LES LIBANAIS DANS LE MONDE
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Sport,
compétition, carnaval : tout va pour le mieux entre Rio et Beyrouth
par Naji FARAH | lundi 21 mars 2011
De gauche à droite, P. Joseph Moukarzel, Roberto Khatlab, Bebeto et Fouad Saliba
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Coopération Un important accord à caractère sportif a été établi en janvier entre l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) – représentée par le Cecal (Centre des études et cultures de l’Amérique latine) et le service des sports – et la Fédération de volley-ball de Rio de Janeiro et le Clube Desportiva Capixaba.
Le résultat immédiat a été le départ pour le Brésil, le 27 février dernier, d`une délégation de 17 personnes de l’USEK, responsables, entraîneurs et joueurs, pour participer à la « première coupe internationale de volley-ball Rio-Liban », avec des entraînements réalisés par des expert brésiliens et des rencontres amicales libano-brésiliennes.
Coupe de volley-ball à Teresópolis
Parmi les membres de la délégation figuraient les directeurs du CECAL,
Roberto Khatlab, du service de Sport, Fouad Saliba et de la bibliothèque
centrale de l’USEK, P. Joseph Moukarzel. La coupe s’est tenue du 1er
au 3 mars dans la ville historique de Teresópolis, dans l’Etat de Rio
de Janeiro, dans la haute montagne brésilienne qui compte près de
200.000 habitants, par solidarité avec cette ville sinistrée en raison
de pluies diluviennes qui avaient causé début janvier la mort de plus
de cent personnes.
Le Brésil étant le pays accueillant le plus grand nombre d’émigrés
libanais, il était normal de trouver à Teresópolis une grande colonie
libanaise, qui avait émigré à la fin du 19e siècle du Liban. Parmi
eux figure Pedro Rage Jahara, maire de la ville de 1976 à 1982, homme
politique respecté dans la région, qui a construit le gymnase d’une
capacité de 4.000 personnes dans lequel s’est déroulée la coupe de
volley-ball. Dr Habib Tauk est vice-président de la Chambre de la
municipalité, Nassouh Ejje secrétaire du Développement économique,
Michel al-Odeh secrétaire du Tourisme et Khaldun Salha propriétaire
du complexe touristique Hôtel Bel Air où était logée la délégation
libanaise.
A la réception d’ouverture de l’événement sportif, étaient présents
des athlètes et des champions ainsi que plusieurs représentants
officiels de Teresópolis, des académiciens de l’université UNISAM
de Rio de Janeiro et un grand nombre de descendants de libanais. Durant
la cérémonie, le maire de la ville Dr Jorge Mario Sedlacek et Dr Aclizio
Calazans, organisateurs de la coupe, ont insisté sur le fait que cet échange
sportif de haut niveau mettait en pratique le mémorandum d`intentions
pour l’instauration de programmes sportifs signé entre le Brésil et
Liban lors de la visite officielle du président de la République
Libanaise, le général Michel Sleiman, au Brésil en mai 2010.
Projet d’école brésilienne de football au Liban avec Bebeto
La délégation libanaise a effectué plusieurs visites touristiques
durant son séjour à Rio de Janeiro, dont celles des camps d’entraînement
de la Confédération de Football Brésilien et de la grande statue du
Christ Rédempteur sur la colline du Corcovado. Dans la ville de Petrópolis,
où se trouve le Musée Impérial avec un grand centre d’archives
historiques, Père Moukarzel a entamé des discussions avec les
responsables en vue d’une future collaboration avec l’USEK dans les
domaines de la recherche et de la conservation de documents anciens.
Un autre projet devrait passionner les Libanais : en effet, le grand
footballeur brésilien José Roberto Gama de Oliveira, plus connu sous
le nom de Bebeto, a reçu la délégation libanaise avec laquelle il a
été question de la création d’une école brésilienne de football
au Liban sous l’égide de l’Université Saint-Esprit de Kaslik, qui
portera son nom. Bebeto, élu en 2010 député de l’Etat de Rio de
Janeiro, s’est déclaré honoré de pouvoir développer un telle école
au Liban, pays qu’il a visité en 2003. Cette école formera des
jeunes dès l’âge de 10 ans dans le but de créer une équipe de compétition,
avec des programmes et des stages dirigés par des entraîneurs brésiliens.
L’Ecole “Beija-Flor” de Farid et Anisio Abrão championne du
Carnaval
Une fois de plus, l`école championne du Carnaval de Rio a été cette
année l’Ecole “Beija-Flor” (colibri), appartenant et présidée
par les frères Farid et Anisio Abrão, brésiliens d`origine libanaise
(voir notre édition du 18 février 2008). Ces fils de commerçants
venant du Akkar, engagés aujourd’hui en famille dans la politique
brésilienne, avaient fondé cette école en 1948 à Nilópolis, un
grand faubourg de Rio de Janeiro – le fils de Farid, Ricardo, et son
cousin Simão Sassin, sont députés, et Sergio Sassin est le maire.
L`Ecole “Beija-Flor”, qui a présenté un défilé hommage au
chanteur brésilien Roberto Carlos, compte cinq mille membres, danseurs
et musiciens, ovationnés par plus de 70.000 personnes présentes dans
le Sambodrome. Il s’agit non seulement d’une école, mais aussi
d’oeuvres sociales et éducatives engagées dans plusieurs quartiers
de la ville : en effet chaque école de samba dépense de 2 à 5
millions de dollars pour présenter son défilé, grâce à des fonds
publics, mais aussi au soutien d'entreprises privées.
La délégation libanaise a ainsi terminé son voyage en beauté,
visitant les écoles de samba en préparation pour le défilé, dans
l’attente d’autres coupes sportives et événements culturels qui
contribueront à renforcer le pont naturel entre les deux pays.
La délégation au complet de l’USEK participant à la coupe de volley-ball Rio-Liban
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Le grand joueur de football Bebeto engagé avec l’USEK
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Danseuse de l’Ecole Beija-Flor championne du Carnaval de Rio 2011
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Farid Abrão, président de l’Ecole Beija-Flor, en compagnie de son épouse
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