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V
I V A T ! LIBAN
"Parce
que nous sommes des
artistes qui font face
à la violence et à
la destruction par la
force des mots, de la
pensée et de l'âme,
qui résistent par le
pouvoir des voix, des corps
et de l'imagination,
parce que nous voulons
rebâtir les ponts de
tous les possibles et
reconstruire un Liban
de toutes les utopies,
des artistes du monde
soutiennent notre
cause et participent
à notre événement."
Avec
le soutien du Ministère
de la Culture et
de la Communication,
et sous le
parrainage de
l'Ambassade du Liban
en France
V
I V A T ! LIBAN
Dimanche
22 octobre 2006
à 14h30
Théâtre
national de Chaillot
1,
place du Trocadéro,
Paris
Spectacle
en mots, musique et
images
au
profit de PREMIÈRE
URGENCE
aide
humanitaire
internationale
conçu
par Hanane Hajj-Ali,
Hanane Abboud-Achcar et Nabil
El Azan
Avec
la gracieuse
participation de
:
Chanteurs
: Dominique
Devals, Yasmine
Hamdan, Souad Massi, Dick
Rivers, Sapho
Écrivains
: Adonis, Etel
Adnan, Elias Khoury, Amin
Maalouf, Salah
Stétié
Musiciens
: Abdel Rahman
El Bacha, Rony
Barrak, Duo Fahïm
(Ibrahim Maalouf), Zad
Moultaka,
Comédiens
: Simon
Abkarian, Roger
Assaf, Dominique
Blanc, Christiane
Cohendy, Hanane
Hajj-Ali
Conteur : Nacer
Khemir
Danseurs
: B3 Black Blanc Beur,
Battezatto/Blandini
CieTeatri Del Vento,
Fabien Ruiz, Yalda
Younés
Et
la contribution du
Collectif des Cinéastes
libanais.
*************************************************************
V
I V A T ! LIBAN
Mise
en scène : Nabil El
Azan
Lumières
: Philippe Lacombe
Espace
: Georges Vafias
Assistante
à la mise en scène :
Sara Sehnaoui
Collaboration
technique : Thibaut
Cavaillès
Relations
de presse : Zeina
Toutounji, Fatima
Sissani
Relations
publiques : Salwa
Fathallah, Samar
Sassine, Tarek Mounim
Relations avec
les artistes :
Christiane Assaf
Chargée
de production :
Soumia Kanouni
Administration :
Philippe Potier
*************************************************************
Comité
de parrainage
Mohamed
Berrada, John Berger,
Simone Bitton, Georges
Corm, Mahmoud Darwich,
Marcel Khalifé,
Farouk Mardam-bey,
Jack
Ralite, Elias Sanbar,
Fawaz Traboulsi
*************************************************************
Les
recettes de cet événement
iront à
PREMIÈRE
URGENCE Aide
Humanitaire
Internationale
Dons
et Réservations au
+33 1 44 01 54 24
ou
sur www.premiere-urgence.org
*************************************************************
Opération
à l’initiative de
SHAMS,
association culturelle des
Jeunes du Théâtre et du
Cinéma - Liban www.assshams.org
et
Al Mawred, fondation
culturelle à
vocation panarabe -
Belgique www.mawred.org
*************************************************************
Producteur
délégué
La
Barraca
Compagnie
conventionnée Drac-Île
de France.
Tel/fax
+33 1 46 61 07 04
Présentation
musicale du Liban à
Madrid
La
chanteuse libanaise Nayla a
organisé un spectacle
musical, le vendredi 6
octobre, à Madrid,
au Centro Cultural Alfredo
Krauss, et se produira de
nouveau au même lieu,
le
vendredi 20 octobre à
19h30.
Presentación
musical de Líbano
ese
país mediterráneo tan
desconocido.
El
viernes 6 de octubre, a
las 21h00, Nayla,
la cantante libanesa en
Madrid,
nos
presentará su país
natal, Líbano.
Viernes
20 de octubre 2006 a las
19h30
Con
músicos en directo,
proyección de fotos y
imagenes y degustación
de productos libaneses.
Centro
Cultural Alfredo Krauss
Glorieta
de pradera de vaquerizas,
s/n
Madrid-metro
La coma
Entrada
libre hasta completar
aforo
Les
sons œcuméniques
de
Zad Moultaka
par
MARIE-AUDE ROUX, publié
dans le Monde du 12
octobre 2006
Après
un an de fermeture pour
parfaire sa sécurité et
son confort, le Théâtre
des Bouffes du Nord a
rouvert son bel espace
intimiste à
la musique. Lundi
9 octobre, le premier des
vingt concerts de la
cinquième saison produite
par Olivier Mantei (patron
d'Instant Pluriel) dans le
théâtre de Peter Brook
était bien à l'image de
ce lieu de rencontre et d'échange.
Il accueillait le Festival
d'Ile-de-France le temps
d'un portrait en miroir du
compositeur
Zad Moultaka
(né en 1967). Finement
intitulé Ce
qu'a vu le vent d'est,
en référence à un des Préludes
pour piano de
Debussy (Ce
qu'a vu le vent d'ouest...),
le concert parcourait en
six compositions le vaste
désir oecuménique du
Libanais, parisien
d'adoption depuis vingt
ans. Une musique soucieuse
de sens puisque le
compositeur convoquait
successivement, dans Zirk,
un hymne latin à la
Vierge, le Livre des morts
des anciens Egyptiens, en
italien, dans La
Scala del Cielo,
des chants de guerre du poète
russe Ivan Silinski pour Fanariki,
tandis qu'Autre
silence était
extrait de Bâb
al-Chams ("La
Porte du soleil")
d'Elias Khoury et que Nepsis
mettait en "scène
sonore" un poème d'Etel
Adnan, Five
Senses for One Death ("Cinq
Sens pour une mort").
L'Orient
rencontre l'Occident
De
ses études musicales et
pianistiques, Zad Moultaka a
fait son miel. Son écriture
instrumentale et son
inspiration formelle, assez
convenues, sont de nature éminemment
occidentale. Mais il y mêle
habilement des sonorités
venues d'Orient (oud,
percussions, cymbalum),
compose avec les
micro-intervalles et une
ornementation mélismatique
caractéristique. Le résultat
est souvent prenant, comme
dans Zirk, où la voix à
l'"orientale" de
Fadia Tomb el-Hage produit
un bel effet poétique, de même
dans Fanariki, le cymbalum
joué par Cyril Dupuy.
Associé au choeur de
chambre toulousain Les Eléments
fondé par Joël Suhubiette,
l'Ensemble Ars Nova, que
dirige Philippe Nahon, a développé
depuis 2004 une subtile et
puissante proximité avec la
musique de Zad Moultaka. Et
cela s'entend.
Zad
Moultaka à tous vents...
Echos
du théâtre et de la
musique
paru
dans l'Orient-le Jour le 3
octobre 2006
Prolifique
et ultracréatif, Zad
Moultaka fait feu de tout
bois. On l’avait applaudi,
avec plaisir, plus d’une
fois cette année au pays du
Cèdre. D’abord au
Festival al-Bustan pour
l’année Mozart, ensuite
à la commémoration du
souvenir de Samir Kassir où
en virtuose du clavier il a
interprèté, en plein air
sous un arbre plus que
centenaire du centre-ville,
des pages de Bach et de
Chopin. Mais ce qui était
une courte composition, dont
il est seul à avoir le
secret, avait retenu
l’attention de
l’auditoire ce jour-là,
avec des bruits de
mitraillettes et des
bombardements en rythmiques
musicales ! Musique ardente,
brutale et nue, accompagnée
d’une danse de talons
claqués comme un douloureux
flamenco… Il a apposé sa
signature, à Avignon, au
texte de Jon Fosse, dans la
création de Quelqu’un va
venir, mise en scène par
Nabil el-Azan. Un
"plus" au carnet
surchargé du jeune
compositeur, très sollicité
et toujours à
l’inspiration à tous
vents… Avec un agenda qui
commence le 5 octobre à
Paris et s’achève le 9 février
2007 à Toulouse, le
compositeur libanais Zad
Moultaka s’est aligné sur
la rentrée culturelle
libanaise.
C’est en collaboration
avec le Festival Île-de-
France que l’Institut du
monde arabe organise le 5
octobre une rencontre sur le
thème "Créer entre
Orient et Occident"
avec la participation de
grandes figures du monde
arabe comme la poétesse
Etel Adnan, l’architecte
Jad Tabet, le poète et
traducteur Issa Makhlouf, le
producteur Jacques
Polvorinos et le rédacteur
en chef de la revue Qantara,
François Zabal. Les 6 et 9
octobre, toujours dans le
cadre du Festival Île-de-France,
le compositeur libanais
donne respectivement une répétition
publique de Zikr à
l’auditorium
Saint-Germain, avec Fadia
Tomb el-Hage, Ars Nova et le
groupe Les Eléments puis un
concert monographique
comprenant Loubnan, Nepsis,
Funariki, Zikr et deux
autres créations. Le 22
octobre, deux programmes
sont prévus entre 15h et
18h : "Liban
Vivat", un hymne
spectacle consacré au Liban
et la représentation du
spectacle "Non, hommage
à Samir Kassir".
Lequel sera repris le 10
novembre à Marseille à
l’auditorium du Palais des
Congrès, dans le cadre des
"Rencontres d’Averroès".
Le 3 décembre, à 17h,
Moultaka présente la Déclaration
d’innocence, avec les chœurs
d’enfants et les
instrumentistes de l’école
de musique de Gonesse à
Paris. 7 décembre à
Marseille, à 19h30, Cadavre
exquis avec l’ensemble
vocal Musicatreize, sous la
direction de Roland
Hayrabedian. Enfin le 9 février,
à 21h à Toulouse, le
compositeur donnera dans le
cadre du Festival d’Odyssud
un concert avec, au
programme, La scala del
cielo, Enluminures et Zikr.
Le
pianiste et compositeur
libanais Zad Moultaka
"Quelqu’un
va venir" de Jon
Fosse, une création en
Avignon de Nabil El Azan
paru dans
l'Orient-le Jour le 3
octobre 2006
Nabil El Azan, que les
Libanais connaissent fort
bien pour avoir monté
plusieurs œuvres
dramaturgiques à
Beyrouth, notamment Le
Renard du Nord de Renaud,
Le collier d’Hélène de
Frechette et L’Emigré
de Brisbane de Schéhadé
à Baalbek, a toujours le
vent en poupe. En France où
il réside, son activité
est toujours soutenue avec
deux pièces qui ont
rempli deux salles de
l’Hexagone durant la
saison d’été. Tout
d’abord, du 21 septembre
au 30 décembre prochain,
une reprise au théâtre
Mouffetard d’un succès
antérieur, Le soir de la
générale de Claire
Beclet avec Any Romand.
Par ailleurs, la compagnie
La Barraca, dont El Azan
dirige les travaux, a donné,
du 6 au 29 juillet au théâtre
Gilgamesh, la place des
Carmes à Avignon, la création
Quelqu’un va venir de
Jon Fosse avec Federic
Gustaed, Nathalie Pivain
et Marc Susini. Avec une
mise en scène signée
bien entendu Nabil El Azan.
Le 7e Festival du
monde arabe de Montréal (FMA)
met les prophètes
rebelles à l'honneur
Place aux créateurs de
sens
par
LOUISE-MAUDE SOUCY, publié
dans le Devoir le 3 octobre
2006
Il y a maintenant sept
ans que le Festival du
monde arabe de Montréal
(FMA) travaille à
entretenir le tissu
communautaire montréalais
au moyen de dialogues et
de rencontres entre les
cultures québécoise et
arabe. Cette année, la tâche
revient plus particulièrement
aux prophètes rebelles,
ces "créateurs de
sens" capables
d'inventer un nous
collectif qui dépasse
"l'ici et le
maintenant". Le thème
des prophètes rebelles
s'est imposé
naturellement au directeur
général et artistique du
FMA, Joseph Nakhlé.
"Les prophètes
rebelles sont ces artistes
qui résistent à
l'effondrement de l'humain
et tentent d'ajouter de la
chaleur et de la vie à
notre monde désenchanté."
Dans un monde de plus en
plus désincarné, ils
proposent une "réponse
québécoise à la
confusion du monde",
poursuit la directrice de
la programmation, Sofia
Benyahia. La 7e édition
de cette manifestation
multidisciplinaire alliant
musique, arts de la scène
et cinéma a été façonnée
à leur image, sans
compromis. "Il faut dépasser
la tolérance frileuse qui
n'est que bon voisinage.
[...] Cela ne s'improvise
pas, cela se bâtit
ensemble", croit la
directrice des
communications Aïda Kamar.
Encore hier, Mme Kamar a
tenu à rappeler que le
FMA est d'abord un espace
proprement québécois :
"C'est notre seule
identité et c'est la
seule image que nous
aimerions refléter."
Concrètement, le FMA
proposera des rencontres
de toutes sortes toutes
consacrées au mieux
"vivre
ensemble". A son
habitude, la musique
occupera une place prépondérante.
Cette année, c'est la
musique soufie qui sera à
l'honneur, notamment avec
le duo techno DuOud qui
propose de la musique
mystique en mode numérique
(27 octobre), mais aussi
avec le blues 100 % soufi
du maître du ney (flûte
orientale), Kudsi Erguner
(29 octobre). Côté
danse, on attend Les Possédés
(9 et 10 novembre) qui met
en vedette la transe des
derviches tourneurs d'Alep
et celle du danseur turc
Ilhan Karabaçak,
troublant dans son numéro
de baladi intrigant et
sensuel. En humour, le comédien
Mohsen El Gharbi présente
Juste pour mourir,
l'histoire d'un kamikaze
raté qui débarque au Québec
(4 novembre) tandis que
les Zapartistes s'allient
à Slimane Benaïssa pour
trouver Le 100e nom de
Dieu (29 octobre).
A cela s'ajoute
une vingtaine de films,
des tables rondes, des
lectures, des témoignages
et de nombreux spectacles.
Pour le chanteur et cinéaste
Dan Bigras, il s'agit là
d'une prise de parole
essentielle pour faire
tomber la peur des autres.
"Quand on est arabe,
on n'est pas nécessairement
dans al-Qaïda et quand on
est blanc, on n'est pas
forcément pro-Bush."
Ce monde en deux
dimensions, c'est aussi
celui que combat l'autre
porte-parole du FMA,
l'anthropologue Serge
Bouchard. "Notre
diversité culturelle est
notre unité d'être
humain." Cette année
encore, une bonne part du
financement du festival
est assumée par le ministère
de l'Immigration et des
Communautés culturelles.
Mais ces acquis restent
fragiles, note Mme Kamar,
qui déplore l'absence du
ministère de la Culture
et des communications.
"Il est de plus en
plus difficile d'assurer
un financement correct.
C'est une bataille
continuelle." Le FMA
débutera le 26 octobre
prochain pour se terminer
le 12 novembre .
Site
web : www.festivalarabe.com .
La
diversité culturelle,
comme la diversité
biologique, est à défendre
d'urgence
par
JEAN-MARIE VODOZ, président
de la Fondation Défense
du français, publié dans
le Temps le 28 septembre
2006
Si
autant d'Etats non
francophones se retrouvent
dans l'Organisation
internationale de la
francophonie, c'est que
tout se passe comme si la
majorité des pays de la
planète ressentait le
besoin d'un contrepoids à
la puissance américaine.
Apparemment,
l'Organisation
internationale de la
francophonie est toujours
moins... francophone !
Elle réunit aujourd'hui
soixante-trois Etats, dont
tous les gouvernements, et
moins encore les
populations, ne parlent
certainement pas notre
langue avec aisance. Et
pour autant, elle n'a pas
fini d'engranger. Au cours
de son nouveau Sommet
biennal (le onzième), qui
se tient aujourd'hui et
demain à Bucarest, les
dignitaires assemblés
recevront trois nouveaux
membres de plein droit :
l'Albanie, la Grèce et la
petite principauté
d'Andorre ; à quoi
s'ajouteront un membre
associé, la République
de Chypre, et cinq
observateurs, le Ghana, le
Mozambique, la Serbie, la
Thaïlande et l'Ukraine.
Au total, septante-deux
participants, dont une
bonne partie représentés
par leur chef d'Etat (la
Suisse par Moritz
Leuenberger), plus l'Ordre
de Malte, non seulement très
riche mais très actif en
Afrique francophone, avec
lequel sera conclu,
puisqu'il n'est pas un
Etat, un arrangement spécial.
Si
ce majestueux
rassemblement pouvait être
considéré comme un bloc
politique, l'OIF serait
une puissance mondiale
majeure. Et s'il
s'agissait d'un bloc
linguistique, on s'écrierait
que les temps sont revenus
où la grande Catherine,
Frédéric II, bien
d'autres souverains, avec
leur cour et leur
noblesse, pouvaient
soutenir avec Voltaire une
élégante conversation.
Mais le phénomène est
plus subtil et plus léger.
Tout se passe comme si la
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