Signature de "Espejismos de Oriente" de Tomás Alcoverro et concert "Abdel Wahab et le piano" de Elie Rizkallah

« Mirages d’Orient » (« Espejismos de Oriente ») du journaliste espagnol Tomás Alcoverro est un recueil d’articles sur le Liban, l’Égypte, l’Iran, la Syrie, la Palestine, les émirats du Golfe, l’Algérie et le sultanat d’Oman, publiés dans le journal la Vanguardia. Alcoverro revendique le style littéraire de ses chroniques écrites entre 1970 et 2007 et portant sur la guerre ou la mort, « mais particulièrement axées sur des portraits d’hommes ou de femmes rencontrés, la vie quotidienne, les paysages, les sites historiques ou touristiques ou encore l’atmosphère d’une ville ». Alcoverro, qui séjourne depuis 30 ans à Beyrouth, ajoute que « si le journalisme imprimé peut encore se justifier, c’est à cause des reportages écrits sur le vif dans un style littéraire ». En témoigne cet ensemble de textes qui racontent l’enterrement de Gamal Abdel Nasser, l’arrivée de l’imam Khomeyni à Téhéran, la déchéance du cosmopolitisme d’Alexandrie, Tyr lors de la guerre de 2006, l’île de Kisch et les tours des Zoroastres en Iran, la casbah d’Alger, les toits de Jérusalem, un portrait de la belle-mère de Yasser Arafat. La liste est longue. « Mirages d’Orient » s’étalent sur quelque 300 pages illustrées d’une vingtaine de photographies. Publié en langue espagnole, ce livre sera présenté le jeudi 18 septembre à 19h à l’Institut Cervantès de Beyrouth par Antoine Khater, professeur d'espagnol à l'Université Saint-Joseph.

Élie Rizkallah invite le même soir du 18 septembre, à 20h30, les amoureux du « tarab » à un concert unique en plein air. Ce jeune chanteur, qui se produit depuis quelques années sur scène, revisite le grand compositeur Abdel Wahab, dans le cadre enchanteur du musée Moawad, au centre de Beyrouth. Un rendez-vous musical, baptisé « Mohammad Abdel Wahab et le piano », qui conjuguera le passé au présent. Pour les amoureux de la musique, la vraie, la pure, Élie Rizkallah a simplement le don, le talent et la sensibilité de reprendre les plus grands comme Abdel Wahab, Asmahan ou Fayrouz en réinterprétant la chanson à sa manière. « Tout jeune déjà, je chantais dans la chorale de mon village, à Deir el-Kamar, et choisissais la chanson du terroir. Lorsque j’ai commencé à élargir mon répertoire et à chanter en solo, mon seul rêve était de reprendre les musiques des anciens que je considérais comme fondateurs et innovateurs de la musique orientale contemporaine, et de les faire connaître aux jeunes générations. » Couronné dans un programme télévisé et ayant à son actif quatre ans de conservatoire (études d’opéra), Élie Rizkallah opte, côté carrière, pour l’architecture, tout en gardant comme passion la chanson et, plus particulièrement, le répertoire de Abdel Wahab. « Pour moi, il était et restera le plus grand compositeur du monde arabe, celui qui a fait évoluer les harmonies orientales. J’ai donc l’honneur d’être au service de sa musique. » Une musique qu’il actualise, accompagné d’ensembles divers et d'instruments différents, comme pour ce concert : piano à queue, percussions, orgue électrique et accordéon.