LES LIBANAIS DANS LE MONDE
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Festivités des 50 ans de l’Union libanaise culturelle mondiale ***
par Naji FARAH | lundi 23 août 2010
Paul Gerard, Eid et Haifa Chedraoui au jubilé du 50e anniversaire de l’ULCM à Hadath el-Jebbeh
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Depuis son élection en octobre dernier
lors du dernier congrès de l’Union libanaise culturelle mondiale à
Mexico (voir notre édition du 16 novembre 2009), le président mondial
Eid Chedraoui, accompagné des membres du comité de l’ULCM, a multiplié
ses voyages auprès des communautés libanaises de l’émigration, allant
du Canada en Australie en passant par l’Europe et l’Afrique, où se
trouve son pays natal, le Ghana. Le grand retour de l’été 2010 au
Liban a été l’occasion de rappeler cette action lors d’une rencontre
se tenant à Hadath el-Jebbeh, autour d’un déjeuner offert par Eid et
Haifa Chedraoui dans leur villa, le 31 juillet dernier, pour fêter les 50
ans de l’Union.
Cet événement a été suivi d’une journée de
travail qui s’est tenue le 3 août à l’hôtel Royal à Dbayé, à
laquelle ont participé le président Chedraoui et son épouse, le secrétaire
général mondial, Nick Kahwaji, le président du bureau du Liban, Antoine
Kaddissi, le vice-président mondial, Michel Doueihi, le vice-secrétaire
général mondial, Roger Hani, le président de la ligue économique,
Antoine Menassa, le président de la ligue du patrimoine, Antoine Ghanem,
ainsi que d’autres délégués de l’Union venus de tous les
continents.
Parmi les invités de Hadath el-Jebbeh
figurait le parlementaire australien Paul Gerard, président du conseil
municipal de Parramatta, qui a affirmé son attachement au Liban et
l’importance de l’action de la communauté libanaise et de l’ULCM
dans sa région ainsi que dans les autres contrées du continent
australien. Pour sa part, le président Chedraoui a souligné que l’émigration
libanaise dans le monde constitue “un flot de culture, de pensée et
d’énergie”, et a souhaité que “le gouvernement libanais accorde
plus d’importance à ses fils à travers le monde”.
Accord de coopération entre l’ULCM et le LERC
La journée
du 3 août a été clôturée par une rencontre organisée avec le Centre
de la recherche sur l'émigration libanaise (LERC) de l`Université
Notre-Dame de Louaizé (NDU), qui a reçu la délégation de l'ULCM dans
son campus situé près de Jeïta. Faisant suite à une coopération
datant de deux ans, les représentants des deux institutions, Eid
Chedraoui et le père Walid Moussa, ont signé un accord officialisant
leurs efforts communs destinés à renforcer les liens entre le monde de
l’émigration libanaise et la mère-patrie.
Les
discours des deux présidents ont été suivis par la remise, par Eid
Chedraoui, d’une médaille commémorative du 50e anniversaire de
l’ULCM au père Walid Moussa, ainsi que d’un buste commémoratif de
Gibran Khalil Gibran à la directrice du LERC, Guitta Hourani, remerciée
pour son travail fructueux. L’ULCM a également offert au musée du LERC
une statue miniature représentant l”émigrant libanais, une copie de
celles qui se trouvent aux ports de Vera Cruz (Mexique) et de Beyrouth.
Le LERC,
fondé en 2003 et membre de l’ “International Network of Migration
Institutions” de l’Unesco, constitue aujourd’hui une source
d`informations incontournable pour les organismes locaux et
internationaux. Il est équipé d’une bibliothèque spécialisée, et reçoit
régulièrement des chercheurs, professeurs et étudiants libanais et étrangers,
intéressés par les bases de données et les publications spécifiques au
centre, qui organise également de nombreuses conférences. Un “prix de
reconnaissance” a été établi pour récompenser les efforts fournis
dans le domaine de l’émigration libanaise, avec comme lauréats Roberto
Khatlab, Brésil (2005), Victor Shehade, Australie (2008), Mohammed Ali
Fadlallah, Nigeria (2009), Antonio Trabulse Kaim, Mexico (2009), Youssef
Beydoun, Emirats arabes unis (2009) et Carlos Martinez Assad, Mexico
(2010), qui a présenté le mois dernier son film sur “Les Libanais dans
le cinéma mexicain” (voir notre édition du 2 août 2010).
Les
professeurs Luiz Carlos Merege et Marcia Moussalem en visite au Liban
Luiz
Carlos Merege, accompagné de son épouse Marcia Moussalem, résidant à São
Paulo et tous deux Brésiliens d’ascendance libanaise, ont effectué le
mois dernier une visite au Liban au cours de laquelle ils se sont rendus
au LERC ainsi qu’au Centre des études et des cultures d’Amérique
latine (CECAL) à l’USEK. Luiz Carlos Merege, originaire de Dhour
Choueir, est professeur en économie à la Fondation Getulion Vargas, fondée
en 1944. Il est également fondateur de l’Institut d’administration
pour le secteur tierce (IATS), et a écrit un ouvrage expliquant
l’importance de son initiative. Son épouse Marcia Moussalem, originaire
de Zahlé, est coordinatrice à l’IATS et professeur en sociologie à
l’Université pontificale catholique de São Paulo. Ils ont profité de
leur séjour au Liban pour rencontrer des parents et amis, promettant de
revenir bientôt accompagnés de leurs familles.
Réunion au LERC avec, de gauche à droite, Luiz Carlos Merege, Marcia Moussalem, Guitta Hourani, Windy Pearlman et Roberto Khatlab |