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ARTS-SPECTACLES  RJLIBAN  N°10  du 30 janvier 2004

 
Théâtre et archives de guerre du Liban
 
A voir absolument à Paris 

 

La culture libanaise est à son plus haut niveau en France avec deux événements artistiques majeurs se déroulant à Paris : une pièce de théâtre et une exposition d'archives, portant sur la guerre du Liban.
 
Non, les Libanais et leurs amis ne peuvent oublier vingt-cinq années de guerres et de violences, même si la vie au quotidien impose un voile sur cette tragédie ayant marqué chacun de nous au plus profond de lui-même.
 
Notre devoir est d'en parler, de nous extérioriser, afin de sensibiliser la génération montante à ce fléau, pour que nous n'en soyons plus jamais les acteurs.
 
Tel est le travail de Wajdi Mouawad, metteur en scène libano-canadien de 35 ans, devenu aujourd'hui une personnalité incontournable du paysage théâtral québécois. Il présente (du 13 janvier au 1er février) au théâtre Malakoff sa nouvelle oeuvre, "Incendies", jouée par 9 comédiens de talent, qui raconte l'histoire de Jeanne, Simon et leur mère Nawal, histoire d'une résistance sur le territoire du Liban-sud occupé par l'armée israélienne (de 1978 à 2000) et déchiré par une guerre larvée entre miliciens chiites, chrétiens et palestiniens. Une oeuvre d'actualité étonnante, dure mais magnifique autour de la prison de Khiam, où de nombreux résistants libanais ont été torturés.
 
La durée du spectacle "Incendies" de Wajdi Mouawad, joué par Annick Bergeron, Eric Bernier, Gérald Gagnon, Reda Guerinik, Andrée Lachapelle, Maire-Claude Langlois, Isabelle Leblanc, Isabelle Roy et Rychard Thériault, est de 2h45. Les représentations ont lieu vendredi 30 et samedi 31 janvier à 20h, dimanche 1er février à 16h. Lieu : Théâtre 71, 3 place du 11 novembre, Malakoff, tél.: 01.55.48.91.00. Places à 20,4 Eur. avec tarif réduit variable. Ce spectacle sera également joué au théâtre d'Angoulême les 10 et 11 février. Tél.: 05.45.38.61.62.
 
Pour sa part, Walid Raad, né au Liban en 1967, fondateur d'Atlas Group afin de retrouver des documents sur l'histoire contemporaine du Liban, présente (jusqu'au 7 février) à Noisy-le-Sec le dossier du Dr Fakhouri, historien libanais qui, à sa mort il y a dix ans, a légué carnets et films à l'Atlas Group. Il s'agit du Carnet de notes volume 38, contenant 145 photos annotées de voitures, répliques exactes de celles qui, piégées, ont explosé entre 1975 et 1991 à Beyrouth, provoquant la mort de centaines de civils libanais.
 
D'autres carnets figurent également dans cette exposition d'archives de la guerre, ainsi qu'un film de quelques minutes de couchers de soleil pris en 1993 sur la Corniche du bord de mer de la capitale - lieu de rencontre d'espions et agents en tout genre -, réalisé jour après jour par un technicien travaillant pour les agents de la sécurité libanaise et dont la caméra (ainsi que plusieurs autres) était installée à l'intérieur de buvettes-camionnettes. Lieu : Galerie Atlas Group, 1 rue Jean-Jaurès, Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), tél.: 01.49.42.67.17. Ma, Je, Ve de 14h à 18h ; Me de 10h à 18h ; Sa de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.
 
Signalons enfin un troisième grand événement artistique, qui aura lieu le mercredi 24 mars à 20h au palais de l'Unesco, 125 av. de Suffren, Paris 7e. Le compositeur et pianiste libanais Zad Moultaka donnera un concert de mouawashahs avec piano, poèmes arabo-andalous chantés par Fadia Tomb el-Hage, au profit d'une oeuvre de bienfaisance libanaise pour handicapés. Rés. au 06.30.52.19.01. Places numérotées à 20 Eur. avec tarif réduit à 12 Eur.
 
 
Les "Incendies" de Wajdi Mouawad embrasent l'actualité et la mythologie
 
par MICHEL COURNOT, publié dans le Monde du 23 janvier 2004
 
La pièce de l'auteur libanais émigré au Québec est jouée au Théâtre 71 de Malakoff. Autour du personnage d'une mère torturée et violée, elle évoque les conflits au Liban, en Palestine, en Irak.

 

"Moi la première, je prendrais les grenades, je prendrais la dynamite, les bombes et tout ce qui peut faire le plus de mal, je les mettrais autour de moi, je les avalerais, et j'irais tout droit au milieu des hommes imbéciles et je me ferais sauter avec une joie que tu ne peux pas même soupçonner." L'auteur, Wajdi Mouawad, émigré au Québec, est né au Liban, et la femme, Nawal, qui s'exprime là est présente dans toute la pièce, à des âges différents, 14 ans, 30, 60... Il la fait parler, juste ici, au conditionnel. Elle n'ira pas se faire sauter avec ses grenades. Parce qu'elle a fait une fois la promesse d' "apprendre à lire, à écrire, à compter, à penser, à parler". Wajdi Mouawad vous montre quand même, sur la scène, une femme se dévêtir, s'enrouler autour du torse un chapelet d'explosifs et remettre sa veste. Dans un pays d' "incendies", guerres, massacres, Nawal a été torturée, puis violée à tant de reprises qu'elle a donné naissance, seule, dans sa cellule, à une fille et un garçon, des jumeaux. Devenus grands, ils se voient priés, par le testament de leur mère, de retrouver leur père, et c'est là que la pièce quitte le réel et touche à la mythologie, aux Grecs : "Ta mère fut torturée par son fils et le fils a violé sa mère. Le fils est le père de son frère, de sa sœur (...). On dirait la voix des siècles anciens."

 

Echos des camps
 
Ici et là, des mots, des faits rappellent des camps (Sabra, Chatila), le Liban, la Palestine, le Golfe ou l'Irak. Les accessoires sont des téléphones portatifs ou des cassettes qui ont été enregistrées, durant des semaines, dans la chambre de la mère. Aucune voix : les enfants "écoutent le silence de la mère". La mise en scène évoque les travaux des cours de théâtre : nombreuses chaises dans toute sorte de rôles, escabeaux. Beaucoup d'eau, en pluie ou en jets d'arrosage, puisque ces incendies, il faut parfois les éteindre : ce spectacle, dans son ensemble, n'a pas peur des métaphores. Des acteurs, il peut se dire que chacun fait un parcours sans faute, et le texte est long. De deux choses l'une : ou bien vous êtes embarqués, conquis, magnétisés par l'intelligence de cette œuvre, la force de son imagination, la qualité d'approche d'événements actuels, majeurs, et Incendies est une grande et belle chose, pas quelconque. Ou bien vous êtes désemparés par l'interférence des époques, par la dimension de la parabole, et aussi par les rires constants des spectateurs du Québec, qui réagissent aux jeux du vocabulaire employé là-bas, qui nous échappent. La soirée reste néanmoins passionnante.
 
 

Le Liban, terre de feux
 
A Malakoff, une quête des origines en forme de fable par le Québéco-Libanais Wajdi Mouawad
 
par MAOEA BOUTEILLET, publié dans Libération le 27 janvier 2004
 
Incendies Texte et m.s. de Wajdi Mouawad au théâtre 71 de Malakoff,
3, place du 11-Novembre. Jusqu'au 1er février, mar.-sam. 20 heures, dim. 16 heures. Tél. : 01 55 48 91 00.
Et au théâtre d'Angoulême les 10 et 11 février. Tél. : 05.45.38.61.62.

 

Rarement, on aura éprouvé au théâtre une telle sensation de traversée. Histoire de Jeanne et de Simon partis sur les traces de leur mère Nawal, et d'abord histoire de celle-ci, Incendies, du québéco-libanais Wajdi Mouawad, gagne à chaque pas une dimension plus universelle pour atteindre à la fable. Où la quête des origines conduit tout droit aux déchirements du Proche-Orient ­ berceau du Livre judéo-chrétien autant que terre de naissance de l'auteur.

Emotion

 

Au terme des trois heures que dure le spectacle, chacun trouve enfin sa place au côté des autres, sur une rangée de chaises dépareillées, pour s'abriter sous la même bâche d'une pluie dense et fine. On se sent alors tout proches. Pris par l'émotion en tout cas. "Maintenant que nous sommes ensemble, ça va mieux", ne cesse de se répéter Nawal, 14 ans, séparée de son amour et à qui bientôt on arrachera le bébé. Lequel, placé dans un orphelinat, deviendra plus tard sniper, puis violeur de sa propre mère dans la prison de Kfar Rayat. Laquelle, après avoir appris à lire et à écrire, est partie sur les routes pour retrouver son enfant, a traversé les camps de réfugiés et répandu "des idées dans la tête des gens"...

 

A vue de nez, on est au Liban, au début des années 1980. De la rencontre de Nawal et de son fils, devenu le tortionnaire Abu Tarek, naîtront les jumeaux Janaane et Sarwane ­ Jeanne et Simon, que l'on retrouve vingt ans plus tard à Montréal, si on se fie à l'accent. Histoire d'une résistance ? d'une transformation ? Il n'est pas certain que le testament de la mère morte qui ouvre la pièce marque le départ du voyage. Il n'y a ni début, ni fin, mais le mouvement de l'éternel retour, avec ses morts, ses naissances et ce qui se transmet des uns aux autres. Trois actrices se transmettent le rôle de Nawal ­ une pour chaque âge ­, qui par leur chassé-croisé donnent à entrevoir l'évolution du personnage.

 

Mouvements croisés

 

Et c'est ce mouvement où passé et présent se croisent sans cesse que Wajdi Mouawad réussit particulièrement. Avec deux fois rien et une grande fluidité. Des acteurs parfaitement dirigés sur un plateau nu ­ excepté ce mur en verre dépoli derrière lequel ils errent comme des ombres avant d'entrer en scène. Et une circulation d'objets très simples, qui traversent les époques et la géographie pour relier les pièces du puzzle. Ainsi, l'échelle sur laquelle Nawal adresse un dernier regard à son amant devient l'instant d'après la table d'accouchement sous laquelle passe la sage-femme et, plus tard, les hauteurs d'où le sniper vise ses victimes. Les trois seaux d'eau que réclame le notaire à l'enterrement de Nawal sont aussi ces récipients où seront jetés les bébés non désirés et les percussions de la révolte...

 

Tout l'art de Wajdi Mouawad tient dans la qualité du geste, davantage que dans une écriture à la candeur par moments trop lyrique. "Lorsqu'on vous demandera votre histoire, écrit Nawal à ses enfants, dites que votre histoire, son origine, remonte au jour où une jeune fille revint à son village natal pour y graver le nom de sa grand-mère Nazira sur sa tombe." Un jour, semble espérer Wajdi Mouawad, l'écriture et le savoir transmis viendront briser le cycle de la violence.

 
 
 
Petite fabrique d'archives de guerre
 
Walid Raad mêle faits historiques et fiction pour raconter seize ans de conflit au Liban
 
par ELISABETH LEBOVICI, publié dans Libération le 24 janvier 2004
 
Extraits du dossier Fakhouri par Walid Raad/The Atlas Group à la Galerie, 1, rue Jean-Jaurès, Noisy-le-Sec. Tél. : 01.49.42.67.17. Jusqu'au 7 février. Performance de Walid Raad aux Laboratoires d'Aubervilliers le 30 janvier à 20h30.
 
Présentées en 2002 au sein de la mégaexpo Documenta XI à Kassel (Allemagne), les Extraits du dossier Fakhouri, séries d'images et de textes évoquaient quelques moments des seize ans de guerres au Liban (1974-1990). Des documents sur l'histoire torturée du pays avaient alors pu passer pour des témoignages, appelant l'attention du milieu de l'art sur sa méconnaissance du Moyen-Orient. Sous une signature collective, The Atlas Group, ce qui se donnait pour un centre d'archives et un mémorial sur la destruction de la culture libanaise se révéla moins une fiction qu'une interrogation sur la réalité, mêlant faits et fabrications. Derrière The Atlas Group se fit connaître l'artiste Walid Raad, né en 1967 à Chbanieh et exilé du Liban en 1983, après les massacres de Sabra et Chatila (1982). Il vit à New York et y enseigne. Munie du sous-titre "La vérité sera connue lorsque le dernier témoin sera mort", son exposition à la galerie de Noisy-Le-Sec coïncide avec l'intérêt architectural porté par la France au Liban, via le prix équerre d'argent remporté en 2003 par Yves Lion et Claire Piguet pour l'ambassade de France à Beyrouth.

 

Dans cette exposition, on entre par la porte du personnel. Les oeuvres ont la couleur, la forme, l'odeur de l'art conceptuel : une arborescence récapitule sur un mur l'état des recherches, la situation des travaux exposés. Deux écrans vidéo introduisent au sujet traité : l'un montre la corniche de Beyrouth (la promenade longeant la mer) dans une suite de couchers de soleil, vision pacifique d'un land art inconscient du contexte politique. L'autre, à caractère fragmentaire, Hostage : The Bachar Tapes (17 et 31), ("Otage, les bandes de Bachar n° 17 et 31"), 2001, fait apparaître l'image un peu brouillée d'un captif arabe présenté comme le 6e homme enfermé (et oublié) avec les otages américains, à Beyrouth en 1985, tandis qu'une voix masculine demande en arabe à être doublée par "une voix féminine et un ton monocorde".

 

Dans trois salles adjacentes se trouvent les carnets du docteur Fakhouri. Celui-ci, donné comme un historien de la guerre civile, aurait légué ses papiers au groupe Atlas. Une série de photos noir et blanc référée aux années 1950 nous en montrent la silhouette, devant les monuments et jardins de Paris et de Rome. Un autre ensemble (My Neck Is Thinner than a Hair, 2001) dispatche, sur des feuilles identiques, un collage de pub automobile découpée, avec la description du véhicule, la date de l'attentat à la voiture piégée et le nombre de morts. Chaque feuillet d'un autre ensemble (Missing Lebanese Wars, 1999) comprend un vieux bout de journal, avec photo d'un cheval de course et série de calculs lacaniens : l'explication de la chose tient dans l'avant-propos. Dr Fakhouri aurait tenu le registre des passions des historiens libanais, qui, quelle que fût leur faction, auraient compulsivement parié sur les champs de course. Glissant sans arrêt de l'authenticité historique à l'originalité artistique, de la mémoire au montage, Walid Raad traite la "peinture d'Histoire" (le plus noble des genres picturaux jusqu'au XIXe siècle) comme autant de symptômes hystériques.

 

 
Des archives retrouvées-inventées de la guerre à Beyrouth

 

A Noisy-le-Sec, le collectif libanais Atlas Group expose des documents troublants

 

par CATHERINE BEDARIDA, publié dans le Monde du 20 janvier 2004

 

Walid Raad, né en 1967 au Liban, a passé une grande partie de son enfance et de son adolescence dans un pays en guerre. Alors que les dirigeants actuels cherchent à en occulter la mémoire, Walid Raad fait partie de ces artistes libanais qui travaillent sur ces événements qui marquent encore le quotidien. En 1999, il a fondé l'Atlas Group, afin de produire ou retrouver des documents - images, textes, vidéos, bandes-son - sur l'histoire contemporaine du Liban. Ses travaux ont été exposés à la Documenta de Kassel et à la Biennale de Venise. Pour cette première exposition en France, La Galerie, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), présente le dossier du Dr Fakhouri, un historien libanais qui, à sa mort, en 1993, a légué carnets et films à l'Atlas Group. Le Carnet de notes volume 38 contient 145 photos annotées de voitures, répliques exactes de celles qui, piégées, ont explosé entre 1975 et 1991. "Dans la presse libanaise, on apprenait tout sur la marque et la couleur des voitures, la taille du cratère creusé par la déflagration, mais presque rien sur les victimes humaines", expliquait Walid Raad lors de sa conférence-performance inaugurant l'exposition.

 

Voitures et couchers de soleil

Sur chaque feuille du carnet, on peut voir une reproduction de la voiture et lire des informations chiffrées sur l'attentat. "Nissan blanche. 23 mai 1985. 14 heures. Beyrouth. 55 morts. 174 blessés. 300 kg de TNT. Périmètre 500 mètres. 35 véhicules brûlés." "Mercedes 2805 grise. 20 janvier 1986. Beyrouth 11h21. 30 morts. 132 blessés. 200 kg TNT. Cratère 5 mètres × 1,5 mètre." Autant de stèles qui, dans leur style faussement froid, saluent la mémoire de ces morts oubliés. Le Carnet de notes volume 72 manie l'ironie : les historiens libanais auraient été des parieurs forcenés qui se retrouvaient au champ de courses hippiques pendant toute la durée de la guerre. "On raconte, dit Walid Raad, mêlant fiction et réalité, que marxistes et islamistes pariaient de la première à la septième course, maronites nationalistes et socialistes de la huitième à la quinzième." Dans cette société malade de la guerre, un autre "document" du Dr Fakhouri est un film faisant défiler à toute vitesse une série de photos d'enseignes de médecins prises dans les rues de Beyrouth, telle une ritournelle inquiétante. Il aurait aussi pris une image de sa ville à chaque fois qu'il pensait la guerre terminée ; "dernière photo de la guerre" multipliée par autant de fois qu'il y a eu d'espoirs déçus.

 

Dans la même lignée des archives retrouvées-inventées, Walid Raad présente I Think it Would Be Better If I Could Weep ("Je pense que ce serait mieux si je parvenais à pleurer"), une série de couchers de soleil sur la Corniche, célèbre promenade de la capitale libanaise au bord de la Méditerranée, où les habitants de toutes les communautés déambulent et bavardent. Le texte de Raad affirme que, "en 1993, les agents de la sécurité libanaise y installèrent des caméras", le lieu étant un rendez-vous d'espions et agents en tout genre. "Les caméras étaient actionnées manuellement et placées à l'intérieur de buvettes-camionnettes, alignées à 18 mètres d'intervalle les unes des autres." Un opérateur aurait pris la liberté de pointer sa caméra, chaque soir, sur le coucher du soleil. "Cet opérateur fut licencié en 1996, mais on lui permit de garder les cassettes contenant les couchers de soleil. En 1998, le ministère de l'information a confisqué tous les films de couchers de soleil (...), à l'exception de quelques minutes. Les voici, telles quelles", avertit l'introduction du film. Image et politique, trace et censure : le travail subjectif de Walid Raad semble une constante interrogation sur l'histoire et la création. "Au cœur du projet, un trouble", note Jean-Pierre Rehm, critique d'art, commissaire de l'exposition avec Hélène Chouteau, directrice de la Galerie. Qu'est-ce qu'un fait d'actualité ? Une guerre peut-elle être imaginaire ? Une mémoire peut-elle rester enfouie ? L'œuvre de l'Atlas Group s'inscrit dans ce tâtonnement contemporain.

 

 
 
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