LES LIBANAIS DANS LE MONDE

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“Un musée pour le rêve” de Vincent Chreih ***

par Naji FARAH | lundi 1er novembre 2010

 


Couverture du recueil « Un musée pour le rêve »

 

Un très beau recueil de poèmes en vers, composés entre 2006 et 2009, a été publié en mai dernier à Paris par les éditions Praelego : il s’agit d’ « Un musée pour le rêve », écrit par un jeune auteur de 20 ans. Vincent Chreih, de père palestinien et de mère française, est né à Vienne en Autriche. Il a effectué ses études scolaires au Lycée français de Abdel Kader à Beyrouth, d’où son attachement au Liban. Il vit actuellement à Nîmes en France, suit des études de mathématiques à l’Université de Montpellier et s’entraîne à l’Académie de Tennis des Hauts de Nîmes.
Comme la plupart des pavillons dans l'expo, celui du Liban a choisi de présenter son pays à travers un film sur le thème : Le Phénix, tout comme ses racines, une culture datant de 6000 ans. Le réalisateur Ha
. Le parcours enchanteur que nous propose le poète porte des titres évocateurs tels que : « La ville porte des trésors d’autrefois », « La légende du rêve », « Espoir », « Il était un temps », « Chanson des nuits », « Errance du cœur » , « Cendres de pensées », « J’ai rencontré un jour brumeux », ou encore « La rue maudite », « Le jour où la musique est morte », « Le bleu de la mer, mystère et paix », « Un pays », « Rêve d’une terre », « Fugue immobile », « L’étoile de la poésie »…  

« Un pays »  
« Liban légende plus que terre / Inédite comme sa langue mignonne / De la musique se glisse sous les cèdres fiers / Ils tiennent bon même à l’automne / Les mosquées chantent et les églises sonnent / Dans ce pays où se propage l’étrange / L’amour et l’amitié des valeurs nationales / On trouve toujours des chanteurs de louange / Aussi des couples ou amis qui râlent / Des moutons dansants vont ouvrir le bal / Des fruits de la plaine de la Bekaa / Aux drapeaux libanais qui ornent les balcons colorés / Le plaisir devient la vie elle-même honorée / Les sourires qui illuminent sont les éclats / Qui redonnent au Liban sa jeunesse dorée / La pluie ruisselle sur ces vitres / Elle semble venir du Mont-Liban /
Quelquefois on dessine sur nos pupitres / Avec joie de vivre on vient s’asseoir sur ce banc / Peut-on alors s’élever dans le ciel délirant / Et même quand le feu s’empare du ciel / Les libanais chantent encore l’espérance / Le rêve est rapide tel un battement d’aile / La volonté devient le fer de lance / Cette flamme brûle des coeurs d’avance / Un bon voyage vers une autre contrée / Du haut de l’avion faut-il avoir peur / La tristesse s’ignore la jeunesse attend notre arrivée / A travers les hublots qui prennent la forme de nos coeurs / Il s’agira de faire un clin d’oeil à milles à l’heure / Et au loin des bras s’ouvriront au ciel / A tenir le troupeau s’use le berger / Comme l’abeille s’amuse à faire son miel / Comme le poète dans ses vers aime être plongé / Le Liban a conquis des âmes de pensées / Et on regarde les gens passer / Assis sous ce grand arbre on revit / Tous ces regards qui se mêlent au passé / Puis reviennent dans nos yeux éblouis / Pleurons-nous une larme pour ce pays. » 
Vincent Chreih. Juin 2008  


Le jeune poète Vincent Chreih