérance frileuse qui n'est que bon voisinage. [...] Cela ne s'improvise pas, cela se bâtit ensemble", croit la directrice des communications Aïda Kamar. Encore hier, Mme Kamar a tenu à rappeler que le FMA est d'abord un espace proprement québécois : "C'est notre seule identité et c'est la seule image que nous aimerions refléter."

 

Concrètement, le FMA proposera des rencontres de toutes sortes toutes consacrées au mieux "vivre ensemble". A son habitude, la musique occupera une place prépondérante. Cette année, c'est la musique soufie qui sera à l'honneur, notamment avec le duo techno DuOud qui propose de la musique mystique en mode numérique (27 octobre), mais aussi avec le blues 100 % soufi du maître du ney (flûte orientale), Kudsi Erguner (29 octobre). Côté danse, on attend Les Possédés (9 et 10 novembre) qui met en vedette la transe des derviches tourneurs d'Alep et celle du danseur turc Ilhan Karabaçak, troublant dans son numéro de baladi intrigant et sensuel. En humour, le comédien Mohsen El Gharbi présente Juste pour mourir, l'histoire d'un kamikaze raté qui débarque au Québec (4 novembre) tandis que les Zapartistes s'allient à Slimane Benaïssa pour trouver Le 100e nom de Dieu (29 octobre).

 

A cela s'ajoute une vingtaine de films, des tables rondes, des lectures, des témoignages et de nombreux spectacles. Pour le chanteur et cinéaste Dan Bigras, il s'agit là d'une prise de parole essentielle pour faire tomber la peur des autres. "Quand on est arabe, on n'est pas nécessairement dans al-Qaïda et quand on est blanc, on n'est pas forcément pro-Bush." Ce monde en deux dimensions, c'est aussi celui que combat l'autre porte-parole du FMA, l'anthropologue Serge Bouchard. "Notre diversité culturelle est notre unité d'être humain." Cette année encore, une bonne part du financement du festival est assumée par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles. Mais ces acquis restent fragiles, note Mme Kamar, qui déplore l'absence du ministère de la Culture et des communications. "Il est de plus en plus difficile d'assurer un financement correct. C'est une bataille continuelle." Le FMA débutera le 26 octobre prochain pour se terminer le 12 novembre. Site web : www.festivalarabe.com .

 


 

La diversité culturelle, comme la diversité biologique, est à défendre d'urgence

 

par JEAN-MARIE VODOZ, président de la Fondation Défense du français, publié dans le Temps le 28 septembre 2006

 

Si autant d'Etats non francophones se retrouvent dans l'Organisation internationale de la francophonie, c'est que tout se passe comme si la majorité des pays de la planète ressentait le besoin d'un contrepoids à la puissance américaine. Apparemment, l'Organisation internationale de la francophonie est toujours moins... francophone ! Elle réunit aujourd'hui soixante-trois Etats, dont tous les gouvernements, et moins encore les populations, ne parlent certainement pas notre langue avec aisance. Et pour autant, elle n'a pas fini d'engranger. Au cours de son nouveau Sommet biennal (le onzième), qui se tient aujourd'hui et demain à Bucarest, les dignitaires assemblés recevront trois nouveaux membres de plein droit : l'Albanie, la Grèce et la petite principauté d'Andorre ; à quoi s'ajouteront un membre associé, la République de Chypre, et cinq observateurs, le Ghana, le Mozambique, la Serbie, la Thaïlande et l'Ukraine. Au total, septante-deux participants, dont une bonne partie représentés par leur chef d'Etat (la Suisse par Moritz Leuenberger), plus l'Ordre de Malte, non seulement très riche mais très actif en Afrique francophone, avec lequel sera conclu, puisqu'il n'est pas un Etat, un arrangement spécial.

 

Si ce majestueux rassemblement pouvait être considéré comme un bloc politique, l'OIF serait une puissance mondiale majeure. Et s'il s'agissait d'un bloc linguistique, on s'écrierait que les temps sont revenus où la grande Catherine, Frédéric II, bien d'autres souverains, avec leur cour et leur noblesse, pouvaient soutenir avec Voltaire une élégante conversation. Mais le phénomène est plus subtil et plus léger. Tout se passe comme si la