Le
Festival Al-Bustan
et autres
manifestations
Plusieurs
manifestations
artistiques et
culturelles
concernant le Liban
se déroulent
ou se sont déroulées
récemment. En voici
un rapide aperçu.
Vous pouvez
consulter notre
rubrique Communautés-Paris
pour vous
informer des activités
culturelles sur le
Liban dans la
capitale française. Pour
Beyrouth, nous vous
conseillons de
consulter
l'Agenda
culturel .
Le
Festival Al-Bustan fête
la Hongrie
Pour
sa onzième édition,
le Festival
Al-Bustan (à Beit-Méry,
dans la montagne du
Metn, du 18 février
au 21 mars - la
plupart des soirées
ont lieu à l'hôtel
Al-Bustan), présidé
par Mme Myrna
Boustani, met en
avant le patrimoine
musical de la
Hongrie, en donnant
toujours la primeur
aux jeunes prodiges
et autres lauréats
de la grande
musique. Signalons
à cette occasion la
présence depuis
hier au Liban du président
hongrois Ferenc Mädl
pour une visite
officielle, en
compagnie de son épouse
et d'une délégation
économique et
culturelle.
Février
–
Mercredi 18 et jeudi
19, 20h30 :
ouverture avec l’Orchestre
de chambre Franz
Liszt. Cet ensemble
fondé en 1963
s’est produit en
2000 au Festival de
Baalbek. Au
programme de la soirée
inaugurale, La
musica notturna
delle strade di
Madrid de
Boccherini, la Suite
Holberg de Grieg, la
Serenata notturna de
Mozart, un
Divertimento pour
cordes de Bartók et
la deuxième
Rhapsodie hongroise
de Liszt.
– Vendredi 20,
20h30, Crystal
Garden : les
Banchieri Singers ou
deux sopranos, une
haute-contre, un ténor,
un baryton et une
voix, un ensemble
hongrois créé en
1988 ont interprété
des airs de la
Renaissance, des
morceaux populaires
hongrois, bien sûr,
et des standards des
Beatles et de
Gershwin.
– Samedi 21, 20h30
: Alfredo Perl, le
pianiste chilien
virtuose, est de
retour au festival
après sa première
apparition, en 1994.
Il a proposé un
programme hongrois
et viennois (Haydn,
Schubert, Dohnányi,
Bartók et Liszt).
– Dimanche 22,
20h30, église Mar
Sassine, s’offre
un programme
baroque, à savoir
des extraits d’Iménée,
un des opéras d’Handel,
grâce aux voix et
aux instruments d’époque
du Collegium
Varsoviense.
– Lundi 23 et
mardi 24, 20h30 :
Euridice, de l’Italien
Jacopo Peri
(1561-1633), un opéra
en trois actes
interprété par les
chanteurs et les
musiciens de l’Orchestre
de chambre de
Varsovie, un habitué
du festival.
– Vendredi 27,
20h30, Crystal
Garden :
"Musique d’Orient",
avec Gilbert Yammine
au qanun, André
Hajj au oud et Ali
el-Khatib au daff.
– Samedi 28, 20h30
: Dénes Várjon et
Isabella Simon pour
des œuvres pour
piano à quatre
mains : Trois
marches militaires
et un Divertimento
à la hongroise de
Schubert, une Valse
de Dohnányi et des
extraits de La légende
de sainte Elisabeth
de Liszt.
–
Dimanche 29 février
et mardi 2 mars,
20h30 : l’Orchestre
symphonique de la
radio hongroise,
sous la houlette de
Tamás Vásáry. La
première soirée
s'est déroulée
avec le soliste
Vilmos Szabadi au
violon et a présenté
des partitions d’Erkel,
de Bartók, de
Saint-Saëns et de
Liszt. La seconde,
avec le pianiste
Severin von
Eckardstein, a
proposé des œuvres
de Kodály, de
Prokofiev et de Tchaïkovski.
Mars
–
Lundi 1er,
Notre-Dame de
Jamhour, et mercredi
3 mars, auditorium
Emile Boustani,
20h30 : Amandina
Percussion Group,
fondé en 1984 par
quatre
instrumentistes
hongrois, a joué un
extrait de son répertoire
comprenant les
musiques de Cage,
Ligeti, Reich, de
Mey, Holló, Sáry
ainsi que du
folklore d’Ouganda,
du Zimbabwé et de
Tahiti.
– Jeudi 4, 20h30 :
l’Allemand de 24
ans, Severin von
Eckardstein, a
proposé une soirée
en solo au piano. Au
programme Haydn,
Beethoven, Liszt et
Prokofiev.
– Vendredi 5,
20h30, cathédrale
Saint-Louis -
Beyrouth :
l’ensemble Schola
Hungarica, créé en
1969, composé de 22
adultes et de huit
enfants, et dirigé
par Janka Szendrei
et László Dobszay,
a chanté des
extraits de La vie
de la Vierge Marie,
composés au Moyen
Âge et à la
Renaissance.
– Samedi 6 et
lundi 8, 20h30 :
l’Académie de
danse et de ballet
de Hongrie s'est
produite dans des
chorégraphies
tradionnelles et
internationales.
– Dimanche 7,
Assembly Hall : le
Chœur de la radio
hongroise, dirigé
par Kálmán Strausz,
a interpréter la
Petite messe
solennelle de
Rossini.
– Mardi 9, 20h30 :
le duo Barnabás
Kelemen (violon) et
Gergely Boganyi
(piano), a joué des
pages de Bartók,
Schubert et de
Brahms.
– Mercredi 10
mars, 20h30 :
"Vive la France
!". C’est
sous ce titre que
l’ensemble Koenig,
dirigé par
Jan-Latham-Koenig, a
mené, tambour
battant, un
programme autour de
Poulenc, Milhaud et
Satie, avec la
projection du film
de René Clair,
Entracte.
– Jeudi 11 et
vendredi 12, 20h30,
église Saint-Joseph
- Beyrouth : l’Orchestre
symphonique national
a donné la Missa
solemnis de
Beethoven, accompagné
du Chœur de la
radio hongroise,
sous la direction de
Paolo Olmi.
– Samedi 13, 20h30
: un florilège des
magnifiques
Liebeslieder &
neue Liebeslieder
(Chansons d’amour
et nouvelles
chansons d’amour)
de Brahms, interprétées
par la soprano
Ermonela Jaho, la
mezzo soprano
Cristiana Fogli, le
ténor Mark Tevis et
la basse Lorenzo
Muzzi.
Accompagnement au
piano par Sabrina
Avantario et Antonio
Palarete.
– Dimanche 14,
20h30 : le Sextuor
philharmonique de
Berlin a interprété
Verklärte Nacht de
Schoenberg et
Souvenir de Florence
de Tchaïkovski.
– Lundi 15, 20h30,
église Mar Doumit -
Zouk Mikhaïl :
"Chants sacrés
d’Orient",
par la chanteuse
libanaise qui monte,
Ghada Schbeir, et
l’interprète de
qanun Imane Homsi.
– Mardi 16, 20h30,
musée Sursock -
Beyrouth :
"Franz
Liszt", une
conférence donnée
par le pianiste
australien Leslie
Howard.
– Mercredi 17,
20h30 : après la
conférence,
l’interprétation
de Leslie Howard de
quelques-unes des 94
œuvres de Liszt,
qu’il a enregistrées
intégralement.
– Jeudi 18, 20h30,
Crystal Garden : la
chanteuse
folklorique Márta
Sebestyén,
accompagnée du
Muzsikás Ensemble,
chantera des airs de
Bartók.
– Vendredi 19,
20h30, Crystal
Garden : le Wiener
Geigen Quartett
interprétera les
plus belles pages de
la Vienne impériale.
– Samedi 20 et
dimanche 21, 20h30 :
en clôture, Die
Fledermaus, l’opéra
en trois actes de
Johann Strauss, sera
interprété par le
magnifique Helikon
Opera et ses 80
chanteurs et interprètes.
"Liban
: les Cendres du Phénix",
sur la chaîne française
KTO
Présentation
La
chaîne KTO (chaîne
de télé catholique,
sur Noos, canal 65)
diffuse aujourd'hui le film
"Les Cendres du
Phénix" (de R.
Sciora et V. Vincent,
2003) à l'issue d'un
plateau exceptionnel
avec les auteurs et réalisateurs.
Le Père Mansour
Labaky, figure du
Liban chrétien, nous
fait partager
l’histoire de son
pays. "Les
Cendres du Phénix"
: un film exceptionnel
sur le Liban.
Documentaire géopolitique
et culturel mais aussi
œuvre poétique, cet
essai cinématographique
met en évidence le
caractère du pays
libanais : des
paysages splendides,
des rencontres avec le
peuple libanais ainsi
que la voix
bouleversante de
Magida el-Roumi.
Construit autour du
message d’amour et
de pardon du Père
Labaky, ce film nous
montre l’exemple
libanais en matière
de dialogue, de
rencontre avec la différence
de l’autre, quelque
soit son pays ou sa
religion.
Diffusion
: aujourd'hui
17/03/2004 - Magazine
Spécial Liban : 18:35
(à Paris), durée
: 60mn - Film
"Les Cendres du
Phénix" : 20h50
- Magazine Spécial
Liban : 21h45
(rediffusion) - www.ktotv.com
"Des
portes de la Syrie à
la frontière israélienne,
Romuald Sciora promène
sa caméra dans le
sillage d'un homme de
lettres et de foi. Le
Père Mansour Labaky,
prêtre maronite,
s'attache à
consolider les bases
d'une coexistence
harmonieuse au Liban,
un pays meurtri par la
guerre."
Séminaire sur
"l'Industrie cinématographique
au Liban : mécanismes
et perspectives"
La Fondation Liban Cinéma,
présidée par Mme Aimée
Boulos, tient
aujourd'hui mercredi 17
mars son premier séminaire
de 10h à 18h au sein du
pôle technologique
Berytech, Mar Roukoz -
Mkallés (banlieue est
de Beyrouth). Cet événement,
placé sous le patronage
de la Délégation de la
Commission Européenne
à Beyrouth, a pour
objectif de promouvoir
l'industrie cinématographique
libanaise, de présenter
les mécanismes de
financement qui régissent
la production cinématographique
et de mettre en
perspective les
adaptations possibles
pour le Liban et la région,
afin de renforcer un
secteur d'activité à
potentiel fort et
prometteur. Participent
à cette manifestation,
par ordre d'intervention
:
- Mme Aimée Boulos, Présidente
de la Fondation Liban
Cinéma
- M. Patrick Renaud,
Ambassadeur de la Délégation
de la Commission Européenne
à Beyrouth
- M. Elie Skaff,
Ministre de l'Industrie
- M. Maroun Chammas,
Pdg de Berytech
- M. Marc Bonduel,
Expert mandaté par
ELCIM (Euro-Lebanese
Center for Industriel
Modernization)
- M. Edouard Mauriat,
Directeur de société
de production
- M. François
Sauvagnargues,
Responsable de l'Unité
Fiction d'Arte France
- Mme Leïla Assaf, MM.
Philip Aractingi et Jean
Chamoun, réalisateurs
- M. Hervé Terlier,
Conseiller Financier
ELCIM
- M. Claude Raymond,
Directeur régional
AFD-Proparco
- M. Nasser Safieddine,
Pdg de la chaîne de télévision
NBN
- M. Khater Abi-Habib,
Pdg de Kafalat
- Fondation Liban Cinéma,
M. Nicolas
Constantinesco et Mme
Jacqueline Lascaux
- M. Khater Abi-Habib,
Directeur de Kafalat
Deux films, sur
l'industrie cinématographique
et sur la Fondation
Liban Cinéma, seront
projetés au cours du séminaire.
"Il n'y a
pas que des cèdres au
Liban" :
Photographies et textes
de Jean-Luc Fournier
La Mission culturelle
française a organisé,
au Centre culturel français
de Beyrouth, du 10 février
au 12 mars, une
exposition des œuvres
de l’artiste
photographe français,
Jean-Luc Fournier,
professeur à l’Ecole
nationale supérieure de
la photographie à
Arles. Au milieu des années
1980, Jean-Luc Fournier
a obtenu le “prix
professionnel Kodak”
et a eu, depuis lors, un
parcours artistique français
et européen, avec
d'importantes
expositions comme celles à
la Fondation Miro de
Barcelone, à la
Biennale de
Thessalonique ou à la
galerie Joachim Becker
à Cologne.
Coup de coeur
pour un pays et des
arbres
La première rencontre
de Jean-Luc Fournier
avec le Liban a eu lieu
en 2001. Il était
alors venu au Liban, en
mission, dans le cadre
d’un échange pédagogique.
L’exposition est née
de la rencontre d’un
artiste photographe avec
un pays. De sa rencontre
avec des arbres aux
formes diverses qui
l’ont séduit. Il
intitule son exposition
: “Il n’y a pas que
des cèdres au Liban”.
Cette exposition est présentée
sous forme de deux
structures différentes
ne pouvant se mêler,
mais étant complémentaires.
Jean-Luc Fournier a conçu
un curieux projet, celui
de personnaliser les
arbres en les
photographiant aux côtés
de leurs propriétaires,
de créer un parallélisme
entre les arbres et les
personnages. Ici, il y a
la photographie; la
substance du message
nous est livrée à
travers l’image. Là,
le texte : la substance
du message est portée
par des mots. Ces deux
structures occupent des
places réservées,
contiguës, mais non
homogénéisées.
Cependant, à travers
les œuvres exposées,
on peut constater
l’importance de
l’image dans une
civilisation longtemps
dominée par le verbe.
Une approche
personnelle de l'image
L’un des buts des
photographies exposées
est de communiquer aux
spectateurs une ambiance
spécifique. L’artiste
utilise toutes les
possibilités de son
talent, pour saisir au
bout de son objectif des
espaces magiques. La
photographie est, pour
lui, un moyen
d’expression au même
titre que la peinture.
Car les œuvres que
Jean-Luc Fournier présente,
laissent transparaître
une approche très
personnelle de l’image
où la représentation
des arbres, des
personnages et des lieux
est liée à la notion
de poésie. Il charge
l’image de la somme
d’émotions nées de
ses rencontres avec les
arbres et leurs propriétaires,
tels : le
caroubier de Fatima
Rachid, l’olivier de Béchara
Karam, le noyer de Joe
Mrad, le pin de Loubna
Thini, le noyer de
Massoud Younès, etc...
et partant représente
une aventure picturale
intensément vécue,
mettant la maîtrise de
la technique au service
de la créativité.
Signature de
livre et exposition à
Arles
Jean-Luc Fournier a signé
son ouvrage
"Histoires
d'arbres" lors du
vernissage de cette
exposition, qui sera présentée
de nouveau lors du mois
de la photographie à
Arles en juillet 2004
www.rip-arles.org .
Le Festival
libanais du livre d’Antélias
Le
traditionnel Festival
libanais du livre d’Antélias
(banlieue-nord de
Beyrouth) s'est tenu
du 4 au 14 mars à
l’église Saint-Elie
d’Antélias. Cette
23e édition de la fête
du livre, organisée
par le Mouvement
culturel d’Antélias,
a accueilli des
maisons d’éditions
libanaises et étrangères
proposant des ouvrages
dans les trois
langues, arabe, français
et anglais. Deux
nouveautés destinées
aux jeunes citoyens :
la sensibilisation à
l’environnement, sur
le thème "Un
environnement meilleur
commence par
moi", et la
participation de la
chorale de l’Institut
des sourds-muets de
Baabda. Signatures
d’ouvrages, hommages
aux grands hommes,
conférences et débats
se sont également
succédés.
Programme des
activités
-
Vendredi 5 mars : Dr
Labib Younan Rizk,
historien égyptien,
cadre à l’Alesco, a
été présenté par
le Dr M. Jaber ; animateur
Dr Antoine Doumit.
- Lundi 8 mars : M.
Abdel Basset Ghandour
a été présenté par
l’ancien président
de l’Ordre des
avocats, Me Raymond
Eid ; animateur M.
Haykal Dergham.
- Mardi 9 mars : M.
Hani Fahs a été
présenté par M.
Hussein Chamseddine,
avec, pour animateur
des débats, M. Jamil
Gébran.
- Mercredi 10 mars :
Dr Nabil Fleihan a été
présenté par Dr
Karam Karam. Animation
assurée par Dr
Thérèse Doueihy
Hatem.
- Jeudi 11 mars : Dr
Victor el-Kik a été
présenté par M.
Boulos Srouh.
Directeur des débats
: Dr Issam Khalifé.
- Vendredi 12 mars :
hommage au journaliste
Elias el-Khoury, présenté
par son collègue
Samir Cassir,
rencontre dirigée par
Dr Antoine Seif.
Débats et
conférences
- Samedi 6
mars, 18h30 :
rencontre autour de
l’ouvrage du Dr
Tarek Mitri ,"Une
ville sur la
montagne", sur la
politique et la
religion aux
Etats-Unis. Avec la
participation de Dr
Nawaf el-Moussawi, Dr
Georges Sabra, père
Samir Khalil,
l’ancien ambassadeur
Simon Karam et M.
Mohammed Sammak. Modérateur
: Georges Baroud.
- Lundi 8 mars, 17h :
rencontre autour de
l’ouvrage de Lamia
Fouad as-Saad,
"Le bonheur
bleu", avec la
participation de May Ménassa
et Dr Nada Moughaizel
Nasr. Modérateur :
Pascale Lahoud.
- Vendredi 12 mars,
17h : rencontre avec
Alexandre Najjar
autour de deux de ses
ouvrages, "Comme
un aigle en dérive"
et "Le
mousquetaire".
L’auteur a été présenté
par Dr Georges Stéfan.
- Samedi 13 mars,
18h30 : conférence du
Dr Nassif Hitti sur le
thème "Le
Moyen-Orient à
l’ombre des
changements
occurrents". Le
conférencier a été
présenté par M.
Georges Abi Saleh.
- Dimanche 14 mars,
18h30 : rencontre
autour du quotidien
as-Safir à
l’occasion de son
30e anniversaire, avec
la participation de
MM. Mounah el-Solh,
Souhail Matar, Pascal
Monin, père Antoine
Daou et M. Maurice
Nohra. Débat sera
animé par Mounir
Salamé.
"Regards
croisés" sur la
Suisse et le Liban :
Photographies de Gérald
Aeschlimann et Elie
Khalifé
Le titre de cette
exposition, qui s'est déroulée
dans le hall du théâtre
Monnot à Beyrouth, du
25 février au 13 mars,
porte bien son nom.
Quarante photos, une sélection
de 20 clichés pour
chacun des deux
photographes en raison
de la grandeur de la
salle, racontent les pérégrinations
d’un Suisse au Liban,
Gérald Aeschlimann, et
ceux d’un Libanais en
Suisse, Elie Khalifé.
Une idée originale
trouvée autour d’une
bonne table, après
beaucoup de discussions
arrosées d’autant de
vin. Ces deux amoureux
de la photo en noir et
blanc (qui demeure,
d’ailleurs, la plus
expressive, la plus
percutante de cet art)
n’avaient jamais pensé
exposer leurs travaux,
refusant même de dater
les prises de vues, du
moins pour cette
manifestation. Ils ont
voulu en faire une
manifestation hors
temps.
Ingénieur
d’environnement, Gérald
Aeschlimann ne sort
jamais sans son appareil
photo. Il possède
d’ailleurs une belle
collection. Diplomate,
son épouse le promène
à travers le monde, et
il ramène de chaque
pays ses impressions sur
papier glacé.
"C’est pour fixer
les souvenirs",
dit-il. Pour lui,
"la photo est un
journal de voyage"
qu’il raconte si bien,
parce qu’il s’imprègne
des lieux et même de
leur message. Cela
lorsqu’il n’en tombe
pas amoureux. Il n’y a
pas un coin du Liban
qu’il ne connaît pas.
D’ailleurs, il lui
arrive souvent de faire
découvrir leur pays à
ses amis libanais. Pour
faire sa photo, Gérald
Aeschlimann prend son
temps, revient souvent
sur un même lieu, en
fait plusieurs clichés
et développe chez lui,
dans la chambre de bonne
transformée en
laboratoire. Aussi, ses
petites cuves ne lui
permettent-elles pas des
agrandissements grand
format. Tant pis, le résultat
n’en est pas moins
beau. Le photographe
amateur, mais combien
professionnel dans son
travail, donne à voir
des paysages connus du
Liban, certes, des scènes
de la vie quotidienne,
mais livrés d’une
manière différente, où
rien n’est laissé au
hasard. Ses clichés
sont faits de clair
obscur et de contraste.
On peut citer, à ce
propos, le fameux vers
de Valéry en légende
d’un tableau de Manet
: "Dormeuse, amas
doré d’ombre et
d’abandon."
Pour Elie Khalifé, ce
photographe-cinéaste
qui n’est plus à présenter,
il s’agit tout
simplement d’instantanés
pris à l’occasion de
ses nombreux voyages et
flâneries au cours des
15 dernières années.
Mais il ne s’agit que
de photos réalisées en
Suisse, à Genève et
Lausanne, plus particulièrement.
Ce sont, là aussi, des
scènes de rue et des
situations, des regards
saisissants, le tout
d’une beauté exquise,
mais évidemment sans
aucune recherche,
puisqu’il s’agit de
clichés pris sur le
vif. Cela n’empêche
pas le professionnalisme
qui s’en dégage dans
l’art de piquer des
situations à vif. Des
photos qu’il réalise
parallèlement à son
travail de cinéaste.
D’ailleurs, il vient
de terminer le tournage
d’un moyen-métrage,
une comédie baptisée
Van Express, et prépare
un long-métrage avec un
ami suisse.